Ces jours où les digues contre le racisme ont résisté

Le flot nourri de l'actualité passe. Mais sans doute ce mercredi 22 novembre 2017, et ce mardi 21, resteront parmi ces journées où, fort heureusement, les digues du combat perpétuel contre le racisme, ont résisté aux vents contraires qui soufflent désormais sur ce pays. Elles ont résisté, mais pour combien de temps encore ?

Il faut certainement avoir le cœur bien accroché ces temps-ci, ne serait-ce que pour résister à tout ce que l'ambiance d'hystérisation accélérée du débat public en France, charrie avec elle de ces choses (polémiques effrayantes, prises de position à l'emporte-pièce, tapages médiatiques, oukases en tout genre) qui dépassent l'entendement - alors même qu'on se serait cru armé pour accueillir d'un front serein tout ce fatras d'une époque décidément déboussolée. Il y a quelques années encore, seulement quelques années, aurait-on pu imaginer qu'en France, auraient émergé des « camps décoloniaux » pratiquant ouvertement la ségrégation raciale, pour voir maintenant un syndicat enseignant, Sud93, proposer un stage consacré à l'antiracisme, stage interdit aux Blancs, « en non mixité » précise la délicieuse litote de sa programmation ? Non, on n'aurait certainement pas osé imaginer tout cela, car les rôles étaient bien distribués : d'un côté, les fachos ou crypto-fachos, adhérents ou sympathisants d'un parti politique héritier de la plus vieille extrême-droite, et de l'autre, eh bien tout le monde en somme. Le paysage, depuis lors, a bien changé et sans en passer par une analyse sociologique lourde, chacun reconnaît la diffusion sans cesse croissante des idées racistes, çà et là, partout et en même temps, selon une logique que rien ne semble durablement endiguer.

Nous y voilà en tout cas : 2017, et l'organisation, pèpère, ni vue ni connue, d'un stage réservé aux « racisé.e.s » (on appréciera l'écriture inclusive, pour une pratique exclusive). Vous n'avez pas compris ? C'est que vous n'êtes pas au fait des dernières recherches des sciences sociales, dites-le vous bien : vous êtes donc au mieux un mal comprenant (un con disait-on naguère) pour tout confondre. Vous n'avez pas compris non plus qu'aujourd'hui, il est de mise de « libérer la parole », quitte à être entre soi, et de ratifier la notion de race qu'on prétend combattre. Les Blancs, ou plutôt les tenants de la « blanchité » ne peuvent pas en être, de cette libération-là, ils se feront donc une raison, puisqu'ils ne peuvent pas comprendre quoi qu'il en soit, ce qui agit les « racisé.e.s ». Mais qu'ils n'aillent surtout pas crier au racisme, eux dont la blanchité justement et même à leur corps défendant, parle pour eux, dans l'espace public. 

Nous sommes à l'heure du racisme sophistiqué, le plus insidieux peut-être, car le plus susceptible de pénétrer les esprits complaisants, séduits par une pseudo-intellectualisation, une légitimation de pacotille. D'où viennent ces notions elles-mêmes, brandies comme trophées par ce nouveau racisme porté par le communautarisme triomphant ? On ne s'étonnera pas que tout ceci, encore une fois, soit une excroissance de certains milieux académiques américains, où tous les ersatz de pensée ont depuis longtemps tenu lieu de corpus notionnels. Il y a encore peu, le pendant français de ces milieux acclimatés se félicitait massivement que des auteurs français soient si célébrés dans l'université américaine, et on parlait abondamment de la « french theory ». Alors vaille que vaille, il fallait bien laisser tomber toutes les préventions, et on se mettait à adopter tacitement tout ce qui pouvait venir des sciences sociales américaines, de la « gender theory, » en passant par les théories dites postcoloniales (tout en rattachant bon an mal an quelques précurseurs français à la branche, bricolant allègrement héritages et relectures dirigées). Aujourd'hui, c'est le « décolonial » qui est en vogue, qu'on se le dise. Vous ne connaissez pas le « décolonial » ? Encore une grave faute de goût de votre part...

