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Billet de blog 23 juil. 2022

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Ah dieu ! Que la guerre est jolie...

« La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. » Paul Valéry

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Par respect au peuple ukrainien, et en hommage aux victimes de ce conflit grotesque, la guerre en Ukraine – au-delà des provocations de l’OTAN et de la responsabilité de la Russie de l’avoir déclenchée –, nous oblige à nous interroger sur nos capacités de citoyens a priori libres et informés, à penser et à résister à la propagande effrénée des médias dont LCI donne l’image la plus affligeante. Information partisane avec des invités sur leurs plateaux des militaires à la retraite en mal de popularité, des porte-parole de Zelensky, d’ex-diplomates, d’ex-espions du KGB, de pseudo-spécialistes, d’experts en tout genre et d’imminents propagandistes, tel que le clown philosophe Henry Levy (l’homme qui parle pour ne rien dire). Ce Don Quichotte des causes perdues qui en 2014 déclarait qu’il n’y avait ni fascistes, ni antisémites sur la place Maïdan, alors que les néo-nazis ukrainiens ont été très actifs dans le coup d’État orchestré par les États-Unis. De même qu’au printemps 2011, ce même Bernard-Henri Lévy mentait en qualifiant de démocrates les katibas du CNT menées par le djihadiste et cadre libyen d’al-Qaida Habdelhakim Belhadj.

Volodymyr Zelensky, clown devenu président, puis chef de guerre après avoir – à peine un an après son accession à la présidence ukrainienne –, changé de Premier ministre et avoir remis les oligarques au cœur du pouvoir, exhorte les Européens à interrompre leurs achats de gaz à la Russie, alors que le transit de ce gaz par l’Ukraine leur rapporte 1,28 milliard de dollars par an. Cette hypocrisie partagée par les Occidentaux affiche multiples facettes. Celle d’Ursula von der Leyen, une présidente de la Commission européenne sans aucune légitimité démocratique (sa seule autorité étant celle octroyée par les bureaucrates de Bruxelles), qui appelle les pays occidentaux à ne plus acheter le gaz et le pétrole russe, et qui en même temps accuse Moscou de faire du chantage en réduisant les livraisons de gaz à l’Europe. Ridicule, non ? Celle du gouvernement français qui expulse des diplomates russes, et qui proteste contre l’expulsion de diplomates français par Moscou. Risible, non ? Celle des pays occidentaux qui clament haut et fort ne pas faire la guerre à la Russie, mais qui lui impose des sanctions économiques et livrent des armes à l’Ukraine. Grotesque, non ? Celle de chefs d’État qui insultent Poutine, et qui nous offrent des scènes clownesques lors de sommets internationaux au cours desquels ils s’amusent et se gavent aux frais des contribuables. Indécent, non ? Ils proclament ne pas faire la guerre à la Russie, mais ils punissent les sportifs, les artistes, les écrivains, les musiciens russes en les excluant des compétitions et des manifestations internationales. Imposture, non ? Ridicule spectacle que celui du président français au sommet du G7, courant après Biden et l’interpelant en public, devant les caméras : « Joe ! Joe ! J'ai appelé le président des Émirats arabes unis et lui ai demandé d'augmenter sa production de pétrole » ; ou Macron et Boris Johnson, bras dessus, bras dessous sur un pas de danse ; ou les pitreries de Trudeau, Johnson et Biden en bras de chemise, pendant que des Ukrainiens meurent dans les combats contre l’armée russe. Fait inédit, Macron rend public ses entretiens avec Poutine, décrédibilisant ainsi sa parole de chef d’État et celle de la France.

