Non à la présence militaire des États-Unis en Amérique latine

Depuis le début de cette année 2017, un nouveau pacte militaire est en processus de conclusion entre les États-unis, le Mexique et les pays d’Amérique centrale, ayant pour objectif une présence militaire des États-Unis à la frontière entre le Mexique et le Guatemala. Une nouvelle vague d'intervention militaire et économique des États-Unis en Amérique latine s'annonce.

Ceci est un communiqué d'Enrique Vidal Olascoaga (publié avec son accord préalable), défenseur des droits de l'Homme dans l'association civile Voces Mesoamericanas - Acción con Pueblos Migrantes, au Mexique.

Depuis le début de cette année 2017, un nouveau pacte militaire est en processus de conclusion entre les États-Unis, le Mexique et les pays d’Amérique centrale, ayant pour objectif de renforcer la présence du Commandement du Sud des États-Unis [1] à la frontière entre le Mexique et le Guatemala. Cela signifie que pour la première fois dans l’histoire récente, des opérations officielles de l’armée des États-Unis auront lieu sur le territoire mexicain. Jusqu’alors il y a peu d’informations publiques et officielles à ce sujet. Néanmoins, l’ensemble des informations permet de conclure que s’annonce une nouvelle vague d’intervention militaire et économique des États-Unis en Amérique latine. En tant que peuple transfrontalier nous résistons et nous nous opposons fermement à la dépossession de nos territoires et la violation de notre intégrité physique via l’occupation militaire. En ce sens nous défendons la vie, la dignité et l’intégrité.

Actuellement, il y a deux événements préoccupants qui exigent que nous nous mobilisions: 1) d’une part, lors de la Conférence sur la Sécurité d’Amérique Centrale, CENTSEC 2017, réalisée le 25 avril dernier, fut annoncé la présence prochaine des Forces Spéciales du Commandement du Sud des États-Unis dans le département de Petén (au nord du Guatemala), en collaboration avec l’armée du Mexique et du Guatemala pour opérer tout le long de la frontière. 2) D’autre part, l'annonce d'une Conférence de Haut Niveau sur la Sécurité et l’Économie pour le Mexique et l’Amérique Centrale,  qui se tiendra du 14 au 16 juin a Miami en Floride, qui en partie aura lieu dans la base militaire du Commandement du Sud des États-Unis. Une reconfiguration du Plan d’Alliance pour la Prospérité du Triangle Nord de l’Amérique Centrale est prévue pour lui donner une approche plus militaire et faciliter le réinvestissement de capitaux privés dans la région.

1) Depuis plusieurs années, les peuples et les organisations de la région du Mexique et de l’Amérique centrale avons dénoncé différents actes militaires sur nos territoires. Toutefois, le 25 avril dernier, une nouvelle étape de militarisation a été franchie par les États-Unis. Á la fin de la conférence de presse relative à la Sécurité d’Amérique centrale, CENTSEC 2017, le chef d'État-major de la Défense du Guatemala a annoncé brièvement l’installation d’au moins “une des bases opérationnelles”[2] du Commandement du Sud des États-Unis dans le Département de Petén au Guatemala. Cette installation a pour objectif de réaliser des opérations conjointes aériennes, maritimes et terrestres, s’étendant sur toute la région transfrontalière du Mexique et d’Amérique centrale. Ce projet d’intervention militaire est motivé par la volonté de contrôler les flux migratoires et de poursuivre les cartels du crime organisé. Il résulte des accords de la CENTSEC 2017 que “ces des rencontres stratégiques servent à trouver des solutions concernant les routes migratoires, les contrebandes de bétails, le recours aux personnes pour le passage de drogues. L’absence de l’État du Guatemala est reconnue; avec ces rencontres nous essayons de parvenir à une meilleure organisation pour renforcer l’État de droit et affaiblir les forces du crime organisé”[3].

Ce positionnement de la part des militaires de la région laisse penser que ce sont des élites militaires (locaux mais sous influence et commandement des États-Unis) qui assument le rôle de l’État, celui-ci étant censé être démocratique et indépendant du pouvoir militaire. Ce même pouvoir privilégie la sécurité nationale, aujourd’hui à l’échelle continentale, au détriment de la protection des droits fondamentaux et des peuples locaux. Tout en considérant que les migrants représentent une menace potentielle pour la sécurité de la région, ils les criminalisent ouvertement et en permanence.

