Sommes-nous manipulés ? (septembre2010)

Nous n’aimons pas nous savoir manipulés. Parfois, nous préférons aussi ignorer que nous manipulons autrui. Or, de nos jours, les rapports humains, qu’ils se développent dans la sphère privée ou dans le monde professionnel ou public, sont de plus en plus marqués par des stratégies d’emprise. Le fait que ces stratégies aient pudiquement pris le nom de “communication” ne doit pas nous faire négliger cette instrumentalisation délibérée et généralisée des relations humaines.

Nous n’aimons pas nous savoir manipulés. Parfois, nous préférons aussi ignorer que nous manipulons autrui. Or, de nos jours, les rapports humains, qu’ils se développent dans la sphère privée ou dans le monde professionnel ou public, sont de plus en plus marqués par des stratégies d’emprise. Le fait que ces stratégies aient pudiquement pris le nom de “communication” ne doit pas nous faire négliger cette instrumentalisation délibérée et généralisée des relations humaines. On peut d'ailleurs se permettre de constater que cette évolution va de pair avec une diminution de la mention de notions morales et des scrupules qui accompagnaient autrefois l’usage de ces tactiques par des personnes de bien.


Propagande et opinion publique
Il convient d’abord d’évoquer la question du sens des mots. Dès les années trente ( en 1928 ), Edward Bernays, qui avait écrit son petit opus “Propaganda”( en accès libre aux Éditions "Zones" : Propaganda ) avait compris que la stratégie d’influence, pour être efficace, doit avancer masquée. Il a ainsi dissimulé son projet de manipulation des foules, et les multiples déclinaisons de celui-ci, sous le nom de "relations publiques”. Le terme de propagande a, ensuite, été plutôt réservé à la qualification de ces stratégies, mais quand elles étaient utilisées par l’ennemi (les bolcheviques, par exemple). Il faut dire que le régime démocratique et la nécessité d’obtenir le vote des citoyens pour être élu, justifie que la propagande revête des habits plus attrayants et plus subtils que ceux dont se pare un régime totalitaire.
Cependant des points communs persistent dans ces stratégies d’emprise, où un pouvoir utilise un programme de communication pour obtenir ce qu’il veut, que ce soit une soumission par la peur, ou une “soumission librement consentie”.
Ces points communs se retrouvent à l’échelon individuel, pour le meilleur et pour le pire ; pour des questions de détail, comme pour des choix fondamentaux.


Est-ce que la propagande existe ?
De nombreux esprits “forts” et d’autres, qui font parti des manipulateurs, prétendent en douter. Or la propagande a toujours existé. Comment a-t-on pu réduire des populations entières en esclavage, de tous temps, si ce n’est en convainquant ces hommes et ces femmes qu’ils n’avaient pas le moyen de se révolter, et que, s’ils le faisaient quand même, ils mourraient ? Le fait de les persuader qu’ils étaient d’essence inférieure ne constituait-il pas un élément favorisant cette acceptation ? N’est-ce pas ainsi que l’on a réussi à leur faire croire qu’il était normal que certains naissent dans des conditions qui feraient à tout jamais de leur vie un effort harassant et une douleur sans espoir tandis que d’autres bénéficieraient toujours, du simple fait de leur naissance, de conditions de vie très agréables et du pouvoir absolu sur d’autres hommes ?
L’éducation, par les moyens de la transmission des valeurs, des codes, de la morale et de la religion, fonctionne selon un mode manipulateur: on sait ce que l’on veut transmettre et on communique de la façon qu’il convient pour faire rentrer dans la tête des enfants et des élèves ce que l’on souhaite pour eux comme système de référence ultérieur. En quelque sorte, l’éducation et l’enseignement peuvent être considérés comme des entreprises de conditionnement.
Mais cette manipulation-là n’est pas forcément maléfique, au contraire, pour peu que l’on transmette le libre-arbitre, la capacité à l’esprit critique et le courage de s’opposer. La manipulation devient, en revanche, une propagande quand son but d’influence exclue justement ces compétences, quitte à s’y référer pour mieux les annihiler. C’est le paradoxe de la démocratie. Sous prétexte d’avoir le droit de choisir, on ne se donne plus les moyens du choix. Sous prétexte d’être libre, on ne prend plus le risque de notre liberté. Ainsi, une éducation peut mettre en avant des valeurs de liberté, mais empêcher le développement du libre-arbitre dans les générations montantes.
Donc, si l’on considère que la manipulation, et le désir de manipuler autrui, font partie de l’humanité, est-ce que notre société utilise d’avantage ces mécanismes, et, si c’est le cas, le fait-elle d’une façon maléfique ?


