HONTE À CE POUVOIR QUI MALTRAITE NOS ENFANTS !

Image lamentable, que celle d’un président d’avantage disposé à louvoyer, qu’à assumer ; d’avantage disposé à feindre, qu’à entendre ; d’avantage disposé à réprimer, qu’à répondre aux revendications de cette France profonde en colère.

Images révoltantes, que celles de Mantes-la-Jolie, où une police à priori républicaine, parque plus d’une centaine de lycéens, à genoux, les mains sur la tête. Qui sont ces policiers qui humilient notre jeunesse ? Qui ordonne, ou qui autorise des forces de police, de procéder à des tirs tendus de flash-ball sur nos enfants, en blessant grièvement au visage trois jeunes lycéens ? Qui autorise l’emploi de grenades explosives qui mutilent ? La France est le seul pays en Europe à les utiliser. Les brutalités de ces forces chargées du maintien de l’ordre, déshonorent autant notre démocratie, que celles faites à leur encontre. Honte à cette police-là. Honte à ceux qui lui donne des ordres aussi infâmes. Honte à ce pouvoir qui agresse un peuple en colère.  

C’est Macron qui a fait descendre les gilets jaunes dans la rue. C’est le pouvoir qui fait descendre, aujourd’hui, la jeunesse dans la rue. C’est l’indécence et le mépris de cette macronie qui demain fera descendre dans la rue les cheminots, les infirmières, les agriculteurs, les artisans, les ouvriers des usines, les employés des bureaux, les fonctionnaires. En un mot, un peuple criant sa profonde colère sur nos villes et nos campagnes. Et à cette colère, le pouvoir répond par la répression. À la violence sociale qu’il fait subir à la grande majorité des Français, il ajoute la violence brutale des forces dites de l’ordre, en réprimant indignement notre jeunesse. Un comportement qui sonne le glas d’un pouvoir aux abois.

La violence, c’est le pouvoir qui l’incarne. C’est la violence des ministres millionnaires et multimillionnaires, ou serviles serviteurs de la finance qui nous gouvernent. La violence, c’est l’indécence de ces riches, toujours plus riches grâce aux somptueux cadeaux que leur accorde Macron, et qui, cerise sur le gâteau, trichent avec le fisc. Des violences sociales impitoyables qui plongent dans la misère, des milliers de familles. Dans la pauvreté, des millions de chômeurs, de précaires, d’agriculteurs. Dans l’endettement et les difficultés à finir les fins de mois, des centaines de milliers d’employés, d’ouvriers, de fonctionnaires, d’artisans et de commerçants, issus des classes moyennes. Et que dire du suicide de milliers d’hommes et de femmes (une personne se suicide toutes les heures en France.) Des violences inouïes, qui humilient et qui tuent, et que ces journalistes de plateau, au demeurant bien rémunérés, se gardent bien de présenter en boucle sur les écrans de télévision. Cette violence-là, aussi déshonore la France.

La violence aussi, de ces chaînes de télévision en continu, qui du matin au soir, diffusent à profusion, et exclusivement, les images de violences envers la police filmées par des porteurs de micro cantonnés derrière les forces de police, dans le but de faire peur aux Français qui s’apprêtent à manifester dans tout le pays. Une presse qui aujourd’hui vendredi, n’a diffusé en direct aucune image de la manifestation pacifique des lycéens à Paris. Une presse diffusant en continu l’appel au dialogue des gilets jaunes, soi-disant « libres », en réalité des porte-paroles LR, une droite en marche pour noyauter et récupérer le mouvement. Cette bande à Cauchy, avec Jacline Mouraud, une opportuniste poujadiste, tous autoproclamés représentants des gilets jaunes pour aller négocier sans aucune légitimité, si non celle que lui accordent les médias, pour dévoyer le mouvement au profit du pouvoir. Une presse décrédibilisée, qui par sa partialité, amène les citoyens à rechercher l’information sur les réseaux sociaux. Jamais la presse, déjà discréditée durant le précédent quinquennat, n’a été aussi peu crédible, que depuis l’arrivée au pouvoir de la macronie. La violence, c’est le pouvoir, avec la complicité de cette presse, qui l’organise et la pratique. C’est bien contre cette violence-là que combattent aujourd’hui les gilets jaunes, et les millions de Français qui demain entreront dans la lutte.

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