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Billet de blog 17 mars 2019

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Ode à la lune

A la lune, maîtresse de mes nuits, rêverie de mes jours, je voudrais dédier cette ode, ce chant d’amour, comme un amant passionné en adresserait un, à une amante, dont il serait tendrement épris.

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Illustration 1
la lune à l'heure bleue 27 février 2019 © Lucile Longre

Ode à la lune.

A la lune, maîtresse de mes nuits, rêverie de mes jours, je voudrais dédier cette ode, ce chant d’amour, comme un amant passionné en adresserait un à une amante dont il est tendrement épris.

La lune, qu’elle soit fin croissant ou disque plein, règne à jamais sur mon cœur. Elle règne sur mes heures nocturnes et gouverne mes heures de veille, maîtresse adorée et à tout jamais hors d’atteinte. Son attente remplit mes songes, et mon âme, à jamais remplie d’amour pour cet astre lointain, ne se lasse jamais de l’apercevoir, encore et encore.

C’est une passion sans espoir, mais cependant jamais déçue, car, ne la verrais-je qu’en imagination, son souvenir est si présent qu’il suffit à m’emplir le cœur. Je rêve à ma princesse céleste, ma lointaine, comme le troubadour Jaufré Rudel songeait à la princesse de Tripoli, et comme lui, je compose des poèmes en hommage à la dame de mes pensées, en laquelle mon esprit, à jamais, repose.

Qu’elle apparaisse, gracieux disque d’argent à l’heure bleue, ou bien, délicat croissant dans le ciel nocturne, elle sait alors si bien me charmer que je ne veux point d’autre maîtresse qu’elle, et point d’autre empire sur mon âme que cette déesse universelle.

Chaque soir, à la tombée du jour, ou bien chaque nuit, avant l’aube, j’attends sa venue, et, dès qu’elle apparaît, mon cœur se remplit alors d’une joie à nulle autre pareille et la félicité inonde mon âme. Et dès cet instant, ce sont des noces, à jamais recommencées, entre l’astre céleste et son humble servant. Je suis le servant, le fidèle, l’homme-lige à jamais lié envers la reine de mes pensées, et je luis rends un culte, jour après jour, nuit après nuit, comme deux amants indissolublement liés, par delà même la mort.

«  Belle amie, ainsi est de nous, ni vous sans moi, ni moi sans vous ». Tristan à Iseult, Le lai du Chèvrefeuille, de Marie de France (12ème siècle).

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