Manipulation et médias
La manipulation effectuée par les gouvernants existe depuis qu'il y a des chefs. Formalisée par Nicolas Machiavel ou Étienne de La Boétie, elle ne les a pas attendus pour être utilisée par les puissants. De même qu’un enfant peut savoir très bien (sans avoir eu aucun “coaching” ou conseiller politique !) comment diviser pour régner dans la cour de récréation ou humilier un camarade pour l’avoir sous sa coupe, de même les rois n’ont pas attendu la psychologie sociale et les sciences cognitives pour développer un pouvoir absolu sur leur peuple soumis.
Mais les conditions de la vie moderne ont apporté plusieurs changements importants. Le développement des transports, depuis plus d’un siècle, a permis aux échanges de marchandises de se multiplier. Mais, à partir de là, le citoyen devenu consommateur, s’est mis à avoir une liberté de choix qu’il n’avait pas quand il était l’otage de la géographie : si la concurrence s’est vue facilitée, et, de là, des développements de grandes fortunes, il a fallu aussi devenir de plus en plus performants pour tenter de ravir les suffrages du porte-monnaie. La publicité visuelle s’est développée, mais aussi des stratégies pour pousser le consommateur à l’achat, stratégies que l’on n’appelait pas encore “marketing”.
Le domaine politique a vu la même évolution (avec les dérives américaines de candidats promus comme des paquets de lessive). Et l’on constate aujourd’hui que les conseillers politiques sont surtout des conseillers en “communication” ( ce terme neutre étant stratégiquement utilisé à la place de celui de “propagande” ).
Actuellement, le budget marketing de certains grands groupes peut être plus important que celui de la recherche et de la conception de produits. Et la direction d’une entreprise donne une place de plus en plus grande à des tactiques de management qui concernent davantage la “gestion du personnel” que des stratégies de développement technique. "Comm'", marketing, plan média, coaching... dans tous les domaines c'est l'influence que l'on peut avoir sur le citoyen (consommateur, électeur et salarié) qui a pris le dessus dans l'art de diriger.


Quels sont les ressorts de la communication d’emprise ?
Je veux faire ici un résumé simple de différents mécanismes, que l’on peut constater aussi bien dans la sphère privée que publique, et dont la connaissance me parait indispensable si l’on veut, réellement, être capable d’exercer son libre-arbitre.
On peut ainsi évoquer, comme buts poursuivi par le manipulateur :
amener à un certain degré de connivence
induire un certain degré de confusion psychique
induire un sentiment d’infériorité
induire un sentiment de culpabilité
induire un sentiment de peur
isoler d’autrui


La connivence initiale
Elle est indispensable pour que tous les autres messages passent. Au début, les manipulateurs font des cadeaux, ils vous comprennent ou vous le font croire : vous avez le sentiment que cette personne-là est attentive à vous comme personne, ou presque, ne l’a été jusqu’à ce jour. En privé, tous les donjuans donnent à leur proie cette impression initiale d’être très importante pour eux. Dans le domaine publicitaire, c’est le charme des messages envoyés, ou les cadeaux “gratuits” accompagnant l’annonce. En terme politique c’est un des ressorts du populisme. Cette apparente proximité a pour résultat de faire tomber les défenses du futur manipulé qui voit là un ami ou un message amical.

