La reconstruction du PS se fera avec les femmes, à égalité, ou ne se fera pas

Ce samedi 27 janvier, les cinq candidats au poste de premier secrétaire PS dont une femme déposeront leur motion, lors d'un conseil national. A cette occasion et dans la perspective du prochain Congrès de refondation du Parti socialiste, les 7 et 8 avril, à Aubervilliers, voici une tribune «coup de colère» des féministes socialistes signée par plus de 160 membres ou sympathisantes PS.

Le Congrès d’Aubervilliers des 7 et 8 avril prochains, appelle une refondation de notre parti, à un moment où il a perdu son poids électoral et une bonne partie de son assise militante.

Serons-nous capables de tirer les leçons de l’épisode précédent, et de proposer des pistes pour l’avenir du socialisme, sans retomber dans les erreurs que nous ne connaissons que trop ?

Tel est l’enjeu de ce Congrès.

La présente contribution féministe s’inscrit dans cette période marquée par des fractures politiques et sociétales dont nous devons prendre toute la mesure. Elle place l’égalité entre les femmes et les hommes (et les droits des femmes, condition sine qua non de cette égalité), au cœur de notre démarche de reconstruction, et considère que le féminisme dont les avancées depuis 70 ans constituent la plus profonde révolution pacifique que nous ayons traversée, est une des bases sur lesquelles notre parti peut asseoir sa transformation.

L’année 2017 a été marquée par un double séisme politique et sociétal :

- du côté de notre parti, un score présidentiel au plus bas (6,3%), et la fonte des effectifs de notre groupe à l’Assemblée Nationale (28 député.e.s), passé de 51% à 5%.

- du côté des relations femmes/hommes, la libération de la parole des femmes sur les réseaux sociaux à la suite de #balancetonporc, #moiaussi, et de l’affaire Weinstein, a révélé des milliers d’actes de violences sexuelles, et de harcèlement contre les femmes, tus jusque-là et impunis. Le parti socialiste, enfin, lui-même, éclaboussé par des dénonciations de violences sexuelles exercées par des cadres du MJS, et de l’UNEF proches du MJS, dont certains ont été membres de cabinets ministériels !

Ce double séisme est une rupture.

Tou.te.s nous devons en prendre conscience : plus rien ne sera comme avant !

Trois principes, à nos yeux indissociables – féminisme, universalisme et laïcité – fondent notre engagement aujourd’hui. Ils s’inscrivent dans le courant de pensée socialiste. Et parce que politiques, ils doivent s’inscrire aussi dans la refondation de notre parti.

Partagé par nombre de militant.e.s et de citoyen.ne.s, cet engagement s’accompagne du refus d’une instrumentalisation de ces valeurs et par le changement de pratiques que nous exécrons.

Etre socialiste, être féministe, c’est revendiquer le changement des rapports sociaux de sexe pour l’égalité femmes-hommes, un changement qui tienne compte des trop grandes disparités économiques dont les femmes sont les premières victimes.

Les discriminations que vivent les femmes sont banalisées, par ceux qui les causent, comme par celles qui les vivent. Elles sont là, partout, aggravées par la pauvreté et la précarité, et touchent toutes les générations.

Pas une femme qui n’ait vécu une situation de sexisme, d’agissement sexiste !

Aujourd’hui les politiques publiques d’égalité Femmes/Hommes et en particulier, l’intégration du genre dans les politiques publiques nécessitent davantage qu’une posture. On ne peut pas se contenter de tenter de réparer les injustices ; il faut s’interroger en permanence sur l’origine de ces inégalités et leur cause systémique. C’est d’expertise et de ténacité dont nous avons besoin. 

La faible représentation des femmes aux postes de responsabilité traduit bien la conception générale de la place de chacun.e dans la société. Questionner la place des femmes dans le pouvoir, c’est aussi questionner toutes les autres inégalités.

C’est un combat politique, un combat quotidien.

Nous ne partons pas de rien ; durant le quinquennat de François Hollande, dont il serait –paraît-il– de bon ton de se démarquer aujourd’hui, il y a eu – outre la parité stricte au gouvernement, un véritable ministère des droits des femmes (hélas trop peu doté) et la fin du « masculinisme » départemental (excusez du peu !) – des avancées importantes que nous devons préserver.

