Pour la libération des enfants palestiniens emprisonnés

Répondant à l’alerte lancée par l’ONG «Défense des Enfants International de Ramallah», les collectifs 93 et plusieurs personnalités appellent les autorités israéliennes à prendre sans délai des mesures pour libérer tous les enfants palestiniens détenus dans des prisons israéliennes. «La rapide expansion internationale du virus Covid-19 accroît leur vulnérabilité et fait craindre pour la sauvegarde de leur droit à la vie.»

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Répondant à l’alerte lancée par l’ONG Défense des Enfants International de Ramallah, les collectifs 93 pour la Libération des enfants palestiniens emprisonnés en Israël[1] les signataires attaché.e.s aux droits des enfants appellent les autorités israéliennes à prendre sans délai des mesures pour libérer tous les enfants palestiniens détenus dans des prisons israéliennes.

En effet, la rapide expansion internationale du virus COVID-19 accroît leur vulnérabilité et fait craindre pour la sauvegarde de leur droit à la vie, leur survie, leur développement et leur droit à la santé en accord avec le droit international.

Selon un dénombrement de fin décembre 2019, (chiffres publiés par le Service des prisons israélien) :

186 enfants palestiniens sont détenus dans des prisons israéliennes.

Israël a pourtant ratifié la Convention Internationale des droits de l’enfant des Nations Unies (CDE) en 1991, ce qui l’oblige à mettre en œuvre la totalité des droits et des protections incluses dans le traité, avec comme obligation essentielle le respect du droit aux soins et à la santé.

Brisons le mur du silence ! Chacun, chacune faisons entendre notre voix en signant et faisant signer cet Appel

[1]les collectifs 93 ont été crées en septembre 2018 à la fête de l’Humanité, , en présence de Leila Shahid, ancienne déléguée générale de Palestine, et marraine de l’initiative, de Khaled Qusmar, directeur de DEI Ramallah, et de Nurit Peled, universitaire israélienne. Leur objectif est de permettre aux jeunes de Seine-Saint-Denis d’exprimer leur solidarité par le parrainage d’enfants et de jeunes palestiniens emprisonnés

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Premiers signataires de l’appel

Les lycéen.ne.s de la Seine-Saint-Denis et les étudiant.e.s:

BALLOT LEA, étudiante.
BERNARD RAPHAELL, lycéenne.
BOISSY CHARLOTTE, lycéenne.
BIGOIN MARION, étudiante.
BROWN NOAM, lycéen.
CHARASSE SARAH, étudiante.
COTEDESOUX MUSE, étudiante.
DEBO SEPHORA, étudiante.
DE DURFORT STEPHANE, étudiant.
DE NANTES THOMAS, étudiant.
EL MADJI NEHLA, étudiante.
ERIC ANDRIANA RYCAHEL, étudiant.
FELTRE JONATHAN, étudiant.
FELTRE PALOMA, étudiante, animatrice des collectifs 93
FOURTY MARINE, étudiante.
FRANCE ELOISE, étudiante.
GUEVARA KHEIRA, lycéenne.
IN’T GROEN ELOISE, étudiante.
REBOUL LOLA, lycéenne.
SINGH LOVEPREET, lycéen.
TUIL ROMANE, collectif Stains
X SAMAEL, lycéen.

Les personnalités suivantes, premières signataires, attachées aux droits de l’Enfant et aux droits humains signent et soutiennent cet appel :

