Avenir du Congo plus que jamais hypothéqué par l’euphorie triomphaliste des collabos

Ma haine à l’encontre de Mende et ses amis se fonde sur leur complicité dans le génocide des Congolais. Si tu collabores avec cette bande de rebuts, que devient ta relation avec moi ? L’histoire retiendra que Félix Tshilombo ressuscita la Kanambie et lui fournit les moyens de se régénérer et de se conforter pour se maintenir. Le jugement des générations à venir risque d’être intraitable...

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Par putsch électoral réussi, vers la coalition « progressiste » !

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C’est par des coups d’Etat, des guérillas, des révolutions, des retournements d’alliances, des parjures, des reniements, des trahisons, des guerres d’invasion et j'en passe et des pires, que le monde - les formes sociétales - que, ici et là, nous chérissons aujourd’hui a évolué. Les sciences politiques connotent que la prise du pouvoir dans un Etat par une minorité grâce à des moyens non constitutionnels réussit si elle s’inscrit dans les souhaits de la majorité de l'opinion publique ou si elle pactise avec le contexte international. Ainsi, depuis la Révolution réussie en France, le monde est-il majoritairement régi par le sacre de la république et de la démocratie aux dépens de l'oligarchie aristocratique. Au Congo même, le tout premier coup d’Etat permit à Joseph Kasa-Vubu de régner pendant cinq ans ; après s’être débarrassé, malgré son immense aura, du vainqueur reconnu des premières élections générales, Patrice-Emery Lumumba. N’est-ce pas aussi par un coup d’Etat que Colonel Mobutu accéda à la tête du pays pour un règne de trente-deux ans ? Le coup d’Etat électoral de Joseph Kabila et son dessein de conforter et asseoir son succès par le débauchage, en combinant une nouvelle coalition, dont il ne s’est pas gêné de traiter de « progressistes » les membres, s’engagent-ils sous des auspices pareillement prospères ? Les lignes et pages, qui suivent, se fixent l’ambition de décortiquer aussi bien les perspectives d’avenir de l’effervescence triomphaliste, actuellement si vive autour du nouveau chef d’Etat imposé aux Congolais par le plus sinistre des bourreaux de toute leur histoire, que les divers scenarii, qui se dessinent pour les autres acteurs en lice sur la scène politique du pays.

 

De la vive attraction pour le pouvoir et ses prérogatives sur les moralement faibles, à la trahison, à la « collaboration » et à la couverture des génocidaires pour de menus fretins !

Aux cérémonies de prestation de serment du nouveau Président de la République, Hyppolite Kanambe avait pris soin de se montrer au mieux de la forme qu’il peut exposer. Tête élégamment rasée, dégarni de sa barbe hirsute, moustache taillée sur mesure pour tirer meilleur parti de son visage en triangle inversé, sourire foudroyant, joyeusement applaudisseur, rayonnant de fierté, l'air un brin espiègle. Somme toute, une attitude de noblesse majestueuse ; que le public ne lui reconnaissait pas auparavant. Que s’est-il donc passé ? Le Raïs serait-il enfin ravi de se libérer du poids d’un pouvoir accablant, complexe et, subitement, traumatisant ? Naïf qui se livrerait, ici, à une lecture erronée en termes de délivrance ; là où se délectent la satisfaction et l’exaltation de voir ses intrigues et ses pièges se refermer sur tant de femmes et hommes stupidement radieux de consolider eux-mêmes leur statut d’occupés, d’esclaves. Parallèlement, Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, ses inconditionnels de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), les badauds et flâneurs de tout genre étaient manifestement aux anges. Comment pouvaient-ils, non seulement accepter, mais également s’exalter des résultats aussi antinomiques des élections tenues au même moment ? Si pénalisants ? Vote clairement et massivement sanction contre les sortants à la présidentielle et, paradoxalement, toute l’opposition complètement laminée aux législatives, en face d’un titanesque raz-de-marée inimaginable pour les sortants ?