En matière de droits des femmes, l’investissement des parlementaires et des ministres, celui du HCEF/H, l’apport des associations militantes, ont permis ces avancées.

Citons entre autres :

  • Loi du 6 août 2012 contre le harcèlement sexuel,
  • Loi du 31 juillet 2014, prise en charge à 100% du forfait de l’IVG, suppression de la notion de « détresse » et du « délai de réflexion » de 7 jours,
  • Loi du 4 août 2014 sur l’égalité réelle, qui fait obligation de présenter avant le débat sur le budget « un rapport sur la situation en matière d'égalité entre les femmes et les hommes intéressant le fonctionnement de la commune (ou la région ou le département) » article 61 Chapitre II titre V.
  • Loi du 13 avril 2016 de renforcement de la lutte contre le système prostitutionnel,
  • Loi du 22 décembre 2016 qui inscrit le sexisme comme circonstance aggravante.
  • Campagne contre le sexisme 2017 « Sexisme pas mon genre ».

Soyons vigilant.e.s à préserver ces acquis !

Aucune loi, si bonne soit-elle, ne pourra être appliquée si le politique ne s’en donne les moyens. Cela ne peut générer que frustrations et perte de confiance dans l’action politique.

Nous nous heurtons à la non effectivité des lois que dénoncent les associations de terrain. Leur mise en place, leur application soulèvent des difficultés, du fait du manque de financements et de moyens humains appropriés, mais aussi de la méconnaissance de leur contenu, de l’absence de campagnes de sensibilisation, enfin du manque de suivi et de volonté politique.

Des dispositifs doivent être créés dans notre parti afin de recueillir les informations de terrain, et d’évaluer l’effectivité des lois sur les droits des femmes, les violences, et les inégalités salariales ou professionnelles.

Nous demandons l’engagement de tou.te.s nos élu.e.s à défendre dans leurs collectivités cette culture de l’égalité par tous moyens (amendements, subventions, interventions diverses), dénoncer les reculs et poser la question de l’égalité F/H dans le financement des dispositifs territoriaux.

Il faut nous mobiliser pour faire augmenter le budget dédié aux droits des femmes. Toutes les associations sont en difficulté, et doivent rogner sur les actions qu’elles assuraient (formation dans les collèges, suivi des jeunes, accompagnement des femmes victimes de violences, etc…)

Dans le cadre de la réforme constitutionnelle: à l’heure où renaissent des querelles sur le droit à la contraception et à l’avortement, où en Europe a ressurgi l’interdit de l’avortement, la France doit préserver ces droits en les inscrivant dans la Constitution.

Les inégalités qui touchent les femmes sont multiples, elles peuvent se conjuguer. Ainsi à côté des inégalités entre les femmes et les hommes, la pauvreté crée des inégalités entre les femmes elles-mêmes. Le handicap en crée d’autres qui se cumulent.

Nous devons repenser la spirale des inégalités dans cette perspective.

Bien que majoritairement plus diplômées et qualifiées que les hommes, les femmes restent cantonnées dans des emplois sous-qualifiés, des emplois partiels, et des salaires inférieurs.

Cette inégalité de traitement des femmes dans le monde du travail incombe pour beaucoup au monde professionnel lui-même et aux stéréotypes qui perdurent sur les rôles respectifs des femmes et des hommes. Une partie des inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes résulte de l’inégalité de la responsabilité familiale.

Certes, on ne légifère pas sur l’intime ou la vie privée. Cependant, ces inégalités peuvent aussi être considérées comme relevant, au même titre que toute question sociétale, de l’action politique.

Dès lors, il faut envisager d’impliquer le monde professionnel : par exemple surtaxer le recours au temps partiel et aux horaires décalés, travailler sur les horaires des réunions, créer un label d’excellence, etc…

La laïcité garantit la séparation du religieux et du politique ; elle permet aussi l'autonomie de la citoyenneté à l'égard de l'appartenance confessionnelle, et l’égalité de traitement pour tou.te.s.

