Le foot, c'est sérieux

Sous ce titre alléchant quand on sait que les auteurs sont des sociologues, la revue Soir/agir vient de consacrer le dossier de son numéro 30 (décembre 2014) au football, plus précisément à la récente coupe du monde au Brésil. Stéphane Beaud, professeur à l'Ecole normale supérieure, qui a consacré plusieurs ouvrages (voir les notes ci-dessous) à cette question, a introduit ce dossier par le texte suivant :

Ce dossier « Football » est constitué d’une série d’articles, retravaillés, qui ont d’abord été écrits par les auteurs à l’occasion d’un blog au moment de la coupe du monde au Brésil (le Mondial) au mois de juin/juillet 2014. Ce Blog1 s’appelait La coupe du monde saisie par les sciences sociales et sur la toile a été plus connu sous le nom de son premier texte : « Prendre le foot au sérieux ». Si nous avons accepté cette offre, c’est qu’elle a semblé constituer une opportunité pour produire et rassembler des articles qui pouvaient éclairer ce phénomène social de grande ampleur que constitue aujourd'hui la coupe du monde2. Il s’agissait aussi d’un (petit) combat mené, avec d’autres, dans le monde des sciences sociales où le « foot » reste un objet peu légitime. Oser parler football de manière sérieuse, voire académique, c’est presque toujours, pour les tenants et défenseurs de la « vraie » légitimité culturelle, une « faute de goût ». Or contre tous les tenants les plus orthodoxes de la légitimité culturelle, il faut dire et redire que les pratiquants et amateurs de football « n’ont pas plus de raisons que les autres agents sociaux d’être considérés (et traités) comme des  idiots culturels, incapables de distance critique sur leur pratique, sur le monde qui les entoure et que leur engouement emprisonnerait dans l'illusion »3. Il nous semble même que les sciences sociales doivent s'emparer plus que jamais de cet objet pour rétablir un peu plus d’objectivité dans le traitement de l’actualité sportive et surtout pour contester ou contrer les discours et commentaires des journalistes ou consultants qui, sous couvert de neutralité sportive, ont par exemple effectué, dans les semaines et mois qui ont suivi la grève des Bleus en Afrique du Sud4, un véritable « travail idéologique » visant à disqualifier et stigmatiser les joueurs de banlieue, contestant de fait le poids et la place des « Noirs » et des « Arabes » dans le football professionnel français d’aujourd'hui.

« Foot business », « opium du peuple »… Mais encore ?...

Ce qui, en France, a largement bloqué la réflexion sur le football comme pratique sociale et, dans une certaine mesure, freiné l’adoption d’un regard des sciences sociales sur ce sport, c’est la prégnance, dans le camp des « forces progressistes »  (comme on disait naguère) de l’idée selon laquelle le football jouerait d’abord et avant tout le rôle d’« opium du peuple » comme la religion du temps de Marx. Il amuse le peuple ou les masses et, de ce fait, les distrait des véritables enjeux économiques, sociaux et politiques du pays. Christian Bromberger, anthropologue, à qui l’on doit des travaux fondateurs sur le football, a insisté à juste titre sur le fait que l’étude des sports se heurte à toute une longue tradition philosophique qui rappelle « de façon insistante, que les activités ludiques ont pour fonction première de divertir de l'essentiel, non pas de l'exprimer, encore moins de le révéler. Ces pratiques et ces spectacles détourneraient ceux qui s'y adonnent ou y assistent d'une vision claire de leur condition et, partant, seraient de bien piètres instruments pour saisir le fonctionnement réel des sociétés et des cultures, sinon pour désigner a contrario les vrais problèmes, les choses sérieuses, les revers de la médaille que ces passe-temps frivoles ou passionnés auraient précisément pour but de dissimuler5».

