Controverses, informatiques et démocraties dans un monde post-Covid

Montée de la défiance envers les institutions politiques et scientifiques, déliquescence de ces mêmes institutions, plateformes de délibération en ligne paramétrées vers la fragmentation psycho-sociale, le débat public et scientifique global a mauvaise mine. Ses conditions de possibilité doivent être refondées, s’il s’agit de donner une véritable chance à l’idéal démocratique.

Fin 2020, alors que nous replongions en France dans une vague de COVID-19 et d’isolement social de la jeunesse, l’AAGT-AI organisa une série de séances de travail en ligne avec une partie de ses membres. Il s’agissait, pour ce groupe de travail informel, de répondre à une question laissée par le philosophe fondateur et fédérateur de l’Association Bernard Stiegler, décédé en août 2020 : comment ré-envisager et pratiquer la controverse scientifique et citoyenne aujourd’hui, à l’heure des plateformes et du discrédit généralisé ?[1]

Avec le théoricien de la biologie Maël Montévil, nous avons organisé une série de discussions informelles, tout aussi importantes sur le fond qu’indispensables pour maintenir un lien et des raisons d’espérer entre nous, alors que partout la nuit avançait. Ce fut aussi l’occasion de relancer l’AAGT-AI, au côté de son nouveau président : le mathématicien-épistémologue Giuseppe Longo. Ce dernier – membre fondateur de l’AAGT, engagé pour la responsabilité sociale et environnementale des scientifiques travers de l’ENSSER ainsi que pour une « science inventive et responsable contre un scientisme du contrôle », au travers du Groupe Cardano – a été désigné par le conseil d’administration afin de pourvoir à l’absence de Bernard Stiegler, en attendant sa confirmation par la prochaine Assemblée Générale.

Furent aussi conviés les endocrinologues américains Ana Soto et Carlos Sonnenschein, reconnus pour leur travaux pionniers sur les perturbateurs endocriniens, notamment le bisphénol A, ainsi que Anne Alombert, enseignante-chercheuse en philosophie et désormais membre du Conseil National du Numérique et contributrice importante à ce débat entre numérique et savoirs. Enfin, nous recevions notre vice-président et ancien contributeur d’Ars Industrialis, Christian Fauré, qui nous éclaira sur les pratiques actuelles à l’œuvre dans l’industrie et le milieu de l’informatique, ainsi que d’autres membres et étudiants de la ‘génération Thunberg’, dont le combat est certainement tout autant « climatique » et écologique que « scientifique » – pour la vérité.  

Crise de l’institution scientifique et académique : intoxications politiques et industrielles

Pour nous, avant toute chose, la « fabrique de l’ignorance » – comme cela a été nommé par un récent documentaire Arte – est significativement accentuée par les décisions politiques présentes concernant la recherche publique et les institutions scientifiques. Alors que la science était par le passé entravée par diverses autorités religieuses dans son progrès et évolution, ce documentaire soutient qu’elle est aujourd’hui entravée par ce qu’ils appellent la « loi du marché », ou plutôt le dogme néolibéral.

Ce dogme est devenu une autorité difficile à contester institutionnellement et une contrainte importante, atrophiant le progrès de nos connaissances scientifiques – soit une meilleure compréhension des enjeux de notre temps. Certains scientifiques dont les travaux menacent directement des intérêts industriels gigantesques, tels que ceux du plastique et des OGM, se voient même attaqués et intimidés par ces industries, comme cela est raconté dans ce documentaire visionné par plusieurs millions de personnes. 

Comme l’explique Giuseppe Longo, il y a un risque (et une chance) inhérents au progrès scientifique : celui de « faire un pas de côté » par rapport aux discours dominants et établis – d’inventer une nouvelle direction, par un regard critique et constructif. Ce risque devient peu rentable (si ce n’est financièrement destructeur), dès lors qu’il ne rentre pas dans le cadre des « appels à projets » scientifiques et dans l’inévitable effet de mode qui accompagne ces financements qui cassent la recherche fondamentale, la pluralité des points de vue.

