Tourisme et paysage à Yzeron entre 1880 et 1914, un souvenir du Paradis perdu ?

Se demander en quoi et pourquoi le village d’Yzeron devient particulièrement attractif pour les lyonnais, au tournant du XIX ème et du XXème siècle, c’est se poser la question de ce qui fait qu’un paysage puisse paraître digne d’intérêt et même de ce qui fait qu’un paysage puisse apparaître en tant que tel, aux yeux de ceux qui le regardent.

le village d'Yzeron, vu du chemin des Rivoires, en novembre 2013 © Lucile Longre le village d'Yzeron, vu du chemin des Rivoires, en novembre 2013 © Lucile Longre

Tourisme et paysage à Yzeron entre 1880 et 1914, un souvenir du Paradis perdu ?

 

Se demander en quoi et pourquoi le village d’Yzeron devient particulièrement attractif pour les lyonnais, au tournant du XIX ème et du XXème siècle, c’est se poser la question de ce qui fait qu’un paysage puisse paraître digne d’intérêt et même de ce qui fait qu’un paysage puisse apparaître en tant que tel, aux yeux de ceux qui le regardent.

 

Yzeron est un village des Monts du Lyonnais, petite région située à l’ouest de la ville de Lyon. C’est un village bien connu des lyonnais d’aujourd’hui, lieu du tourisme du dimanche, pour y aller manger dans un de ses trois restaurants, se promener au bord du plan d’eau du Ronzey, ou bien faire une randonnée dans les environs, à commencer par une excursion dans le bois situé sur la colline de Py Froid, non loin du village.

La renommée d’ Yzeron comme site touristique préféré des lyonnais, a commencé à la fin du 19 ème siècle, alors que se dévellopait les moyens de transport collectifs, à commencer par le chemin de fer.

En effet, grâce au chemin de fer et aux petites lignes d’intérêt local qui se construisent à partir des années 1870 et se multiplient par la suite, il devient beaucoup plus facile de se déplacer dans la campagne environnante pour les citadins en mal d’espaces verts et de lieu de détente du dimanche. Yzeron, comme d’autres villages des environs de Lyon, profite de ces moyens de transports améliorés et devient vite un lieu de détente du dimanche, ou de villégiature plus prolongé, des lyonnais. Des hôtels s’édifient à Yzeron à la fin du XIX ème siècle et sont très fréquentés, le village devient un endroit charmant et verdoyant pour les lyonnais et où l’on mange bien, ce qui ne gâche rien, comme on le constate, en lisant les cartes postales d’Yzeron de l’époque, que les voyageurs envoient à leur famille restée à Lyon.

C’est dans ce cadre d’un developpement touristique assez important de cette localité, au tournant du XIX ème et du XX ème siècle, que prend place notre réflexion sur tourisme et paysage à Yzeron, entre 1880 et 19141.

 

 

Concernant l’origine de la notion de paysage, beaucoup de livres et d’articles lui ont été consacré, et je ne saurais mieux faire que de renvoyer le lecteur à la première leçon que l’anthropologue Philippe Descola a consacré à l’étude du paysage, dans ses leçons au Collège de France, où il fait le tour des connaissances acquises à ce propos aujourd’hui. Le lecteur du présent article trouvera, dans cette leçon, les principaux articles, livres à lire sur le sujet2. Je renvoie aussi à mon blog Imageurs et imageurs, où j’ai consacré nombre d’articles à cette question du paysage3.

Pour étudier ce qu’est un “beau “ paysage, et les raisons qui fondent ou non son attractivité, je m’appuierai ici sur mon article précisément intitulé “Qu’est qu’un “beau” paysage 4?

 

 

I. Le sentiment du paysage, un sentiment pour “happy few”.

 

 

:” Face à un paysage, quel qu’il soit, on a souvent tendance à nous demander s’il est « beau » ou pas, or rien n’est plus complexe que cette question. C’est moins le problème de la beauté qui nous préoccupe ici que de savoir ce qui fait paysage, de savoir ce qui peut être considérer comme paysage, c’est-à-dire digne d’être regardé et distingué du cadre de vie habituel, que l’on ne regarde plus tant il est quotidien et banal (…)

Cette question nous ramène à l’origine de la notion de paysage, telle qu’a pu la retracer Augustin Berque, notamment, dans nombre de ses ouvrages[1]. La notion de paysage, le sentiment de se retrouver devant un paysage pour un observateur, est né en Chine au IV ème siècle de notre ère, et des poètes, comme Tao Yuan Ming, Xie Lingyun ou bien le peintre et théoricien du paysage Zong Bing ont, entre autres, participés à la création de cette notion.