Ceci dit, et pour éviter tout malentendu, rappelons qu’il ne nous a pas échappé que le football moderne est devenu un sport mondialisé qui épouse aujourd'hui les pires travers de l’ultralibéralisme, qu’il en est l’une des pointes avancées. Le tableau est à ce titre impressionnant et, si l’on peut dire, accablant : émergence à partir de l’arrêt Bosman – en 1995, de la Cour de justice européenne, (qui supprime les quotas de joueurs étrangers dans les équipes des grands championnats européens) - d’un marché mondial du football dominé par les grands clubs européens qui se conduisent comme des oligopoles (ces clubs ayant été achetés dans la dernière décennie par des magnats de l’industrie ou de la finance, à la fortune parfois acquise dans des conditions douteuses), achat/vente des joueurs comme des marchandises, montant astronomique des transferts des match winners du foot au prix d’un endettement colossal des clubs phares de la Ligue des Champions, pillage permanent des meilleurs joueurs des clubs des pays du Sud (au sens très large du terme) par les richissimes clubs du Nord et parallèlement destruction du niveau et de l’intérêt des championnats nationaux qui existaient dans des pays (comme le Brésil ou l’Argentine, devenus orphelins de grands matches et de grands exploits), envolée des prix des places en Europe et pacification à marche forcée des stades au détriment de leur assise populaire et des supporters les plus fervents, sans oublier les effets les plus sombres du règne de l’argent dans le football contemporain : essor des paris sportifs au niveau mondial, trucage des matchs et corruption des joueurs, incitation forte au dopage des joueurs (les soupçons font plus que planer sur les équipes effectuant un pressing intense et continu pendant tout le match), etc.

Bref, ces transformations du football professionnel à l’échelle mondiale ne peuvent qu’alimenter à bon droit une sociologie critique du football6, dénonçant la fonction idéologique de ce sport, symbole par excellence de « manipulation des masses ». Il suffit de constater la place démesurée que peut prendre le foot dans les journaux télévisés des chaînes françaises. Ainsi il n’est guère contestable que l’énorme couverture médiatique de ce sport fait écran au traitement des « vrais » problèmes sociaux (chômage, pauvreté, inégalités, etc.). Cette vision critique (« de gauche ») du football est bien sûr à prendre en considération tant il est aujourd'hui de plus en plus pris dans les rets de ce qu’on a coutume d’appeler le « foot business », qui revêt bien des aspects indéfendables.

La question qui subsiste est la suivante : faut-il pour autant abandonner le football aux seuls « footeux », tout entiers livrés à leur passion et sans aucun recul critique ? Nous considérons, au contraire, que c’est justement du fait même de son « impact dans la société » - pour le dire vite et mal – qu’il faut s’efforcer de diffuser dans l’espace public un regard armé par les sciences sociales, c'est-à-dire lesté du poids de l’enquête, qu’elle soit historique (mais misère des archives du football…), statistique (mais misère des statistiques disponibles en la matière…) ou ethnographique (mais difficultés de mettre sur ce sujet peu sérieux des étudiants en sciences sociales épris de sérieux et/ou de sujets plus nobles..). Ne sous-estimons pas toutefois l’ampleur de la résistance à la sociologie sur un tel sujet, n’oublions pas que le fait même de vouloir adopter ce type de regard, distancié et objectivant, sur le football, suscite des réactions passionnées/passionnelles du côté des « Anti-Foot ». Pour l’illustrer, on peut lire les premières réactions, fort véhémentes, des lecteurs du Blog. Certes cet échantillon est biaisé : ce sont les lecteurs « enragés » par ce qu’ils ont lu (ou plus vraisemblablement parcouru…) qui se jettent immédiatement sur leur souris pour exprimer publiquement leur colère. Court florilège : « Pourquoi faudrait-il prendre le football au sérieux ? C'est un sujet totalement futile, justement! », « Le foot, y'en a ras le bol. J'ai chronométré. Des fois, dans les informations, c'est le sujet qui dure le plus longtemps, développé jusqu'à plus soif (…) En plus sciences sociales est toujours au pluriel. Il y en a plusieurs ? Autant que de courants ? Tout ceci est attristant. D'ailleurs pourquoi appeler cela de la science ? » .