Pour Maël Montévil, nous constatons ainsi une « production sélective de savoir, de doute et d’ignorance, qui émerge d’une réorganisation productiviste des organisations scientifiques à l’échelle globale »[2] et ce dont la Loi de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030 témoigne, à l’échelle française. En favorisant un financement par projet, plutôt que de financer les scientifiques sur le temps long, cette loi semble plutôt désuète, pour Christian Fauré : dans le milieu de l’industrie d’où ce mode de financement provient, cette méthode a été abandonnée faute de résultats.

Sur un plan plus idéologique encore, il est indispensable d’évoquer la dévalorisation et la méfiance générale envers les sciences humaines et sociales, illustrées de manière fulgurante par les dernières attaques de nos ministres de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur – Monsieur Blanquer et Madame Vidal – contre un supposé « islamogauchisme » gangrénant l’université et le corps professoral, alors même que cette notion provenant des réseaux de l’extrême droite n’a pas de crédibilité sociologique réelle mais porte plutôt un objectif de stigmatisation de certains courants de pensées.

N’en déplaisent à nos ministres et comme le rappelle à juste titre le doctorant en philosophie Valentin Denis, « les sciences sociales sont essentiellement critiques » : leurs discours, « par définition, nous bousculent »[3] - tout comme l’ont été les discours de Galilée et de Darwin dans les sciences dites « dures ». 

Réintroduire de la théorie pour réintroduire pour réarmer la critique de la science sur elle-même

Cette composante critique de la science, clé de sa bifurcation du complexe politico-industriel qui oriente ses recherches (en les désorientant de leurs idéaux subversif), trouve ses fondements dans des théories robustes et singulières permettant d’éclairer les phénomènes observables et « inobservables ».

Ana Soto et Carlos Sonnenschein regrettent ainsi que le nœud du problème de la science se situe au sein même de la science et des scientifiques, qui négligent l’aspect théorique indispensable à leurs recherches. C’est le cas de la biologie contemporaine par exemple, qui voudrait se passer de théorie en adoptant un « physicalisme naïf ».

Pourtant, « ce n’est pas parce que l’on voit quelque chose que l’on n’a pas besoin de théorie pour l’expliquer », défend Ana Soto. De son côté, Giuseppe Longo décrit ce cercle vicieux de la recherche scientifique contemporaine, où « la crise de la science la mène à une technoscience, qui est l’opposée de la construction de savoirs. »

Cette technoscience émerge de l’idée que, pour optimiser une science à bout de souffle, il ne s’agit non pas de renouveler et de diversifier ses théories explicatives, mais de remplacer la théorie par l’algorithme et le cumul des données – « comme si la complexité pouvait être capturée par la digitalisation », dénonce l’agro-écologiste Angelika Hilbeck au séminaire Science in the Storm.[4]

Au terme de ce séminaire, Angelika livre ce conseil aux jeunes générations : lorsque l’on parle de ‘vérité scientifique’, interrogeons-nous d’abord : « pour qui cette science est conduite, et à partir de quel système de croyance ? ».

Son confrère de l’ENSSER, Ignacio Chapela va dans son sens, en conseillant à la génération Thunberg de ne pas tomber dans le scientisme : une sorte de religiosité de la science, au travers de laquelle ses travaux se verraient considérés comme des vérités absolues et incontestables. Pour lui, le chemin scientifique est au contraire celui de l’enquête toujours ouverte : « un travail soutenu, collectif et critique pour la vérité, qui implique une certaine détermination. »

D’une certaine manière, ce cheminement scientifique infini, décrit par Ignacio Chapela, rejoint le cheminement démocratique, en cela que les deux constituent des idéaux dont il s’agit de se rapprocher le plus possible sans jamais vraiment les atteindre.