Induire la confusion
Émettre des messages discordants met le récepteur du message dans un état de légère confusion psychique : que doit-il retenir de ces informations contradictoires ? La psychologie cognitivo-comportementale a montré que quelqu’un qui est soumis à cela ( ce que l’on nomme une “dissonance cognitive”) a tendance à évacuer un certain nombre d’informations (les plus étrangères à ce qu’il savait déjà) mais surtout qu’il devient plus dépendant de son interlocuteur. Un peu comme s’il cherchait sa route et demandait son chemin à celui qui était en train de le semer. Dans le cercle familial, répondre à côté ou faire comme si l’autre avait dit autre chose que ce qu’il a dit, désoriente vite celui qui ne voit pas là une stratégie. Dans la vie professionnelle, il n'est plus rare de voir des managers distiller des informations très négatives pour un employé tout en le traitant en copain et en l'assurant de son soutien et de son opinion favorable. En publicité, cette tactique est aussi utilisée pour augmenter l’état d’alerte du consommateur : par exemple, on met sur une image un élément incongru, mais discret, pour faire naitre un très léger malaise. Certains hommes politiques, quant à eux, peuvent sourire au moment où ils viennent d’énoncer une mesure désagréable, ou de proférer une menace. Ils peuvent aussi jongler avec les concepts, évoquant des notions qui appartiennent à des champs différents, et rendre l’auditeur confus (irruption de quelque chose d’affectif alors que l’on parle d’économie, par exemple).


Induire un sentiment d’infériorité
Cela ne vient que dans un deuxième temps : le manipulateur doit d’abord avoir été amical et valorisant pour pouvoir ensuite dévaloriser sa proie. Au niveau individuel, que ce soit dans les relations avec les proches, ou dans le cadre professionnel, chacun a pu constater que la tyrannie passe par l’infériorisation de l’autre, voire par son humiliation. Dans toutes sortes de groupes certains meneurs assurent leur empire sur les autres en stigmatisant un individu qui va être soumis à une humiliation publique : les autres auront désormais peur de se mettre en avant, mais celui qui a été ainsi désigné va perdre ses moyens et donc ses capacités d’opposition. Sans aller aussi loin, les visiteurs médicaux et les représentants de commerce sont formés à montrer à leur interlocuteur-cible que celui-ci est assez ignorant des dernières trouvailles dans le domaine concerné. Dans la publicité, on est amené à se sentir en infériorité si l’on n’a pas tel ou tel bien de consommation. Dans les sectes, la scientologie par exemple, la période de “love-bonbing” est suivie d’une dévalorisation : on montre au futur adepte qu’il déçoit. Au niveau professionnel, l’utilisation actuelle de l’évaluation quantitative des pratiques et des procédures, en réduisant l’individu à son identification à un comportement normé, est infériorisante dans son essence-même en supprimant un critère indispensable à l’estime de soi, c’est-à-dire la reconnaissance naturelle de sa compétence et de son professionnalisme (d’autant plus que les objectifs des “projets” sont conçus pour ne pas pouvoir être atteints). Au niveau public et politique, on peut nous amener à penser que l’on n’a pas les capacités à comprendre et à décider par nous-mêmes ( Traité constitutionnel européen). L’expression des revendications peut être ridiculisée. Les opposants politiques ou les contre-pouvoirs médiatiques peuvent être traités de façon dégradante et disqualifiante (Ségolène Royal pendant la campagne électorale de 2007).


