«25», lecture publique et poétique sur les suicides à France Télécom

Ce jeudi 6 juin à 12h30, une lecture à deux voix a eu lieu sur le parvis du tribunal de grande instance de Paris, qui juge les ex-dirigeants de France Télécom pour les pratiques managériales qui y ont eu cours et ont abouti à dix-neuf suicides entre 2007 et 2010. À mi-parcours du procès, alors que les témoignages des victimes ou de leurs proches s'accumulent, Mediapart propose à la lecture ce texte, signé Stéphane Bonnard.

Ce jeudi 6 juin à 12h30, une lecture à deux voix a eu lieu sur le parvis du tribunal de grande instance de Paris, qui juge actuellement plusieurs ex-dirigeants de France Télécom pour les pratiques managériales qui y ont eu cours à la fin des années 2000, et qui ont abouti à dix-neuf suicides entre 2007 et 2010 - d'autres suicides ont précédé ceux qui sont évoqués durant le procès. 

Le texte, 25, est le premier volet d'une trilogie, Notre Décennie, publiée aux éditions Espaces 34. Son auteur est Stéphane Bonnard, écrivain, metteur en scène et codirecteur artistique du groupe d'interventions urbaines, KompleX KapharnaüM. C'est au lancement du procès qu'il y a eu l'envie, d'aller dire ce texte. S'en est suivi un contact avec l'intersyndicale, portée par Sud Télécom qui est partie civile au procès.

De là, l'idée d'aller prendre le parvis du TGI pour faire entendre le texte. À une date symbolique à mi-parcours dans le procès, alors que les témoignages des victimes de la « restructuration » ou de leurs proches s'accumulent à chaque audience.

Le texte met en jeu la tentative de nommer le suicide, ce geste terriblement intime, mais qui répété 25 fois devient une parole, une parole sans mots. En contre-chant, comme une hypothèse de réponse, le QCM d'un cabinet spécialisé dans la gestion de crise en entreprise...

Pour cette lecture à plusieurs voix, Stéphane Bonnard était accompagné de Mathilde Saillant. Mediapart en propose le texte.

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Mon travail demande de travailler très vite.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

 Mon travail demande de travailler intensément.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

On me demande d'effectuer une quantité de travail excessive.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

Mon travail nécessite de longues périodes de concentration intense.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

Mon travail est très "bousculé".
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

 Dans mon travail, j'effectue des tâches répétitives.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

Je suis le premier. Le premier a avoir eu l'idée. Je ne me rappelle plus comment elle a surgi. Je veux dire à quel moment ; à quel moment : cela pourrait être une idée. Je ne me rappelle ni la première fois ni celles d'après ; je ne me rappelle que de l'idée qui fait son chemin en moi, dans mon corps, jusqu'à habiter mon corps, jusqu'à être une présence en moi, une présence compréhensible, acceptable, parce qu'une présence qui me permet d'accepter l'inacceptable, de comprendre l'incompréhensible alors même que cette idée est inacceptable, incompréhensible diraient mes proches, diront mes proches, ont dit mes proches, après que je sois allé au bout, au bout de l'idée, où ce n'en est plus une, où l'idée se transforme en un geste, unique, suspendu, qui bascule le corps dans le silence

Attendre le travail de collègues ralentit souvent mon propre travail.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

Mon travail me permet souvent de prendre des décisions moi-même.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

J'ai très peu de liberté pour décider comment je fais mon travail.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

Dans mon travail, j'ai le sentiment de faire quelque chose d'utile aux autres.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

Avant le silence, il ne restait déjà que quelques mots, quelques balbutiants,   finalement balayés par l'idée qui s'installe, prend la place, toute la place, chemine dans le corps, partout, et va au bout, jusqu'au bout : au bout, il n'y a rien, rien d'autre, plus rien d'autre qu'un corps sans mots au bout du chemin : le sillon, il faut s'en extraire ; je suis le deuxième, une fois n'est pas coutume

 Dans mon travail, j'ai des activités variées.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

J'ai la possibilité d'influencer le déroulement de mon travail.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

Le travail que je fais, n'importe qui pourrait le faire.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

