Appel à la grève le 3 décembre

Lien Social s’est déjà fait écho des 5èmes rencontres nationales du travail social qui s’étaient réunies les 3 et 4 octobre 2020. L'appel à la grève qui y avait été voté à l'unanimité a plus que jamais sa raison d'être. Cet article en liste les raisons.

 

Lien Social s’est déjà fait écho des 5èmes rencontres nationales du travail social qui s’étaient réunies les 3 et 4 octobre 2020. Des salarié(e)s du secteur social syndiqué(e)s non syndiqué(e)s, représentant(e)s de collectifs et syndicats, issu(e)s des champs de la polyvalence de secteur, de la psychiatrie, du handicap, de la protection de l’enfance, de l’hébergement et des étudiant(e)s en travail social s’étaient retrouvés pour faire le point de ce qu’ils vivaient sur le terrain.
L’appel à une grève nationale avait été voté pour le 3 décembre. Il est confirmé aujourd’hui. Si le premier confinement avait été l’occasion de quelques facilités accordées au travail social, le second s’est montré bien plus violent. De nombreux témoignages attestent du désengagement d’un État qui préfère la répression à la compensation.
Plus que jamais, l’appel voté à l’unanimité début octobre 2020 reste d’actualité :

"Nous constatons depuis plusieurs années, la casse du secteur social par le biais d’attaques frontales du gouvernement, de nos financeurs et de nos patrons.

Ces attaques se caractérisent par la mise en concurrence des associations, la marchandisation de notre secteur, la mise en pratique de l’austérité et l’évolution de nos métiers vers toujours plus de contrôle social dans un contexte d’offensives réactionnaires. Ces attaques ont pour conséquence la perte de sens de nos métiers, et ce n’est plus possible ! Il est aujourd’hui nécessaire de revendiquer la revalorisation de nos salaires et défense des conventions collectives (CC66, CC51 etc.). On nous dit qu’il n’y a pas d’argent magique pour les hospitaliers ou notre secteur mais des milliards existent pour les entreprises privées. Nos dirigeants se mettent en ordre de bataille pour continuer à attaquer et mettre à mal notre secteur, nos conditions de travail et nos conditions d’accueil des publics.
Face à cela nous nous dotons d’échéances pour résister et revendiquer une véritable amélioration de nos conditions de travail et d’accompagnement des personnes accompagnées.

Depuis septembre 2019, nous ne comptons pas moins de 102 luttes. Après de nombreuses expériences de luttes collectives locales et nationales telles que les mobilisations d’Angers, Lille, Nantes, Marseille, etc. En réponse à l’appel des 3èmes rencontres nationales du travail social, un certain nombre de militant(e)s du secteur social se sont mis en grève reconductible pendant plusieurs semaines face à la réforme des retraites. Même en cette période de crise sanitaire, où les personnes accompagnées sont particulièrement fragilisées, nous demeurons les oublié(e)s du SEGUR, ne bénéficiant ni de reconnaissance ni de primes. C’est aujourd’hui une nécessité de s’organiser collectivement avec dates interprofessionnelles et sectorielles »


Si cette déclaration confirme bien l’appel à construire la grève du 3 décembre, elle invite aussi à participer à toutes les autres dates de lutte et à soutenir tous les combats du secteur social et interprofessionnel.
Pour préparer cette action, un meeting dématérialisé se tiendra le dimanche 29 novembre à 19h00. Y interviendront des professionnels du social et du médico-social, des syndicats, un collectif d’usagers et des étudiants en travail social".

https://www.facebook.com/Commission-de-Mobilisation-du-Travail-Social-Ile-de-France-887860558003185/?__tn__=%2Cd%2CP-R&eid=ARAHJbz47yM7Z9aiLkvFMQaW5FcJKP5_moc7_gstasckzqKLBP59S74EqCAw2vccozTtzSKYXRxz_iJz

Les 6èmes rencontres nationales du travail social en lutte les 13 et 14 mars 2021 se tiendront à Grenoble.

 

Retrouvez  les infos, tribunes, initiatives du travail sociale sur www.lien-social.com

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.