Le sentiment de se retrouver devant quelque chose de remarquable, devant un « beau «  paysage est un sentiment pour « happy few », tel que l’exprime Xie Lingyun. C’est le sentiment d’une élite cultivée, qui sait apprécier les belles choses et se différencie du commun de la population et surtout de ces grossiers paysans :

 

« Car, ce sentiment qui ≪ fait la beaute ≫ (wei

mei), il l’attribue a son ≪ gout ≫ personnel (ici shang,

ailleurs souvent shangxin) ; et d’autres poemes nous

montrent qu’il en a une conception fort exclusive. C’est

son authenticite intrinsèque, tres differente de celle

que Tao Yuanming, au contraire, ressentait dans un

accord cosmique entre les phenomenes de la nature et

son propre choix de vie. Xie Lingyun, c’est en lui qu’il

le porte, ce gout, tout en se lamentant de n’avoir pas

aupres de lui l’elective affinite de qui pourrait, avec

lui, le partager devant le paysage : un de ces happy few

comme lui-meme qui

我志誰与亮 Wo zhi shei yu liang Avec moi comprendrait

clairement ou j’aspire

賞心惟良知 Shangxin wei liang zhi Et seul aurait le gout

de bien le reconnaitre[2]

 »

Xie Linguyn se déclare quasi seul de son espèce à posséder ce « goût » du paysage, qui le met hors d’atteinte et hors de portée de la meute de ses contemporains. Et cependant, sans le travail de ceux-ci et en particulier des paysans, il ne pourrait pas vivre :

« Or nous savons par ailleurs que ce grand seigneur

excursionnait avec une suite de dizaines de personnes,

voire davantage. Un episode fameux lui fait passer

le pic du Midi de Shining a la tete d’une troupe de

plusieurs centaines de cavaliers, s’y faisant abattre des

arbres pour jouir d’une plus belle vue, et surprenant si

fort le gouverneur de la province voisine que celui-ci

crut a l’attaque d’une bande de pillards… Ce meme Xie

Lingyun qui se plaignait tant de sa solitude devant le

paysage qu’il a laisse cette image, reprise par Obi Kochi

dans le sous-titre d’un livre a ce sujet : le poète solitaire

du paysage (kodoku no sansui shijin) !

Ou est-elle donc, cette suite de vassaux et de

serviteurs, alors que Xie Lingyun se dit seul – aussi

solitaire, semblerait-il, que le Wanderer de Friedrich audessus

de sa mer de nuages ? Eh bien, elle est forclose,

et c’est bien normal, puisque Xie Lingyun est seul

a posseder le shangxin qui, devant l’environnement,

permet d’y voir du paysage.

Voila ce que j’appelle le principe de Xie Lingyun.

C’est un principe double. D’un cote, il consiste a

affirmer qu’on possede la clef du paysage, en vertu d’un

gout distingue, inaccessible aux masses qui, de ce fait,

ne savent pas voir le paysage. De l’autre, il consiste a

forclore le travail de masse qui a rendu le paysage possible

– qu’il s’agisse, comme on l’a vu, du travail des paysans

qui ont modele la campagne, ou, plus immediatement,

du travail de ces centaines de cavaliers qui escortaient

Xie Lingyun au pic du Midi de Shining, a moins encore

qu’il ne s’agisse du meme nombre de chevaux, mais

dissimules cette fois sous le capot du Land Rover (ou

du Land Cruiser, peu importe). Grace a quoi, devant le

paysage, tel le Wanderer, on peut se sentir seul face a la

nature.[3] »

 

II. Yzeron, un paysage pittoresque, et un décor de rêve pour les loisirs citadins et bourgeois.

 

Concernant le regard des lyonnais sur le village d’Yzeron à la fin du XIXème siècle et sur la campagne en général, le problème est certes quelque peu différent de la situation en Chine au IV ème siècle de notre ère, mais pas tant que ça.