Et devant la perspective de ce stage, mercredi dernier en France, un ministre, certainement le meilleur du gouvernement Macron, Jean-Michel Blanquer, s'élève à l'Assemblée, contre « cette vision de l'homme » qui va à l'encontre des valeurs basiques de la République. Il décide même de porter plainte, contre l'accusation de « racisme d'État » proférée par des fonctionnaires... d'État. Les députés de tous bords qui saluent son attitude ne manqueront pas d'être taxés d'agents de perpétuation d'une domination raciale invisible, eux dont la « blanchité » ne leur permet aux mieux que d'ânonner des principes républicains désuets, qui prohibent en effet toute discrimination raciale ouvertement menée dans un lieu public. 

Ateliers de Sud éducation 93 sur le "racisme d'Etat" : Jean-Michel Blanquer va porter plainte © LCP

Les réactions très bien-pensantes sont jouées d'avance : ministre réactionnaire, brimant la liberté syndicale. On laissera le flot se déverser, comme une diarrhée verbale à laquelle on est tant habitué. En tout cas, l'attitude de Blanquer, cela s'appelle, ou plutôt moi j'appelle cela (et j'assume) du courage politique. Est-il pour autant encore possible de stopper l'énorme crue de ce racisme qui prétend se référer aux dernières avancées de l'« antiracisme politique », selon l'appellation idoine ? Rien de moins sûr. L'unanimité des acclamations de la déclaration de Blanquer sur les bancs de l'assemblée, fait plaisir à voir. Certes. Comme m'ont ravi d'autres acclamations sur les mêmes bancs, la veille, mardi 21 novembre, et dont je parlerai plus loin. En tout cas, il faut, pour ne pas rester bouche bée devant ce qui se passe aujourd'hui en France, rappeler les épisodes précédents, en peu de mots. Car voilà bien des années que beaucoup on alerté sur la montée non seulement du communautarisme, mais surtout sur les justifications prétendument intellectuelles données à cette vision compartimentée de la société. Coup après coup, la pénétration des idées les plus absurdes drainant une certaine vision du monde, fondée sur la communauté au détriment de ce « vivre ensemble » porté par Renan, avance à son rythme. La fin des idéologies sur laquelle on n'a pas fini de disserter, n'a pas permis de voir que c'était là sans doute la nouvelle idéologie d'une époque marquée par l'asthénie intellectuelle. Car seule cette asthénie (au sens premier du mot, cette « débilité », cette faiblesse) peut expliquer qu'on n'ait pas contesté de front cette tendance-là, laissant ses tenants défigurer et détourner à leur guise les figures, par exemple, de l'anticolonialisme. Et cela dure bien depuis des années. À commencer par Fanon, détourné, tronqué, manipulé par ces idéologues qui ont tôt eu dans leur ligne de mire, le modèle républicain français, mais aussi les auteurs de la décolonisation, qu'il était urgent pour eux, de récupérer à tout prix. Oui, ils se sont emparés de Fanon, même de Fanon, et surtout de lui ! Lui qui pourtant conclut son Peau noire, masques blancs par le plus vibrant plaidoyer anti-essentialiste qui puisse se concevoir : 

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« Seront désaliénés Nègres et Blancs qui auront refusé de se laisser enfermer dans la Tour substantialisée du Passé.

Je suis un homme, et c’est tout le passé du monde que j’ai à reprendre. En aucune façon je ne dois tirer du passé des peuples de couleur ma vocation originelle.

Ce n’est pas le monde noir qui me dicte ma conduite. Ma peau noire n’est pas dépositaire de valeurs spécifiques.