Dans leurs préconditions de possibilités mutuelles, qui plus est, science et démocratie semblent interdépendantes – ce que soutient Giuseppe Longo dans l’entretien Complexité, science et démocratie.[5] Selon lui, à l’inverse de la compétition qui aveugle : « la recherche scientifique, c’est le dialogue difficile entre des perspectives lointaines, c’est la collaboration entre des sujets différents avec des idées improbables, mais profondes », tout comme le débat public et démocratique. Plus exactement, « la science a besoin de la composante critique de la démocratie et, cela renforce sa capacité à explorer de nouvelles voies, à développer une pensée nouvelle et, par ce fait, à enrichir le débat démocratique » – s’attaquer à l’une reviendrait donc à s’attaquer à l’autre, selon ces termes. 

Science et démocratie sont interdépendantes, ce pourquoi elles doivent être réarticulées

Débat scientifique et débat public et démocratique se relient au travers du concept de délibération, qui doit être conçu au-delà d’une simple participation ou d’une grande consultation d’avis divergents : il s’agit d’une pratique d’interprétation, comme l’a soutenu le philosophe Michał Krzykawski dans un séminaire co-animé avec Anne Alombert, le 20 avril 2020.[6]

Cela implique un engagement intellectuel et collectif soutenu : une production active de savoirs permettant ensuite de guider les décisions qui concernent la collectivité. La délibération peut ainsi être considérée comme l’élément essentiel au débat public, car elle encourage les citoyens à adopter une distance réflexive et critique sur leurs propres positions : un processus tout autant nécessaire à la science qu’à la démocratie, et qui est soutenu sur le terrain de la controverse rationnelle – rationnelle en cela qu’elle diffère la pulsion collective d’une polémique violente et stérile. 

Dans ses derniers textes publiés en septembre 2020, Bernard Stiegler mettait en garde contre le discrédit scientifique provoqué par « l’hypercrise » du COVID-19 : « ce sont des scientifiques très imprudents, et, avec eux, la science toute entière, qui auront été discrédités par la crise sanitaire. »

Ce discrédit constitue un grand danger car il contribue à détruire ce qu’Aristote appelait la philia, soit « la solidarité qui fait la durabilité des sociétés, […] confiance mutuelle primordiale sans lequel aucun échange ne pourrait s’instaurer durablement, ni entre ses membres, ni entre ses générations. » Il appelait ainsi à une « une nouvelle puissance publique […], conçue avant tout comme communauté politique fondée sur le partage de savoirs. »

De son côté, sa fille, Barbara Stiegler, philosophe et enseignante-chercheuse à l’Université Bordeaux Montaigne, publia en janvier 2021 un tract intitulé De la démocratie en pandémie (Tracts Gallimard). Ses propres diagnostiques et pronostiques de l’hypercrise du COVID-19 accordent une place d’autant plus importante à l’idéal démocratique, laissé en ruine.

Comme elle le décrit, « la pandémie n’est plus un objet de discussion dans nos démocraties, mais où la démocratie est elle-même, en Pandémie, devenue un objet discutable »,[7] selon cette idée que « nous n’aurions absolument plus le temps de débattre ni de délibérer ».[8]

Face à cela, il s’agit d’encourager un « régime redéfini par l’intensification de la vie sociale, par la reconquête des espaces publics et par la participation de tous à la science et au savoir, en particulier dans le champ de l’avenir de la vie et des vivants » : seule voie pour « retisser un lien de confiance entre le savoir et les citoyens, lui-même indispensable à la survie de nos démocraties ».[9]

Le débat public, significativement influencé et appauvri par les dernières évolutions médiatiques et technologiques

Il nous semble fondamental d’éclairer le rôle de notre paysage médiatique, ainsi que des algorithmes régissant les plateformes dominantes de partage de l’information dans l’appauvrissement du débat public et scientifique en général.