 

Quand on observe les articles des journaux lyonnais consacrés à Yzeron et aux Monts du Lyonnais à cette époque, ils témoignent d’un goût tout particulier pour le pittoresque de l’endroit, un environnement qui les change agréablement de leur cadre de vie urbain quotidien. Que ce soit dans les articles du “Progrès illustré”, supplément illustré du quotiden Le progrès dans les années 18905, ou bien dans les articles que le journal “Lyon revue” consacre à Yzeron dans les années 18806, c’est l’attrait de ce paysage en tant que plaisant à voir qui domine, et comme particulièrement pittoresque et charmant, mais sans que jamais il soit fait mention des habitants qui y résident ou de leurs conditions de vie.

En lisant ces descriptions, on a l’impression d’un paysage sans habitants qui y vivent, ou alors juste le voiturier et l’hôtelier ou le cabaretier, un cadre où tout est fait pour plaisir des yeux et réjouir celui qui le regarde, sans que jamais il soit fait mention des conditions concrètes d’existence de ceux qui vivent dans ce village.

Ansi dans l’article du Progrès illustré du 12 juin 1898, racontant la montée sur Yzeron à partir de la coursière (article qui fait suite à toute une série d’articles précédents, racontant le voyage de Saint Just à Yzeron), on a l’impression que tout, dans ce paysage, est fait pour le plaisir des yeux, non comme cadre concret d’existence des Yzeronnais. :

“( …) Egalement agréable des deux côtés, le voyage offrira ses particularités sur la grande route et sur les sentiers.

La route carrossable de Vaugneray à Yzeron est admirablement entretenue ( par qui, comment, mystère et la forclusion du travail des gens du lieu est là encore à l’oeuvre) et présente aux voitures comme aux piétons toutes les garanties de viabilité et de sécurité désirables ( là aussi, ces routes et sentiers sont là considérés comme faites uniquement pour le confort des lyonnais et non pas pour servir de voies de communication aux gens du lieu. Ces gens là demeurent inexistants pour le rédacteur du Progrès illustré, comme pour ses lecteurs, on utilise leurs forces de travail, mais ils doivent demeurer invisibles, pour ne pas gâcher la beauté du parcours ni du séjour des lyonnais à Yzeron).

Et l’article continue ainsi à décrire un cadre ydillique, presque l’Arcadie de Virgile :” Du côté de la Coursière, aucune désillusion et le charme de la nature, avec ses ruisselets, ses ombrages, ses senteurs parfumées.

Peu ou pas de murs, de ces murs insipides de propriétés bien closes que le soleil rend aveuglants et qui vous condamnent à ne rien voir, mais, autour de soi, de magnifiques décors verdoyants (...)

On voit dans cette description comme un écho de l’esthétique romantique et de l’évolution du statut de la campagne et de la montagne depuis la fin du XVIII ème siècle. En effet, la montagne, comme le littoral d’ailleurs, considérés comme affreux et repoussants à la fin du XVIIIème et au début du XIXème, voient leur appréciation changer au cours du XIX ème pour devenir progressivement des lieux attirants et même à la mode, des lieux où il faut être pour être considérés7. Dans les articles du Progrès illustré de cette époque, on constate l’évolution de cette esthétique romantique du sublime8, pour happy few, à un goût du pittoresque et du charmant pour bourgeois en villégiature.

départ pour Yzeron, le Progrès illustré, juin 1898 © le Progrès illustré départ pour Yzeron, le Progrès illustré, juin 1898 © le Progrès illustré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et l’iconographie n’est pas en reste non plus, pour présenter le voyage vers Yzeron comme charmant et verdoyant, propre à réjouir des Lyonnais le dimanche ou pour quelques vacances. Le Progrès illustré présente ainsi quelques fort jolies gravures, qui représente la montée vers Yzeron par la Coursière par des lyonnais et lyonnaises, dans une atmosphère bon enfant et joyeuse. Ainsi en est-il de cette gravure, parue en juin 1898. Encore une fois, tout semble concu, pour le graveur, le journal et pour ses lecteurs, pour le plaisir des yeux et du séjour des lyonnais, les habitants et leur travail demeurent, une fois de plus, forclos.