Induire un sentiment de culpabilité
Pour désarmer l’autre et le mettre sous sa coupe, les manipulateurs utilisent beaucoup la culpabilisation. Là aussi, les cours de récréation entendent depuis toujours “ C’est toi qui a commencé ! ” ou “C’est de ta faute ! ”. Il s'agit souvent, pour ne pas perdre le pouvoir du fait d'une erreur, d'accuser l'autre de ce dont on pourrait être accusé. De ce côté-là, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

Mais l’utilisation répétée de cette stratégie peut avoir des effets graves puisque, avec l’infériorisation, c’est un des ressorts primordiaux de ce qui amène à supporter des choses en fait insupportables, par exemple c'est ce qui va conduire des femmes à supporter, parfois pendant de longues années, et quelquefois jusqu’à la mort, d’être battues par leur mari violent. Amener l’autre à se sentir coupable de la violence qu’il subit cela peut sembler impossible, mais c’est pourtant ce qui se passe, et on le comprend quand on suit ce qu’explique Marie-France Hirigoyen dans “Femmes sous emprises : les ressorts de la violence dans le couple”. En effet celle-ci démontre que la mise sous emprise est progressive, et doit passer par toutes ces phases que je viens de décrire ( je la remercie ici de tout ce qu’elle a apporté à la compréhension de ces mécanismes). Une culpabilisation d’emblée ne marche pas. Mais ce qui se met en place c’est une responsabilisation progressive sur des domaines sur lesquels la future manipulée n’a pas de marge de manœuvre “C’est de ta faute si je bois, tu n’as qu’à pas m’exaspérer...”. Cette stratégie peut être utilisée en entreprise : quand on demande aux salariés de définir leur projet alors qu’ils n’ont pas de choix possible sur les moyens et le but, on les met en situation de se sentir coupables quand ils ne parviendront pas à remplir des objectifs de toute façon inaccessibles ( là, se surajoute un autre mécanisme : le double-bind, décrit par l’école de Palo-Alto. C’est le fait de donner des injonctions paradoxales “Fais ce que je te dis; tu es libre”- ici : “Vous définissez votre projet et vous êtes responsable ; c’est moi qui décide de ce qu’il faut faire”. Le double-lien a été décrit en particulier dans des familles où se trouve un schizophrène ).

Est-ce que la culpabilisation est utilisée en politique ? On peut dire que oui, mais moins que le sentiment d’infériorité et la confusion volontaire. Elle est utilisée globalement, par exemple par rapport à ce qu’apporte l’État : ce sont les citoyens qui seraient responsables, du fait de la protection sociale, d’une politique économique volontairement basée sur l’emprunt aux banques. Mais cette culpabilisation, ou responsabilisation erronée, se constate aussi au niveau individuel : chacun serait responsable du vote de la majorité, ou des erreurs d’autrui. Par exemple, défendre des idées communistes, peut amener à être accusé d’être responsable des dérives d’une dictature communiste, ou coupable de la souhaiter, même si l’on a été clair sur le fait que cela ne correspondait pas à sa pensée. On peut considérer que toute la communication sur les retraites a eu pour but de nous faire penser que la population est en quelque sorte coupable, par les années de durée de vie qu’elle a gagnées, des difficultés des comptes de la Nation.

La culpabilisation utilise parfois le mécanisme de la généralisation abusive "Si vous dites ceci, c'est que vous pensez cela".


