Boris, licencié pour rien – Appel à mobilisation

Boris, éducateur spécialisé, a été licencié en septembre 2020 pour avoir évoqué le manque d’autonomie dans l’accompagnement des jeunes et le sentiment d’être infantilisé dans l’organisation de son travail. Contre la répression salariale, et pour un « travail social juste, émancipateur », un ensemble de salarié·e·s mobilisé·e·s du secteur social et médico-social appellent à une mobilisation de soutien le 22 septembre au Tribunal de Melun.

Nous, salarié.es du secteur social et médico-social, faisons usage de notre voix pour exprimer notre soutien et notre appel à la mobilisation du 22 septembre 2021 afin de revendiquer la nullité du licenciement pour le non respect d’un droit fondamental qu’est la liberté d’expression. C’est en effet la date d’audience aux Tribunal des Prud’hommes pour notre collègue éducateur spécialisé, Boris. Il a été licencié de façon abusive par la direction d’IPSIS en septembre 2020, pour avoir évoqué le manque d’autonomie dans l’accompagnement des jeunes et le sentiment d’être infantilisé dans l’organisation de son travail.

Malgré une mobilisation de tou·te·s ses collègues, qui ont fait grève, écrit un courrier collectif à la direction générale, rédigé des attestations individuelles attestant du professionnalisme de Boris, la direction a maintenu sa décision absurde et autoritaire.

Lors de l’audience de conciliation, elle a même proposé à Boris 6000 euros sans même faire l’effort de se présenter à l’audience, envoyant son avocat pour la représenter. Cette proposition, refusée par Boris, démontre le mépris des dirigeant.es de l’association envers leurs salarié·e·s. A ce jour, leur dossier est toujours vide.

Ainsi, nous salarié·e·s mobilisé·e·s du secteur social et médico-social, rappelons notre engagement contre la répression salariale, et pour un travail social juste, émancipateur et respectueux des conditions de vie et de travail de l’ensemble des acteurs et actrices de terrain.

Pour cela nous appelons à nous rassembler le 22 septembre 2021 à midi au Tribunal de Melun pour soutenir Boris, qui demande que soit prononcée la nullité du licenciement pour le non respect d’un droit fondamental qui est la liberté d’expression.

Comme le dit Boris, « lorsque la liberté d’expression est attaquée, ce sont toutes nos libertés qui sont en danger ».

Une victoire pour Boris est une victoire pour l’ensemble des salarié.es de notre secteur !

Pour plus d'informations, lire la version détaillée de cette tribune ici : (pdf, 451.9 kB)

Premiers signataires :

Eric Bezou, lanceur d’alerte, syndicaliste licencié par la SNCF ;
Gaël Quirante, Secrétaire général Sud poste 92 ;
Vincent Fournier, postier du 78 ;
Anthony Smith, responsable syndical au ministère du travail ; *
Thomas, infirmier au Rouvray, syndicaliste Sud ;
Anissa, aide soignante, Secrétaire fédérale Sud santé sociaux ;
Ramon Vila, educateur spécialisé, Secrétaire fédéral Sud santé sociaux ;
Ahmed Berrahal, CGT RATP Bus

Collectifs :

Commission de Mobilisation du Travail Social IDF ;
Stylos rouges 93 ;
Réseau Stop Précarité ;
Collectif travail social du Gard ;
Collectif de la pedopsy en lutte du 19ème ;
Comité de soutien aux 4 de Melle

Syndicats :

Fédération sud santé sociaux ;
Sud santé sociaux 30/48 ;
Sud santé sociaux 86 ;
CGT CEPFI 91 ;
Sud Poste 78 ;
CGT Léopold Bellan

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.