Il est important de souligner que la CENTSEC 2017 a été organisée, pour la première fois, par l’État mexicain en collaboration avec le Commandement du Sud et le Commandement du Nord des États-Unis [4] sur le territoire mexicain. Ce sont en réalité les États-Unis, via le Mexique, qui ont orchestré les négociations qui ont eu lieu le 23, 24 et 25 avril. Néanmoins, ni les représentants du Secrétariat de la Défense Nationale et du Secrétariat la Marine du Mexique, ni le Commandement Sud et Nord des États-Unis étaient présents durant la conférence de presse concluant les négociations. Il semblerait que leur absence a été planifiée pour éviter tout impact médiatique et social [5].

Comme le reconnaît lui-même le chef d'État-major de la Défense du Guatemala[6], ce renforcement de la coopération militaire et celle des services de renseignement entre le Mexique et les États-Unis a été planifié depuis des années.  Cependant, le fond de ce type de collusion militaire est beaucoup plus profond de ce qu'il n'y paraît. Un document de Wikileaks du 18 octobre 2012 (latam México 100910 [7]) démontre que cette nouvelle phase de la coopération internationale sous le mandat de Trump, date d’avant 2010 sous la présidence de Barack Obama [8].

Ce document révèle qu’une équipe des services de renseignement du Mexique (CISEN) et l’ambassadeur du Mexique aux États-Unis de l'époque, Arturo Sarukhán, ont tenu des réunions secrètes avec le Commandement du Nord des États-Unis dans le Pentagone. A ce sujet, le chef du Commandement du Nord a reconnu que “les conversations entre les agences [de renseignement et militaire] ont révélé que le renforcement de l’aide militaire fut discret pour éviter une répercussion publique au Mexique”. Dans le même temps s’est posé la question, “qu’est-ce que les militaires mexicains vont accepter de notre part?”[9], en ce qui concerne la faisabilité politique de la stratégie militaire. Le document nous apprend que la Secrétaire d´État, Hilary Clinton, a justifié en 2010 l’intensification de la coopération militaire avec le Mexique avec comme argument que l’activité du crime organisé sur le territoire mexicain s'était transformée en “narco-insurrection”[10].  Cela ouvrait la voie à des stratégies militaires contre-insurrectionnelles, telles que celles appliquées dans les pays du Moyen-Orient.

2) Un événement capital s’annonce dans les semaines à venir. Le Département de Sécurité Nationale et le Département d’État des États-Unis ont organisé une Conférence de Haut Niveau sur la Sécurité et l’Économie pour l’Amérique Centrale qui aura lieue à Miami, cette fois en collaboration avec l’État mexicain. La conférence vise à débattre des causes du déplacement forcé et de la migration, seulement sous un angle militaire et sécuritaire, laissant de côté les systèmes régionaux et internationaux en matière de droits de l'homme, de protection des groupes vulnérables et du droit d’asile.

Pour cette Conférence sont conviés le Vice-président des États-Unis Mike Pence, et seront présents le Secrétaire de Sécurité Nationale John Kelly [11], le Secrétaire d’État Rex Tillerson [12], les Secrétaires du Commerce et des Finances Publiques des États-Unis, les présidents du Guatemala, de Honduras et du Salvador, également des hauts fonctionnaires mexicains (sans spécifier à l´heure actuelle quels représentants). Dans la liste des invités figurent aussi l’Union Européenne, quelques pays européens, le Panamá, le Costa Rica, le Canada, la Colombie, la Banque Interaméricaine de Développement (BID),  ainsi que quelques représentants du secteur privé (sans spécifier pour le moment quels groupes d'entrepreneurs).

Ainsi quels accords se trament en vue de cette Conférence? Il est prévu un jour de réunion à l’intérieur de la base du Commandement du Sud à Miami, auquel sont exclu les organisations non-gouvernementales des États-Unis, du Mexique et d’Amérique Centrale. L’ensemble des rencontres qui se sont tenues jusqu’alors se sont déroulées à huit-clos, et il semble que cette tendance se confirme pour la Conférence de Miami.