Je suis le troisième - jamais deux sans trois - tu regardes derrière, tu regardes devant, derrière et : devant il n'y a rien ; il faut du chemin, du sillon inscrit par toutes ces années, s'extraire, abandonner la trace derrière soi dans son dos ; derrière soi dans son dos les proches aussi, qui n'acceptent pas l'inacceptable, ne comprennent pas l'incompréhensible : ce geste unique, suspendu, renvoie les proches au silence

Dans mon travail, il m'arrive souvent de m'ennuyer.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

Je suis le quatrième. Quatre curiosités petites choses qui presque déjà quelque chose, dessinent, quelque chose de curieux, qui attire les curieux ; les curieux s'approchent de ces quatre-presque-rien curiosités-petites-choses pour déceler le dessin de ces quatre-presqu'un geste-petites-choses et, nommer ; les curieux s'approchent, tissent des phrases entre ces quatre, suspendues dans un geste petite choses pour, nommer ; les curieux jouent ce jeu pour gosses où il faut relier les points et découvrir ce que c'est comme... Et la presse aussi. La presse dessine des lignes de mots entre ces quatre corps suspendus au néant, des lignes de mots qui, faute de mieux, règle l'affaire, tire un trait et titre fait divers, fait divers, je suis le quatrième, je suis le cinquième, je suis le sixième, je suis fait divers, je remercie mes prédécesseurs sans qui rien n'aurait été possible : c'est la première fois que je passe dans le journal.

Je suis le septième         - fait divers -

Les collègues avec qui je travaille sont des gens compétents.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

Je suis le huitième         - fait divers -

Les collègues avec qui je travaille m'aident à mener les tâches à bien.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord.

Je suis le neuvième       - fait divers -

Les collègues avec qui je travaille me manifestent de l'intérêt.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

Je suis le dixième         - fait divers -

Les collègues avec qui je travaille sont amicaux.
Pas du tout d'accord. Plutôt pas d'accord. Plutôt d'accord. Tout à fait d'accord

Je suis le onzième. Onze fois fait divers.
Plus un.

Qui font : une fois douze, deux fois six, trois fois quatre, comme trois fois un dessin identique à quatre points OU deux fois un dessin identique à six points OU douze fois le dessin d'un geste unique suspendu au néant ; douze fois, c'est une série, je suis le douzième, c'est la loi des séries, c'est un titre, nouveau, un gros qui marche, c'est en gros et en gras avec plus de lignes, de commentaires, spécialistes à présent réunis autour de ce trou évidé par douze fois un geste unique, ce n'est plus un trou, c'est une béance, avec nos corps suspendus au dessus, nos corps sans vie

 Il arrive souvent que vous ne puissiez pas effectuer correctement votre
travail parce que vous n'avez pas été suffisamment formé(e)?

En gros et gras, c'est le Groupe aussi - je suis le treizième - le Groupe jusqu'alors sage, hormis quelques notes de services signées le Groupe pour taire la rumeur, quelques notes de services en forme de boucle à passer au cou de ceux qui voudraient parvenir à dire, quelque chose - je suis le quatorzième -, le Groupe donc, face au fait divers devenu loi des séries, est sommé de dire, déclarer, agir, empêcher que cela ne prolifère encore, échappe

Il arrive souvent que vous ne puissiez pas effectuer correctement votre
travail parce que les exigences demandées sont trop fortes?

Alors le Groupe prend. Le Groupe prend, la parole - je suis le quinzième - le Groupe prend, la parole avec certitude, car le Groupe sait. Le Groupe toujours, sait, de ses mots, cloîtrer dans un enclos tout acte inconvenant au Groupe. Le Groupe sait, de ses mots, peser l'acte, le chiffrer, le quantifier et le quantités négligeables face aux quantités du Groupe. Le Groupe donc, prend, la parole, devant micros, lignes de journaux, antennes radio ; le Groupe prend, la parole, déclare, promet, assène, convainc, vitupère, pérore, dénonce, jure, croit, se bat, la clique applaudit, se congratule, c'est dit bien, bien envoyé…

Il vous arrive souvent que vous ne puissiez pas effectuer correctement
votre travail parce que vous changez régulièrement de manager?


- je suis le seizième -

Il arrive souvent que vous ne puissiez pas effectuer correctement
votre travail parce que les moyens matériels ou informatiques
sont parfois insuffisants, inadaptés ou tombent en panne?