 

C’est que le tourisme à Yzeron, en cette fin du XIX siècle, fait de ce village un lieu conçu exclusivement pour le plaisir des touristes lyonnais, un lieu où l’on mange bien ( comme il est dit dans ue carte postale qu’un lyonnais, en visite à Yzeron, écrit à un quelqu’un de sa famille qui réside à Londres), où l’on est en bonne compagnie et où l’on peut s’adonner sans honte à ces loisirs favoris. C’est ainsi que le journal lyonnais, La grande Revue, décrit un séjour dans ce village en 19069

:” (…) Midi. Chacun déjeune.Les appétits sont formidables, les conversations prosaÏques.

Ensuite des parties de boules s’organisent. On se mettra en bras de chemise, on fumera des pipes en pointant ou en tirant. Et le soir, lassé par le grand air, les pas nombreux, on reprendra la route de la gare, en chantant et en portant des bottes de fleurs.” Et tout ceci, évidemment, dans un décor digne du Paradis perdu

:” L’ombre monte lentement de la vallée, du coeur de la forêt. De loin en loin, un bruit de cascade vient frapper l’oreille. Des rossignols chantent, des grillons crissent. Puis la vallée s’élargit, on quitte la forêt, on rejoint la grande route et au lointain, des lumières signalent le point d’arrivée.”

C’est ainsi que, si on l’on se refère à la mésologie10, théorie mise au point par le géographe Augustin Berque, qui étudie les relations entre les hommes et leur milieu, le tourisme peut être considéré comme un trajection du paysage d’Yzeron:

 

TRAJECTION n. f. 1. Va-et-vient de la réalité* entre les deux pôles théoriques du subjectif et de l’objectif : la réalité ne relève ni seulement de l’objet*, ni seulement du sujet* ; relevant de la trajection des deux, elle est trajective. (...) 2. : au IVe siècle, en Chine, il y a eu trajection des eaux de la montagne (shan shui 山水) en tant que paysage (shanshui 山水). 11

En d’autres termes, le tourisme, le fait d’être en court séjour ou en villégiature dans ce cadre, que les lyonnais jugent particulièrement accueillant et verdoyant, propre à réjouir les yeux et l’âme, fait accéder le village d’Yzeron et le voyage qui y conduit au titre de paysage, le paysage vu de ce village , en tant que lieu conçu exclusivement pour le confort et le plaisir des citadins lyonnais, faisant ressentir ainsi aux citadins lyonnais quelque peu le sentiment d’”happy few”, éprouvé par Xie Linguyn et évoqué au début de cet article.

Pour les lyonnais, Yzeron n’est plus un lieu de vie des villageois yzeronnais, avec ses difficultés quotidiennes et sa charge de travail, cela devient une sorte d’Arcadie, de campagne fantasmée et idéale, une sorte de Paradis perdu, totalement déconnecté des conditions concrètes des habitants qui y vivent ordinairement. C’est ainsi que Cézanne méprisait les paysans travaillant dans les environs de la Sainte victoire, car eux ne la voyaient pas en tant que paysage, alors que lui, le peintre Cézanne, savait seul saisir sa beauté

:” propos de Cézanne, recueilli par son ami Gasquet: Avec des paysans, tenez, j’ai douté parfois qu’ils sachent ce que c’est qu’un paysage, un arbre, oui. Ça vous paraît bizarre. J’ai fait des promenades parfois, j’ai accompagné derrière sa charrette un fermier qui allait vendre ses pommes de terre au marché. Il n’avait jamais vu Sainte-Victoire. Ils savent ce qui est semé, ici, là, le long de la route, le temps qu’il fera demain, si Sainte-Victoire a son chapeau ou non, ils le flairent à la façon des bêtes, comme un chien sait ce que c’est qu’un morceau de pain, selon leurs seuls besoins, mais que les arbres sont verts, et que ce vert est un arbre, que cette terre est rouge et que ces rouges éboulés sont des collines, je ne crois pas que la plupart le sentent, qu’ils le sachent, en dehors de leur inconscient utilitaire10. 12

 

Cezanne, ne dépendant pas du travail de la terre pour assurer sa subsistance au quotidien,puisqu’il vit de son travail de peintre, peut avoir ce genre de sentiment quelque peu élitiste, et se sentir ainsi un peu au dessus de la mêlée de ce peuple de travailleurs et de “ culs terreux”.

