- Dear Greta - How dare you ?

« Dear Greta » flagornent les dirigeants du monde, la bouche flateresse qui porte aux nues. « How dare you ? » rétorque Greta Thunberg, les yeux furieux.

« Dear Greta » flagornent les dirigeants du monde, la bouche flateresse qui porte aux nues.
« How dare you ? » rétorque Greta Thunberg, les yeux furieux.

Elle vole comme un papillon et pique comme l’abeille. Ses yeux dardent des éclairs. Ça vous fout droit le plus voûté de l'assemblée. Greta Thunberg sonne l’alarme et y'a qu'elle qui raisonne. A l’Onu, c’est le ring ! de Mohamed Ali.

Comme une boxsœur de punchline : « How dare you ? »

Sa chaise donne, anglais oblige, la chair de poule. Rien d’un sitting mais un stand up for our climate and our rights.
Up’percute. La bosse au bout du poing verbal révèle le discours creux de l'adversaire. Dans l'assemblée certains méritent juste d'être traités de salle comble.

Elle est lassée des contes de fées racontant une croissance économique éternelle et cette fairy tale qui, sur le plan des négociations, n'a rien d'une very table.

Elle a l’anaphore féroce.

C'est inéluctable pour contrer ces adultes et leurs tables rondes. Ils aimeraient tant cantonner les jeunes à leur âge et transformer cet insolent « How dare you » en un « How old are you ? » Et de Great ! la faire redevenir petite Greta. Pas six tonnes de bon sens, mais just sixteen years old et qu'on traite de gourou du nord à la chapelle sixteen.

Quand elle dépasse les bornes, la jeunesse est illégitime de même que la vieillesse serait plus digne nantie d'une juste retraite…euh d'une certaine forme de sagesse.
La jeune suédoise s’entête, pas sans fiche, certes, - jeune et je lis - mais ses mots avaient besoin d’être inscrits tant ils risquaient d’être chahutés par une voix qui tremble. Un texte au mot près…Partez !

Sa terre est bleue comme un orage.
Sur son cahier d'écolière, à la date du vendredi, elle écrit un libre « How dare you ? »

L’anaphore est plus efficace médiatiquement qu’une ironie shakespearienne « So are they all, all honourable men » (Jules César, acte III, scène 2)

Et ceux qui l’accusaient d’insincérité ? Qu’ils aillent se noyer dans ses larmes.

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