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Tribune 24 nov. 2022

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Vies classées sans suite : pour l’adoption d’une loi cadre

« Nous en avons assez des violences que nous infligent la police, la justice et la société lorsque nous parlons », s'insurgent de nombreuses personnalités, dont Adèle Haenel, Jeanne Cherhal, Clémentine Autain, Corinne Masiero, et bien d'autres. Elles réclament une loi cadre qui instaurera un plan d'urgence pour la protection de l'enfance doté d'un budget annuel de 0,1% du PIB, soit 2 milliards d'euros. « Nous, femmes, personnes LGBTQIA+, enfants, continuons d’être discriminé·es, harcelé·es, agressé·es, violé·es. Nous continuons d’être tué·es. »

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Nous exigeons l’adoption d’une loi cadre, réclamée depuis des années par des associations féministes et financée à hauteur de deux milliards d’euros par an, contre les violences de genre.

Pour que la parole des victimes : des femmes, des personnes LGBTQIA+ et des enfants ne soit plus jamais remise en cause.

En 2017, nous étions des millions à témoigner pour dénoncer les violences  sexistes et sexuelles que nous avions subies et subissons encore. Nous avons poussé un cri de colère, habité·es par l’espoir que la société nous entendrait ENFIN et agirait. Mais 5 ans après la propagation de ce hashtag qui a révélé le caractère systémique et massif de ces violences, est-ce que les choses ont profondément changé ? Non !

5 ans après, les victimes parlent encore, mais que fait la société de leurs paroles ? Elle les méprise et les remet en cause, préférant la présomption d’innocence accordée aux hommes accusés et la présomption de méfiance à l’égard des victimes. Que font la société, la police et la justice quand des femmes, des personnes LGBTQIA+ et des enfants témoignent ou portent plainte ? Elles acquittent les agresseurs et violentent à leur tour. Elles classent nos vies sans suite ! 

Nous parlons mais la société et les politiques refusent d’écouter. Nous multiplions les hashtags de #MeToo à #DoublePeine et ils n’agissent pas !

#MeToo avait offert l'occasion d’acter de politiques publiques efficaces, dotées du budget nécessaire pour en finir avec les violences de genre. Mais faute d’une réelle volonté politique, les soi-disant « grandes causes » des quinquennats et le Grenelle dédié n’ont pas produit de mesures à la hauteur. Le gouvernement aurait pu décider de politiques impulsant un changement en profondeur de la société. Il aurait dû. Mais au lieu de cela, il n’a rien fait, ou si peu que c’en est dérisoire. 

Et nous femmes, personnes LGBTQIA+, enfants continuons d’être discriminé·es, harcelé·es, agressé·es, violé·es. Nous continuons d’être tué·es.

Voilà la réalité, notre réalité.

Celle que nous endurons au quotidien ! 220 000 femmes se déclarent tous les ans victimes de violences conjugales ; plus de 700 féminicides ont eu lieu pendant les mandats d’Emmanuel Macron. 94 000 viols ou tentative de viols sont perpétrés chaque année en France mais seuls 0,6% des agresseurs sont condamnés ; 85% des personnes trans sont confronté·es à des agressions transphobes au cours de leur vie ; 165 000 mineur·es sont victimes de violences sexuelles chaque année et seulement 6% éloignées des agresseurs.

Notre réalité, c’est celle des violences psychologiques qui nous broient insidieusement, mais que la justice refuse de reconnaître. Oui, les insultes et le mépris quotidien sont des violences et doivent être reconnues comme telles.

Notre réalité, c’est celle de femmes précaires qui ne peuvent s’adresser à la justice parce qu’elles n’en ont pas les moyens. De victimes qui sortent plus appauvries et épuisées de leur parcours judiciaire. Celle de femmes racisées qui sont encore plus déconsidérées par la justice, et de femmes trans qui reçoivent des insultes transphobes de policiers lors des plaintes.

