Condamnation de Sandra Muller : nous ne nous tairons plus

Après la condamnation de Sandra Muller, initiatrice du hashtag #Balancetonporc, plus de 200 femmes dénoncent les arguties juridiques et pinaillages de vocabulaire qui n'ont qu'une finalité : réduire les femmes au silence. Face aux agissements sexistes, agressions et viols, « il est crucial que les femmes puissent en parler : ce sont nos histoires, nos corps, nos vies, elles nous appartiennent ».

Sandra Muller a été condamnée pour diffamation en raison d’un tweet relatant des propos tenus par Eric Brion, directeur de chaîne auquel elle a été confrontée dans le cadre de son travail : « Tu as de gros seins. Tu es mon type de femme. [...] Je vais te faire jouir toute la nuit. ». Rappelons qu’il a reconnu les faits, et que le Tribunal lui-même n’a jamais mis en cause leur véracité.

Si elle n’a pas menti, comment Sandra Muller peut-elle être condamnée pour « diffamation » ?

Maitre Eolas nous livre une explication sur ce point : « Diffamer n'est pas imputer un fait mensonger : les personnes qui poursuivent en diffamation, ou surtout font savoir à cors et à cris qu'elles vont poursuivre en diffamation le savent et en jouent. Non, la diffamation n'est pas la calomnie. On peut diffamer en disant la vérité, car diffamer est imputer un fait contraire à l'honneur et à la considération. Peu importe qu'il fût vrai. Ainsi, si je dis que Raoul Vilain a tué Jaurès, je le diffame : je le traite de meurtrier. »

Le tribunal n’a pas condamné Mme Muller pour avoir menti sur l’agression, mais pour avoir utilisé le terme « harcèlement », considérant qu’il ne correspondait pas à la qualification juridique en vigueur au moment des faits. À savoir qu'à l’heure actuelle, les agissements d’Éric Brion renverraient à une infraction, celle d'outrage sexiste. Mais il n’existait pas encore de qualification appropriée au moment des faits, Mme Muller a donc utilisé dans son acception courante le terme qui nous vient le plus spontanément à la bouche lorsque nous subissons ce genre de propos déshumanisant et misogyne au quotidien, à savoir : « harcèlement ».

La victime a donc été condamnée, non pour avoir menti sur les faits, mais pour avoir incorrectement qualifié son agression. 20 000 € ça fait cher le mot de travers.

Cette décision du Tribunal est un message à toutes les femmes : en cas d’agression, chaque mot doit être bien pesé. La décision du tribunal nous envoie donc le message fort qu’il nous faut surveiller le moindre mot utilisé pour dénoncer nos agresseurs. La plupart d’entre nous n’étant pas juristes, un verdict pareil revient à plonger toutes les femmes dans l’angoisse « oh mon dieu, et si l’un de mes mots allaient me couter 20.000 euros ? »

Cette application pointilleuse des textes de loi est légion - lorsqu’il s’agit de mots prononcés par des femmes. Leila est passée en procès en 2017 pour l’improbable raison qu’elle avait sur facebook qualifié son agresseur de « vieux phallocrate ». Najila Trindade, victime d’un harcèlement monstrueux suite à sa plainte pour viol contre le footballeur Neymar, a été inculpée pour diffamation pour avoir osé s’interroger à voix haute sur une possible corruption de la police brésilienne. En revanche, parmi les centaines de milliers d’hommes qui l’ont insultée – ou menacée de mort – aucun n’a été inquiété par la Justice.

Le message semble clair : « Rappelez-vous mesdames, peu importe les émotions débordantes que peuvent vous susciter votre agression, assurez-vous de consulter un juriste avant de parler. Ou plutôt – prudence est mère de sagesse – faites ce que des millions de femmes ont fait avant vous, et fermez-là. »

Quand la loi décide quand et comment nous pouvons raconter nos vies

Lorsque l'une d’entre nous a été accusée de diffamation par l’homme qu’elle a dénoncé pour viol, elle a demandé à la police comment elle aurait pu en parler sans finir au tribunal. La réponse de l’agent a été claire : « Si vous parlez de votre agression à quelqu’un d’autre que la police, votre prêtre, ou votre psychiatre, vous vous exposez à un recours en diffamation ».