Partout, le parti socialiste doit, dans tous les lieux et toutes les situations, s’engager pour la laïcité, gage de l’émancipation des femmes, rappeler l’importance fondamentale de l’égalité entre les hommes et les femmes vis-à-vis de toutes les coutumes patriarcales et s’opposer aux conservatismes religieux qui menacent le droit à l’égalité pour les femmes.

Il doit refuser fermement le piège du « relativisme culturel ».

Or il subsiste en France de nombreux territoires de la République où le corps des femmes, leurs libertés et leur accès à l'espace public font l'objet d'un contrôle exacerbé. Elles sont nombreuses à subir, au nom de l’identité religieuse, de pratiques culturelles patriarcales une séparation sexuelle : voilement, refus de la mixité, mariage forcé etc...

Si le droit de choisir est un gain des féministes, tous les choix ne sont pas forcément féministes.

Partout dans le monde, des femmes refusent d’abdiquer leur liberté et certaines le paient de leur vie. Fidèles à l’objectif fondamental du féminisme : l’émancipation de toutes les femmes, en France comme ailleurs dans le monde, les socialistes doivent soutenir leurs combats et être solidaires des femmes qui, partout, subissent des violences et la privation de droits fondamentaux.

Il doit s’engager pour les droits des femmes étrangères sur notre sol, deux fois plus victimes de discriminations sexistes et xénophobes.

Quant aux migrant.e.s, il doit exiger que soient mieux pris en compte les besoins particuliers des femmes et des personnes vulnérables, et sensibiliser nos élu.e.s à les prendre en compte en matière d’accueil, d'hébergement, et d’accompagnement social.

Le Parti socialiste connaît de longue date les réseaux féministes avec lesquels il partageait naguère des échanges multiples, des actions en commun, une vraie solidarité. Mais en tant que parti politique, il a rompu avec cette pratique de compagnonnage.

Pourtant les grandes associations (FNSF, CNDF, MFPF, CIDFF, FFS) sont toujours porteuses d’une réflexion nourrie par leur réseau. Rien de ce qu’elles disent n’est anodin, ni incertain.

Pourtant les universitaires et chercheur.e.s travaillant sur le genre, la parité, l’égalité femmes/hommes dans des champs de recherche qui ne cessent de s’étendre, n’ont jamais été aussi nombreux.ses ni aussi attenti.f.ve.s à la lecture politique de leurs sujets.

Le parti socialiste doit réinvestir ce dialogue.

Par ailleurs, le mouvement féministe s’est considérablement rajeuni, diversifié, ces dernières années. Il s’intéresse à toutes les formes de discriminations, handicap, racisme, genre, orientation sexuelle, etc… Désormais, la mobilisation passe par les réseaux sociaux, loin des cercles politiques dont se défient les plus jeunes.

Après le tsunami #balancetonporc en octobre, difficile de dédaigner leurs actions !

De très jeunes femmes qui ont fait leurs les conquêtes de leurs aînées, inventent d’autres déclinaisons du féminisme, pointent d’autres sujets d’inégalités, investiguent d’autres cercles où triomphe la domination masculine.

Il serait affligeant que le parti socialiste refondé ne participe pas à ces débats qui dépassent le cadre confidentiel et sont aujourd’hui internationaux. Il doit réfléchir à ces sujets éminemment politiques qui construisent l’avenir, faire sienne cette passionnante pensée en mouvement, et proposer sa lecture politique de ce qui est en train de se mettre en place… Sauf à perdre ses jeunes militant.e.s.

D’autres rapports entre les femmes et les hommes, comme entre les générations, doivent émerger au P. S., et avec une autre mentalité.

Trop longtemps, on a fait semblant d’appliquer la parité sans jamais en respecter l’esprit. Si la parité commence avec une calculette, elle se poursuit par une répartition volontariste et déterminée des postes de pouvoir, un renouvellement générationnel et surtout un engagement et des hommes et des femmes.

Finissons-en avec cette culture machiste feutrée :

Oui, faire des réunions de travail exclusivement masculines est un signal négatif,

Oui, participer à des tribunes exclusivement masculines est inacceptable,

Oui, l’image de groupes strictement masculins autour du 1er secrétaire plombe notre image. Quel message envoyons-nous?