N’ai-je donc pas sur cette terre autre chose à faire qu’à venger les Noirs du XVIIème siècle ? Dois-je sur cette terre, qui déjà tente de se dérober, me poser le problème de la vérité noire ? Dois-je me confiner dans la justification d’un angle facial ? Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur, de rechercher en quoi ma race est supérieure ou inférieure à une autre race. Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur de souhaiter la cristallisation chez le Blanc d’une culpabilité envers le passé de ma race. Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur, de me préoccuper des moyens qui me permettraient de piétiner la fierté de l’ancien maître. Je n’ai pas le droit ni le devoir d’exiger réparation pour mes ancêtres domestiqués. Il n’y a pas de mission nègre ; il n’y a pas de fardeau blanc.

Je me découvre, moi homme, dans un monde où les mots se frangent de silence. Dans un monde où l’autre, interminablement, se durcit. Non, je n’ai pas le droit de venir et de crier ma haine au Blanc. Je n’ai pas le devoir de murmurer ma reconnaissance au Blanc. Il y a ma vie prise au lasso de l’existence. Il y a ma liberté qui me renvoie à moi-même. Non, je n’ai pas le droit d’être un Noir.

Si le Blanc me conteste mon humanité, je lui montrerai, en faisant peser sur sa vie tout mon poids d’homme, que je ne suis pas ce « Y a bon banania » qu’il persiste à imaginer. Je me découvre un jour dans le monde et je me reconnais un seul droit : celui d’exiger de l’autre un comportement humain. Un seul devoir. Celui de ne pas renier ma liberté au travers de mes choix.

Ma vie de doit pas être consacrée à faire le bilan des valeurs nègres. Il n’y a pas de monde blanc, il n’y a pas d’éthique blanche, pas davantage d’intelligence blanche. Il y a de part et d’autre du monde des hommes qui se cherchent. Je ne suis pas prisonnier de l’Histoire. Je ne dois pas y chercher le sens de ma destinée. Je dois me rappeler à tout instant que le véritable saut consiste à introduire l’invention dans l’existence. Dans le monde où je m’achemine, je me crée interminablement.

Vais-je demander à l’homme blanc d’aujourd’hui d’être responsable des négriers du XVIIème siècle ? Vais-je essayer par tous les moyens de faire naître la Culpabilité dans toutes les âmes ? La douleur morale devant la densité du Passé ? Je suis nègre et des tonnes de chaînes, des orages de coups, des fleuves de crachats ruissellent sur les épaules. Mais je n’ai pas le droit de me laisser ancrer. Je n’ai pas le droit d’admettre la moindre parcelle d’être dans mon existence. Je n’ai pas le droit de me laisser engluer par les déterminations du passé. Je ne suis pas esclave de l’Esclavage qui déshumanisa mes pères. »

Ces paroles pourtant, doivent être reprises et défendues par tous ceux qui devront livrer bataille contre le nouveau racisme qui moyennant des raisonnement spécieux, renoue avec ce qui  fait le principe même du discours raciste, à savoir la croyance en une essence raciale. Cette croyance même dont Fanon nous proposait de nous désaliéner en 1952 quand furent publiées ces lignes, et cette croyance sous laquelle on voudrait nous ensevelir aujourd'hui, individus claquemurés dans leurs communautés juxtaposées, et corps social atomisé, déchiqueté par les essentialisations puis livré demain au poison de la violence.  Oui, il faudra tout reprendre, à la base comme au sommet, face aux multiples manifestations des replis identitaires, ethniques et religieux qui fondent et nourrissent ce suicide collectif qui se nomme communautarisme. Ce sont ces paroles, je le devine, qui devaient habiter trois des débatteurs invités - toujours mercredi  22 novembre - sur le plateau de David Pujadas sur LCI, dans un débat que je recommande à tous de regarder attentivement, sur le site de LCI comme il se doit, dont les vidéos ne sont hélas pas partageables. Lien direct, ici.

