VIH, sexparties et pupilles dilatées: pour le communisme, éhontément

Comment continuer à lutter pour articuler idées radicales de gauche, militantisme professionnel, et quelque chose qui ressemble à une identité queer, dans un contexte où il est indispensable de bâtir des alliances larges, positives et inclusives. À un moment où il n’y a pas d’autre choix et où on nous renvoie en permanence à nos identités, notre statut social, nos positions, nos limites, alors qu’il faut élaborer un récit commun qui transcende ces frontières. Interview de Tadzio Müller.

Interview de Tadzio Müller par Carl Melchers, publiée le 5 janvier 2017 sur Jungle World sous le titre Die Linke muss geil sein http://jungle-world.com/artikel/2017/01/55499.html

Tadzio Müller, responsable de la justice climatique et de l’énergie à la Fondation Rosa Luxembourg à Berlin, est impliqué de longue date dans le mouvement pour la justice climatique.

Traduit de l’anglais par Isabelle Saint-Saëns.

Après une année 2016 mouvementée, qu’attendre de 2017 ?

Pour moi qui suis un activiste pour la justice climatique – et un homosexuel, de gauche et anti-fasciste – l’élection de Donald Trump, un climato-sceptique affiché, a été un choc. Quand j’ai appris la nouvelle, à la conférence sur le changement climatique de Marrakech, ma réaction a été de me saoûler jusqu’à perdre conscience, mais les flics de l’ONU ont confisqué ma flasque de whisky. Le succès électoral de l’AfD[1] n’a rien arrangé. Mais j’attaque cette nouvelle année avec une sorte d’optimisme rebelle, en grande partie motivé par mon coming-out à propos de ma séropositivité et par les nombreuses réactions, aussi inattendues qu’incroyablement positives, qu’il a suscitées.  

Le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, vous vous êtes déclaré séropositif dans un long post sur Facebook. Quelles ont été les réactions ?

C’est l’une des expériences les plus fortes que j’ai jamais vécues. Le post étant public, tout utilisateur de Facebook pouvait le voir, et des gens que je ne connaissais pas m’ont écrit de partout, de l’île Maurice et du Canada, du Brésil et de Finlande, pour me dire combien ils trouvaient mon texte courageux et fort : «merci d’avoir écrit ça, vous m’avez donné tellement de force.»

Qu’est-ce qui vous a poussé à le faire ?

Pour vous répondre je dois remonter loin dans le passé : on me connaît comme un type impliqué dans la préservation de l’éco-climat, un cadre de gauche classique. Quelqu’un qui est toujours impliqué dans l’organisation de mobilisations politiques, le genre de processus où l’on doit être opérationnel. C’est ce que j'ai été, en particulier comme co-organisateur de campagnes de désobéissance civile de masse, telles les actions contre les mines de charbon de la campagne Ende Gelände[2] en 2015. La veille de l’action, nous étions nombreux à penser qu’on n’y arriverait jamais. Mais quand, une fois descendus dans le puits, on s’est rendu compte qu’on avait réussi à contourner les cordons de police et à stopper ces monstrueuses excavatrices, on ne pensait plus qu’à ça : wow, on l’a fait !

C’est comme ça que je vous ai rencontré il y a quelques années, lors de la campagne anti-nucléaire Castor Schottern[3] dans la région du Wendland en Allemagne : un stratège des medias plutôt anticonformiste et inventif. Alors où était le problème ?

En devenant cadre politique à plein temps, j’ai totalement marginalisé une part très importante de moi-même, je l’ai reniée. J’étais persuadé que c’était la seule façon de fonctionner pour un activiste, au point de ne pas tenir compte de moi-même – ou du moins de certains aspects de moi-même – ce qui a généré d’absurdes pathologies. J’ai complètement séparé de mon activité politique mon côté cuir-queer-sexuel-lubrique, et je me suis senti complètement marginalisé dans une gauche radicale pour laquelle, sans trop d’exagération, les corps n’existent tout simplement pas.

Pouvez-vous en dire plus ?