C’est celle d’enfants victimes d’inceste, de violences intrafamilliales et de pédocriminalité, abandonné·es à leur sort parce qu’on refuse de les écouter. 

Les victimes parlent. Mais que leur répond-on ? De porter plainte et de laisser la justice faire son travail. Alors que 65% des plaintes précédant des féminicides conjugaux sont classées sans suite, comme 80% des affaires de violences sexuelles. Alors que 46% des viols sont requalifiés en agression sexuelle. Nos parcours d’enquête et judiciaires sont émaillés de banalisation des violences, de refus de plainte, de violences sexistes et lgbtqiphobes.

Nous en avons assez des violences que nous infligent la police, la justice et la société lorsque nous parlons.

Assez de voir que les lois adoptées ne visent qu’à réprimer les auteurs une fois que les violences ont eu lieu, au détriment des mesures de prévention et de protection. La loi de juillet 2001 instaurant trois séances par an d’éducation à la vie sexuelle à l’école n’est toujours pas appliquée ; laissant les violences de genre se reproduire de génération en génération. 

Nous en avons assez de continuer à compter nos adelphes, mère, soeurs, ami·es, enfant·es, victimes de viol et d’inceste ou assassiné·es ; tandis que le gouvernement, lui, compte ses sous : faute d’un budget à la hauteur, il manque encore 15 000 à 30 000 places d’hébergement dédié aux victimes de violences conjugales. 

Mais pourrait-il en être autrement alors que les politiques, censés impulser des lois pour en finir avec les violences masculines, se refusent à agir face aux affaires ayant lieu en leur sein ? Comment pourrait-il en être autrement alors que le président de la République nomme des hommes accusés de violences sexuelles dans son gouvernement !? 

Pour en finir avec les violences patriarcales, nous ne pouvons nous contenter de réformes à la marge. Seul un profond changement de mentalité au sein de la société et des institutions peut le faire. Nous avons besoin de l’adoption d’une loi cadre sur les violences de genre, dotée d’un budget annuel de 0,1% du PIB (soit 2 milliards d’euros), et de réformes à tous les niveaux (accompagnement, prévention, protection). 

Une loi cadre qui instaurera un plan d’urgence pour la protection de l’enfance. Une loi qui permettra de déployer massivement tous les dispositifs de protection des victimes et d’augmenter les moyens alloués aux associations. Cette loi cadre doit aussi être l’occasion d’instaurer une aide financière pour toutes les victimes, et d’inscrire dans le marbre la formation obligatoire des profesionnel·les au contact des victimes. La justice et la police doivent aussi être remodelées, via la création de brigades et de juridictions spécialisées et formées, et l’inscription du terme féminicide et de la définition du viol basée sur le consentement dans le code pénal.

Ce changement de mentalité ne sera pas facile, nous le savons. Nous sommes prêt·es. 

Pour que nos vies ne soient plus classées sans suite, c’est aux politiques et aux institutions de faire changer cette société qui nous violente. S’ils ne le font pas, nous allons les y forcer.

Une loi cadre pour que nos vies ne soient plus classées sans suite. Nous l’exigeons, nous l’obtiendrons.

Signataires :