Dans ce débat, c'est Claude Ribbe, Dominique Sopo et Fatiha Boudjahlat qui ont su, patiemment, démonter un par un les arguments invraisemblables portés par Maboula Soumahoro pour justifier cet atelier de ségrégation raciale. On sera (je l'ai été) si déçu d'y voir Maboula Soumahoro, dont les travaux valent bien mieux que ce genre de défense de l'indéfendable, se fourvoyer tant et si profondément et ce, par-dessus le marché, au nom d'une « science » portée par la recherche, évidemment inatteignable par le commun, le vulgus décidément si inapte à déconstruire la blanchité. Ces trois-là (Ribbe, Sopo, Boudjahlat) ont tenu tête, et Michel Wieviorka venait conclure le débat en disant lui-même sa consternation devant l'initiative de Sud93. Mais pour combien de temps encore, leurs arguments seront-ils entendus, ou écoutés ? L'offensive communautariste tous azimuts est bien là. Nous avions été quelques-uns, à l'époque peu entendus, à dénoncer (parmi tant de coups de boutoirs) le saccage de la commémoration du 10 mai, Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions, au détriment du vote au début de cette année, d'une loi reconnaissant sur des fondements douteux, le 23 mai comme journée des victimes de l'esclavage colonial. Nous y avions vu une avancée insidieuse de communautarisme, portée par une seule association avant d'être ajoutée à la loi sur l'égalité outre mer par cavalier législatif. Ironie de l'heure : le député François Pupponi, ancien maire de Sarcelles, se trouvait aussi sur le plateau de LCI, or c'est grâce à lui que l'amendement initial qui est venu détruire l'édifice mémoriel du 10 mai, avait été présenté. Énorme ironie, de le voir aujourd'hui se lamenter sur un plateau de télévision, des dégâts du communautarisme (du bout des lèvres : il ne faut pas injurier l'avenir). Quand on a cédé à cette logique une fois, c'est qu'on a rejoint les artisans d'un dé-tricotage patient de la République, et en l'occurrence d'un rassemblement des mémoires. Mais peu importe : la patience des défenseurs du vivre-ensemble qui débattaient mercredi sur le plateau de David Pujadas, était admirable mais cette résistance elle-même est aujourd'hui fragile. Infiniment précieuse, mais terriblement fragile.

C'est la bêtise qui aujourd'hui est vraiment universelle et occupe la place. On en a je crois, chaque jour qui passe, les démonstrations les plus variées, à l'heure des réseaux dé-socialisés, des gazouillis borborygmes des tweets où chacun y va de son pouce levé en guise d'expression, ou de smileys en guise de raisonnements. La bêtise est partout et redoutablement sûre d'elle, c'est une loi de l'époque. Celle qui consiste à proposer un stage contre le racisme dont des ateliers seront interdits aux Blancs, me sidère pourtant, et m'effraie tout autant. Car la bêtise, dont on sait depuis Flaubert qu'elle est l'une des formes de l'infini, annonce aussi la violence qui vient. Souvent, pourquoi ne pas l'avouer, j'ai l'impression de me retrouver, en cette époque et dans ce pays, au beau milieu de Rhinocéros de Ionesco, assistant dans l'impuissance totale, à voir de ces cornes pousser sur tous les fronts, qui annoncent une catastrophe bien plus vaste. Ou alors, en l'occurrence qui nous occupe, en proie sans doute à des cauchemars absurdes me dira-t-on, je me prends à me représenter la France dans vingt ou trente ans, couvertes de « camps décoloniaux » et de stages interdits à ceux-ci ou à ceux-là.