Dans la loi telle qu’elle est aujourd’hui, toute femme qui parle des agressions qu’elle a subies s’expose à des condamnations en justice (pour diffamation publique ou privée). On nous serine de ne jamais dire qu'un homme nous a agressé, s'il n'a pas été jugé et condamné pour ces faits.

Or, à l’heure actuelle, il a été estimé que moins de 10 % des viols donnent lieu à une plainte*, et moins de 10 % des plaintes donnent lieu à une condamnation** (ce minuscule taux de condamnation ayant moins à voir avec l'effectivité des agressions qu'avec le manque de formation de la police, et le fait qu'il faille en France que la victime prouve qu'elle avait suffisamment exprimé son absence de consentement… selon les critères de l'agresseur).

Ce que cela signifie très concrètement pour les femmes, c’est que dans 99 cas sur 100, non seulement la victime aura subi une agression ou un viol, mais on lui dit qu'elle est légalement obligée de le cacher. Dans les faits, la loi sur la diffamation est utilisée pour réduire les femmes au silence. Or, une agression sexuelle ou un viol est un élément qui bouleverse une vie ! Il est crucial que les femmes puissent en parler : ce sont nos histoires, nos corps, nos vies, elles nous appartiennent. Nous refusons que nos agresseurs, en sus de nous voler nos corps, puissent nous voler nos voix. 

Vous venez de dire aux agresseurs qu’ils peuvent gagner de l’argent en nous agressant.

À longueur de réseaux sociaux et de discussion rances, c’est toujours le même laïus : il paraîtrait que les femmes seraient vénales (écouter ici le podcast de Klaire fait Grr : «Affaire #PatrickBruel : des petites salopes qui ont trouvé le filon ».)

Les femmes porteraient plainte pour agression dans l’espoir d’un gain matériel ? Examinons les faits : dans les jugements récents où des femmes ont gagné des procès contre leurs agresseurs, on peut difficilement dire qu’elles se sont enrichies : les victimes de Denis Baupin ont été dédommagées d’exactement 500 euros, Marie Laguerre a « gagné » 2000 € pour avoir reçu un coup de poing dans la tête et vu cette image faire le tour du monde, Emilie Spanton a été dédommagée de 20.000€ (la même somme que celle attribué à Eric Brion, donc…) pour avoir été violée par deux policiers. Pourtant, en sus de leur intégrité physique, la « réputation » de ces femmes a été, au moins, autant atteinte que dans les cas de diffamation. Rappelons que leurs noms sont immédiatement liés à leurs agressions dans les recherches Google, et qu’elles ont reçu des dizaines de milliers de messages d’insulte, de calomnie, de menace… et de diffamation.

D’ailleurs, au fond, qui concerne-t-elle, cette loi sur la diffamation ?

Vous remarquerez qu’il est rare que les femmes accusent les hommes en diffamation, et deux raisons rendent cela facile à comprendre : tout d’abord, elles sont trop occupées à se soucier de leur survie pour se soucier de leur réputation (se soucier de « son honneur et de sa considération » est vraiment un privilège d’homme) et, de toute façon, même si elles voulaient le faire, les commissariats refuseraient leurs plaintes. Dans un monde où les policiers refusent de prendre nos plaintes quand on leur dit qu’un homme nous a cognée, imaginez porter plainte pour « diffamation » lorsqu’un mec nous accuse publiquement de menteuse, de salope ou d’hystérique… c’est du domaine de la science-fiction ! (et puis on porterait plainte tous les 3 jours).

Que signifie pour les femmes un article de loi se concentrant sur « l’honneur et la considération » lorsque les institutions ne semblent même pas se soucier de nos vies?

Mais ce jugement indigne de Sandra Muller, c’est franchir une étape dans l’ignominie, car ce n’est même plus dire aux femmes qu’elles n’obtiendront pas dédommagement en cas d’agression, c’est leur dire que, si elles sont agressées et qu’elles en parlent, elles devront verser de l’argent à leurs agresseurs (sous divers prétextes techniques : un mot utilisé de travers, une plate-forme jugée trop publique, une communauté d’intérêts non reconnue par les institutions). Mais bon sang, imaginez-vous deux secondes verser de l'argent à l'homme qui vous a insultée, agressée ou violée. Pourrait-on imaginer pire menace à faire planer sur la tête des femmes ?