Lexie Agresti Autrice, militante, créatrice de @aggressively_tran
Léane Alestra Fondatrice de Mécréantes, militante féministe et autrice
Carima Amarouche Artiste
Sophia Antoine Militante féministe et activiste FEMEN
Collective des mères isolées Association nationale Collective des mères isolées/Association nationale
Clémentine Autain Députée
Khadija Azougach Avocate, militante féministe
Pauline Baron Journaliste et militante féministe, membre de la coordination
Sophie Barre Sophie Barre, #NousToutes
Emma Beatson Artiste
Nadhéra Beletreche Militante féministe et antiraciste
Andréa Bescond Féministe. Autrice. Réalisatrice.
Mélodie Besnier Militante féministe
Tiphaine Blot Journaliste
Léa Boman Doctorante et militante féministe
Sandrine Bouchait Présidente de l'Union Nationale des Familles de Féminicide
Touria Bouhouria Militante lgbt antiraciste les mille et une lesbienne et queers
Claire Bourdille Activiste et fondatrice du Collectif enfantiste
Pauline Boyer Co-autrice du Manifeste pour la non-violence
Coline Brou Membre de la coordination #NousToutes
Louise Brzezowska-Dudek militante féministe #metoothéâtre
Mélissa Camara Conseillère Municipale de Lille
Alizée Casagrande Co-fondatrice de l'association d'aide aux Victimes d'Inceste
Malcy Cathelineau Militante féministe
Anne Caubet Professeure Éducation Nationale
Pauline Cazin Militante féministe
Léa Chamboncel Journaliste politique et autrice
Judith Chemla Actrice
Jeanne Cherhal chanteuse
Carole Chotil Rosa Militante féministe, salariée d'une association accompagnan
Clarika Chanteuse
Magali Cocaul Médecin, militante féministe
Elina Coutenot Militante autiste et féministe
Madeline Da Silva Co-fondatrice observatoire VSS en politique. Maire-adjointe
Clara Da Silva Militante, enseignante
Emmanuelle Dancourt Présidente #MeTooMédia
Eva Darlan Comédienne
Alexandra De Assunçao Artiste peintre & militante féministe
Noémie de Lattre Artiste
Monique De Marco Sénatrice écologiste de la Gironde
Laetitia de Tugny Militante féministe et agent d'artistes
Nathalie Dehan Conseillère métropolitaine, Métropole de Lyon et conseillère
Anaïs Delaunay Militante féministe
Joséphine Delpeyrat co-fondatrice Observatoire national de l'extrême-droite
Gaëlle Démare Militante #NousToutes
Vanessa Demouy Comédienne
Marie Ange Destaville Militante féministe, Conseillère municipale déléguée à l'Egal
Hélène Devynck Écrivaine
Auriane Dumesnil Cofondatrice de l'association Pépite Sexiste
Anny Duperey Comédienne, écrivaine
Judith Duportail Journaliste
Lucile Dupuy Association HandsAway
Elsa Faucillon Députée
Éva Ferenczi Militante féministe
Julie Ferrura Secrétaire Nationale, animatrice des commissions Femmes
Giulia Foïs Journaliste
Agathe Fort Militante féministe, Adjointe à la lutte contre les discriminatio
Camille Froidevaux-Metterie Philosophe féministe
Aurélie Gal-Regniez Directrice d'Equipop
Sophie Gautier Militante communiste, féministe, syndicaliste et lesbienne
Mégane Gensous Militante féministe
Camille Giannetto #Metoomedia
Adele Haenel Actrice militante
Florence Hainaut Journaliste et réalisatrice
Sephora Haymann Codirectrice du WeToo festival, membre #MeTooTheatre
Emma Hernandez Militante NousToutes33
Anaïs Herrmann Militante féministe
Assia Hifi Co-coordinatrice des Jeunes Écologistes d’IDF
Sylvie Hoarau Musicienne
Clara Jacob Formatrice et étudiante en psychologie
Axelle Jah Njiké Autrice afropéenne, podcasteuse et militante féministe Païe
Elodie Jauneau Militante féministe, maraudeuse sociale, historienne
Lucile Jomat Présidente de SOS homophobie
George Ka Artiste
Leila Kennouda Membre du parlement de Generation.s militante écofeminist
Stéphanie Khayat Journaliste
Kee-Yoon Kim Musicienne, comédienne, autrice
Fabienne Koehler Militante féministe
Camille Kouchner Juriste et autrice
Marie-Agnès Laffougère Journaliste féministe
Annie Lahmer Conseillère régionale EELV
Rose Lamy Autrice
Mathilde Larrère Historienne

Katia Lassouani Militante féministe, référente comité local Nous Toustes 37 

Corinne Leriche Militante féministe mère de Julie

Célia Levy NousToutes Coordination nationale 
Louisadonna Chanteuse et psychologue
Tal Madesta Journaliste spécialisé sur les enjeux LGBTI 