Les plateaux télévisés adorent la polémique et les débats très conflictuels : cela leurs permettent d’augmenter leur audience en capturant efficacement l’attention du public. De la même manière, il semblerait que Twitter valorise, au travers de ses systèmes artificiels de traitement de l’information, des tweets plus virulents ou indignés.[10] Il nous faut absolument intégrer dans notre analyse les conditions et milieux technologiques et médiatiques qui façonnent le débat public.

Ces technologies n’étant pas neutres politiquement, il s’agit dès lors d’en investiguer les mécanismes.

C’est ce qu’a entrepris le chercheur au CNRS et directeur de l’Institut des Systèmes Complexes (ISC-PIF), David Chavalarias, dans un travail présenté lors d’un séminaire de l’EHESS intitulé « personnifier les réseaux sociaux à l’ère de la désinformation ».[11] Il y défendait, à partir de ses observations cartographiques des outils de l’ISC-PIF tel que le Politoscope, que le manque d’incarnation ou de personnification de l’information dans les espaces numériques a un impact significatif sur nos processus démocratiques, et notamment sur « la chaîne attention-perception-interprétation-modification des valeurs et comportements. »

Selon lui, « l’identification de l’origine d’une idée ou d’une information est un élément indispensable à son interprétation, dans le cadre d’un débat citoyen argumenté », ce qui manque en effet sur un réseau tel que Twitter. Les origines des mensonges qui y sont relayés y sont ainsi volontairement masqués, ce qui mène à des biais d’interprétation par méconnaissance du « qui » se trouvant derrière.

La thèse de David Chavalarias découle d’une observation des pratiques de désinformation de l’alt-right américaine, s’organisant sur le forum 4chan : ces militants lancent des campagnes de désinformation massives et ciblées durant les étapes électorales, en s’appuyant sur la possibilité d’anonymat de Twitter et de Facebook - leur arme principale, permettant par exemple « l’astroturfing », soit de faux comptes dont l’objectif est de créer l’illusion d’un consensus sur un problème donné.

Au-delà de la compréhension des mécanismes à l’œuvre, dans cette « guerre » ou du moins ce champ de bataille de l’information, il nous faut encourager un autre modèle du virtuel : selon le chercheur, membre du groupe Cardano, Alessandro Sarti, « un virtuel non seulement hétérogène, mais aussi incarné ».

Il s’agit ainsi de « déplacer le débat sur l’intelligence [artificielle] vers le discours sur la production de sens incarné et, plus généralement, d’intégrer tout type d’objectivation informationnelle aux systèmes vitaux, affectifs, sociaux […] ».[12]

Dans les mots d’Anne Alombert, « l’information peut devenir un savoir si elle a été interprétée, critiquée. » Pour réintroduire de la nouveauté et de la signification sur les plateformes, poursuit-elle, il nous faut nous réapproprier et re-singulariser les « télétechnologies » médiatiques – ce que pourrait permettre le numérique.[13] Elle reprend ainsi le rêve du « Web herméneutique », tel qu’envisagé par Bernard Stiegler et dans lequel le web serait un outil de partage de savoirs et de discussions argumentées, plutôt que de dissémination d’informations et outil de manipulations diverses.

Un espoir émerge ainsi, dans le champ de ruine du débat public : les expérimentations citoyennes du numérique à des fins politiques, telles que les pratiques que l’on a pu constater des mouvements des « Gilets Jaunes », de Youth For Climate ou d’Extinction Rebellion et bien d’autres entre 2018 et 2019.

Ces expériences, nommées par Igor Galligo des « expériences auto-médiatiques »[14] constituent des illustrations concrètes d’appropriation des technologies de diffusion et ont le potentiel de ré-ouvrir le cadre du journalisme, trop longtemps resté fermé et épargné de sa propre autocritique – ce dont nous avons discuté, avec lui et des automédias, dans le cadre de la première séance de l’émission Guérilla Media, le 21 mai dernier.

De nos séances de travail informelles et intergénérationnelles de fin 2020 à cette émission, il s’agit de questionner l’avenir de la controverse publique, des espaces digitaux et de l’idéal démocratique.