Plus intéressante pour notre propos est la réaction, par courriel, d’un jeune collègue statisticien - pour le coup, une « science dure » - après lecture du premier texte qui s’intitulait « de la difficulté de prendre le foot au sérieux ». Il écrit ceci : « Très intéressant. Ton article me renvoie à mon propre ethnocentrisme : sans détester ce sport, j'y suis assez largement indifférent. De manière générale, j'ai du mal à m'intéresser au sport, mais le foot (avec le tennis d'ailleurs, à l'autre bout du spectre) fait partie de ceux qui m'intéressent le moins... J'ai eu une brève histoire d'amour avec la boxe (notamment des années 1950-60-70). Par contre, la sociologie du sport m'intéresse beaucoup ! C'est marrant comme les goûts et les dégoûts sont chevillés en nous. On a beau l'étudier, on est tout autant pris dans ces mécanismes ». La question qui est bien posée, à travers ces jugements sociaux sur le football est celle de l’intériorisation puissante des normes et de l’emprise de la légitimité culturelle dans les milieux dits « cultivés ». Comme le disait déjà Bourdieu dans La Distinction à propos de l’analyse des pratiques culturelles, «Le bon goût, c'est le dégoût du goût des autres».

Le Mondial : un affrontement mimé des nations

Le Mondial tous les quatre ans est un grand événement télévisé, regardé et commenté par plus d’un milliard de téléspectateurs sur la terre. Il fait ainsi l’objet de luttes acharnées et de lobbyings intenses au moment de la désignation, par la FIFA, du pays organisateur (Russie de Poutine en 2018, Qatar des émirs du pétrole en 2022 avec matchs sous air conditionné ?...). Et il sert aussi de caisse de résonance aux luttes sociales et politiques des pays concernés, comme au Brésil en 2013. Laissons ici toutefois de côté cette question géopolitique (bien sûr essentielle) pour nous concentrer sur la spécificité de cette compétition, le Mondial, dans ce sport.

En premier lieu, les coupes du monde ont longtemps été des moments où se révélaient des équipes nationales, s’expérimentaient des tactiques, se forgeaient des styles de jeu nationaux. Bref un observatoire du work in progress footballistique pour les entraîneurs du monde entier. En second lieu, la coupe du monde permet une mise en scène des affrontements entre équipes nationales, entre nations et entre style de jeu des différents pays. En troisième lieu, pour les enfants du monde entier qui n’ont pas les moyens de voyager, elle constitue à travers la « petite lucarne », une fenêtre incomparable sur ces mondes lointains et exotiques (qu’ils soient du Nord ou du Sud, de l’Orient ou de l’Occident), offrant en outre une pédagogie en acte de la géographie mondiale (localisation des pays, couleurs des drapeaux, caractéristiques physiques dominantes des joueurs, etc.) qui peut être une entrée en or pour les enseignants d’histoire-géographie. Combien de jeunes ont découvert à la télévision le Mondial de 1970 au Mexique - le premier retransmis en couleur et, d’après les spécialistes, sans conteste le plus beau de l’histoire avec une équipe brésilienne, et Pelé, au sommet de son art - ? Combien d’entre eux se sont alors pris de passion pour ce pays, ont voulu en découvrir la culture, percer le mystère de cet amalgame sportif extraordinairement réussi, qui avait à voir avec cette équipe composée à parts égales de Noirs, de métis et de Blancs dans ce pays où l’abolition de l’esclavage (1888) n’était pas si éloigné dans le temps7.

Par ailleurs, à travers les matchs opposant des équipes des cinq continents, la coupe du monde peut annoncer - ou révéler - des grands tournants géopolitiques comme l’émergence du football africain (Cameroun, quart de finaliste en 1990, la revanche des pays du Sud sur ceux du Nord : l’Algérie qui bat en phase de poule l’Allemagne, future finaliste à la coupe du Monde de 1982), l’émergence au plus haut niveau des nations asiatiques dans le concert des nations footballistiques (La Corée du Sud lors de la coupe du monde de 2002). Le Mondial est alors, comme le carnaval, un moment où les « dominés » peuvent provisoirement (en poules plus qu’en phase finale) inverser l’ordre des choses et se payer une revanche sur les nations qui les dominent économiquement, culturellement et politiquement.

