Prof, surtout, et auteur, un peu (La Ville brûle, Ellipses, Actes Sud Junior, Le Murmure, Densité, Le Boulon, Arléa, Umami, Klincksieck…)
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Dans mon Tour du monde en 50 romans (écrit, relu, bon à tirer signé et qui sortira quand il pourra comme tout le monde, éditions Ellipses) figure L’Amour au temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez.
Parmi les 3 raisons de le lire encore, j’ai indiqué que c’était l’occasion de savoir qu’il existe « un goût de fenêtre ».
« Ce repas a été préparé sans amour. » Il parvenait, dans ce domaine, à de fantastiques états d’inspiration. Une fois, à peine eût-il goûté à une tasse de camomille qu’il la rendit avec une seule sentence : « Ce machin a un goût de fenêtre. » Elle fut aussi surprise que les servantes car elles ne connaissaient personne qui eût bu une fenêtre bouillie, mais lorsqu’elles goûtèrent la tisane pour tenter de comprendre, elles comprirent : elle avait un goût de fenêtre. »