Louis Bulidon

Retraité

Abonné·e de Mediapart

684 Billets

1 Éditions

Billet de blog 12 janvier 2026

Louis Bulidon

Retraité

Abonné·e de Mediapart

L'Etat de droit rien que l'Etat de droit.

Louis Bulidon

Retraité

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Il faut raison garder. Le président de la cour de cassation pour sa rentrée fait part de ses inquiétudes à  propos de la dénonciation du pouvoir des juges, du gouvernement des juges. Il faut peut-être nuancer car il existe d'autres contre-pouvoirs celui des médias  et Mediapart en est la meilleure illustration. Et pourtant il faut défendre l'Etat de droit.

Il est reproché aux juges d'avoir condamné en première instance madame Le Pen à de la prison et cinq ans d'inégibilité pour détournement de fonds publics dans l'affa ire des assistants parlementaires. Ainsi les juges auraient le pouvoir d'écarter madame Le Pen de la course a la présidentielle. Les juges en l'occurrence trois femmes n'ont fait qu'appliquer le droit et la condamnation de madame Le Pen si elle est confirmée en appel et validée en cassation relève de l'application de la loi compte tenu des charges contre elle.La présidente du tribunal et ses colistières ont fait l'objet de menaces y compris de mort. L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a fait l'objet de plusieurs condamnations et il vient de faire de la prison à titre provisoire. Dans un livre à  succès il a dénoncé sa condition de condamné revendiquant son innocence et se disant lui aussi victime des juges et eux-mêmes à  leur tour menacés sur les réseaux sociaux.  Ainsi son statut d'ancien chef d'Etat devrait le protéger du pouvoir des juges qui l'auraient sanctionné avec une sévérité hors de proportion avec les charges contre lui. Nous avons assisté à une levée de boucliers des rangs de la droite et de l'extrême droite relayé par les puissants médias du milliardaire Vincent Bolloré pour le défendre et alors qu'il fait appel de sa dernière condamnation à  de la prison avec application immédiate. Ne doit-on pas considérer ce mouvement d'opinion comme une pression sur ses juges.

Madame Le Pen dont les sondages annoncent la victoire à  la prochaine élection présidentielle se promet d'amender la constitution héritage des droits de l'homme de 1789 en s'attaquant au pouvoir des juges. Certes elle aura le soutien de l'ancien président de la République qui n'en a pas fini avec la justice de son pays.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.