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Billet de blog 11 mars 2022

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Prendre les récits pour des lanternes

Lire pour y voir clair, lire pour s’éclairer, lire pour ne pas préjuger.

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Lire pour y voir clair, lire pour s’éclairer, lire pour ne pas préjuger.
Notre engeance se plaît à la vengeance. Elle a son vilain marque-rage qui ne se range que froid. On peut lire pour chasser l’ire qui sommeille dans chaque page non tournée.

Prendre les récits pour des lanternes.
Lire et prendre le temps qui nous reste. Le temps que nous laissent les Parques. Le temps qui nous reste avant de prendre notre dernière veste et d'appuyer sur le bouton. Dans quelle interstice ces maîtresses de notre destin ont-elles glissé le marque-page de nos vies ? Cette vie qui se dé-fil au moment où elles l’ont décidé. Couic ! Quel livre serons-nous en train de lire à l’heure dite, à notre dernier sommeil couchant ? 
Où est son marque-page ? Mort à quelle page ? Quel mot de la fin pour celui avait faim de mots ?

Prendre les récits pour des lanternes.
Les Parques sont de fatales filles de la nuit qui prennent leur temps pour prendre tout le nôtre. Encore tant et tant de terribles et de superbes pages à longer, le nez dans l’éther ou le nez plus terre à terre. Feuilles fatales et roman noir. Des livres qui marquent, qui frappent, qui saisissent.

Prendre les récits pour des lanternes magiques.
Longtemps encore, quand vient la nuit, se coucher de bonne heure et crier « Lumière ! » en prenant un livre qui nous ouvre les yeux, le cœur, la gueule. Ni lent, ni terne. La vie en prose poétique.

Et puis écrire et prendre ses propres récits pour des lanternes. Comme un plan B, comme un plan beau, son petit flambeau. Sans se prendre pour un aristocrate à la lanterne.

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