A première vue, l’explication reposerait sur l’aspiration populaire à une transition pacifique et à la passation civilisée de pouvoir entre un représentant de l’opposition et un chef d’Etat sortant. Le vœu étant d’épargner ainsi des vies humaines congolaises. Mais, avec sa déferlante dans les parlements provinciaux et national, c’est tout l’imperium du pouvoir réel que la majorité sortante s’est aménagée de rafler pour mieux conserver et renforcer son emprise sur les institutions. Dans ces conditions, l’alternance aura-t-elle lieu ? Curieusement, ni l’UDPS, ni l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), ni la coalition Cap pour le Changement (CACH) n’envisage pas un seul instant de contester le moindre résultat proclamé par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Plus étrange encore, c’est le parti cher à Etienne Tshisekedi qui dépêche un bataillon de trente-huit (38) avocats pour défendre la CENI ; en s’opposant et en discréditant publiquement le recours du Candidat commun de l’opposition. Pour les non-initiés, les Dieux leur sont vite tombés sur les têtes. La confusion est d’autant plus vive que la controverse se polarise en affrontement de CACH contre la coalition LAMUKA de Martin Fayulu à tous les niveaux de la société congolaise. Bizarrement, CACH couvre la CENI d'éloges les plus adulateurs, et fait le panégyrique aussi bien du Raïs que du fameux président de la CENI, Corneille Nangaa…

Le manège, qui se mijotait discrètement depuis des années, sort ainsi au grand jour et confirme ce qui, alors n’était encore que rumeur : le vrai dauphin, délibérément choisi par le tueur des Congolais dans un deal machiavéliquement conclu, était bel et bien dans l’opposition. Valentin Mubake n’affabulait donc pas et, une fois de plus, il a eu raison. Ainsi, après Antoine Gizenga et le ‎Parti Lumumbiste Unifié‎ (PALU), après les débauchés du Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, après Samy Badibanga, et à la suite de Bruno Tshibala, c’est au tour de Félix Tshilombo de faire aussi son allégeance au Raïs. Dans l’optique de grande délivrance où cette dernière allégeance s’est opérée, tout tend à conclure que l’ambition de l’alternance politique a été sacrifiée au profit du pouvoir pour le pouvoir et, surtout, de ses prérogatives. Ce qui démontre à satiété la propension congolaise à la trahison, à la collaboration, à la couverture des génocidaires, à les sauver de la déchéance, même lorsque celle-ci est nettement et notoirement avérée, en échange de menus fretins.

 

Euphorie racoleuse en définitive profitable qu’au réel détenteur du pouvoir : l’imposteur Hyppolite Kanambe !

Ne dit-on pas que « mbisi ekendaka epai mayi ekotiola » ? Donc, le profiteur a kolandaka se ndako ya mosolo ! En effet, c’est avec la mise en place effective des institutions de la nouvelle mandature et la redistribution des cartes au niveau du portefeuille de l'Etat que beaucoup vont sortir de l’euphorie aveuglante pour réaliser qui et quoi sont déterminants dans leurs aspirations opportunistes. En termes d’informateur, en vue du nouveau gouvernement, de même que pour des contraintes liées à tel ou à tel autre accord et que sais-je, moult thèses surréalistes vont ici et là en se répétant. Force est plutôt de prendre acte que, suivant un préalable deal ou pas, la même CENI, qui a organisé les élections dans des conditions rocambolesques que nous avons tous vécues, violé les lois et les principes élémentaires dans la publication des résultats et gratifié, avant la compilation des résultats et de manière abracadabrantesque, Félix Tshilombo d’une victoire fort contestable à la présidentielle, a aussi offert un absurde raz-de-marée à l’odieuse kleptocratie kanambienne aux législatives tant nationales que provinciales.