Il y a des règles à respecter :

Parité stricte des postes et des fonctions, parité dans les équipes, en interne du P.S., dans les désignations des élu.e.s, partage à égalité des 1ères places (présidences de collectivités, EPCI).

Secrétariat aux droits des femmes : au cœur du dispositif de refonte du parti, il doit être confié à une experte des questions et des réseaux féministes, des structures de droits des femmes et d’égalité, et non à une élue surchargée d’engagements, qui ne l’aura pas choisi, ou à quelque « auxiliaire» docile. Ce secrétariat éminemment politique doit être assumé avec conviction féministe et compétence, sans crainte de s’opposer.

Pour en finir avec les tabous et la loi du silence, la lutte contre les violences doit être conduite partout dans nos fédérations, une instance nationale doit être créée, d’accès direct pour les militantes, pour faire face aux éventuelles intimidations.

Le site du parti doit avoir une page dédiée où figurent toutes les informations : définition des délits, marche à suivre pour le dépôt de plainte, sanctions pénales.

Une formation obligatoire des militant.e.s et des élu.e.s, avec un budget, doit être mise en place sur les droits des femmes, l’égalité F/H, et contre les violences sexistes et sexuelles.

Quant aux élus condamnés pour actes de violences, d’agression ou de harcèlement sexuels, ils doivent être exclus du P. S. et mis en congé du parti durant les procédures.

Écrire aujourd’hui cette contribution, n’est-ce pas déjà dire la fidélité de notre engagement socialiste et notre loyauté à l’égard de notre parti ?

Pourtant, pensons-nous, la reconstruction du Parti Socialiste se fera avec les femmes, à égalité, ou ne se fera pas.

Alors, cher.e.s camarades, ensemble, amenons notre parti, le Parti de Jaurès, vers  une nouvelle étape de son histoire, ensemble, soyons capables d’incarner et de mettre en œuvre nos valeurs socialistes et féministes.

Tou.te.s, nous sommes responsables du succès de cette nouvelle étape.

Liste des premiers signataires (de 1 à 7, autrices de la contribution)