Du côté des agresseurs, en revanche, c’est la fête : désormais, au moment de l’agression ils pourront se dire « hinhinhin, non seulement je ne risque rien , mais avec un peu de chance, je peux me faire de la thune ». Si nous avions des arguments aussi détestables que les machistes... nous pourrions presque dire que les hommes qui nous agressent le font par vénalité !

Enfin, nous voulons attirer l’attention sur à quel point ce jugement renforce une justice de classe : si vous dites aux femmes qu’elles prennent le risque de devoir payer 20 000 euros en dénonçant leurs agresseurs et violeurs, n’y a-t-il que les femmes riches qui pourront se risquer à prendre la parole ?

Nous ne nous tairons plus

Pour pouvoir parler de nos viols en toute légalité, il faut que les violeurs soient condamnés. Actuellement les violeurs ne sont pas condamnés, donc cela met automatiquement presque toutes les femmes qui prennent la parole dans l’illégalité. Eh bien, si vous continuez à appliquer la loi de manière complètement misogyne, si l’inefficacité de votre système nous force à être hors-la-loi, nous nous résoudrons donc à la désobéissance civile. Pendant des siècles, honteuses et effrayées, nous avons tu les noms de nos agresseurs, ou les avons chuchotés aux oreilles de nos amies. Cette époque est révolue. C'est fini, nous ne nous tairons plus. Pour nous, et pour protéger les autres victimes potentielles.

Bien sûr, la perspective de devoir payer des amendes à nos agresseurs est terrifiante et révoltante.

Bien sûr, cela nous brise le cœur que des jugements viennent nous dire, à nous femmes, que la Justice n’en est pas une pour tout le monde, que la Justice est l’injustice des hommes.

Pour beaucoup d’entre nous, le deuil de l’idée d’une justice égalitaire est dur à faire.
Mais force nous est de constater les faits, de prendre acte, et d’affirmer que non, nous ne nous tairons plus.

Nous nous organiserons, nous lutterons, nous trouverons les failles de la loi ou bien nous la changerons, et en derniers recours nous créerons des cagnottes : si 2000, 10 000 ou 20 000 euros est le prix que vous fixez pour que nous puissions prendre la parole et protéger nos sœurs en évitant qu’elles ne soient violées ou agressées comme nous l’avons été, nous paierons. Il n’y a pas de prix qui vaille pour éviter les viols.

Nous ne nous tairons plus. #nousnenoustaironsplus #wewontshutup

 

*Ined, étude Virage, 2016

**Pour l’année 2017, 14 268 plaintes pour viols ont été enregistrées par les services de police ou de gendarmerie et 1 266 condamnations pour viol ont été prononcées. En ce qui concerne les agressions sexuelles, elles sont estimées aux alentours de 580.000/an, et on dénombrait en 2017 24.000 plaintes et 6000 condamnations. 

 

Premières signataires : 