Le cas mexicain illustre un cas exemplaire. En effet, selon des déclarations informelles du personnel du Ministre des Affaires Étrangères, afin d’améliorer le terrain des négociations du NAFTA (Accord de Libre Échange Nord-Américain, ALENA), le gouvernement mexicain a finalement autorisé des opérations officielles de l’armée des États-Unis sur son territoire national. Cela veut dire que ce qui a été dit à l’époque, dans le document de Wikileaks en 2010, a été finalement concédé par le Mexique. De plus, cela s’inscrit dans la lignée des deux événements qui se sont passés le même jour, le 30 Janvier 2017: d'un côté, l’échange téléphonique passé entre les présidents Trump et Peña Nieto, et d'un autre côté, du parcours militaire aérien du Commandement du Sud et du Nord des États-Unis avec de Hauts-fonctionnaires mexicains à la frontière entre le Guatemala et le Mexique.

Tout semble indiquer que l’élément central de la Conférence de Juin sera la réalisation de modifications notables du Plan d’Alliance pour la Prospérité du Triangle Nord de l’Amérique Centrale [13]. Alors, pour promouvoir plus d'investissement privé provenant des États-Unis, pour intensifier le commerce officiel d’armes et d’équipements militaires, et aussi pour étendre les Forces Spéciales du Commandement du Sud au Guatemala jusqu’au Mexique.

En plus de ce qui a été dit antérieurement, il y a un autre argument pour justifier ce pacte militaire. Le Ministre d’État Rex Tillerson dans un discours prononcé le 3 mai dernier, a soutenu l’idée qu’il existe un lien entre la migration, le crime organisé et le terrorisme. Il utilise cet amalgame pour légitimer l’approche de sécurité nationale à partir de la militarisation et l’investissement financier à l’étranger (comme source de croissance économique d’Amérique du Nord):

Nous devons assurer la sécurité de la nation. Nous devons protéger notre population. Nous devons protéger nos frontières. Nous devons protéger notre capacité d'être la voix de nos valeurs maintenant et pour toujours. Et nous pouvons seulement le réaliser avec une économie forte. Cela renvoie à une politique extérieure combinée à un renforcement de la protection de nos libertés avec notre force militaire. […]
Nous avons particulièrement investi au Mexique pour les problèmes de la migration à  la frontière et du crime organisé. […] La quantité de drogues qui arrive dans ce pays, les problèmes de migration et le crime organisé constituent non seulement une menace à notre encontre et pour la stabilité du Mexique, mais ils font aussi partie intégrante du réseau financier du terrorisme international. Cela nous est vital d´agir pour certaines raisons et nous espérons avec impatience avancer dans ce domaine. […]
En ce moment, se tient un événement auquel participe les dirigeants [d’Amérique Centrale et du Mexique] afin qu’on puisse parler avec eux et de mieux nous organiser pour faire face à ces problématiques et pour attirer plus de capital privé dans les opportunités d’investissement en Amérique latine et central.”
[14]

Face a ces deux événements, il est évident que nous faisons face à une des menaces les plus sérieuses de ces dernières années dûe à l’intervention militaire des États-Unis. Nous ne pouvons pas omettre que cette escalade de la militarisation de nos territoires dans la région du Mexique et de l’Amérique Centrale a engendrée ces dernières années plus de violences directes, plus de dépossession de territoires et un plus grand appauvrissement des peuples.

Comme exemple nous pouvons mentionner, entre autres: 1) les multiples cas dans lesquels les agents militaires font partie des cartels du crime organisé (comme le cas emblématique du cartel de Los Zetas); 2) la présence de militaires finit par servir à la protection des investissements privés dans les projets d’extraction et de dépossession des terres des populations locales sans leur consentement; 3) la révolte sociale est criminalisée, les mouvements sociaux sont réprimés et ses membres sont victimes d’exécutions sommaires; 4) cela favorise le commerce officiel et le trafic illégal d’armes depuis les États-Unis jusqu’aux territoires du sud; 5) de nombreuses graves violations aux droits de l’Homme [15] ont été rapportées, qui de plus restent en toute impunité du à l’immunité militaire avec laquelle ils opèrent; 6) comme le démontre les cas de la Colombie et de l’Amérique Centrale, la violence sexuelle, le harcèlement et la traite d’enfants et d’adolescents (aussi appelé “enomoramiento”) ont tendance a augmenter autour des bases militaires; 7) dans les périmètres des bases militaires s’élèvent des murs à la place des anciennes routes locales créant  des villages fortifiés qui remplacent les territoires.