  1. Geneviève COURAUD, ancienne conseillère d'arrondissement Marseille 7e et 8e, ancienne déléguée nationale Droits des femmes
  2. Maud OLIVIER, 91, ancienne députée
  3. Claire DONZEL, ancienne conseillère régionale, Bureau fédéral, Secrétaire fédérale 74
  4. Nathalie LANZI, 79, membre du Conseil national, Vice-Présidente régionale Nouvelle Aquitaine 
  5. Jacqueline DEVIER, secrétaire fédérale 06
  6. Fatima LALEM, 75, ancienne maire-adjoint Paris
  7. Jocelyne BOUGEARD, 35, maire-adjoint Rennes
  8. Laurence ROSSIGNOL, Sénatrice de l’Oise, ancienne ministre de l’enfance, des Familles, des Droits des femmes, membre de la direction collégiale du P.S.
  9. Françoise DURAND, 75, ancienne conseillère municipale Paris
  10. Gaëlle LENFANT, 13, conseillère municipale Aix, ancienne secrétaire nationale Droits des femmes
  11. Ségolène NEUVILLE, 66, ancienne ministre, 1ère secrétaire fédérale Pyrénées-Orientales
  12. Audrey GATIAN, 13, secrétaire fédérale13
  13. Christian CABROL, 13, secrétaire de section PTT, Marseille, Bureau fédéral, Conseillère fédérale
  14. Aimé BERAUD, 13, secrétaire fédérale 13
  15. Martine ROURE, 69, Députée européenne, Vice-présidente Parlement européen
  16. Morgane CARADEC, 91, secrétaire fédérale 91
  17. Yasmine EL JAÏ, 75, militante, section18e Paris
  18. Florence AUGIER, 49, Secrétaire nationale, membre du Conseil National
  19. Solange MEYNIER, 92, militante, section Courbevoie
  20. Dario LUTCHMAYAH, 06, Secrétaire fédérale 06, Conseillère fédérale, Conseillère nationale, Présidente fédération outremer-PACA
  21. Muriel SABOURIN-BENELHADJ, 79, Conseillère régionale Nouvelle-Aquitaine
  22. Antoine BABU, 06, militant section Nice
  23. Marie-Laure FAGES, 77, Secrétaire nationale
  24. Elisabeth SANDRE, 33, militante section Arès
  25. Pascale CROZON, 73, Conseillère municipale Villeurbanne, ancienne députée
  26. Elodie JAUNEAU, 91, secrétaire fédérale, section Yerres
  27. Laurianne DENIAUD, 44, Bureau national, membre du Conseil national, maire-adjointe Saint Nazaire
  28. Hélène CONWAY-MOURET, Sénatrice, Secrétaire nationale adjoint, section Dublin,
  29. Benoîte-Martine LARDY, 75, Conseil national, conseillère fédérale, conseillère d'arrondissement Paris 3e
  30. Sabine NAGEL, 91, conseillère municipale, sous section Bondoufle
  31. George PAU-LANGEVIN, ancienne ministre, députée Paris 20ème
  32. Blandine TOMAS, 13, militante section 304 Marseille
  33. Fabienne ATLAN, 73, militante section Villeurbanne
  34. Françoise THIRIOT, 75, sympathisante
  35. Myriam EL YASSA, 25, conseillère municipale Besançon, membre du Conseil national, conseillère fédérale
  36. Virginie HOUADEC, 31, militante, ancienne conseillère régionale
  37. Rose-Marie BOUSSAMBA, 91, conseillère fédérale, conseillère municipale Les Ulis
  38. Marie- Françoise CLERGEAU, 44, ancienne députée, ancienne Questeure de l’Assemblée Nationale
  39. Elise HOLLINGER, militante
  40. Jacques GRUAT LA FORME, 69, conseillère fédérale
  41. Marie-France FARI, 95, conseillère municipale, secrétaire fédérale
  42. Jean-Paul BERARD, 13, conseillère fédérale, secrétaire fédérale
  43. Dominique RAMUSCELLO, 81, militant, section Labruguière
  44. Tiffany ERMENAULT, 94, militante section Villiers-sur-Marne, secrétaire fédérale
  45. Christian GARNIER, 06, sous section Nice 9, secrétaire fédérale
  46. Olivia POLSKI, 75, membre du Bureau national, secrétaire nationale, maire-adjointe Paris
  47. Françoise BAYLE, 13, sympathisante
  48. Laure BOTELLA, 95, militante
  49. Anne TCHANGODEÏ, 75, membre du conseil national, section Paris 18ème
  50. Marie C. EL JAÏ, 66, militante de Perpignan
  51. Dominique BABOUOT, 31, militant section Ramonville
  52. Nicole THUET, 13, militante section 305 Marseille
  53. Monique ROBILLARD, 13, sympathisante, Marseille
