Effet de cliquet, mon œil !

Dans son blog, Laurent Mucchielli explique par un effet de cliquet le refus des tenants de la parole officielle de reconnaître leur erreur consistant à nier l'efficacité de l'hydroxychloroquine dans le traitement de la Covid-19. La peur de se discréditer expliquerait leur entêtement aveugle. Mais est-ce seulement un puéril l'amour-propre ? L'esprit de lucre ne serait il pas aussi à la manœuvre ?

Dans son blog de Mediapart, Laurent Mucchielli, économiste, montre qu’en dépit des données convergentes montrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine (HCQ) dans le traitement de la Covid-19 (voir la), nos gouvernants (O. Véran), décideurs (conseil scientifique), institutions (conseil de l’ordre des médecins), personnalités médicales et scientifiques (F. Barré-Sinoussi), personnes de medias (quasiment toutes), restent obstinément accrochés à l’idée que l’HCQ est non seulement inefficace, mais aurait même des effets délétères sur les malades atteints de la Covid-19.

Laurent Mucchielli montre l’inanité des arguments avancés pour discréditer le protocole de l’IHU de Marseille, dirigé par Didier Raoult. Il invoque un « effet de cliquet » pour expliquer l’incapacité des porteurs de la parole officielle à faire marche arrière.

Cet effet de cliquet tiendrait au discrédit qui pourrait éclabousser l’ensemble des autorités politiques et médicales si jamais elles se rendaient à l’évidence et avouaient leur erreur initiale. D’où leur obstination aveugle.

La manière dont s’est répandue la parole officielle est connue. Dès le début de la prise en compte de la pandémie, lorsque Didier Raoult quitte le conseil scientifique, ce dernier est laissé aux mains de médecins (Yazdan Yazdanpanah, entre autes) liés par des conflits d’intérêt aux compagnies pharmaceutiques (Gilead notamment). Pour celles-ci, la pandémie est une aubaine : elles ont des molécules antivirales au catalogue (Remdesivir). Pour toucher le jackpot, il faut parvenir à les imposer. Pour celà, il faut d’abord invalider les traitements avérés, quasiment gratuits de surcroît. Haro sur l’HCQ et son principal prescripteur, Didier Raoult !

On fait feu de tout bois. Et comme les laboratoires sont des multinationales, l’offensive est mondiale. Celà va jusqu’à mobiliser The Lancet, un des  journaux médicaux et scientifiques de référence pour publier une étude grossièrement falsifiée « montrant » la dangerosité de l’HCQ. Dès la publication de cette « étude », le conseil de l’ordre des médecins et le gouvernement interdisent la prescription de l’HCQ, contrevenant ainsi gravement à la liberté de prescrire.

Rapidement, pourtant, l’imposture est révélée. The Lancet a menti et couvert une fraude. Les auteurs avouent et l’article est retiré. Mais l’interdiction de l’HCQ est-elle annulée ? Non. Là est l’effet de cliquet. Si le conseil de l’ordre avoue qu’il s’est trompé, il avoue par là même son incompétence et se discrédite. Donc il s’entête et s’enferme dans le déni. Effet de cliquet.

C’est tout ? À mon avis, non. Car faire marche arrière n’est pas seulement avouer que scientifiquement, on n’est pas très solide. Pour nombre de tenants de la parole officielle, c’est aussi reconnaître qu’on a menti par cupidité.

Alors, effet de cliquet ? Ben non. Car pendant qu’on s’entête, l’union européenne (pas la France, reconnaissons le) verse des milliards pour acheter du Remdesivir. Puis d’autres milliards pour des masques (France comprise, cette fois).

Puis la toxicité du Remdesivir est démontrée. Au point que l’Association médicale américaine recommande de ne plus le prescrire. Pas grave. Pendant ce temps, Gilead a engrangé de substentiels bénéfices. Il n’y a pas de petits profits. Dut-on mentir pour les assurer.

Alors on se repose sur un hypothétique vaccin. Quel politique s’est demandé s’il était vraiment utile de concevoir un vaccin pour une maladie qui tue 1 % des malades, avec un virus qui mute si fréquemment ? Lequel s’est demandé s’il ne vaudrait pas mieux se concentrer sur la thérapie ? On ne sait pas. Ce qui est certain, en revanche, c’est que le vaccin fait cette fois les affaires d’Astra-Zeneca et autres labos. Alors, toujouts pas d’HCQ mais un vaccin qui va venir, c’est sûr ! Et qu’importe si le vaccin est peu efficace sur les virus mutants. Les labos n’ont pas signé pour une obligation de résultat. Donc l’europe devra se contenter de ce que les labos lui donnent.

À mon humble avis, si les menteurs mentent, ce n’est pas par effet de cliquet. Pour certains qui relaient leur parole, c’est peut-être par naïveté ou au pire pour passer à la télé. Mais pour ceux qui organisent le mensonge et le diffusent, c’est parce qu’il leur rapporte du fric. À eux et à leur hommes-liges.

Et le schéma n’est pas nouveau. Les multinationales du tabac ont rémunéré des palanquées de médecins pour soutenir dans des revues scientifiques de renom que le tabac n’était pas nocif. Et idem pour l’amiante qui ne provoquait pas de cancers de la plèvre. Et idem pour le Médiator, qui n’induisait pas de valvulopathies. La liste est longue. Aujourd’hui, Gilead qui produit le Remdesivir dont les effets toxiques sur les reins sont connus a persisté à nier ceux-ci pour vendre sa molécule. Chaque fois, des intérêts privés attentent à la santé publique. Pour faire du fric, on ment. On ment contre l’évidence, jusqu’au bout, envers et contre toutes les preuves. Car tant qu’on ment, on engrange. On se discrédite, et alors ? Qui se souvient des noms des médecins qui ont défendu le Médiator ? Irène Frachon a fini par faire valoir l’évidence. Contre les institutions (l'Agence du médicament), sa hiérarchie et Servier. Mais celà a-t-il servi à quelque chose ? De toute évidence non. La Covid-19 est passée par là et Gilead a remplacé Servier.

Prétendre que l’obstination des porteurs de la parole officielle est dûe à un effet de cliquet serait ramener leur seule motivation à de l’amour-propre. Je ne veux pas être ridicule, donc je persiste dans mon erreur. En réalité, c’est de l’esprit de lucre : tant que je mens, je fais du fric et advienne que pourra !

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