Les « élites » et nos « supers journalistes » jugeront ces lignes politiquement incorrectes, parce que « pas dans le ton et la ligne de la propagande officielle ». Désinformer par omission ou par idéologie est non seulement incorrect, mais aussi malhonnête. Ces « élites » et ces « supers journalistes » s’évertuent à nous faire croire que la guerre en Ukraine est le fait d’un "boucher" (propos de Biden à Varsovie), d’un "tyran", d’un "psychopathe", et j’en passe... Ces discours simplistes ont pour objectif de masquer les causes de ce conflit pour mieux servir les intérêts de ceux qui en tirent profit, en premier lieu les milieux financiers américains. Que la Russie ait commis la faute de déclencher cette guerre est un fait indéniable. L’entretenir à des fins géopolitiques extra-européennes, avec l’illusion de mettre à genoux une puissance nucléaire est criminel. Occulter la genèse de ce conflit est non seulement malhonnête, mais indigne d’une profession qui a pour mission d’informer. À moins de vouloir contribuer sciemment à une manipulation de l’opinion publique, afin de la préparer à une nouvelle guerre mondiale, conséquence des antagonismes qui opposent les puissances économiques. Les guerres ont toujours comme causes des conflits économiques créés par une production anarchique des biens de consommation et une concurrence sauvage entre les marchés, la répartition inégalitaire des richesses et le désordre social générés par les mécanismes archaïques du capitalisme, la dispute des matières premières entre les groupes industriels et financiers.

Ce sont les visées économiques expansionnistes de l’Union européenne, et la politique agressive de l’OTAN sous les directives de Washington qui sont à l’origine du conflit ukrainien. Sous l’impulsion du très atlantiste président de la Commission européenne José Manuel Barroso, l’aveuglement des politiciens européens – motivés par des considérations purement mercantiles –, et l’obsession des États-Unis à vouloir affaiblir la Russie – notamment par l’implantation d’une base de l’Otan en Crimée –, précipite en 2014 l’Ukraine dans la guerre civile et le chaos. Pour situer le contexte dans lequel est né ce conflit, il convient de préciser le rôle joué par les politiciens européens dans l’implication des milieux financiers en Europe – en particulier la banque d’investissement Goldman Sachs –, qui par la vente de ses produits dérivés financiers pendant la crise des subprimes (2007-2008), et sa responsabilité dans l’aggravation de la crise de la dette publique grecque (dénoncée par le New York Times en février 2010), ont contribué à la crise financière de 2007-2011. Révélé par le Wall Street Journal en août 2011, un rapport de la Goldman Sachs recommande à ses clients institutionnels de tirer profit de la situation, en spéculant sur une aggravation de la crise de la dette en Europe. En Grèce en novembre 2011, Loukas Papadimos – après avoir travaillé pour la Goldman Sachs – remplace le Premier ministre Papandréou. En Italie Mario Monti – après avoir lui aussi collaboré avec la Goldman Sachs – devient Premier ministre en remplacement de Berlusconi. En novembre 2011, Mario Draghi – vice-président de la branche européenne de la Goldman Sachs (2 002 à 2005) –, succède à Jean-Claude Trichet à la présidence de la Banque centrale européenne. En 2016, le fidèle serviteur des intérêts américains en Europe durant son mandat de président de la Commission européenne (novembre 2004 - octobre 2014), rejoint à son tour la Goldman Sachs.