  54. Annie MICHEL, section New York, FdM- ADFE, AFE
  55. Roseline SARKISSIAN, 77, conseillère régionale d'Ile-de-France, membre du Conseil national
  56. Françoise NICOLADZE, sympathisante
  57. Gilbert SOULET, 13 sympathisant de Pertuis
  58. Dylan BOUTIFLAT, 75, section Paris 19è, membre du bureau fédéral, membre du Conseil National
  59. Annie GERARDIN, 51, 1ère Marne
  60. Yannick TRIGANCE, 93, conseillère régionale IDF, membre du Conseil national, secrétaire nationale adjointe
  61. Adeline LHONEN, 44, maire de Batz s/ Mer, vice-présidente CAP- Atlantique, section Le Croisic
  62. Chantal JEOFFROY, 49, sous section Trélazé, maire-adjointe
  63. Maryse MARTIN, 17, militante, secrétaire fédérale
  64. Rafika REZGUI, 91, conseillère départementale 91, Bureau fédéral 91, membre du Conseil national
  65. Liliane VESSAH, 77 secrétaire fédérale, conseillère municipale Lieusaint
  66. Camille LEVEILLE, 77 militante section Champagne s/ Seine
  67. Rudy de CARVALHO, 90, sous section Territoire de Belfort, Bureau fédéral
  68. Pascal NICOLLE, 75, militant, Bureau fédéral, conseillère fédérale, Paris
  69. Odette GRZEGRZULKA, 75, militante section Paris 3ème, ancienne députée
  70. Christine REVAULT-D’ALLONNES- BONNEFOY, 94, section Villejuif, députée européenne, secrétaire nationale, Bureau national
  71. Nathalie ROLLAND-VANNINI, 69, conseillère municipale, maire adjointe Lyon 3ème
  72. Mireille DALEST, 13, militante section Gardanne
  73. Elisabeth JUTEL, 79, conseillère régionale, élue de territoire, Nouvelle-Aquitaine
  74. Ghislaine SALMAT, 75, militante section 16e, conseillère d'arrondissements 16ème
  75. Gérald DIEUDONNE, 50, sympathisant, maire de la Lucerne d’Outremer
  76. Sylvie DURAND- TROMBETTA, 78, sympathisante
  77. Danielle LARGILLIERE, 44, Nantes, ancienne conseillère municipale Nantes, ancienne secrétaire fédérale 44 Droits des femmes
  78. Michèle DELAUNAY, 33 section Bordeaux-centre, conseillère municipale Bordeaux, ancienne ministre et députée de Gironde
  79. Bernadette BOURZAI, 19, militante section Egletons, maire honoraire d’Egletons, ancienne députée européenne, ancienne sénatrice
  80. Julie GOBERT, 77, maire adjointe Champs s/ Marne, conseillère départementale
  81. Philippe PRIETO, 69, conseillère fédérale Rhône
  82. Pierre MOAL, 29, militant section Morlaix
  83. Sophie MAILLARD, 49, section Angers, conseillère fédérale, conseillère départementale
  84. Sonia MARCELOT, 51, militante, section Reims, ancienne conseillère régionale Champagne- Ardennes
  85. Jean OLIVIER, 91, militant, section des Ulis
  86. Ernestine CISSE, 91, conseillère fédérale, section Quincy
  87. Vincent CHARLET, 91, militant, section Orsay
  88. Hervé DUPONT, 06, militant, section Nice
  89. Danielle DEMARLY, 51, militante, conseillère fédérale
  90. Edith MOIGNE, 06, militante
  91. Julia CREPIN, 75, secrétaire fédérale Paris
  92. Florence PERRIN, 69, conseillère municipale Thurins, sous section Vaugneray
  93. Christine FREY, 75, conseillère municipale, Paris 3ème, conseillère régionale Ile de France
  94. Josette BILLOT, 19, militante section Martial Bergeal, Egletons
  95. Gérard RISPAL, 75, conseillère d'arrondissements, section Paris 20ème
  96. Patrick MALIDOR, 77, conseillère municipale Moret- Loing, sous section Moret Veneux
  97. Véronique LE CAUCHOIS, 74, sympathisante
  98. Aude BRISTOT, 91, conseillère municipale Montgeron
  99. Michèle DEVIF, 19, sous section Egletons
  100. Pauline JOUBERT, 75, militante section Paris 10ème
  101. Françoise PANTHIN, 75, militante section Farine
  102. Jean-Claude BRIZION, 74 conseillère fédérale
  103. Yolande BRIZION, 74, militante, conseillère fédérale
  104. Monique LAPERRIERE, 74, militante, conseillère fédérale
  105. Maryse CREUX- BRY, 38, sympathisante