Laura Carpentier-Goffre, sociologue
Erell Hannah, autrice et traductrice
Pauline Arrighi, autrice et formatrice
Anne Cohen, mère au foyer
Marie Laguerre, ingénieure et étudiante
Typhaine D, artiste et formatrice féministe
Claire Guillard, agente d’accueil
Laurence Martin, auxiliaire de vie scolaire
Marguerite Stern, activiste féministe
Sandrine Lhermenier, archetière
Stéphanie Foucault, assistante en expertise
Anna Circé, autrice et militante féministe
Marine Saboureux, étudiante
Sabine Larchier, animatrice
Florence Humbert, enseignante
Afaf Bessa, militante
Natascha Verbrakel, militante, employée
Maya Huguenin, éditrice scientifique
Manon Monvoisin, étudiante
Elsa Ben Ayou-Levy, étudiante
Mathilde Betton, enseignante
Juliette Mercier, étudiante
Daria Marx, autrice
Souâd Bensaad, pharmacienne
Louise Battisti, formatrice féministe
Camille Girard, auxiliaire de vie
Amel Bensadoun, formatrice
Violaine Bellet, réalisatrice
Marine Perrot, enseignante et militante écoféministe
Margaux Chalmel, psychologue et photographe
Jeanne Chevalier, directrice de cabinet
Mélissa Meyer, comédienne et étudiante
Monique Goffre, retraitée
Sophie Carpentier, vendeuse
Mila Ivanovic, politiste et prof d’espagnol
Eliane Viennot, professeuse émérite
Joëlle Wiels, chercheuse au CNRS
Lucille Cillart, sage-femme
Anne Loyal, comédienne et professeure de théâtre
Catherine Fradin, diététicienne et professeure en biotechnologies
Maria Houria Zidani, ingénieure biomédical
Rania Doudach, étudiante
Fabienne El khoury Lesueur, épidémiologiste
Claire Fougerol, kinésithérapeute
Léa Delmas, responsable du service renouvellement urbain en mairie
Aurore Gathérias, comédienne et technicienne spectacle
Sandra Calderan, artiste
Yasmina Bedar, en recherche d’emploi
Lise Bouvet, philosophe et traductrice
Leïla Chétih, cadre territoriale
Sophie Robert, réalisatrice
Elsa Labouret, chargée d'administration en association
Amandine Laumont, ingénieure
Halima Meneceur, étudiante
Aïcha Meneceur, vendeuse
Chadlia Meneceur, au chômage
Amélie Qiao Vimenet, en service civique
Elisende Coladan, praticienne en sexothérapie et thérapeute féministe
Marie Jounent, étudiante en géographie
Isabelle Arnout, comptable
Michèle Battisti, infirmière à la retraite
Cécile Kovacshazy, maîtresse de conférences
Séverine Varin, infirmière DE à l’Education Nationale
Lorena Lira, étudiante
Solveig Halloin, résistante femelliste
Marie Aquili, au chômage
Hélène Ferrary, psychologue féministe
Annabelle Ricono, technicienne audiovisuelle
Isabelle Titti Dingong, médecin pédiatre
Estelle Brochard, comédienne et conférencière
Flavie Tonon, professeure d’informatique
Eva Schmitthenner, manager data scientist
Adriane Perron étudiante
Adele chauvel, épicière et  étudiante en droit
Claire Lallement, bibliothécaire
Ana-Isabel Mazón, attachée de presse
Marion Plantier, monteuse audiovisuel
Eloïse Emery, étudiante
Julie Le Lièvre, gérante magasins et mère au foyer
Rachel Mecconi, étudiante
Johanna Vrillaud, activiste féministe
Elodie de Camas, étudiante
Cécile Werey, éducatrice spécialisée en formation et militante
Maja Mijailovic, accompagnante parentalité
Ursula Le Menn, juriste
Grazyna Maszkowska, traductrice
Carole Barthès, militante
Lise Bouvet, philosophe et traductrice
Rébecca Convenant, mère au foyer, ouvrière, comédienne
Leïla Chétih, cadre territoriale
Bérénice Bengel, photographe
Bérangère Cossu, cheffe d'entreprise
Alix Chazeau-Guibert, chargée de gestion en association
Agnès Verdurand, femme gilet jaune ile de France
Sophie Blum, graphiste indépendante
Girasa Letizia, personnel statutaire
Audrey Arendt, cadre, bureau d’études et cabinet de conseil
Juliette Tendjoukian, étudiante
Carole Léaux, porte-parole de Boucherie Abolition
Charlotte Marchandise, femme politique
Marion Muracciole, chargée de mission sur l'égalité femmes-hommes
Emeline Moreau, artiste peintre
Léa Viénot, étudiante en compta-gestion
Macha Orlova, metteuse en scène
Floriane Marandet, enseignante
Marie Vey, retraitée
Stéphanie Vecchiato, responsable locale Sud-Ouest du CIVIFF
Gaële Piau , gestionnaire RH dans l’enseignement supérieur
Francine Sporenda, ex-maître de conférences, resp. éditoriale Révolution féministe