Seule l’analyse des faits historiques permet d’appréhender la crise ukrainienne. Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Slovaquie, par une présence militaire croissante depuis la fin de la guerre froide, l’OTAN n’a cessé d’encercler la Russie. Depuis 1991, les États-Unis financent des groupes politiques pro-européens en Ukraine par l’intermédiaire notamment de la Fondation Carnegie (Foxnews du 10 décembre 2004 « U.S. Spent $65M To Aid Ukrainian Groups »). L’action des services secrets américains, en collusion avec les nationalistes et l’extrême droite ukrainienne, fait de ce qui devait être une « révolution » libératrice de l’oligarchie et de la corruption, un fiasco politique et militaire laissant un pays appauvri et meurtri, gangrené par la corruption et gouverné par l’oligarchie. Le 22 février 2014 (le lendemain de la signature d’un accord de sortie de crise avec les chefs de l’opposition), la « révolution de Maïdan » – orchestrée par les services secrets américains et soutenue de l’Union européenne –, aboutit à la destitution du président en exercice Lanoukovytch. Au Parlement, le vote en faveur de cette destitution obtient 328 voix sur 450 députés, alors que l'article 111 de la constitution impose un vote minimum de 338 voix (75 % des votants), ainsi que l'avis du Conseil constitutionnel dont son président et cinq de ses membres sont renvoyés le lendemain, avant que ce dernier ne puisse s’exprimer. Le coup d’État porte au pouvoir l’oligarque Petro Porochenko. Le 23 février 2014, les pro-Maïdan – minoritaires dans le sud-est de l’Ukraine, notamment à Donetsk, à Louhansk et à Kharkiv – s’affrontent aux anti-Maïdan. Une partie de l'est du pays ne reconnaît pas le nouveau pouvoir de Kiev, ainsi que certains députés du Parti des Régions. L'abrogation de la loi sur les langues régionales votée par le Parlement ukrainien retire au russe le statut de langue officielle dans 13 des 27 régions, ce qui va faire lever des brigades d'autodéfense dans le Sud-Est où la population est majoritairement russophone, notamment à Sébastopol où se trouve une importante base navale louée par l'Ukraine à la flotte russe de la mer Noire. Le 16 mars 2014, par un référendum d’autodétermination, sur les 1 274 096 votants, 96,77 % se prononcent pour la réunification de la Crimée à la Russie et 2,51 % contre. Le 18 mars, la Russie et la République de Crimée signent un traité entérinant le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie. En avril 2014, un sondage réalisé en Crimée par l'institut américain Gallup indique que 82,8 % des habitants de Crimée jugent que les résultats du référendum sont conformes à ce que pensent la majorité des habitants. Le 16 novembre 2014, le président ukrainien signe un accord d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne. En voulant imposer l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, les Américains entretiennent un climat de tension avec la Russie. Le 19 septembre 2018, Porochenko signe un décret pour ne pas renouveler le traité russo-ukrainien qui fixe le principe de partenariat stratégique, la reconnaissance de l'inviolabilité des frontières et le respect de l’intégrité territoriale, ainsi que l'engagement mutuel de ne pas utiliser son territoire pour atteinte à la sécurité de l'autre. En novembre 2018, la marine russe s’empare de trois navires militaires ukrainiens dans le détroit de Kertch. Andreï Dratch, officier ukrainien sur la vedette « Nikopol », déclare que son bateau a pénétré dans les eaux territoriales de la Russie, et que les Ukrainiens ont été prévenus « plusieurs fois » par les garde-côtes russes de repartir, confirmant ainsi la version de l'incident donnée par Moscou. Le 3 décembre 2018, le président Porochenko soumet au Parlement un projet de loi pour mettre immédiatement fin au traité de paix russo-ukrainien signé en 1997, et prépare la législation permettant de déclarer la guerre à la Russie avec le soutien des alliés occidentaux. Le 6 juin 2014 – jour de la célébration du débarquement de Normandie –, au Château de Bénouville en France se réunissent les chefs d’État français, allemand, russe et ukrainien pour discuter de la paix en Ukraine. Cette réunion diplomatique appelée « le format Normandie » va donner le jour à un accord signé le 5 septembre 2014 par l’Ukraine, la Russie, et les républiques autoproclamées du Donetsk et du Lougansk pour mettre fin à la guerre en Ukraine orientale. Cet accord (Minsk 1) est signé en Biélorussie sous les auspices de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). Le 12 février 2015 à Minsk, les présidents russe, français, allemand et ukrainien signent un accord de cessez-le-feu. Ce second accord (Minsk 2) est aussi appelé « Ensemble de mesures pour l’application des accords de Minsk ». Or, ces accords n’ont jamais été respectés par Kiev. Depuis 2014, cette guerre civile au Donbass a fait 13 000 morts, 30 000 blessés et des milliers de réfugiés. L’armée de Kiev, équipée par les États-Unis en avions, hélicoptères, drones, et missiles antichar Javelin a largement participé à ce bilan de victimes de guerre, en bombardant notamment les populations civiles, sans que cela émeuve Paris et Berlin, parties prenantes de ces accords. Jean de Gliniasty, expert à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), et ex-ambassadeur de France à Moscou déclare à l’AFP : « Le principal problème réside dans le fait que ce format est paralysé depuis huit ans parce que les Ukrainiens n'en veulent pas » (TV5 Monde, 8 février 2022). En voulant imposer l’extension de l’Alliance atlantique aux frontières de la Russie par l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, les États-Unis ont poussé Poutine à intervenir militairement en Ukraine. Le 22 février sur LCI, Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de Jospin et historien, parlant « des erreurs des Occidentaux – en particulier des Américains » déclare : « Le Poutine de 2022 est largement notre création », en précisant que « durant ses deux premiers mandats Poutine était assez ouvert à l’Europe, même demandeur » […] « l’engrenage qui s’est passé en Crimée aurait pu être arrêté ».