Dans la gauche allemande nous avons tendance à nous méfier du corps, vu la façon dont les Nazis l’ont sollicité et mobilisé. À gauche, nombreux sont ceux dont le schéma conceptuel est influencé, consciemment ou inconsciemment, par l’École de Francfort. Ils en viennent à penser que l’émancipation doit venir de la tête, de la rationalité. Il en résulte que le champ politique des corps et des affects – sur lequel il y a une sorte de tabou dans la gauche allemande, qui le considère souvent comme un frein à l’émancipation – est abandonné à «l’autre bord».

Mais une part importante de la gauche allemande n’est-elle pas justement obnubilée par les émotions, les identités et la création des «espaces safe»[4] ?

Il est vrai que certains débats dans les universités sur les «espaces safe» et les terminologies politiquement acceptables ont pu involontairement créer des incompréhensions, voire provoquer des sentiments d’exclusion, au point de sembler parfois prêter le flanc à des accusations de sectarisme. La gauche ne devrait pas faire peur. La gauche doit être cool ! Nos pratiques politiques doivent absolument accorder une place beaucoup plus centrale à la question des corps et des affects. Si je me bats contre le changement climatique ce n’est pas seulement parce que c’est pour moi la plus importante question de justice à laquelle nous ayons jamais été confrontés; c’est aussi parce que je veux contribuer à élaborer une façon de faire de la politique où quand on se bat pour une cause juste on se marre et c’est sexy. Bien sûr il faut continuer à ancrer notre pensée politique dans la raison, le débat sur le changement climatique se fonde nécessairement sur l'affirmation de vérités factuelles, de manière on ne peut plus classique.

Qu’entendez-vous par «affects» ?

Il y a un excès de rationalisme dans la gauche allemande. L’idée de honte est, pour moi, centrale dans ce débat – comme l’a bien montré Didier Eribon dans Retour à Reims. La honte est un de ces mots dont la gauche allemande ne sait pas vraiment quoi faire.

Quel rôle la honte joue-t-elle dans votre vie ?

Un rôle important, malheureusement, car il y a toujours quelque chose dont j’ai honte. J’ai honte d’avoir baisé avec des mecs en cachette de ma copine pendant sept ans et demi. J’ai honte d’avoir parfois des marques dans le dos, après un week-end où je me suis fait fouetter; et ces jours-là, j’évite de faire du sport. Ou j’ai honte de m’écrouler pendant une réunion le lundi parce que j’ai passé tout le week-end à gober sans dormir. Et, il n’y a pas si longtemps, j’avais honte d’être séropositif. Quand je mesure à quel point la honte structure mes actes… et quelle incroyable sensation provoque l’énergie libérée, quand on arrive enfin à s’en débarrasser,..

Comment êtes-vous venu à la désobéissance civile ?

L’acte fondateur de mon expérience politique furent les manifestations anti-G8 de Seattle en 1999. Je me souviens très précisément de ce moment quand, après des heures de blocages et d’émeutes, on a appris que le sommet était suspendu pour la journée. Pas un flic dans les rues, il n’y avait plus que nous, partout; à côté de moi un couple de hippies s’embrassait goulûment, d’autres dansaient. Après neuf ans de «fin de l’histoire» on avait réussi à dire : «non, ce n’est pas encore la fin de l’histoire!». Je ressens encore le sentiment physique d’empowerment. La proximité des corps dans les rues, la désobéissance civile de masse et ce pur sentiment d’empowerment politique – voilà ce qui a façonné ma perspective politique depuis Seattle.

Avez-vous ressenti quelque chose de semblable après votre coming-out ?

Absolument. En fait, du point de vue de la charge positive de ces événements, mon coming-out de séropositivité ne peut être comparé qu’à la «Bataille de Seattle». Et c’est à dessein qu’en allemand j’utilise le terme Ermächtigung plutôt que son équivalent anglais empowerment, car je ne crois pas, contrairement à ce qu’on affirme souvent, qu’ils aient des significations très différentes[5]. Certains termes et concepts utilisés de façon tout à fait innocente dans un contexte anglo-américain sont négativement connotés en Allemagne – et à juste titre – car les Nazis les ont en quelque sorte «colonisés». C’est pourquoi la gauche allemande est, une fois de plus à raison, très prudente quand il s’agit d’utiliser des mots comme leadership (en allemand Führung, qui bien sûr nous rappelle Der Führer).