Le rôle des journalistes sportifs est essentiel dans leur manière d’interpréter et de mettre en mots le spectacle sportif. En effet, à sa manière, la coupe du monde peut faire l’objet d’une grande dramaturgie, reproduire ou mimer des affrontements « historiques » ou politiques entre nations. Par exemple, lors de la coupe du monde de 1982, en Espagne, c’est le fameux match de Séville, France-Allemagne, avec une défaite de la France aux penalties (après avoir mené 3-1 à dix minutes de la fin) qui a eu paradoxalement un goût de victoire nationale. Pierre-Louis Basse évoque la manière dont il a vécu intensément ce match avec ses copains, une soirée de canicule et d’orage, dans un pavillon de Juvisy-sur-Orge8. Surtout il fait bien sentir comment l’hostilité aux Allemands a pu alors renaître, l’alcool aidant et la défaite improbable survenant, l’espace de ce moment précis et dramatique de l’agression non sanctionnée par l’arbitre anglais du défenseur français, Battiston, par le gardien allemand, Schumacher : « Maintenant, nous étions là, trois copains, à faire remonter à la surface quelques haines bien senties à l'égard de cette République fédérale allemande. On mélangeait le sport et la politique. On avait un bon coup dans le nez. Ces noms un peu rudes (des joueurs allemands) ne nous inspiraient pas confiance : Breitner, Dremmler, Hrubesch, Littbarski, Rummenigge. Ils étaient les représentants d’un pouvoir que nous méprisions. Héritiers de bourreaux nazis qui avaient repris le boulot en douceur ».

Bien sûr, on pourrait commenter sur un mode effrayé ces mots ou les comportements - dits « tribaux » - de supporters perdant un temps la raison et se livrant à des comportements déviants. Il est même de bon ton aujourd'hui d’ironiser, dans les milieux réfractaires aux sports populaires, sur le nationalisme ou le patriotisme qui se donnent à voir lors des Mondiaux de football avec ces phénomènes de supporters des équipes nationales et leur folklore apparemment désuet (déguisement, maquillages, chants). Or Norbert Elias nous a mis en garde contre ces excès interprétatifs en rappelant la fonction sociale du sport moderne depuis son avènement dans l’Angleterre industrielle du vingtième siècle  : « Le plaisir de la lutte et de l’agressivité trouve un exutoire socialement admis dans la compétition sportive. Cela apparaît surtout dans le côté spectacle, dans l’attitude de rêve éveillé des spectateurs d’un combat de boxe qui s’identifient à ces quelques rares personnes auxquelles on a accordé le droit limité et strictement codifié de donner libre cours à leur agressivité. Cette décharge des pulsions par le spectacle ou par l’écoute (en suivant un match à la radio) est un trait particulièrement caractéristique de la société civilisée9 ».

Qu’est ce qu’une équipe nationale dans le foot mondialisé ?

La Coupe du monde fait se rencontrer depuis 1930 des équipes nationales. Il faut bien voir que l’équipe nationale de football (mais cela vaut aussi pour tous les autres sports collectifs) n’est pas une équipe comme les autres. Certes, ce sont les meilleurs joueurs du pays qui y sont « sélectionnés », l’entraîneur a d’ailleurs pris ce nom de « sélectionneur » pour désigner sa fonction principale : il lui appartient de choisir parmi beaucoup de prétendants ceux qu’il considère comme étant les 23 meilleurs joueurs du pays concerné. Par ailleurs, le mode d’existence des équipes nationales diffère fort des équipes de clubs professionnels. À part les années de coupe du monde, les joueurs (dits « internationaux ») ne s’y retrouvent qu’à intervalles éloignés (six ou huit semaines dans l’année), ont en règle générale peu l’habitude de jouer ensemble. Par ailleurs, il leur faut dépasser les rivalités entretenues dans leurs clubs ou championnats respectifs. Les « anciens » y évoluent avec un prestige encore plus affirmé qu’en club : ce sont les meilleurs joueurs du pays, les plus titrés et reconnus, les mieux payés et, bien sûr, les plus sollicités par les médias. Par exemple, l’équipe de France est aussi une institution dont l’histoire pèse fortement sur ses membres, davantage encore depuis les succès lors du Mondial de 1998 et l’Euro 2000.

