Agrandissement : Illustration 1
Au hasard des noms de rues et des Non, je trace mon chemin et je me barre. Je trace deux traits rageurs, tag en forme de ta gueule.
Le temps d’une rencontre. "Et toi, c'est quoi ton petit non ?" Le temps d’une attente. Contre un mur ou contre toute attente.
Dans la forêt de signes. Dans la steppe, steps by steps.
Un non suivi d’un autre non.
Un pas après l’autre.
Pas un tuto, mais une sorte de tue-tout ce qui ne va pas.
Au commencement était le verbe marcher. Et puis vint l’adverbe. La négation. Ne pas. Ne plus.
Ne plus compter les pas. Trouver un sens à sa vie, un sens à saveurs.
Refuser ce maître, ce marathonolâtre, ce podomètre qui traque nos pas pour les compter.
Mes pas. N’importe lequel. Mais pas n’importe quoi.
La haine du pas de l’oie. La mécanique qui se plaque sur du vivant. Sous tension, en un claquement d’l’oie.
Le pas suspendu de la cigogne c’est bien mieux.
Le pas suspendu au-dessus de la ligne marquant la frontière. Avant de franchir le pas.
Pas encore de pas. Le silence.
« Mieux vaut se taire pour écouter la musique derrière le bruit de la pluie. »