Peut-être le concept n’est-il pas plus porteur d’émancipation en anglais qu’en allemand ?

Il faut tenir compte du contexte spécifique. Bien sûr je ne parle pas ici d’une organisation fondée sur un leader affirmé, une hiérarchie, des ordres et de l’obéissance. J’entends bien qu’il faille utiliser ces termes avec précaution, mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il soit impossible d’en faire un autre usage. La gauche allemande a tendance à être hyper-rationaliste. Pour des raisons historiques compréhensibles, elle se méfie des discours et des actions qui cherchent à mobiliser les affects – et c’est pour les mêmes raisons qu’elle se méfie du charisme. Pourtant, dans la lutte contre le North Dakota Access Pipeline par exemple, les communautés autochtones d’Amérique du Nord comprennent très clairement le besoin de leadership, y compris dans les mouvements sociaux[6].

Diriez-vous que vous êtes un leader charismatique ?

Je ne me considère pas comme le leader d’un mouvement social, mais plutôt comme quelqu’un qui crée des récits, ce qui à n’en pas douter est aussi une forme de leadership. Mon récit commence avec la désobéissance civile de masse après Seattle.

Le contre-G8 d’Heiligendamm en 2007, Castor Schottern et Ende Gelände – avez-vous voulu reproduire votre expérience de Seattle, pour permettre à d’autres d’éprouver ce sentiment collectif d’empowerment que vous avez ressenti à l’époque?

Oui, je crois qu’au fond c’est bien ça qui me motive. Ces actions étaient conçues pour que de leur éventuelle réussite naisse un fort sentiment d’empowerment.

Mais, au-delà de cet effet positif, ces actions collectives ont aussi des buts politiques concrets. Quel est le lien entre la désobéissance civile collective et l’acte personnel du coming-out?

Je reste un cadre socialiste qui pense stratégie, ma démarche politique ne se limite pas à la quête d'une politique qui fait du bien. Mais je suis persuadé qu’on laisse trop cet aspect de côté. Ce qui m’amène à introduire la distinction entre macro- et micro- politique, quelque banal que cela puisse sembler. Ce que j’ai fait ces dernières années c’est promouvoir un projet macro-politique, plus précisément participer à la création d’un grand mouvement pour la justice climatique. Mais, durant toutes ces années, j’ai ignoré la dimension micro-politique : comment je m’en tire, moi en tant que sujet, dans ces processus, qu’est-ce que je me suis imposé, à moi qui ai une sexualité qu’on peut qualifier de débridée. Quand j’ai compris, après Ende Gelände 2.0 en 2016, que ce mouvement existait enfin, je me suis aussi rendu compte que je m’étais plutôt oublié en chemin.

Est-ce une expérience particulière qui vous a mené à cette conclusion ?

Oui. En août 2016, j’étais au Forum social mondial à Montréal, et j’ai séché la session finale pour aller à la Montreal Pride, où je me disais qu’il y aurait plein de mecs sexy. J’ai rencontré cet activiste queer radical, sublimement beau, et si plein de sagesse pour son jeune âge ! (merci à toi ! Tu te reconnaîtras). On s’est mis à s’embrasser sauvagement et au bout d’une heure à peu près il m’a regardé et m’a demandé : «Hey, tu es sûr de ne pas souffrir d’homophobie intériorisée ?»

J’imagine qu’en bon intello de gauche ça a été une bonne raison d'arrêter de vous embrasser et de vous poser pour réfléchir et analyser?

Exactement : je suis resté assis tout seul un bon quart d’heure au bord du trottoir, fumant cigarette sur cigarette, jusqu’à ce que je me rende compte qu’il avait absolument raison. Même si depuis longtemps je parlais très ouvertement de ma sexualité, j’ai compris qu’en fait j’avais été incapable de m’accepter tel que j’étais. En partie à cause de mon éducation bourgeoise allemande classique, dans laquelle la sexualité n’existait tout simplement pas. Du coup, j’ai vécu la plus grande partie de ma sexualité en cachette de mes partenaires et, c’est ça l’important, je me suis menti à ce sujet. Ça a aussi à voir avec ma séropositivité depuis cinq ans, une réalité qui entraîne souvent pas mal de honte.