- je suis le dix septième -

Il arrive souvent que vous ne puissiez pas effectuer correctement votre
travail parce que les produits et les services sont devenus
trop nombreux et trop complexes?

- je suis le dix huitième -

Est ce qu'une erreur dans votre travail peut entraîner pour vous des sanctions?

… rien n'y fait. Dix huit corps suspendus en apesanteur au dessus d'une béance qui s’accroît. Face à nous, masse de gens approchent : le Groupe, d'autres en secours a appelé et tous forment cercle autour de la béance : ronde de sociologues, directeurs des ressources humaines, représentants politiques, leaders syndicaux ; chacun donne version des faits, prend, la parole ; et les mots s'échappent des bouches, flottent un instant au dessus de nos corps suspendus dans le vide puis, se disloquent, se désintègrent, disparaissent aspirés dans le fond sans fond de la béance ; et le regard des sociologues, des directeurs des ressources humaines, des représentants politiques, des leaders syndicaux, face à nos faces livides ; et leur silence

Comme si la béance contaminait, au delà de nous, de son silence

Je suis le dix-neuvième. Le groupe, qui a fait de la réactivité son succès, est à la traîne.

Travaillez-vous le samedi ou en horaires tardifs ?
Travaillez-vous le dimanche ou les jours fériés ?

Je suis un phénomène.

Travaillez-vous la nuit ?

Je suis le vingtième.

Dans votre travail, avez-vous la possibilité de prendre une pause ?

Je suis le vingt-et-unième.

Avez-vous une position de travail dédiée ?

Je suis un phénomène. Pas un fait divers. Ni une loi des séries. Un phénomène. De société. Et c'est assaut de mots pour tenter de nommer, en page trois à présent, la première lue lorsque le journal s'ouvre. Nous sommes nous, vingt deux corps - je suis le vingt deuxième - suspendus au dessus de la béance par un même geste unique, une idée qui a surgi en chacun de nous, a cheminé dans chacun de nos corps jusqu'au bout ; nous sommes une suite, une série, dont personne ne parvient à nommer le sens, toute tentative anéantie par le silence de la béance

Est-ce que votre espace de travail vous confronte à des problèmes
de nuisance sonore ou d'ambiance thermique ?

Est ce cela que j'ai pensé en étant le vingt-troisième - je suis le vingt-troisième- ?

Est-ce que votre espace de travail vous confronte à des problèmes
de concentration ou de confidentialité ?

Est ce, quand l'idée est apparue, furtive, en moi, est ce que aux autres, j'ai pensé ?

Est-ce que votre espace de travail vous confronte à des problèmes
de personnalisation du poste de travail ou d'intimité ?

Est ce que j'ai pu - les vingt deux autres - penser que j'allais rejoindre les vingt-deux autres, qui ont eu ce même geste ?

Est-ce que votre espace de travail vous confronte à des problèmes
de travail en groupe ?

Est ce que ce sont eux - les vingt deux autres - qui, en moi, ont fait naître cette pensée, cette pensée devenue idée puis geste unique suspendu qui bascule le corps dans le silence ?

L'idée - je suis le vingt quatrième - je veux dire la deuxième, celle qui commence à être dans toutes les têtes mais personne n'ose. L'idée, que ce geste unique, isolé, irrationnel, s'inscrit dans une série, une série de vingt quatre gestes uniques, isolés, irrationnels, qui basculent vingt quatre fois un corps dans le silence et vingt quatre fois devient une parole, une parole sans mots, une parole de vide, de silence, mais une parole, commune à vingt-quatre corps, cette idée, l'ai je eu ?

Au cours des cinq dernières années, combien avez-vous eu d'arrêt de travail de courte durée (moins de 21 jours) ?

Au cours des cinq dernières années, combien avez-vous eu d'arrêt de travail de longue durée (plus de 21 jours) ?

Au cours des 12 derniers mois, dans le cadre de votre travail, avez-vous été confronté(e) à des agressions verbales, menaces ou chantages ?

 Au cours des 12 derniers mois, dans le cadre de votre travail, avez-vous été confronté(e) à des violences ou intimidations physiques ?

Je suis le vingt cinquième.
Le dernier pour l'instant.

