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Tribune 11 déc. 2020

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En soutien à Mohammed Harbi

Dans un texte collectif, des universitaires, chercheurs, éditeurs, etc., attachés à l’histoire de l’Algérie protestent contre la présentation, qu’ils estiment calomnieuse, de l’historien Mohammed Harbi, dans une revue universitaire, comme « l’intellectuel organique du FLN ».

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Etonnés et scandalisés par une polémique indigne de l’université dont Mohammed Harbi est la cible dans un texte paru dans une revue scientifique, nous tenons à apporter publiquement notre soutien à un intellectuel connu par ses écrits et engagements bien au-delà de l’Algérie ou de la France.

Les libertés académiques ne sauraient être confondues avec la calomnie ou les attaques dont il est l’objet. À cet égard, la responsabilité de la revue Sociétés politiques comparées est pleinement engagée pour avoir publié un article de Mohammed Hachemaoui qui pose de sérieux problèmes en matière de pensée critique.

Outre l’analyse très discutable de l’histoire algérienne récente, Mohammed Hachemaoui cherche en effet à présenter Mohammed Harbi comme « l’intellectuel organique du FLN » ou, tout simplement, comme un « intellectuel organique », au sens dévoyé du concept gramscien pour en faire, avec aplomb et une méconnaissance manifeste, la caution d’un régime qu’il a pourtant combattu. Est-il nécessaire de rappeler que, dès 1960, il dénonçait dans une lettre à Krim Belkacem « la conception policière de l’action politique qui prévaut au sein du FLN » ?

Les travaux de Mohammed Harbi sur le mouvement national algérien et la révolution anticoloniale, sont désormais des analyses de référence, de même que ses prises de positions à l’encontre de la militarisation de la société, en faveur du socialisme, de la démocratie et de la laïcité, ainsi que son soutien aux militants en butte à la répression à travers le monde.

Nous ne saurions tolérer que son parcours et ses écrits soient dénaturés afin de servir d’obscurs desseins qui ne rendent service ni à la quête de connaissance ni aux défis posés à l’Algérie et aux sociétés méditerranéennes.

Signataires :

