En quelques jours, le gouvernement a réussi l’exploit de placer en garde à vue presque toutes les figures nationales du mouvement agricole. Nous observons un certain acharnement contre la coordination rurale et la confédération paysanne. La FNSEA semble davantage épargnée - on s’en étonnera peu.
Ces mesures d’intimidation tentent de museler la parole des plus bruyants, notamment Lionel Candelon (Coordination rurale et président de la Chambre d’Agriculture du Gers) ; Thomas Gibert et Stéphane Galais (porte-paroles nationaux de la Confédération paysanne, déjà en placés en GAV il y a quelques jours) ; Cyril Caria (Coordination rurale Corsica) ainsi que Jean-Yves Tarcy (Président de la Chambre d'agriculture de Guyane et des agriculteurs des Outre-mer).
Au-delà de ces cadres, de nombreux agriculteurs ont été placés en garde à vue à leurs côtés. Les chaînes militantes annonçaient environ une centaine d’agriculteurs en garde à vue cette nuit.
Ces GAV sont, le plus souvent, non suivies de poursuites pénales. Il s’agit là, selon nous, de mesures répressives n’ayant pour seul objectif que l’intimidation des militants agricoles.
Nous rappelons que cette répression nous paraît être une réponse menaçant gravement l’État de droit. Le gouvernement prouve à nouveau que sa méthode de principe est la violence et non le dialogue.
Pour un argumentaire plus construit sur l’atteinte à l’État de droit, trouvez notre dernier billet.
Au côté de nos paysans ! Les manifestations continuent dans toute la France, il faut se joindre à eux !