QUELLE JUSTICE AVONS NOUS ?


Détention provisoire pour un manifestant qui, excédé par les violences policières, s'en prend à poings nus à des policiers casqués et armés de matraques, et impunité totale pour ce très proche ex-collaborateur de Macron, un Benalla coupable, avec la bienveillance de la police, d’actions violentes lors des manifestations du 1er mai à Paris, mis en examen pour avoir tabassé un manifestant ; pour immixtion dans l’exercice d’une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l’autorité publique ; pour port et complicité de port prohibé et sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique ; pour recel de violation du secret professionnel et recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo protection, voyageant librement avec deux passeports diplomatiques.
Et que dire de cette presse dite libre, qui en boucle diffuse depuis des semaines les violences à l'encontre des forces de police, et qui aujourd'hui s'évertue à promouvoir une cagnotte en faveur des policiers blessés lors des manifestations. À quand une cagnotte en faveur des victimes des violences policières ? Des lycéens, des femmes, des hommes, gravement blessés ou mutilés.
Quand le préfet de police de Paris, si prompt à faire arrêter Éric Drouet, va-t-il signaler à la justice l'appel au meurtre de cet irresponsable ex-ministre de l'Éducation nationale, Luc Ferry, demandant l'intervention de l'armée pour tirer sur les gilets jaunes ? Toutes les violences sont condamnables. Il ne peut y avoir des violences légitimes ordonnées par le monarque et sa cour pour discréditer et bâillonner un mouvement populaire qui lui est hostile, et des violences illégales quand celles-ci répondent aux violences sociales et à la répression d'un pouvoir aux abois.

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