L’oreille est Hardy

L’oreille est Hardy. C'est osé. Oyé-yé-, braves gens ! Entendez la guitare.

L’oreille est Hardy.

C'est osé.

Oyé-yé, braves gens ! Entendez la guitare.

C'est hardi.

L'initiale H (Hardy) devant le mot ear fait...Hear.

Tendre l’oreille.
Tendre, l’oreille.

Une tonalité grave, des accents sincères. Une voix flûtée qui parle et qui chante. Un timbre incomparable. Une voix douce, comme une plume, l'oreiller Hardy ?

La puissance et la tessiture phénoménales, elle laisse cela à d’autres.
Cheveux courts. Icône pop qui ne crâne pas. Tous les garçons et les filles et Dim et Dames et D’Hommes.

Elle cloue le bec à pas mal de voix made in Québec ou in France. Elle ne crie pas. Et en plus elle écrit. Sa carrière n'a pas été "gâchée par une grande voix" (disait Guitry de Mireille).

Une voix de chapelle Sixties.

Rien d’une Mi-Eve, mièvre.

Paradoxe. Une chanteuse pour qui chanter n’est pas naturel. Chanter quand même. Une silhouette, longue. Des tubes, rien de creux.
Clair-obscur et demi-teintes. La mélancolie. Le Franç’ Style. Le style french, le style tranche. Se faire un nom et un prénom. Françoise, Marianne (Faithfull) ou Suzanne (qu’elle chanta).

De retraite en retraite, de dernier disque en dernier disque. Elle spleen et ne rompt pas. Elle laisse le cher Frantz à Marie Laforêt et distille le cafard autrement : Mon amie la Rose. Chanson triste et inspirée.

Star marginale (l’astre au logis) à qui on n’oserait pas adresser un message personnel. Tous les garçons et tous les fils (à la fibre sentimentale). On connaît ses chansons, mais peu son goût pour le surréalisme, l'absurde (une de ses chansons préférées : Cet enfant que je t'avais fait (Brigitte Fontaine / Jacques Higelin). On se rappelle vite.

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