  106. Mireille BELLANGER, 74 militante
  107. Marie-Thérèse MONNOT, 51, militante S° Reims,
  108. Marie-Paule GROSSETETE, 13, sympathisante Aix-en-Provence
  109. Kevin HAVET, 75, section Paris- 18e
  110. Judith HAZAN, 75, section Léon Blum, Paris 11e
  111. Danielle ROUSSET, 13, militante, section PTT, Marseille
  112. Michèle ASCHERI, 06, militante section Nice, bureau fédéral
  113. Sophie POTIN-PIOT, 77, maire adjointe Pontault-Combault
  114. Etienne TRENTESAUX 13, sous section Roquevaire, conseiller fédéral
  115. Jacqueline DAHLEM, 51, conseillère départementale 51(supp)., ancienne vice-présidente Reims- métropole
  116. Jean-Pierre BONNET, 13, sous section Gardanne
  117. Françoise PELISSOLLO, 78, militante section Maurepas
  118. Jean-Baptiste CAILLET, 38, militant, représentant étudiant
  119. Huguette TORTOSA, 87, conseillère régionale Nouvelle-Aquitaine
  120. Benoît D’ANCONA, 33, maire adjointe Bègles, conseillère fédérale 33
  121. Gisèle LAMARQUE, 33, conseillère régionale Nouvelle-Aquitaine
  122. Patrick PRODHON, 31, conseiller municipal, bureau fédéral et membre du conseil national
  123. Elodie TRUONG, 79, conseillère départementale Niort 2
  124. Aurélia KAISER, 91, militante section d’Orsay
  125. Armelle LE BRAS-CHOPART, politologue, sympathisante
  126. Yvette BILLET
  127. Françoise DESCAMPS- CROSNIER, 78, ancienne députée des Yvelines
  128. Lyes BOUDHIBA, 75, militant section 20e, conseil fédéral
  129. Sylvie TOLMONT, 72, ancienne députée de la Sarthe
  130. Javier GARCIA, 92, section Asnières, bureau fédéral, secrétaire fédérale
  131. Andrée COUDRAY- FOURNOL, 19, militante section Egletons
  132. Cécile BOUCHERIE, 92, conseillère municipale Courbevoie
  133. Pierre-Henri CASAMAYOU, 75, militant, section Flora Tristan
  134. Corinne MARCIEN, 31, section Montesquieu-Volvestre, Toulouse, militante Marche des femmes
  135. Ingrid FASSHAUER, 92, militante section Courbevoie
  136. Danièle HOFFMANN-RISPAL, 75, ancienne députée Paris, ancienne vice-présidente de l'Assemblée nationale
  137. Ninuwé DESCAMPS, 83, section de Pourrières, conseillère municipale Pourrières
  138. Aline DELOBEL, 92, conseillère municipale Courbevoie
  139. André CONTI, 13, trésorier section Gardanne
  140. Malika BONNOT, 69, militante section Lyon 7,
  141. Nicolas GABORIT, 92, section Boulogne-Billancourt, conseil national suppl.
  142. Michèle VITRAC-POUZOULET, 78, conseiller municipal Sartrouville, ancienne conseillère régionale Ile de France
  143. Julie ALCOUFFE, 31, secrétaire fédérale (déléguée), section Toulouse
  144. Vincent REY, 92, section Montrouge, bureau fédéral, conseiller fédéral, secrétaire fédéral
  145. Alban THOMAS, 92, sous section Courbevoie, conseiller municipal
  146. Florence LAFAY, sympathisante
  147. Rose MICHEL, 75, section Paris 12e
  148. Rita JULLI, 84, section Pertuis, bureau fédéral, conseillère fédérale, secrétaire fédérale Droits des femmes Vaucluse
  149. Andrée ARSEGUET, 31, secrétaire fédérale, bureau fédéral, conseillère fédérale, membre du conseil national (compl.)
  150. Nadège AZZAZ, 92, section Châtillon, conseillère régionale d'Ile de France, membre de la Direction collégiale du P.S., secrétaire nationale
  151. Claire DURAND-MOREL, 69, maire adjointe Bron
  152. Sonia DAHOU, 91, conseillère municipale, Les Ulis
  153. Jean-Michel ESPALIEU, 91, militant, section des Ulis
  154. Anne JUHEL-ORLAC’H, 75, section Chapelle-Goutte d’Or, 18eè, Droits des femmes
  155. Hermeline MALHERBE, 66, Présidente départementale P.- O.
  156. Martine FAYOLLE, 78, conseillère municipale Maurepas, section Maurepas-Coignières
  157. Maryline SIMONÉ, 17, section La Rochelle-Ville, conseillère fédérale, conseillère régionale Nouvelle-Aquitaine

 

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