La peur
Les personnes sous emprises avoueront rarement qu’elles ont peur, parce qu’elles ne le savent pas consciemment. S’identifiant à leur agresseur, elles prendront le parti de celui-ci, tout en étant pourtant souvent capables d'en voir les défauts. Mais elles ne sauront pas que l’idée de penser pour leur propre compte recèle pour elles un danger. Cette peur est donc difficile à mettre en évidence de la part de celui qui la vit : lui croit qu’il a son libre-arbitre et que c’est volontairement qu’il agit. Mais si on lui soumet l’hypothèse de faire autrement, c’est-à-dire à sa guise, là le sentiment de danger apparait. Ce danger peut être lié à la peur du rejet, la peur du chômage et du déclassement, la crainte de se retrouver seul.
C’est parce que cette peur n'est pas consciente qu'il n’est souvent pas efficace d’annoncer tout de go à une victime d’emprise ce qui lui est arrivé : non seulement elle ne vous croira pas, mais cela la met dans une situation où elle devrait reconnaître sa peur ( et affronter un sentiment de culpabilité) et elle n'y est pas prête. Cela risque alors de la renforcer dans son attitude de soumission et de déclencher une colère à votre égard. La peur est instillée par le manipulateur par des menaces déguisées, par des agressions répétées, par la désignation de bouc-émissaires dont on ne veut pas prendre la place. Il s’agit de craintes de rejet, d’humiliation, de séparation, voire de violence ou de meurtre.
Au niveau des groupes, c’est surtout le danger de l’exclusion du groupe qui soumet celui-ci au leader manipulateur.
Ces situations de danger, suggéré ou vécu, induisent, chez celui qui les subit, le mécanisme d’identification à l’agresseur (cf Wikipedia, "Identification à l'agresseur")cité plus haut, et qui a été bien décrit dans le syndrome de Stockholm.
Sur un plan pratique, si l’on est confronté à ce genre de menaces implicites, il peut être utile de demander au manipulateur de préciser ses dires, et parfois même de demander s’il s’agit bien d’une menace. Cela s’appelle la reformulation, et cela permet de renvoyer la responsabilité de ses dires au manipulateur, plutôt que d’avoir à assumer soi-même une menace restée dans le sous-entendu.
Existe-t-il des moyens pour un groupe soumis à une communication d’emprise médiatique de se protéger du sentiment de peur ? Je le pense, mais cela nécessite une éducation à ces mécanismes, afin de repérer que le plus souvent la menace est fictive ou mineure, mais que c’est l’insistance médiatique qui favorise l’angoisse ( les exemples de menaces d’épidémies, de la vache folle, à la grippe A/H1N1, en passant par la grippe aviaire, qui correspondaient à de vraies maladies mais dont la dangerosité a été grossie par le prisme médiatique, montrent bien comment une population avertie se trouve, du fait de l’expérience, progressivement moins désarmée par rapport à certains discours alarmistes).


L’isolement provoqué : la division comme arme
Diviser pour régner est une vieille pratique, mais son efficacité fait qu’elle est toujours employée, tout en étant déclinée de multiples façons.
On peut considérer que le développement généralisé du principe de compétition, favorisé par l’omniprésente évaluation, outre qu’il est censé faire émerger les meilleurs, a pour conséquence de mettre chacun en compétition avec tous : il n’y a plus beaucoup d’entraide possible quand seul le meilleur gagne et que les autres, au mieux sont moins payés, au pire, perdent leur emploi. On peut constater que le fait de faire volontairement des choix injustes dans un groupe, de quelque taille que soit celui-ci, casse les cohésions et augmente l’emprise.
Car l’individu isolé est sans défense par rapport à la manipulation : il n’a plus la possibilité de prendre du recul, il n’entend plus de messages qui pourraient lui permettre de sortir de l’engrenage. A ce titre, les conjoints manipulateurs utilisent les mêmes stratégies que les sectes : en dénigrant systématiquement les proches et le réseau social de celui qui est manipulé, ils obtiennent que celui-ci perdent les points de repères qui lui auraient permis de s’évader de l’emprise. L’individualisme contemporain participe de cet isolement, ainsi que le productivisme, qui laissent moins de place pour les échanges au travail et les loisirs collectifs.
Il serait trop long de détailler chacun de ces mécanismes. Aussi, je citerai quelques livres qui permettent d’approfondir cette question :

"Propaganda; comment manipuler l'opinion en démocratie" d'Edward Bernays, Éditions zones, 2007 ( disponible gratuitement à la lecture en ligne sur le site des Éditions Zones)

“Extension du domaine de la manipulation ; de l’entreprise à la vie privée” de Michela Marzano, Editions Grasset & Fasquelle, 2008.
“Le management par la manipulation mentale” de Bernard Salengro, collection Questions contemporaines, Éditions L’Harmattan, 2006.
“Femmes sous emprise ; les ressorts de la violence dans le couple” de Marie-France Hirigoyen, chez Oh ! Éditions, 2004.

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