Ariane ASCARIDE comédienne
Bertrand BADIE, professeur émérite à SciencesPo
Etienne BALIBAR, philosophe
Edmond BAUDOIN, auteur, dessinateur de BD
Patrick BAUDOIN, avocat, président d’honneur de la FIDH
Arno BERTINA, écrivain
Sophie CALLE, plasticienne
Laurent CANTET, réalisateur ou cinéaste
Patrick CHAMOISEAU, écrivain
Monique CHEMILLER-GENDREAU, juriste
Françoise DAVISSE, réalisatrice de documentaire
Jean-Michel DELARBRE, LDH 93
Françoise DUMONT, présidente d’honneur de la LDH
Gérard FILOCHE, syndicaliste
Jean FONT, chercheur
Denis GRAVOUILL, syndicaliste CGT du spectacle
Fatima LE GRIGUER, psycho-traumatologue
Henri LECLERC, avocat, président d’honneur de la LDH
Lilia MHISSEN, avocate
Gilles MANCERON, historien
Edgard MORIN, sociologue et philosophe
Gérard MORDILLAT, romancier et cinéaste
HERVE OSSAN, syndicaliste UD-CGT 93
Phillipe PASCAL, lanceur d’alerte
Ernest PIGNON ERNEST, peintre
Robin RENUCCI, acteur, réalisateur, directeur des Treteaux de France
Jean Yves ROCHEIX, professeur émérite à l’Université de Paris 8
Ernestine RONAI, psychologue de l’éducation
Leila SHAHID, déléguée générale de Palestine
Malik SALEMKOUR,, président de la LDH
Pierre TARTAKOWSKI, président d’honneur de la LDH
Christiane TAUBIRA, ancienne ministre
Maryse TRIPIER, sociologue
Michel TUBIANA, avocat, président d’honneur de la LDH
Charlotte VANBESIEN, responsable académique éducation CGT Marie- Christine VERGIAT, Vice- présidente de la LDH
Patrick VIVERET, magistrat honoraire
Delphine ZOUGHEBI-GAILLARD avocate
Henriette ZOUGHEBI, fondatrice du salon du livre de jeunesse

Et :

DEME ALICIA, étudiante.
KOUYATE MOUSSA, musicien.
LASSON YAEL, étudiant.
LIPAKOU ANAIS, étudiante.
MARCHAND MATTHIEU, étudiant.
MILOUD SARAH, étudiante.
SOLA ADRIA , étudiant.
SWAGEMAKERS PAUL, étudiant.
TOTANJOU MARIE-EMILIE, étudiante.
VARENGO SOFIA, étudiante.

Pour joindre les collectifs :

 Facebook Libération des enfants palestiniens emprisonnés

Pour information

Voilà le message d’alerte reçu de Ramallah, 19 mars 2020—de l’ONG Defense for Children International - Palestine (Défense des enfants International - Palestine, DCIP):

« Les enfants palestiniens emprisonnés par les autorités israéliennes vivent en proximité étroite les uns des autres, souvent dans de mauvaises conditions sanitaires, avec un accès limité aux ressources permettant de maintenir des routines d’hygiène minima, selon la do- cumentation recueillie par DCIP. L’impact du COVID-19 est exacerbé par ces conditions de vie, ce qui rend les enfants palestiniens dans les prisons et centres de détention israéliens de plus en plus vulnérables.

Quatre prisonniers palestiniens détenus à la prison Meggido d’Israël, située en Israël au nord-ouest de la cité de Jénine en Cisjordanie occupée, ont été placés en isolation COVID- 19. La prison Megiddo est l’une des prisons en Israël où sont détenus les enfants « prison- niers placés en régime de sécurité».

« Nous savons que la meilleure façon d’empêcher l’expansion du COVID-19 est d’éviter que les personnes soient en proximité étroite les unes des autres », a dit Ayed Abu Eqtaish, de DCIP. « Il n’y aucun moyen que les autorités des prisons israéliennes puissent assurer la santé et le des enfants détenus tant qu’ils continuent à se trouver dans un milieu carcéral. »

La détention carcérale avant procès est la norme pour les enfants palestiniens détenus par les forces israéliennes de Cisjordanie occupée.

Israël est le seul pays au monde à emprisonner et à poursuivre systématiquement les en- fants devant des tribunaux militaires, sans procès équitable ni droits pour la défense.

Israël détient et poursuit entre 500 et 700 enfants palestiniens chaque année. Près de trois sur quatre des enfants palestiniens détenus par les forces israéliennes sont victimes de violence physique...

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant exige que les enfants ne puissent être détenus qu’en dernier recours et oblige les états à garantir et à protéger leur droit à la vie, à la survie et au développement, ainsi que leur droit à la santé.

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