Ce n’est pas la lettre que vous croyez.
On le prend pour le trident de Poséidon. Ou bien pour un psi new-yorkais chez Woody Allen.
On le réduit à un rôle de préfixe, à de la psychologie, de la psychiatrie, de la pychosomatisation. La langue française va beaucoup chez le psy. Il faudrait un peu plus de psychologie pour qu’il ne se froisse pas. Le psi, lui aussi, a une psyché.
Il aimerait qu’on le prenne pour ce qu’il est : la vingt-troisième lettre de l’alphabet. Une des lettres de la bande des trois, des trois lettres en -i : phi, chi, psi
Il se donne de la peine pour qu’on l’aime. Il est graphique. Sa forme ressemble à un arc avec une flèche prête à partir (mieux encore que le phi). C’est une lettre qu’on se tatoue (avec le doute qu'on le prenne pour l'initiale du nom du dieu Psoéidon).
Tiens, il rêve d’un powerflower et aimerait qu’on lui fasse une fleur et qu’on le prenne pour une tulipe.
Il rêve de reconnaissance. Justement dans le chant XXIII de L’Odyssée, le chant Psi, Pénélope reconnaît enfin Ulysse. Ce dernier a posé son arc et sa flèche (son psi). Il ne veut plus se battre. Il est de retour.