Vous en étiez donc arrivé à un point où ça ne pouvait plus continuer ?

En fait il y a eu deux moments fondamentaux. Le premier quand le jeune homme de Montréal m’a fait comprendre que, oui, j’avais refoulé une certaine homophobie. Je me suis rendu compte que j’étais incapable d’accepter qui j’étais et comment je le vivais. Je reproduis dans ma tête énormément de préjugés sur les hommes homosexuels. Le second c’était fin novembre dernier, j’étais complètement high chez un type et il m’a dit : «écoute, tu n’arrêtes pas de te plaindre de ce que ta vie est socialement et culturellement trop hétérosexuelle. Alors pourquoi n’arrêtes-tu pas de leur ressembler ?» Et il m’a convaincu de me raser la tête.

En quoi une simple coupe de cheveux fut-elle si fondatrice?

Il ne s'agissait pas simplement de couper des cheveux, c’était un acte performatif. Dès qu’il a commencé à me raser la tête j‘ai éclaté en sanglots. Je me suis mis à parler de la prison où je m’étais enfermé. Tandis que mes cheveux tombaient sur le sol, j’ai compris qu’une digue avait sauté, que je devenais enfin capable d’accepter tous ceux dont je suis fait – le pédé et le polyamoureux,le cuir et le séropositif – et que je devais me mettre à en parler ouvertement. C’est à ce moment-là que j’ai pu m’accepter ; ça ne s’est pas exactement terminé comme on l’avait imaginé, moi et le mec génial qui m’a rasé la tête – mais je t’en serai éternellement, oui éternellement, reconnaissant. Merci. Tu te reconnaîtras.

Avant le coming-out public, y en a-t-il eu un privé ?

J’étais séropositif depuis plus de cinq ans, et j’en avais évidemment parlé avec mes amis. C’est un vrai choc que de réaliser combien les gens en savent peu sur le sujet, sur les faits médicaux: qu’il y a un traitement, que comme je le prends je ne présente de facto pas un risque d’infection, que je peux mener une vie complètement normale.

Est-ce que ce coming-out avait un but politique, au-delà de votre propre empowerment ?

Le premier politicien américain ouvertement gay, Harvey Milk, a dit : «Chaque personne homosexuelle doit faire son coming-out !» Il parlait des gays, mais dans mon cas ça s’applique aux séropositifs. Si vous avez accès à un système de soins correct, le problème avec le sida n’est pas médical, le problème c’est le stigmate. Je me suis rendu compte que j’étais un privilégié : je fais partie de cette gauche où personne ne m’attaquera sur ma sexualité et ma séropositivité, j’ai un cercle stable d’amis, et maintenant ma famille est aussi au courant. D’autres séropositifs n’ont peut-être pas ces mêmes ressources culturelles et sociales qui les aideraient à faire leur coming-out. Pour moi, ça a été une étape vers ma propre émancipation.

Quel lien faites-vous avec votre macro-politique ?

Je travaille à la Fondation Rosa Luxembourg, où, par exemple, on se pose parfois la question de la priorité à donner à un appel pour une sortie rapide du charbon en Allemagne. Cet appel se situerait dans une perspective de justice globale, mais il pourrait néanmoins avoir comme conséquence que les districts miniers (en particulier celui situé au Sud-Est de Berlin, où Die Linke est particulièrement fort) fassent défection en masse pour rejoindre l’AfD. Je n’ai pas de réponse, mais je sais que je refuse de mettre de côté les questions roses, violettes et vertes – c’est-à-dire la justice climatique, les questions LGBT, le féminisme … - simplement parce que la gauche traditionnelle n’a pas réussi à garder sa base attachée au projet global de la gauche. Il y a en ce moment à gauche un retour de bâton contre les femmes, les homos et les environnementalistes. On nous dit : «vous avez livré la classe ouvrière à l’AfD». C’est une connerie pure et simple. Et nous n’y sommes pour rien.

Comment se positionne la gauche, et que doit-il se passer ?