Ne s’étant pas offusquée devant l’opinion tant nationale qu’internationale d’investir et mobiliser tout l’appareil de l’Etat au profit de son candidat, Emmanuel Ramazani Shadary, tout en muselant outrageusement la campagne électorale du Soldat du peuple, la Kanambie ne se gênera pas de surfer abusivement sur les privilèges, que lui assure son hégémonie parlementaire chapardée, pour s’attribuer également les leviers du pouvoir exécutif et de gestion du patrimoine public. Constitutionnellement réduit au statut de monarque républicain et sèchement dépouillé des ressorts intermédiaires, Félix Tshilombo, tributaire de l’aval de la majorité parlementaire sous forme de contreseings pour gouverner, n’aura donc que des prérogatives étriquées sur la gouvernance du pays et sur les grandes décisions y afférentes. La naïveté et l’illusion consistent, ici, à perdre tout discernement dans l’hystérie triomphaliste pour soutenir malencontreusement et abusivement la thèse de victoire électorale là où règnent en réalité duperie et machiavélisme. Le changement, auquel le peuple aspire de tous ses vœux depuis des années, ne semble alors qu’irrémédiablement renvoyé aux calendes grecques. Et, paradoxalement, c’est bien l’emprise tutélaire, colonisatrice, esclavagiste et génocidaire qui, forcément, s’affermit et s’embellit. En fait, du débauchage à foison en perspective à la coalition pléthorique des opportunistes de tout bord dans les parlements tant national que provinciaux et aux aigres antagonismes de tribalistes en cours, qui pourra encore s’opposer à la révision constitutionnelle de tous les dangers ?

 

Du souverainisme de fourberie pour attiser des basiques instincts populaires et jeter l’opprobre sur les nobles et crédibles institutions !

Malgré les évidences si rebutantes, certains ne se sont pas scandalisés de trouver des choses à encenser dans ce processus électoral de 2018. Parmi ces notes positives attribuées aux élections de la Kanambie, sous l’égide de Nangaa, la souveraineté nationale ; mise notamment en exergue par le financement interne du scrutin. Quel discernement et quel sens de responsabilité que de refuser l’aide extérieure pour financer l’organisation des élections, tout en sacrifiant de larges pans de la population abandonnée depuis longtemps dans la misère. Quel paradoxe et comment ne pas être heurté de voir, au lendemain des élections, dont le seul attribut élogieux ne repose que sur l’indépendance de leur financement, tant de salariés congolais battre le pavé pour revendiquer des dizaines de mois de non-paiement d’arriérés de salaires avec, en filigrane, des témoignages de nombreux ménages disloqués ? Et, corrélativement, on se vante d’avoir refusé la main tendue de ceux qui, par ailleurs, portent déjà à bout de bras la survie des larges secteurs vitaux relevant de la souveraineté ; parce que l’Etat y a démissionné depuis des lustres ?

Par ailleurs, après les élections frauduleuses de 2011, à l’issue desquelles, à l’immense et vive exaspération d’Etienne Tshisekedi, Hyppolite Kanambe se maintint perfidement au pouvoir, c’est sur le travail et les déclarations de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) que celles et ceux, qui la discréditent et la vilipendent aujourd’hui, jetèrent intensément et profusément leur dévolu pour construire leursplaidoiries. Quiconque adhère et plébiscite des attitudes aussi tristement incohérentes que tragiquement ingrates est bien loin de s’imaginer le degré de déception et de découragement qu’il génère chez d’authentiques patriotes. En fait, il faut beaucoup de perspicacité pour se sentir à même de remettre en question la crédibilité, non pas d'un ou d'un groupe d’évêques marginalisables, mais de toute la structure hiérarchique de l'Eglise catholique du Congo ; laquelle s'est déjà tant illustrée par ses multiples bienfaits en faveur d'un peuple démuni et chosifié. Cette perspicacité devient l’obscurantisme lorsque, par opportunisme et par fanatisme, l’on ne s’offusque pas à susciter de la déconsidération inique sur de nobles institutions, on s’amuse également à couvrir allègrement d’opprobre des instituts scientifiques et des organes de presse de renommée internationale. Comme des moutons de Panurge, beaucoup suivent ces élans hystériques dans l’euphorie triomphaliste. Toutefois, qu’on se le dise aussi, si demain la Kanambie n’est pas déracinée avec l’arrivée de l’UDPS et de Félix Tshilombo au pouvoir sans imperium, il sera plus que jamais âpre de trouver des alliés pour une cause où, sans cesse, on ne fait que se noyer ! Du souverainisme de fourberie, donc, pour attiser l’affrontement des basiques instincts jusqu’au paroxysme et attirer, de manière cynique, le déshonneur sur les nobles et les plus crédibles des organismes s’intéressant encore au Congo !