Roberto Benigni dans  « La vie est belle » (1997), Grand Prix du Jury au Festival de Cannes en 1998. Roberto Benigni dans « La vie est belle » (1997), Grand Prix du Jury au Festival de Cannes en 1998.
Il me revient alors en mémoire l'une des scènes immortelles du chef-d'œuvre La vie est belle de Roberto Benigni, celle où le petit garçon de Guido le libraire (rôle joué par Benigni lui-même) lui demande pourquoi sur l'entrée d'une boutique croisée dans la rue, trône l'inscription « Interdit aux chiens et aux juifs » (rappelons que l'action du film se déroule dans l'Italie fasciste). Plutôt que de traumatiser son fils qui ne comprend pas pourquoi on en veut tant aux juifs, Guido choisit de détourner sa question, en lui répondant : « Chacun a le droit de choisir qui il veut chez lui, c'est pour ça que certaines boutiques interdisent l’entrée aux espagnols et aux chevaux ou aux chinois et aux kangourous, d'ailleurs moi-même je vais immédiatement interdire ma librairie aux araignées et aux wisigoths ». Notre époque est sans doute entrée elle aussi dans une  obscénité telle, qu'il deviendra pareillement très difficile de l'expliquer aux enfants - mais il est vrai qu'il est des profs d'histoire-géo qui ne voient pas en quoi l'idéal républicain serait en danger avec les stages ségrégationnistes de Sud93. Au demeurant, Mme Danièle Obono, députée de la France insoumise (qui n'en n'est pas à son coup d'essai dans ce registre), a également déclaré vendredi 24 novembre, que cette pratique n'était absolument pas dangereuse, et qu'elle relève d'un mode d'expression et de débat tout à fait légitime pour certains groupes. Ainsi va l'époque. Regardez-la, écoutez-la, cessez de nier ces incessantes chroniques d'un obscurantisme qui avance, pas à pas.

Qu'il prenne la forme aujourd'hui banalisée des éructations publiques dignes de Nadine Morano parlant de « la France pays de race blanche » ou qu'il se pare des vertus d'une démarche faussement réflexive, le racisme en France n'est pas une opinion, elle constitue un délit pénal. Qui prétend combattre les discriminations en pratiquant soi-même la discrimination et en légitimant le racisme à rebours, s'égare lui-même dans une logique d'exclusion, se déshonore en adoptant les codes de la plus veille haine entre les individus, favorise le repli de chacun dans sa communauté et in fine la violence entre tous. Il n'y a pas de « bon » et de « mauvais » racisme, il n'y a pas de légitimité à la séparation des êtres humains. Exclure quelqu'un a priori d'une réunion publique à raison de son phénotype essentialisé en race relève du racisme et de la bêtise, doit être dénoncé comme tel, et combattu comme tel. Que chacun qui refuse pour lui-même, pour son pays et pour quelque pays que ce soit, cet enferment mortifère de chacun dans la prison de son épiderme, se lève, s'oppose et refuse.

Pour autant, la flamme de la défense d'une certaine idée de l'humain (et pas seulement du modèle républicain), où le racisme sous toutes ses formes, grotesques comme sophistiquées, ne passera pas, avait encore été portée la veille, mardi 21 novembre, avec des mots simples et forts, par un nouveau député de la Guadeloupe, M. Max Mathiasin. Intervenant (parmi plusieurs autres interventions sur ce thème) au cours de la séance des questions au gouvernement, à propos de la révélation par CNN d'un marché aux esclaves en Libye, M. Mathiasin a su, sans effet de manches inutiles, sans emphase frelatée, mais au contraire avec une force inouïe et les idées claires, dire ce que beaucoup s'échinent à dire de manière bien plus compliquée, à propos du lien indéfectible entre la mémoire, l'histoire, et le présent. Ovationné par l'ensemble de l’hémicycle, le député Mathiasin a redit ce que fut l'esclavage dans les colonies françaises, le sort réservé à ses propres ancêtres, pour dire l'abjection de la situation actuelle en Libye, qui ne devrait pas laisser la France et l'Union européenne sans réaction. Mardi 21 novembre, à l'Assemblée nationale, l'humanisme avait la voix du député Max Mathiasin :

Esclavage en Libye : Max Mathiasin à l'Assemblée nationale © Redaction Outremerpremiere

L'humanisme le plus fondamental, celui qui fonde le respect inaliénable de l'être humain et qui nourrit le vivre-ensemble, a donc encore sa voix, ses voix. Mardi, mercredi, en France, furent des journées où les digues humanistes, et celles du combat continuel contre la racisme d'où qu'il vienne, ont résisté. Mais pour combien de temps encore ?

 

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