Kader A. Abderrahim, maître de conférences, IEP Paris
Hichem Abdessamad, historien
Lahouari Addi, professeur émérite de sociologie, Sciences Po Lyon
Khedidja Adel, universitaire
Sanhadja Akrouf, militante féministe
Emmanuel Alcaraz, docteur en histoire
Zineb Ali-Benali, professeure émérite de littératures francophones, Université Paris 8
Mourad Allal, directeur de centre de formation
Tewfik Allal, militant du mouvement associatif de l'émigration maghrébine en France
Arezki Amazouz, ancien syndicaliste, président de l'ATRIS
Samia Ammour, militante associative
Claire Auzias, historienne
Nabil Azouz, enseignant
Malika Bakhti-Dahmani, ingénieure d'études
Etienne Balibar, professeur émérite de philosophie, Université Paris Nanterre
Fathi Belhaj Yahia, écrivain
Soulayer Belhassen, présidente d'honneur de la FIDH
Saïd  Belguidoum, maitre de Conférence Université d’Aix-Marseille, chercheur à l’IREMAM
Akram Belkaïd, journaliste
Farouk Belkeddar, militant associatif
Raymond Benhaim, économiste
Tarek Ben Hiba, militant associatif, ancien conseiller régional Ile-de-France
Ali Bennani, retraité
Doria Benozene, chargée de mission
Ali Bensaad, professeur des universités, Institut français de géopolitique
Abdellatif Ben Salem, auteur traducteur
Belkacem Benzenine, chercheur, CRASC
Hayat Berrada-Bousta, rédactrice, Maroc Réalités
Sophie Bessis, historienne
Edgar Blaustein, économiste
Bernard Bosc, membre du Réseau féministe "Ruptures"
Saïd Bouamama, sociologue
Philippe Bouba, docteur en histoire
Abderahmane Bouchène, éditeur
Mohamed Larbi Bouguerra, professeur honoraire de la faculté des sciences de Tunis
Alima Boumediene-Thiéry, avocate
Raphaëlle Branche, professeure d’histoire contemporaine, Université Paris Nanterre
Frédéric Brun, fondateur de la revue Ecologie et politique
Maurice Buttin, avocat honoraire
Nadia Chaabane, ancienne députée de l'Assemblée constituante tunisienne
Jacqueline Chabbi, professeur honoraire des universités
Alya Chérif Chammari, avocate, professeure de droit
Khémaïs Chammari, ancien ambassadeur
Tewfik Chammari, militant anti-corruption
Faouzia Charfi, professeure émérite de physique, Université de Tunis
Mouhieddine Cherbib, militant des droits de l'homme
Khadija Chérif, ancienne présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates
Alice Cherki, psychiatre, psychanalyste et essayiste
Pierre Cours-Salies, professeur de sociologie, Université Paris 8
Bachir Dahak, docteur en droit, militant associatif
Ahmed Dahmani, universitaire
Sonia Dayan-Herzbrun, professeure émérite de sociologie, Université Paris-Diderot
Guillaume Davranche, militant libertaire
Monique Dental, présidente du Réseau féministe "ruptures"
Jasmine Desclaux-Salachas, cartographe – les Cafés-cartographiques.
Daho Djerbal, universitaire, directeur de la revue NAQD
Bernard Dreano, président du CEDETIM
Martin Evans, professeur d'histoire européenne moderne, Université du Sussex
Mohamed Ezzaouia, agronome
Mireille Fanon-Mendès-France, présidente de la Fondation Frantz Fanon
Fabien Farbiaz, militant écologiste
Mohamed-Chérif Ferjani, professeur honoraire de science politique, Université Lyon 2
François Gèze, éditeur
Alain Gresh, journaliste
Ali Guenoun, docteur en histoire
Azeddine Guerfi, éditeur, Chihab
Daniel Guerrier, éditeur, Spartacus
Janette Habel, universitaire, politologue
Mohamed Haddouche, militant associatif
Abdelhafid Hamdi-Cherif, universitaire
Maher Hanine, sociologue, Université de Tunis
Jim House, professeur d’histoire française et francophone, Université de Leeds
Ouali Ilikoud, universitaire et docteur en sciences politiques
Kamel Jendoubi, militant des droits humains
Samy Johsua, professeur émérite en science de l’éducation, Université Aix-Marseille
Aïssa Kadri, professeur émérite de sociologie, Université Paris 8
Amin Khan, poète
Habib Kazdaghli, professeur en histoire contemporaine, Université de Manouba
Tahar Khalfoune, juriste, universitaire
Pierre Khalfa, économiste, membre de la Fondation Copernic
Mohamed Khenissi, président de l'association Nachaz-Dissonances
Aziz Krichen, sociologue
Daniel Kupferstein, réalisateur
Abdellatif Laâbi, poète
Smaïn Laacher, professeur de sociologie, Université de Strasbourg
Kamel Labidi, journaliste
Latifa Lakhdar, universitaire, ancienne ministre de la culture et du patrimoine en Tunisie
Michèle Leclerc-Olive, sociologue, chercheure, CNRS
Michael Löwy, directeur de recherches émérite, CNRS
Alain Mahé, maître de conférences, EHESS
Gilles Manceron, historien
Marc Mangenot, économiste
Farouk Mardam-Bey, historien et éditeur
Claire Marynower, maîtresse de conférences en histoire, Sciences Po Grenoble
Gustave Massiah, militant altermondialiste
Henri Mermé, président de l'Institut Tribune Socialiste
Fabienne Messica, sociologue
Arezki Metref, journaliste
Tarik Mira, militant de la démocratie
Claudia Moatti, historienne
Amar Mohand-Amer, historien, CRASC
Robi Morder, juriste et politiste
Mohamed Nachi, professeur de sociologie, Université de Liège
Jacques Ould Aoudia, chercheur en économie politique du développement
Fatma Oussedik, sociologue et anthropologue, Université d’Alger
Denis Paillard, directeur de recherches émérite, CNRS
Irène Paillard, conservateur générale retraitée
Antonin Plarier, maître de conférences en histoire, Université Lyon 3
Marc Plocki, animateur de l'appel Faisons vivre la Commune
Florence Prudhomme, philosophe, présidente de Rwanda Avenir
Gemaile Rechak, architecte
Florence Rey, artiste
Rahim Rezigat, ancien militant du FLN
Bernard Richard, documentariste
Michèle Riot-Sarcey, professeure émérite d’histoire contemporaine, Université Paris 8
Daniel Rivet, professeur émérite d’histoire contemporaine, Université Paris 1
Alex Robin, président de Radio Zinzine (Provence)
Marguerite Rollinde, militante associative, défenseure des droits humains
Alain Ruscio, historien
Pierre Salama, économiste, professeur émérite, Université Paris 13
Adam Shatz, rédacteur, London Review of Books
Ouarda Siari Tengour, historienne
Nedjib Sidi Moussa, docteur en science politique
Catherine Simon, journaliste
Yves Sintomer, professeur en science politique, Université Paris 8
Francis Sitel, co-directeur de la revue ContreTemps
Jacques Soncin, président de Fréquence Paris Plurielle (FPP)
Benjamin Stora, professeur émérite d’histoire contemporaine, Université Paris 13
Khaoula Taleb-Ibrahimi, linguiste, professeure des universités, Alger
Hocine Tandjaoui, écrivain
Alia Tengour, professeur d¹histoire-géographie
Esma Hind Tengour, docteure en études arabes
Habib Tengour, écrivain et anthropologue
Mokhtar Trifi, président d'honneur de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l'homme
Brigitte Trincard Tahhan, retraitée
Anne Tristan, ancienne journaliste
Eleni Varikas, professeur émérite en science politique, Université Paris 8
Daniel Vey, responsable associatif
Pierre Vermeren, professeur d'histoire du Maghreb contemporain, Université Paris 1
Tassadit Yacine, anthropologue, directrice d'études à l'EHESS, chercheure au LAS
Abdallah Zniber, militant associatif de l'immigration

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