 Victor Chaix

(Avec la précieuse relecture de Giuseppe Longo, Anne Alombert et Maël Montévil)

L’AAGT à un nouveau site web, sur lequel vous pourrez trouver une présentation de ses objectifs, son histoire et sa raison d’être, ainsi que des contenus crées depuis 2020 ou ressources sur lesquelles nous nous appuyons. Nous vous invitons à le consulter à ce lien : https://generation-thunberg.org/ , voire à adhérer à l’AAGT-AI pour la suivre et y contribuer.

[1] Lors de la première série de rencontres publiques tenues en ligne durant le premier confinement, Bernard Stiegler a introduit l’enjeu de « l’école de la génération Thunberg » ainsi : « Développer le savoir, écouter les scientifiques, entrer dans leurs controverses, c’est la seule voie possible pour combattre l’anthropie par l’anti-anthropie » (voire l’enregistrement ici). 

[2] Maël Montévil, « Le crépuscule des controverses théoriques dans les sciences contemporaines » [argumentaire provisoire d’un prochain numéro spécial dans Philosophy World Democracy, reçu en octobre 2020].

[3] Valentin Denis, « ‘Islamo-gauchisme’ et sciences sociales, où est le rapport ? », Libération (23/02/21).

[4] Événement co-organisé entre l’AAGT-AI et l’Institut des Systèmes Complexes de Paris (ISC-PIF). Voire l’enregistrement du séminaire ici.

[5] Giuseppe Longo et Paolo Bartolini, « Complexité, science et démocratie. Entretien avec Giuseppe Longo » {trad. Sara Longo} In Glass Bead (2016), pp. 6-7 [https://cardano.visions-des-sciences.eu/assets/pdf/longoentretien.pdf].

[6] Anne Alombert et Michał Krzykawski, « De l’ère post-media à l’ère post-vérité, et au-delà ? Pour un design contributif des technologies numériques », Séminaire annuel autour du livre de Bernard Stiegler “Bifurquer” (20 Avril 2020) [enregistrement à ce lien].

[7] Page 9.

[8] Page 13.

[9] Page 16-17.

[10] « Semblerait » car en effet, nous ne pouvons le savoir : ces systèmes artificiels de traitements de l’information, qui mettent davantage en valeur certains contenus par rapport à d’autres, nous demeurent totalement inconnu : il s’agit des codes secrets dont le business de Twitter comme d’autres dépendent « pour mieux cibler leurs utilisateurs », comme le souligne Antonino Bondi - de la même manière que Coca Cola dépendait de sa recette secrète pour rester compétitif. Sauf que contrairement au Coca Cola, le débat public n’est pas un produit ou un bien comme un autre … réf : Antonino Bondi, « La révolution juridique par les sciences des médias », Comment le Numérique peut-il réguler la crise de l’attention ? [Colloque de Noödesign], Séance 2 (Zoom, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne : 12 mai 2021).

[11] David Chavalarias, « Personnifier les réseaux sociaux à l’ère de la désinformation », Séminaire du CAMS Systèmes complexes en sciences sociales (EHESS, 9/04/2021) [enregistrement à ce lien].

[12] Alessandro Sarti et Igor Pelgreffi, « Formes en devenir : bios, mathématiques, philosophie », Entretien avec Alessandro Sarti (Officine Filosofiche, 2019) [https://cardano.visions-des-sciences.eu/2019/11/11/formes-en-devenir-bios-mathematiques-philosophie/].

[13] Alombert et Krzykawski, « De l’ère post-media à l’ère post-vérité, et au-delà ? » (avril 2020). Dans la même idée et pour aller plus loin, lire cet article d’Anne Alombert datant du 2 juin 2021 dans The Conversation : https://theconversation.com/dans-notre-monde-numerique-comment-reinventer-le-debat-democratique-161864.

[14] Ibid.

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