Réfuter cette réalité, c’est dédouaner les gouvernants européens de la part de responsabilité qu’ils portent dans cette crise. Ils ont menti aux Ukrainiens en leur faisant croire qu’ils pouvaient entrer dans l’OTAN, et ils leur mentent encore aujourd’hui en leur faisant croire qu’ils peuvent gagner la guerre contre la Russie. Les gouvernants européens servent les intérêts des États-Unis en sacrifiant le peuple ukrainien. Ils servent les profits que tirent les multinationales de cette guerre au détriment des intérêts des peuples européens. Aujourd’hui disqualifié pour pouvoir jouer un rôle constructif dans la recherche d’une solution négociée, le président Macron se contente d’être le porte-voix du cow-boy Biden. Dénoncer l’hypocrisie des Occidentaux ne signifie pas défendre l’autocrate Poutine et la guerre que mène la Russie en Ukraine. Il est temps de se ressaisir et de s’opposer aux desseins guerriers que Washington veut imposer pour résoudre la crise que traverse le capitalisme. La montée des extrêmes droites aux États-Unis et en Europe, avec la normalisation du RN en France par les élites et la classe politique ne relève pas du hasard. Face à la crise économique et sociale qui s’annonce, les puissances de l’argent sont en quête de solutions politiques qui servent au mieux leurs intérêts. « Plutôt Hitler que le Front populaire » disaient les patronats français et allemand dans les années 1930, avant que n’éclate la deuxième guerre mondiale. Entendrons-nous dire demain « Plutôt le RN que la NUPES » ? C’est pourtant ce qui se passe aujourd’hui dans les faits à l’Assemblée nationale avec la collusion des droites soutenues financièrement par le grand patronat (Renaissance, LR et RN), pour voter des mesures de rafistolage face à la perte du pouvoir d’achat des Français, et demain pour imposer les réformes antisociales sur le chômage et les retraites. Les mouvements sociaux qui inéluctablement se produiront à la rentrée pourraient éveiller les consciences, et unifier les luttes pour les salaires, les retraites, et de meilleures conditions de travail et de vie avec la lutte pour la paix. Ces luttes sont indissociables, car imposer la paix c’est empêcher que la crise du capitalisme – qui « porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orange » (Jean Jaurès) –, ne fasse de nous de la chair à canon dans le combat des multinationales pour la conquête des marchés et des matières premières. C’est tout l’enjeu de la guerre en Ukraine. Elle enrichit les oligarques et les spéculateurs, et sert de prétexte pour dégrader les conditions sociales et salariales de ceux qui produisent les richesses, afin de préserver les profits de ceux qui détiennent le pouvoir de l’argent. Avec un risque majeur : que ce confit ne dégénère en guerre nucléaire.

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