Nos grandes banques françaises qui figurent au CAC 40 se sont vues infligées de lourdes amendes qui tant aux Etats Unis qu'en Europe "tombent  comme à Gravelotte"!

C'est ainsi que Bnp Paribas a accepté en 2014 de régler aux Etats Unis une amende de 9 milliards de dollars justifiée par la violation de l'embargo au Soudan, en Iran et à Cuba. Cette sanction fut suivie dès 2015 d'une seconde de 350 millions de dollars par le gendarme financier de New York  pour comportement frauduleux de ses traders sur les marchés des changes. Aussi modeste  soit-elle signalons encore une amende de 10 millions d'euros cette année pour lutter contre le blanchiment. Pour la Société Générale retenons une sanction de Bruxelles ramenée aujourd'hui à 227 millions d'euros. Le Crédit Agricole n'est pas en reste qui aurait dû s'acquitter aux Etats Unis d'une amende de 800 millions de dollars pour violation d'embargo, après 114 millions d'euros infligés par la Commission européenne.

Ces fortes sanctions suscitent bien des interrogations. Ainsi de la part des actionnaires qui voient leur accès aux bénéfices de leurs banques affectés d'autant par ces fortes ponctions. Rappelons que la plus forte amende subie par Bnp Paribas était l'équivalent d'une année de résultats. Et que dire des clients qui peuvent s'inquiéter à juste titre de la solvabilité de leur établissement financier par crainte de nouvelles pénalités.  Au-delà de ces considérations, il faut s'interroger sur la transparence des activités de nos banques au regard de l'éthique à laquelle dans l'esprit public elles sont assujetties. Nous pouvons nous étonner que les conseils d'administrations de ces banques françaises de premier plan ne se soient pas adressés à leurs actionnaires et clients pour les rassurer.

Gageons que notre nouveau président de la République saura mettre de l'ordre dans la banque privée en France!

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