C ‘est un peu la même chose pour les bourgeois lyonnais, Yzeron n’est au mieux qu’un cadre de vacances, certes accueillant, mais jamais on n’envisagerait d’y vivre au quotidien et de tirer sa subsistance du travail de la terre, car, alors, les choses deviendraient forcément différentes.

Le tourisme à Yzeron peut donc bien être considéré comme une trajection du paysage, comme une manière de considérer ce village en tant que nouvelle Arcadie et Paradis fantasmé, et non comme lieu d’existence et de subsistance au jour le jour.

 

 

Ainsi, on voit que si les nouveaux moyens de transport qui existent en France, à partir de la seconde moitié du XIX ème siècle, avec le dévelloppement des lignes de chemin de fer de proximité , facilitent à la fois la prise de connaissance des environs de Lyon par les lyonnais, ainsi que leur déplacement dans ces campagnes et ces monts, leur vision du paysage des Monts du Lyonnais et singulièrement d’Yzeron, reste largement tributaire d’une vision bourgeoise, citadine et élitiste du paysage. Le village et ses environs sont frappés du sceau du pittoresque et du rustique, un cadre verdoyant et champêtre pour une excursion du dimanche ou une plus longue villégiature, mais qui n’est absolument pas considéré comme un lieu de vie quotidien des paysans et artisans qui y habitent. Le travail de ceux-ci sur la terre et dans la localité est absolument passé sous silence, le plaisir et le goût de la montagne d’Yzeron sont à ce prix, rêver une Arcadie fantasmée plutôt que s’interroger et rendre de l’existence ordinaire de ceux qui ne sont jamais que des “culs terreux”. Pour les bourgeois lyonnais en visite, ces derniers sont incapables de saisir la valeur de leur cadre de vie et d’avoir ce goût du paysage, sentiment élitiste par excellence, du moins tel que les lyonnais de l’époque semblent le percevoir, comme avant eux les seigneurs et lettrés chinois du IV ème siècle de notre ère.

1Pour une étude plus poussée et approfondie du tourisme à Yzeron entre 1880 et 1914, voir l’article à paraître dans la revue l’Araire dans quelques mois : http://www.araire.org/

2http://www.college-de-france.fr/site/philippe-descola/course-2012-02-29-14h00.htm

3https://imagesetimageurs.com/

4https://imagesetimageurs.com/2018/03/22/quest-ce-quun-beau-paysage/

5https://collections.bm-lyon.fr/PER003100

6https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32810113v/date

7Sur cette question de l’évolution du paysage littoral et montagnard, voir l’ouvrage d’Alain Corbin, Le territoire du vide, l’occident et le désir du rivage, 1750- 1840, Paris, Flammarion, 1990 ainsi que l’article suivant de Walter François, La montagne des Suisses. Invention et usage d'une représentation paysagère (XVIIIe-XXe siècle)., In: Études rurales, n°121-124, 1991. De l'agricole au paysage. pp. 91-107 https://www.persee.fr/doc/rural_0014-2182_1991_num_121_1_3312

8Concernant cette notion de sublime et de l’évolution de l’esthétique au tournant du XVIII ème et du XIX ème siècle voir notamment le traité d’Edmund Burke, Recherche philosophique sur l'origine de nos idées du sublime et du beau ( 1757), et le livre suivant L'esthétique naît-elle au XVIIIe siècle ?, Serge Trottein, Paris, Puf, 2000.

9https://archive.org/details/lagranderevue4019unse/page/534

10https://fr.wikipedia.org/wiki/Mésologie, voir aussi le site Mésologiques http://ecoumene.blogspot.com/

11http://tiersinclus.fr/augustin-berque-le-meme-objet-mais-autre-chose/

12https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/2426/files/2019/01/Berque-Onto.logique-du-paysage.pdf

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