Nous vivons dans un pays qui aime à se proclamer le "champion du monde" des énergies renouvelables, alors qu’en fait il est le leader mondial de l’extraction et de la combustion du lignite, le plus polluant des carburants fossiles. Nous en brûlons plus qu’aucun autre pays, Chine et Inde compris. Et il faudrait que nous attendions encore quinze ans que l’AfD soit battue pour pouvoir parler de nouveau de la sortie du charbon ? Il n’en est pas question. Nous savons bien que ce n’est pas parce que les féministes et les pédés mettront un mouchoir sur "leurs" revendications  que la politique de gauche sera plus attractive. C’est pourtant ce qu’ont récemment affirmé deux dinosaures de la gauche allemande, Wolfgang Gehrcke et Dieter Dehm, dans le Neues Deutschland, un journal proche de Die Linke : assez de ces sottises écolos et végétaliennes, nous devons revenir à une politique traditionnelle d’État-providence. Sérieusement, ça excite qui ce genre de politique de gauche ? Pour moi l’enjeu et le projet de cette nouvelle année c’est : comment produire des récits de gauche attirants, qui impliquent les pédés, les féministes et les écolos, et assez sexy pour emporter la conviction ?

Pouvez-vous pour cela vous appuyer sur d’une part les succès des blocages Ende Gelände, d’autre part sur votre coming-out ?

C’est en gros ce que j’aimerais entreprendre cette année. En tant qu’écolo-pédé malade et à moitié étranger – ma mère est brésilienne, mon père allemand – j’aime à penser que je serais une cible idéale pour la haine répandue par l’AfD et les autres populistes de droite. J’aimerais bâtir un récit autour de ça. Je suis persuadé que nous pouvons trouver des terrains d’entente à gauche, au-delà des barrières de classe.

Vous réussissez, vous êtes charismatique, vous parlez bien, et vous proposez une alternative à tout ce pour quoi se battent les forces réactionnaires, de l’AfD à Trump. Les partis de gauche ne vous supplient-ils pas de les rejoindre ?

Pas vraiment. Je suis un incurable romantique des mouvements sociaux. Je suis persuadé que tout ce qui est bon, sincère et beau dans le monde a été porté, à un moment ou à un autre, par les mouvements sociaux. C’est de là que viennent les solutions. Une autre raison est que j’aime mener le genre de vie où je peux sortir du Kit-Kat-Klub[7] avec les pupilles de la taille de soucoupes et deux hommes nus au bras sans être mitraillé par un journaliste de tabloïd. C’est ça pour moi la liberté et l’émancipation. Je n’aimerais pas devenir un Volker Beck[8].


[1] NdT Alternative pour l’Allemagne – parti d’extrême-droite qui a récemment  beaucoup gagné en influence

[2] NdT littéralement “jusqu’ici et pas plus loin”. Lire Contre le charbon, un mouvement de désobéissance prend forme en Allemagne, Jade Lindgaard 21 mai 2016 https://www.mediapart.fr/journal/international/210516/contre-le-charbon-un-mouvement-de-desobeissance-prend-forme-en-allemagne

[3] NdT les blocages de trains Castor (CAsk for Storage and Transport Of Radioactive material) transportant des déchets radioactifs

[4] NdT Un « espace safe» est un espace souvent temporaire créé lors d'une lutte ou d'un événement (qui peut être non mixte, ou un squat) où des minorités (par exemple les transgenres ou les groupes racisés) qui subissent la domination d'un autre groupe peuvent se retrouver en étant certaines d’être à l’abri de ces agressions.

[5] le mot allemand Ermächtigung, dont la traduction littérale est empowerment, souffre de ce que le gouvernement nazi a appelé Ermächtigungsgesetz, i.e. Loi d’Empowerment, la loi de 1933 par laquelle, après l’incendie du Reichstag, il s’autorisait à passer des lois sans en référer au Parlement

[6] NdT lire Keystone XL: le pipeline géant qui fâche l'Amérique Thomas Cantaloube 23 septembre 2016 https://www.mediapart.fr/journal/dossier/international/keystone-xl-le-pipeline-geant-qui-fache-lamerique

[7] NdT l’un des clubs hédonistes berlinois emblématiques

[8] NdT politicien gay arrêté en mars 2016 par la police en possession de drogues et chassé de son parti - les Verts


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