L’unité d’une équipe nationale de football est toujours plus difficile à construire que celle d’une équipe de club, surtout aujourd'hui dans le contexte d’internationalisation croissante et précoce des carrières de footballeurs. Les meilleurs joueurs (français, brésiliens, argentins, africains…) partent aujourd'hui dès le début de leur carrière dans les championnats plus prestigieux (désormais anglais et espagnol)10. L’internationalisation croissante des carrières de footballeurs et la domination économique du championnat anglais qui attire les meilleurs joueurs étrangers (du monde entier) compliquent désormais considérablement le travail de fabrication d’une identité pour les équipes nationales des grands pays de football11.

Le défi qui est aujourd’hui lancé aux équipes nationales n’est donc pas mince : comment construire une « équipe » composée d’une majorité d’expatriés du football (Brésil, Argentine…) ? L’équipe de France est particulièrement atteinte par ce syndrome du fait même du caractère structurellement exportateur du football français. Par exemple, on ne comprend rien à la grève du bus des Français à Knysna si on ne l’inscrit pas dans ce cadre (treize Bleus sur les vingt-trois évoluaient à l’étranger). Autre problème important qui complique la donne des sélectionneurs des équipes nationales : les joueurs arrivent éprouvés physiquement après une longue saison et certains d’entre eux peuvent être incités par leur employeur principal (leur club qui les rémunère très fortement), via leur entraîneur, à s’économiser et surtout à ne pas se blesser. Lors du dernier Mondial, le journal l’Équipe avait exhumé un savoureux texto de l’entraîneur mythique de Manchester United, Sir Alex Ferguson, adressé à son joueur coréen (Park) avant un match de coupe du monde de la Corée du Sud : « Bon match ! Surtout ne te blesse pas ! »

1 Au départ, une sollicitation du Nouvel Observateur et plus précisément d’Éric Aeschimann (responsable des pages Débats) et Paul Quinio (responsable du Nouvelobs.com, version en ligne de l’hebdomadaire).

2Nous avions, avec Julien Sorez (historien), animé en 2013/14 un séminaire à l’EHESS qui s’appelait « Le football et le fait national » au cours duquel des spécialistes du sujet, historiens comme sociologues, avaient rendu compte de la spécificité en longue période d’un certain nombre d’équipes nationales.

3 Christian Bromberger, « De quoi parlent les sports ? », Terrain, numéro 25 - Des sports (septembre 1995), [En ligne], http://terrain.revues.org/2837,

4 Stéphane Beaud (avec Philippe Guimard), Traîtres à la nation? Un autre regard sur la grève des Bleus en Afrique du Sud, La Découverte, 2011.

5Christian Bromberger, ibid..

6 Cf. les travaux de Jean-Marie Brohm, de la revue Quel Corps ?, Marc Perelman et le thème de La peste émotionnelle, qui ravit à bon compte tous ceux que le football révulse…

7 cf. Afranio Garcia et Sergio Leite Lopes, « Noir, brésilien et footballeur : de la poudre de riz à la légende Pelé »

http://tempsreel.nouvelobs.com/coupe-du-monde-le-foot-c-est-du-serieux/20140617.OBS0705/noir-bresilien-et-footballeur-de-la-poudre-de-riz-a-la-legende-pele.html

8 Pierre-Louis Basse, « Alain Giresse 99e minute », Mes seuls buts dans ma vie, Nil éditions, 2014

9Norbert Elias, La civilisation des mœurs (1939, traduction en France, 1969, Presses Pocket. Voir surtout, Norbert Elias et Éric Dunning, Sport et civilisation, Fayard, 1989.

10 Cf. le chapitre 1 de Stéphane Beaud (avec Philippe Guimard), Affreux, riches et méchants ? Un autre regard sur les Bleus, La Découverte, 2014

11 Arsene Wenger, entraîneur de l’équipe cosmopolite d’Arsenal (Londres) déclare après le Mondial de 2010 : « Autre constat. Le mal que les sélections ont à vivre ensemble désormais. Pff !!… J’ai des joueurs (à Arsenal) un peu dans toutes les équipes (nationales) et les échos que j’ai me disent : Il y a un nouveau problème, c’est comment passer quarante jours ensemble… ». (L’Équipe Mag, 10 juillet 2010).

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