Le règne des hyènes

Antédiluviennes, elles appartiennent à notre chaîne humaine contemporaine.

Antédiluviennes, elles appartiennent à notre chaîne humaine contemporaine.

Malsaines, les hyènes aiment que la haine vienne en scène. Bénie haine-haine, dont l'hymne nourrit la peine, la main sur l'écœure. La quarantaine est vaine ! Leur venin jamais ne se rengaine.

La hyène dactylographique tape sur tout ce qui bouge.

Rien d’un Minnelli chez ces mini hyènes. Vincente ? Que tout s’enchaîne ! Ni Gene, Ni gêne.

Et puis quelle haleine !

Elles sèment leurs graines afin que germe la haine. Elles égrènent des rimes vilaines. S’imaginent cheftaines. Elles forment une arène de ce panem. Aryennes, miliciennes, puritaines, antirépublicaines, mondaines, européennes, élyséennes, facebookaines, OGhaine, elles se foutent de la haine des règnes. En un mot : contemporaines.

Elles s’oxygènent avec ce Sans-gêne. Leur gène gangrène, aliène les véritables hyènes, pareil aux Sirènes odysséennes. Figures enjôleuses qui finissent en queue de poisson à la fraîcheur plus qu'incertaine.

Elles continuent, souterraines. Assènent une vilaine antienne : il serait temps que la haine advienne. Tous en hyènes ! Pour ce sine qua non, elles se verraient bien arachnéennes, plus que vice-reines, gardiennes de la haine. Pour ça, elles se saignent aux neuf veines.

La politique politici-hyène, elles aiment ça.

Elles n’aiment partager que la haine. Like Haine. Big Système et Sœur Haine : Hashtag signe #J'ailahaineration. Elles condamnent, vomissent l'amène, l'abominent : honni soit leur obscène « Chacal pour soi !»

Les Hyènes nient et renient. Rien ne les réfrène. I, Hyène.

Dans notre ADN, y'a des hyènes. Où ça nous mène ? Vile haine. Noire comme l’ébène. Un arbre du mal aux racines d'un sinistre trop-haine.

Sereine, ne vois-tu rien qui traîne ? Animal, on est mal.

On attend que la haine quitte la scène. Mais il y en - certains et certhaines - que ça ferait bisquer de ne plus la voir bisser. Que ma joie, haine !

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