je suis un rêve d'étoiles

J’aime à me réveiller la nuit, lorsque tout le monde dort et que tout est calme et tranquille. Dans l’obscurité et le calme nocturne, je me sens apaisée, l’esprit et l’âme sereins.

coucher de lune, 27 octobre 2020 © Lucile Longre

 

J’aime à me réveiller la nuit, lorsque tout le monde dort et que tout est calme et tranquille. Dans l’obscurité et le calme nocturne, je me sens apaisée, l’esprit et l’âme sereins.

La nuit, je m’y sens à l’abri et en sécurité, je me love dans la pénombre et le silence comme un jeune chat se blottit contre la fourrure de sa mère, la nuit est pour moi comme un refuge, une tanière, comme les bras d’une mère pour un petit enfant. Dans l’espace et le calme nocturne, je me sens enfin apaisée, loin du tumulte des jours et des fracas de mon histoire passée, et, lentement, tout doucement, je renoue un à un les fils de mon existence et je renais peu à peu à la vie et a la sérénité.

Au mitan de la nuit, je suis souvent réveillée et je descends dans la salle à manger, où je m’installe sur mon fauteuil relax, face à la fenêtre et au jardin en contrebas. Et là, je m’immerge dans la contemplation du ciel, que j’aperçois au travers des fenêtres, et ma vie prend alors un tout autre sens.

Que le ciel soit dégagé et plein d’étoiles ou bien nuageux et sans visibilité, sa vue me fait toujours un grand effet, et m’apaise et me calme. Face à l’immensité du ciel nocturne, où je devine étoiles, nébuleuses et galaxies, je me sens tout à coup dégagée de tout souci, mon âme s’allège et mon esprit s’éclaire, et je me sens enfin en accord avec moi-même et avec l univers.

Je pourrais passer des heures ainsi, à contempler la voûte céleste, enfin réconciliée avec moi-même et avec la galaxie, et les étoiles, que je vois depuis ma fenêtre, me semblent autant d’amies qui me saluent des confins de l’espace.

Je rêve souvent que je suis au sommet d’une montagne ou d’une haute colline, loin des rumeurs de la ville et de la pollution lumineuse urbaine, et que je contemple un ciel pur et limpide, où brillent des milliers d’étoiles et où je devine toutes sortes de nébuleuses et d’amas galactiques. Et là, face à cette immensité céleste, je me sens enfin renaître, l’esprit enfin vierge de toute crainte et de toute peur, et l’âme toute entière remplie d’une joie profonde et d’une félicité à nulle autre pareille. Je ne suis plus simplement moi, bornée à ma petite existence d’être humain, aux sens émoussés et à l’intelligence limitée, je me sens pareille aux étoiles et aux constellations, je m’étends aux dimensions de la voûte céleste et fais corps avec le cosmos. Et alors, je ne fais plus qu’un avec les galaxies et avec l’univers, et mon âme, enfin apaisée, s’unit avec ce qui est à l’origine de la vie et de notre Terre, je flotte dans l’espace, libre et heureuse, en compagnie de mes sœurs, les étoiles.

Et ce rêve, que je fais chaque nuit, en contemplant le ciel depuis ma fenêtre, m’aide à vivre, jour après jour, car je sais que, dès que l’obscurité tombe, un monde entier s’ouvre à moi et qu’il m’appartient, comme je lui appartiens.

 

Je suis de l’étoffe dont on fait les rêves.

 

 

 

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