 

Le patriotisme gratuitement et sévèrement assassiné !

Certains font semblant d’en minimiser la portée, la menace, l’ampleur et l’imminence. Pourtant, le Congo est bel et bien au bord de la guerre civile. Celle-ci accélérerait avantageusement les desseins balkanisateurs de nos néo-colonisateurs. Ce n’est ni la naïveté, ni l’excès d’optimisme qu’on reprocherait à ces illusionnistes ; mais plutôt leur apparente frivolité. Car, globalement, il s’agit de ceux qui se sont égarés dans l’ivresse du triomphalisme. Beaucoup d’entre eux sont très loin de se rendre compte du mal qu’ils font autour d’eux en jetant jovialement à la poubelle les valeurs et les objectifs, pour lesquels nous avons longtemps cru en leur engagement et leur mobilisation comme compagnons de lutte. Stimulés par l’effusion de l’union et tiré par l’élan collectif, nous y avons sacrifié tant d’énergie, nous y avons laissé tant de nos maigres moyens, nous nous y sommes exposés à bien de néfastes effets sur la santé, sur la famille, sur les rapports professionnels et j’en passe… Paraphrasant Madame Mafuta So, je rendrais hommage à celles et ceux qui sont aujourd’hui fascinés par la grandeur et la magnanimité d’Hyppolite Kanambe au point d’en faire un partenaire privilégié dans une coalition des progressistes pour construire ou reconstruire ce Congo qu’il a néanmoins sciemment et systématiquement et détruit.

Car, ma haine et ma profonde répulsion à l’encontre de Lambert Mende et à tous les autres de son acabit se fondaient sur leur complicité dans le génocide de plus de quatorze millions de Congolais innocents, gratuitement fauchés, sans compter les viols, les orphelins, les déplacés internes et réfugiés en instabilité constante depuis des décennies. Aujourd’hui, toi ma femme, toi ma sœur, toi mon frère, toi mon ami, toi mon associé dans telle ou telle autre structure sociétale, que deviens-tu pour moi, lorsque tu choisis de convoler en justes noces avec cette bande de rebuts ? Sais-tu que je suis convaincu de les détester profondément jusqu’à la fin de mon séjour sur cette terre ? Et pourquoi le faire au moment où leur régime est agonisant, fragilisé et abandonné par tout le monde ? L’histoire retiendra que, pire qu’Antoine Gizenga en 2006 ou la CENCO en 2016, ce sont l’UDPS et Félix Tshilombo qui ressuscitèrent la Kanambie en 2018 et lui offrirent les moyens de survie pour se régénérer et se raffermir. Les sentences des générations à venir risquent d’être acerbes. Au niveau individuel, les divergences, ici apparues, semblent parties pour laisser de pires blessures. Pour certains, il faudra un lavage spécial de cerveau pour se reconnaître encore dans des relations jadis privilégiées. En conséquence, la guerre civile, qui guette le Congo aujourd’hui, n’a de tribal que dans ses interférences auxiliaires, donc, amplement mineures. Essentiellement, si tenté qu’on veuille réellement libérer le pays de l’emprise des génocidaires, qui ne l’ont que trop saigné, une guerre d’idéologie s’impose et est forcément imminente à entreprendre à cause de cette nouvelle configuration politique du Congo. Si résister et reconquérir la souveraineté congolaise sont encore des objectifs, que les patriotes, qui les cultivent, prennent conscience de l’urgence de se réorganiser pour mener la vie dure, qu’ils méritent, aux traîtres et collabos. La guerre, elle-même, semble inévitable.

