Grajdanskaïa Oborona - «L'éternel printemps»

Sous les congères séculaires des blagues bibliques,Des goinfres catholiques, des orthodoxes libidineux,Des tranchées abandonnées et des fourmilières en feu.L'éternel printemps dans une cellule d'isolement. (bis)

Гражданская Оборона- Вечная весна (клип) © zdesiseychas
Sous les congères séculaires des blagues bibliques,
Des goinfres catholiques, des orthodoxes libidineux,
Des tranchées abandonnées et des fourmilières en feu.
L'éternel printemps dans une cellule d'isolement. (bis)

Sous les foules inondées, les maisons, les esplanades,
Les déserts bondés de monde, les églises nauséabondes,
Les vagins affamés et les bites chauffées à blanc.
L'éternel printemps dans une cellule d'isolement. (bis)
À travers les abris-miroirs, les réserves lexicales,
Les pensées impies et les sous qu'on n'a pas bu,
Les cimetières et potagers recouverts de fumier.
L'éternel printemps dans une cellule d'isolement. (bis)
Une volée impénétrable, perçante, prédatrice
De moineaux désespérés donne de la voix en moi
Une volée impénétrable, perçante, prédatrice
De moineaux désespérés donne de la voix en moi
L'éternel printemps dans une cellule d'isolement (bis)
Des siècles de congères, de lazarets, de cro-magnons
Des poèmes, de remèdes, de pain, de jeux obligatoires
Des procédures souterraines pour guérir tous les bossus-difformes
L'éternel printemps dans une cellule d'isolement. (bis)
Une volée viscérale, grignarde, éraillée
De moineaux forcenés donne de la voix en moi
Une volée viscérale, grignarde, éraillée
De moineaux forcenés donne de la voix en moi
À travers les abris de glace, les réserves lexicales,
Les pensées impies et les sous qu'on n'a pas bu,
Les cimetières et potagers recouverts de fumier.
L'éternel printemps dans une cellule d'isolement. (bis)
Une volée impénétrable, repentie, éraillée
De moineaux forcenés donne de la voix en moi
Titre original : Гражданская Оборона – «Вечная весна»
Vidéo : extraits du documentaire « Ladoni » (« Les Paumes ») d'Artur Aristakisian
Note : Même si la vidéo et mon billet mentionnent le groupe Grajdanskaïa Oborona, la chanson a été en fait écrite et enregistrée sous le nom « Egor i Opizdinevshie » (que l'on pourrait – très approximativement – traduire par « Egor et les Frappadingues »), utilisé par Egor Letov au début des années 90 pour quelques albums aux sonorités et textes plus psychédéliques.

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