Pour réponse à cette tendance de militarisation à venir, nous les peuples de la région et d’autres lieux luttant pour la vie, l’intégrité et la dignité humaine, nous y opposons clairement et exigeons catégoriquement que cesse la militarisation de nos frontières.

Nous exigeons de nos gouvernements du Mexique et d’Amérique centrale d’une part une transparence et de la visibilité concernant les échanges des mois derniers avec les États-Unis; d’autre part qu’ils s’abstiennent immédiatement de toute collaboration impliquant une plus grande présence des agences de défense et de renseignement des États-Unis sur nos territoires, dans le respect de la souveraineté et de l’auto-détermination de nos peuples; enfin qu’une stratégie de démilitarisation dans nos territoires soit conçue.

NON Á LA PRÉSENCE MILITAIRE DES ÉTATS-UNIS SUR LE TERRITOIRE MEXICAIN ET D’AMÉRIQUE CENTRALE!

#NoMásMilitarización 
#NoAlEjércitodeEUAenMéxico
#MovimientosSocialesTransfronterizos

Ce communiqué a été signé par les associations civiles du Mexique, d'Amérique centrale et des États-Unis suivante:

Voces Mesoamericanas, Acción con Pueblos Migrantes, A.C.; Salud y Desarrollo Comunitario, A.C. (SADEC); Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas (CDH FrayBa); Pueblo Creyente, San Cristóbal de Las Casas, Chiapas; Comité de Solidaridad y Derechos Humanos Monseñor romero; Servicio Cristiano de Solidaridad con América Latina SICSAL-México; Dignidad y Justicia en el Camino A.C., Fm4 Paso Libre (Jalisco); Instituto de Estudios y Divulgación sobre Migración A.C. (INEDIM); PRAMI - Ibero Torreón; Albergue Tochan-Nuestra Casa; Casa de la Mujer Ixim Antsetic, A.C.; Instituto Mexicano para el Desarrollo Comunitario, A.C. (IMDEC); Centro de Estudios Ecuménicos; Alianza Binacional Migración y Desarrollo, A.C. (Guerrero); Colectivo Guerrero por la Familia Migrante (Guerrero); Dinamismo Juveni; Comité de Derechos Humanos de Tabasco, A. C., CODEHUTAB (Tabasco); Fundación Latinoamericana de Apoyo al Saber y a la Economía Popular; CEP-Parras; Colectivo Mexicano del Consejo de Educación Popular de América y el Caribe, (CEAAL); Colectivo Centroamericano del Consejo de Educación Popular de América y el Caribe, (CEAAL); Coordinación Diocesana Juvenil de las Comunidades Eclesiales de Base Región lll Pacifico Sur; Centro de Mujeres Profesionistas Tojol-ab'ales  A. C.; Círculo de Estudios Jurídicos y Defensa de Derechos Humanos (CIREJyDDH); Centro de Derechos Humanos Ku´unti; UNICH Las Margaritas en Resistencia; SOLMUNDI; Coordinadoras Regionales Tojolabal y Lagos-Fronteriza de la Coordinadora Nacional de Trabajadores de la Educación (CNTE); Organización Proletaria Emiliano Zapata (OPEZ-Histórica); Organización Campesina Emiliano Zapata (OCEZ-DI-UNOPI); Frente Popular Revolucionario; Indignación, Promoción y Defensa de los Derechos Humanos (Yucatán); Mujeres, Organización y Territorios MOOTS, A.C. (Tabasco); Derechos Humanos Integrales en Acción DHIA (Chihuahua); Comité de Defensa Integral de Derechos Humanos Gobixha A.C. (Oaxaca); Yéssica Pérez Amezcua (Chiapas); Sandra Karina Ordóñez (Cd México); Vicaría de Justicia y Paz de la Diócesis de San Cristóbal de Las Casas, Chiapas; Saludarte y Educación (Jalisco); Morada Infantil (Guanajuato); Martha Villareal Ruvalcaba; Servicios para una Educación Alternativa, A.C., EDUCA (Oaxaca); ENLACE Comunicación y Capacitación, A.C.; Consejo del Pueblo Maya, CPO (Guatemala); Coalición de Derechos Humanos of Tucson, Arizona (Texas); Misioneros de San Carlos Scalabrinianos (Guatemala); Paola Arteaga (Ciudad de México); Colectivo Carnaval del Maíz: Asociación Ceiba – Guatemala; Perla Vargas (UNACH, Chiapas); Consejo de Educación Popular de América Latina y el Caribe; Asociación de Consumidores Orgánicos; Millones contra Monsanto; Colectivo Zapayasos (San Cristóbal de Las Casas); Global Exchange (Estados Unidos); Red Nacional de Organismos Civiles de Derechos Humanos “Todos los Derechos para Todas y Todos”; Mesa de Coordinación Transfronteriza Migraciones y Género; Colectivo Migraciones para las Américas, COMPA; Red Mesoamericana Mujer Salud y Migración; Movimiento de Organizaciones Sociales y Campesinas de Petén; Red Nacional de Jornaleras y Jornaleros Agrícolas; Grupo de Trabajo sobre Política Migratoria.