 

Quel avenir pour le vaillant et triomphateur Soldat du peuple ?

Empêché, contrairement à d’autres, de faire campagne électorale comme il se doit et humilié à maintes reprises au cours de celle-ci, Martin Fayulu a démontré des forces mentales fantastiques et séduit pour longtemps son peuple. Après avoir largement triomphé à la présidentielle et récolté les éloges à travers le monde, l’empêcher de jouir de sa victoire par des méthodes fascistes ne fait que hausser son aura et sa cote de sympathie dans le monde. Dans l’immédiat, il ne devrait plus se battre à l’outrance avec ses moyens si limités pour une cause manifestement déjà perdue. La frénésie d’étaler d’autres vertus que celles qu’il a déjà suffisamment démontrées est un risque. Il s’expose à commettre des impairs inutiles. Ce qu’il subit aujourd’hui est maintes fois arrivé à d’autres de manière moins prestigieuse. C’est pourquoi, nous lui recommandons de rester dans la dignité ; dont il n’a cessé de faire montre jusqu’à ce jour. Selon la donne du moment, sa place est dans l’opposition et dans l’observation stratégique. Il n’a pas besoin de s’allier avec les tricheurs ; il ne doit non plus pas vociférer inlassablement et vainement. Il serait plus pertinent qu’il prenne acte de la forfaiture avérée et ahurissante dont il a été l’illustre victime. Les faits lui procurent le privilège de prendre rendez-vous avec l’Histoire. Car, un régime aussi avili, aussi méprisé, aussi rejeté a beau se maintenir par défi ; il ne marche plus que sur les œufs. Sous étroite surveillance de tous et sous pression, il est plus que jamais exposé et un faux pas de tout genre est toujours à craindre et à tout moment. Qu’il se tienne donc prêt !

 

Mince probable espoir, l’intelligence politique et l’obsession de pouvoir de Vital Kamerhéon !

Fortuite pour certains, scrupuleusement, voire machiavéliquement, programmée pour d’autres, l’ascension surprise de Félix Tshilombo à la tête du Congo a déjà offert au régime d’occupation ses premiers dividendes. On retiendra d’abord l’implosion de l’opposition politique et ses corrélats immédiats : des antagonismes à répercussions infinitésimales. Subsidiaire à l’implosion des groupes politiques, on évoquera ensuite la course effrénée d’avides opportunistes au pouvoir et toutes les rivalités intestines qui l’accompagnent. On pourrait en outre s’appesantir sur les querelles de positionnement en tout gendre jusqu’aux frictions tribales frisant la guerre civile. La mangeoire est terreau sur lequel les Congolais ont toujours été trop facilement prenables ! La Kanambie le sait. Elle peut donc allègrement se frotter les mains face à l’affligeant spectacle de ces tous cupides alléchés. Mais aucun non avisé ne saurait se prononcer sur la mission exacte impartie de part ou d’autre à Vital Kamerhéon. D’aucuns redoutent même la capacité de l’enfant terrible de la politique congolaise à dribler les uns et les autres en faveur d’un rebondissement à même d’ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire du Congo. Bien instruit sur la marginalisation, désormais excessive, du régime de Kinshasa sur l’échiquier international, conscient de perspectives d’avenir étriquées du hold-up qu’ils viennent d’opérer, prévenu qu’il joue là sa dernière carte de survivre politique et doté d’un sens aigu de l’histoire, on peut parier que Kamerhéon fera tout pour saisir cette opportunité pour briller politiquement. Ce qui implique qu’il va s’appliquer passionnément à faire émerger une nouvelle majorité parlementaire. Celle à même de séduire, de reconquérir l’opinion publique et de le réhabiliter.

Eclairage,
Chronique de Lwakale Mubengay Bafwa

 

 

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