Besma Maghrebi avocate militante

Fanny Maillet Militante Handi-feministe

Énora Malagre Comédienne 
Association MaMaMa Association MaMaMa
Olivia Mann Micro-Agricultrice 

Bénédicte Martin Écrivain, journaliste, plaignante PPDA

Judith Martin Militante féministe

Hélène Martinelli Chanteuse

Émilie Marzak Militante féministe

Corinne Masiero Comédienne interluttante

Mathilde, artiste chansonnière et activiste anarcha-féministe 

Frédérique Matonti Universitaire
Louna Maupillier Militant-e féministe et queer
Shanley McLaren, association Stop Fisha
Noémie Merlant Comédienne 

Estelle Meyer Actrice chanteuse
Yuna Miralles militante féministe et lesbienne membre de la coordination nationale du collectif #NousToutes

Marie-Charlotte Moreau Militante féministe NousToutesParisNord
Paloma Moritz Journaliste pour Blast

Elodie Nace Activiste climat 

Géraldine Nakache comédienne 

Maëlle Noir Doctorante et membre de la coordination nationale #NousToutes 

Deby Page non-binary @ NousToutes Paris nord

Laura Pereira Diogo Militante féministe Co-fondatrice de l’association StopFisha

Isabelle Perraud Présidente Paye Ton Pinard

Frederique Pollet Rouyer Avocate au barreau de Paris

Benedetta Pozzi Psychologue
Pierrette Pyram ASSOCIATION DIIVINESLGBTQIA+
Virginie Rebillard Directrice d’école 

Raphaelle Remy-Leleu Militante écoféministe - Conseillère de Paris

Dilnur Reyhan Présidente de l'Institut Ouïghour d'Europe

Diane Richard Militante féministe

Fanny Riehl Militante féministe et infirmière

Mina Rigal Membre de la coordination nationale NousToutes 

Cécile Rosevaigue Réalisatrice Membre de MeToo Média

Sarah Roubach Militante Génération•s Féminisme

Sandrine Rousseau Députée EELV
Agathe Rousselle Actrice, féministe
Sophie Ruiz Militante féministe Resyfem
Samia Sadoun Militante féministe 

Aloïse Sauvage Chanteuse 

Fiona Schmidt Autrice, militante féministe 
Gwenaëlle Schwich-Vandesande Psychologue clinicienne

Réjane Sénac Chercheuse en science politique
Gabrielle Siry-Houari Maire-adjointe 18e arrondissement de Paris, autrice de « La République des hommes »

Nesrine Slaoui Journaliste et écrivaine

Léa Sorhouetgaray Militante féministe au sein de l’Observatoire étudiant des Violences Sexuelles et Sexistes dans l’enseignement supérieur
Jessica Suzes Militante féministe Noustoutes
Amélie Terrien Membre de la coordination nationale de #NousToutes
Cécile Thimoreau Secrétaire Générale de Metoomedia
Agathe Thilluiez Militante féministe NousToutesLille

Stella Touleron Militante Transféministe
Toutes à l’abri Association d'aide aux femmes SDF
Lou Trotignon Militant.e féministe

Elodie Tuaillon-Hibon Avocate spécialisée dans l'assistance aux victimes, féministe

Alexandra Vauthier Militante féministe membre du collectif nous toutes90 

Fiona Verstichel Militante féministe, éducatrice et psychopraticienne 

Gisèle Vienne Chorégraphe

Mélanie Vogel Sénatrice écologiste

Elsa Wolinski Journaliste 

My-Kim Yang-Paya Fondatrice et Présidente d’honneur de l’association Avocates-Femmes & Violences
Emmie Zaepffel Militante féministe

Nadia Zem Militante #Noustoutes

Bettina Zourli Autrice et créatrice du compte Instagram @jeneveuxpasdenfant

Pour retrouver la liste des signataires complète, cliquez ici : 

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