Des déclarations, des discours, des analyses, des livres, des notes de service…
Personne à notre place ne peut nommer ce qu'il y a là.
Personne à notre place ne peut dire ce que nous ne disons pas
Notre silence est comme un voile.
Un voile qui dissimule ce que personne ne sait.
Un voile qui se dérobe à la main,
empêche de saisir ce qu'il y a là pour, nommer.
Un voile.
C'est cela la situation.

Et pour toi aussi, le voile se dérobe. Toi qui es le Groupe, qui incarne le Groupe, pour une fois, tu ne parviens pas à nommer ce que ce geste unique suspendu, accompli vingt cinq fois, vingt cinq fois sous tes yeux, est. Tu ne parviens pas à déposer dessus un mot, un mot qui se répand, gluant, jusqu'à réduire à une petite chose ridicule ce qui s'agite sous ce mot, comme pour les autres avant, tous les autres, ceux qui refusent, de travailler, jusqu'à casser de leurs propres mains leurs outils de travail, jusqu'à cesser de se nourrir, pour tous ceux-là, tu as toujours eu une petite phrase, un mot d'entre les lèvres, comme un rot doux déposé derrière la forêt de micros ; et la forêt de micros pulvérise dans le ciel ce mot en une pluie fine ; elle s'abat sur ceux qui refusent ; elle se dépose sur les corps ; elle blesse, elle affaiblit les corps, jusqu'à ne plus savoir comment s'en défaire de cette pluie fine, gluante, si ce n'est s'agiter dessous, pris au piège dans une petite phrase pulvérisée par la forêt de micros, s'agiter et n'être plus que de petites choses ridicules qui s'agitent dessous alors qu'il y avait dans ces corps, la vie. Et parmi la masse folle des corps au travail, personne ne sait combien ont été meurtris par la pluie fine ; combien ont cessé de refuser, se sont vidés de vie et ont senti à la place l'idée venir se nicher dans le corps, prendre prise jusqu'au geste unique, suspendu qui bascule dans le silence ; combien ?

Peut-être, est-ce la réponse à ce combien, ce qu'il y a là, derrière ce voile. Et peut-être que tous, corps livides basculés dans le silence, viendront à toi si le voile se lève, prendront place dans tes placards, les tiroirs de ton bureau, les pochettes de tes dossiers, la poche revolver de ton veston ; dans ta maison, ton loft, tes résidences, tes avions, tes hôtels ou au bord d'une piscine luxueuse, je t'allumerai une cigarette d'entre mes lèvres osseuses pour te la tendre du bout de mes doigts aux chairs décomposées

Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e)
agité(e) ou nerveux(se) intérieurement ?

Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e)
négatif (ve) envers les autres ?

Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e) facilement
contrarié(e) ou irrité(e) ?

Au cours des 7 derniers jours, avez-vous eu des trous de mémoire ?

Au cours des 7 derniers jours, avez-vous ressenti des peurs
ou des craintes ?

Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous laissé(e) emporter
contre quelqu'un ou quelque chose ?

Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e) ennuyé(e)
ou peu intéressé(e) par les choses ?

Au cours des 7 derniers jours, avez-vous eu des difficultés à
vous souvenir des choses ?

Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e)
tendu(e) ou sous pression ?

Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e) découragé(e) ?

Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e) sur le point de pleurer ?

Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e) seul(e) ?

Quel est votre service d'affectation ?

Je suis le vingt sixième.
Je suis le premier d'un autre groupe.

UI (Unité d'Intervention)

UAT (Unité d'Assistance Technique)

AD (Agence Distribution)

AVSC (Agence Ventes et Service Clients)

CCOR (Centre Clients Orange et Renseignements)

AE (Agence Entreprises)

UPR (Unité Pilotage Réseau)

CSRH (Centre Support RH),

UFR (Unité de Facturation Recouvrement ),

USEI (Unité de Service Informatique)

Etat Major d'OPF (DT, Portails, TPCI, DFMGP)

OBS / SCE (Orange Business Services)

NCPI (Network and Carriers),

DSI (Système d'Information Groupe)

IMG (Marketing, Recherche et Développement)

Fonctions Supports (RH, Finances, Communication, Secrétariat Général, Achats)

Autres Fonctions Groupe (LOB, NAC, Stratégie, Présidence)

L'énumération des services d'affectation se perd dans un fondu au silence.

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