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Billet de blog 11 novembre 2017

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De jardin en paysage, l'écologie des origines

Ce livre, « De jardin en paysage, l’écologie des origines », traite de la question du paysage et de la nature vue, entendue et ressentie de diverses façons.

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Je suis en train de bâtir un nouvel essai sur le jardin et  le paysage, dont voici l'introduction:

Ce livre, « De jardin en paysage, l’écologie des origines », traite de la question du paysage et de la  nature vue, entendue et ressentie de diverses façons.

La question de savoir comment nous vivons et comment nous ressentons notre environnement quotidien est centrale, qu’il s’agisse de photographier un paysage, d’entendre notre cadre de vie ordinaire, ou bien de créer et d’aménager un jardin. Car, bien entendu, à chaque fois, les questions sous-jacentes dépassent le strict cadre de la photographie, du sonore ou bien du jardin. Il s’agit, en effet, de savoir quelles positions nous souhaitons adopter par rapport à la nature et à l’écologie en général, et quel cadre de vie nous désirons pour nos contemporains et les générations futures, mais aussi quelle est notre attitude vis-à-vis de notre histoire passée, en tant qu’individu et en tant qu’être humain.

Photographier un paysage ou un animal, c’est ainsi se poser des questions sur l’empreinte écologique qu’on laisse sur ce que l’on photographie ainsi que sur la contribution que l’on souhaite apporter ou non à la préservation de la biodiversité. Photographier, comme on le voit avec le premier article qui ouvre ce recueil, «  Le Vide et le blanc, contribution à une théorie générale de la photographie », c’est aussi être ramené aux premiers temps de notre vie en tant qu’individu, que ce soit dans le ventre de notre mère ou lors de nos premiers émois de nourrisson.

La question du paysage sonore et d’écoute active de notre environnement est aussi une question évidemment qui regarde l’écologie, l’écologie sonore, de même qu’elle nous met là aussi en relation avec les origines de notre existence en tant que personne.

Créer et aménager un jardin, c’est enfin s’interroger sur ce qui fait la qualité de notre environnement quotidien, savoir quel cadre de vie et quelles options sociales et politiques nous souhaitons pour nos concitoyens. Cultiver un jardin  c’est évidemment se préoccuper d’écologie, mais aussi se positionner sur des questions sociales et politiques d’importance, c’est définir un projet de vie qui a des conséquences réelles sur tous les acteurs de la vie du jardin. Mais c’est encore, là aussi, avoir en tête l’origine des jardins dans l’histoire ainsi que le jardin des origines, celui du Paradis Perdu.

On le voit, se préoccuper de jardins et de paysages, c’est à la fois avoir un projet écologique et politique pour aujourd’hui et pour l’avenir, et en même temps s’interroger sur nos origines, en tant que personne et en tant qu’être humain. Se préoccuper de jardin et de paysages est en fin de compte une question profondément actuelle et aussi originaire.

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