 


[1] Le Commandement du Sud des États-Unis (USSOUTHCOM, pour son sigle en anglais) est un commandement conjoint qui comprend des militaires et des forces aériennes, la Marine, des Gardes-côtes et des agents des services de renseignement. Pendant les Opérations Spéciales Conjointes, des Equipes conjointes, une Inter-Agence Conjointe des Forces, les bureaux d´assistance pour la Sécurité.  Dans ces bases militaires, ce sont les lois militaires des États-Unis qui sont appliquées. Les bases d´opération du Commandement du Sud sont principalement a Miami en Floride, il y en a également dans 17 pays d’Amérique latine.

[2] http://www.jornada.unam.mx/2017/04/26/politica/003n1pol  [traduction]

[3] Idem.

[4]https://www.gob.mx/sedena/articulos/conferencia-de-seguridad-de-centroamerica-2017?idiom=es [traduction]

[5] Le journal La Jornada (dans sa versión éléctronique) a été le seul média au niveau national à écrire sur le discours de la fin de la CENTSEC 2017 concernant les accords militaires transnationaux. Les médias de États-Unis et du Guatemala ont très peu publié sur ce sujet.

[6] http://www.jornada.unam.mx/2017/04/26/politica/003n1pol [traduction]

[7] https://wikileaks.org/gifiles/docs/20/2024761_-latam-mexico-100910-.html [traduction]

[8] Comme antécédents concernant la militarisation transfrontalière, il est important de souligner l’initiative Mérida, comme une stratégie régionale, approuvée en Juin 2008 par le Congrés des États-Unis. Cette initiative a investit au fil des années plus de 3 millions de dollars dans la región. L’initiative a elle-même ses antécédents dans le Groupe de Haut Niveau sur la Sécurité Frontalière (GANSEG), créé en 2002 par les gouvernements du Mexique, du Guatemala et du Bélize pour faire face au crime organisé transnational. En juillet 2014, le Plan Intégral pour la Frontière du Sud résulte de la stratégie militaire qui a été impulsée par l’initiative Mérida.  

[9] https://wikileaks.org/gifiles/docs/20/2024761_-latam-mexico-100910-.html [traduction]

[10] Idem.

[11] John Kelly a été le chef du Commandement du Sud entre 2012 et 2016 et sera un des auteurs et fondateur du Plan d’Alliance pour la Prosperité (avec le BID). Ce plan se concrétisera fin 2015, 2016 pour un montant officiel de 750 millions de dollars et 655 millions de dollars pour 2017. Initialemment, il est prévu pour une durée de 5 ans de 2016 à 2020. 

[12] L’ancien directeur éxecutif de la compagnie pétrolière  Exxon Mobile.

[13] http://lta.reuters.com/article/domesticNews/idLTAKBN1801SM-OUSLD?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0&sp=true [traduction]

[14]https://www.state.gov/secretary/remarks/2017/05/270620.htm (Information recueillie par Burgi-Palomino, Daniella, du Latin America Working Group, LAWG). [traduction]

[15]http://www.hispantv.com/noticias/centroamerica/33077/presencia-militar-de-eeuu-en-centroamerica-se-traduce-en-masacres [traduction]

 

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