Emilie Allaire, infirmière
Pauline Spinazze, contractuelle dans la fonction publique
Ludivine Garcia, animatrice périscolaire
Julie Davidoux, éditrice
Inès Charpentier, mère au foyer
Meryl Puget, psychologue
Corinne Lorente, enseignante
Muriel Petit, enseignante
Sophie Triniac, réalisatrice
Elsa Iggiotti, psychologue
Ariane Küttel, éducatrice de jeunes enfants
Lyna Lamiri, étudiante
Pinar Selek, sociologue et écrivaine
Zoé Thimonnier, comédienne et metteur en scène
Claudine Guittet, comédienne, plasticienne
Marie-Paule Grossetete, professeure et militante féministe
Raphaëlle Gentner, journaliste
Gaëlle Canonne, en service civique
Hélène Fougerol, enseignante retraitée
Maeva Choremi, ébéniste
Emma Lancien, étudiante
Camille Pasquier, conférencière gesticulante
Léa Colin, régisseuse d’oeuvres d’art
Charlotte Poulain, directrice adjointe dans l’associatif
Julie Jean, enseignante
Anne Plouët, chargée de développement
Chantal Péninon, comédienne
Marjolaine Vignola, avocate au Barreau de Paris
Florence-Lina Humbert, journaliste, enseignante
Garance Marty, enseignante
Adèle Cailleteau, journaliste
Anne-Sophie Taton, interprète de conférence
Johanna Politi, educatrice spécialisée
Suzy Armagnac, démonstratrice prêt à porter créateur
Laetitia Rodriguez, sans profession
Emmanuelle Orhan, bibliothécaire
Hélène Elouard, AESH
Mélanie Létocart Enseignante chercheure
Jeanine Haurogné, Retraitée
Claire Cressin, directrice de projets IT
Mélissande Etienne, mère au foyer
Ariane Ivy Collin, relectrice correctrice
Jeanne Sélène, autrice
Chloé Munich, vidéaste
Christell Daumas, responsable éducative
Erell Gétin, psychomotricienne
Hélène Cassagnes, mère et grand-mère
Marina Dejanovic, webdesigner
Noémie Renard, autrice
Clémentine Vagne, vidéaste
Cherine Amar, responsable pédagogique et financière
Charlène Magnin, psychologue
Gwénola Sueur, masterante et écoutante sociale
Yéléna Perret, cadre de la fonction publique
Dominique Pust-Brubach, chargée de mission politiques éducatives et jeunesse retraitée
Émilie Cole, étudiante
Nathalie Delattre, enseignante spécialisée
Georges Arnaud, membre actif association féministe Culture Egalité, retraitée
Delphine Mercier, mère au foyer
Audrey Humbert, animatrice
Constance Roger, mère au foyer
Laïpha Morlans, cheffe d’entreprise
Amandine Broche, comédienne
Flor Hernandez, dessinatrice
Katharine Hauwkins, assistante maternelle
Jessica Blouin, accompagnatrice, et étudiante en sociologie
Sarah Pierre-Louis, retraitée
Manon Haurogné, juriste
Mélanie Geiser, aide soignante
Coralie Mercier, opératrice livres
Laura Cassarino, chargée de communication et de partenariat
Emmanuelle Misslin, infirmière de bloc opératoire DE
Lorna Chapron, étudiante
Charline Perrin, mère au foyer
Fanchon Mayaudon-Nehlig, consultante en communication
Emily Loby, enseignante
Marion Pinatel, cheffe de Projet en environnement
Espérance Graugnard, chargée de mission
Eléonore Delhomme, enseignante
Sophie Baudry, psychologue et formatrice
Frédérique Herbigniaux, sociologue
Filcaise Briere, activiste féministe
Mathilde Julié Viot, juriste
Laurence Meyer, juriste et militante antiraciste
Adeline Charlat, orthophoniste
Pauline Barnouin, responsable RH
Aude Morlot, accompagnante en développement personnel
Morgane Diebold, juriste
Romy Duhem-Verdière, designer
Emmanuelle Zelez, monteuse
Nienke Fokma, administrateur système
Laë Mariaulle, créatrice de contenu web
Céline Raluy, fonctionnaire
Alexandra Cavignaux, traductrice-terminologue
Elise Sahl, traductrice
Pauline Tournier, travailleuse sociale
Marie-Soline Lira, professeure des écoles
Marie Lopoukhine, apicultrice
Krystel Le Ribler, ingénieure pédagogique
Valérie Lartot-Pierquin orthophoniste
Camille Hubert, bibliothécaire
Véronique Hubert, artiste et enseignante
Isabelle Carlier, monteuse et programmatrice
Nesrine Gharbi, étudiante
Vanessa Bearzatto, en reconversion professionnelle
Marie Corre, étudiante
Nancy Verdonck, mère au foyer
Juliette Van Heemstra, interne de neurochirurgie
Florence Montreynaud, écrivaine
Léa Decoux, en recherche d’emploi
Bérangère Duquesnoy, mère au foyer
Bénédicte Ablancourt, orthophoniste
Sue Ann Malitte, étudiante




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