L'Épistoléro (avatar)

L'Épistoléro

Prof, surtout, et auteur, un peu (La Ville brûle, Ellipses, Actes Sud Junior, Le Murmure, Densité, Le Boulon, Arléa, Umami, Klincksieck…)

Abonné·e de Mediapart

407 Billets

2 Éditions

Billet de blog 25 avril 2022

L'Épistoléro (avatar)

L'Épistoléro

Prof, surtout, et auteur, un peu (La Ville brûle, Ellipses, Actes Sud Junior, Le Murmure, Densité, Le Boulon, Arléa, Umami, Klincksieck…)

Abonné·e de Mediapart

Ecoutons Kate Bush

Il a connu les années Bush Sr et Bush Jr. En ce temps là, on avait l'anglofun, on disait Georges Bouche et Kate Beuche.

L'Épistoléro (avatar)

L'Épistoléro

Prof, surtout, et auteur, un peu (La Ville brûle, Ellipses, Actes Sud Junior, Le Murmure, Densité, Le Boulon, Arléa, Umami, Klincksieck…)

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Il a connu les années Bush Sr et Bush Jr. En ce temps là, on avait l'anglofun, on disait Georges Bouche et Kate Beuche. 
Kate Bush, une voix qu’on n’entend pas assez. La voix de soprano rock d’une song writeuse et danseuse. 

L’année 1958 fut l’année de naissance de Prince, Madonna, Michael Jackson…et de Kate Bush. La ligne de départ était disputée. Une artiste à contre-sens ? Est-ce son flegme anglais ? Est-ce une flemme saine qui l’a tenue loin d’un vedettariat qui déglingue. 

Avec Kate Bush, pas de tapage, juste un célèbre bris de vaisselle à la fin de son Babooshka.
Tant de hits, tant de tubes sans le « long et creux » contre lequel Boris Vian nous mettait en garde : « Wuthering Heights » (elle avait 19 ans !), « Running Up That Hill », et « Babooshka ». « All yours Babooshka, babooshka, babooshka ». Et son duo magnifique avec une autre figure dense et dissidente, Peter Gabriel, « Don’t give up ».

Une personnalité. Pas un produit manufacturé du Top 50 (qu’elle fréquenta pourtant). Une story-telleuse. Une autrice novatrice. Un mystère qu’on respecte.

La sorcière du son, dit-on. À la source du mot ! Kate Bush, la poétesse, la novatrice, la femme libre. Et les thèmes fantastiques de ses chansons ont dû renforcer l’image.

Une pop hantée. Une chanteuse visiteuse d’artistes (Les Hauts de Hurle-vent de Brontë, Les Chaussons rouges de Michael Powell…). Elle cite aussi Bruegel (qu’elle aurait aimé être) et Arthur Rackham. C’est une chanteuse dont l'œuvre est sujet de thèses (celle de Springsteen aussi).

Elle a (ré)ouvert la voix à des Tori Amos, Björk, Suzanne Vega, Tracy Chapman. Pourquoi n’en parle-t-on pas plus ? Un mot pour Kate Bush et 50 words for Snow ? Elle les prononce tous dans son dernier album… en 2011.

Et combien de mots pour dire le bien qu’on pense de l’œuvre de Kate Bush ?

Le titre de son site et de sa maison d’édition, FISH PEOPLE, joue sur les lettres grecques. Socrate le lui a soufflé : il sait qu’il ne sait rien sur Kate Bush. Et c’est très bien comme ça.

10 albums de 1978 à 2011 et une parenthèse silencieuse de 1994 à 2006. Sans doute, comme dans son Hello Earth elle nous observe depuis son espace à elle, son Kent à elle (elle y a fait un dernier concert en 2014). Kate ou la philosophe du Kent.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.