Vers la neutralisation et la décapitation de la résistance patriotique congolaise !

Le succès abyssal du dernier meeting de Martin Fayulu à la place, devenue mythique, Sainte Thérèse de N’Djili, le dimanche 28 avril 2019, a fini par convaincre le régime d’occupation régnant sur le Congo et ses laquais congolais de service que l’ascension du charisme du Commandant du Peuple est désormais irréversible. La voie vers sa neutralisation semble tracée par la procédure judiciaire ouverte

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Qui est l’instigateur du Tribalisme comme stratégie politique au Congo ?

Par une plainte déposée contre lui et certains de ses alliés ainsi qu’au vu de la célérité avec laquelle le processus judiciaire et policier a été enclenché, peut-on conclure que la voie est désormais ouverte à l’arrestation du leader de « Lamuka ! », à sa neutralisation politique et à la décapitation redoutée de la résistance patriotique congolaise ? En effet, force est de se rendre à l’évidence que, connaissant les modes operandi de la Kanambie, aujourd’hui plus puissante que jamais grâce au déficit de discernement des certains, et face au phénomène populaire désormais indomptable d’un nationalisme aux relents lumumbistes, tous les ingrédients semblent réunis pour juguler et déraciner une révolution en passe de devenir irréversible…
Appréciez !

Mission et rôle inspirateurs, incitateurs et initiateurs de Kamerhéon

Recette, qui a fait des merveilles dans l’histoire politique congolaise, le front patriotique commun n’est pas seulement une stratégie brise-glace palliant, à un moment donné, le défaut d’idéologie fédératrice. Au moment où l’occupation du pays et la planification de sa balkanisation deviennent de nettes évidences pour la majorité des Congolais, l’union et la cohésion nationales, visant des synergies collectives et l’efficacité, s’apparentent à un vœu si communément partagé que l’on ne peut le casser ou s’en écarter sans s’exposer à l’ostracisme. C’est pourtant ce à quoi, sous l’impulsion de Kamerhéon, Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi (Fatshi) s’est livré ; en se reniant et en se rétractant de l’Accord de Genève. Comment recouvrer la confiance des Congolais après un tel revirement, une telle trahison, une telle lâcheté ?

... Genocides des Baluba au Katanga Part 4 mp4 © falem100

Désormais plus que jamais rejeté sur la défensive, certes à cause de ses turpitudes habituelles et, surtout, détesté suite à cette dernière forfaiture, mais toujours déterminé à conquérir le pouvoir par tous les moyens, sans loyauté, sans scrupule, en s’appuyant sur la ruse, la fourberie, guidé par la mauvaise foi et la perfidie, Kamerhéon est, à la manière de Kyungu en 1993, bel et bien l’architecte de cette ignoble stratégie de tribalisme dans les joutes politiques congolaises en cours. Il vise ainsi à jeter l’opprobre sur les dignes fils du Congo et preux patriotes en irrésistible ascension populaire ; dans une perspective désespérée de prendre leur place dans les cœurs et les têtes de ceux qui souffriraient de déficience de discernement.

Aussi, a-t-il articulé le discours de la campagne électorale de la plate-forme, Cap pour le Changement (CACH), autour d’une justification alambiquée de son torpillage de l’Accord de Genève. Dans des discours enflammés, il s’est appliqué à dénoncer l’Accord politique de Genève. C’est bien lui, le versatile Kamerhéon, qui a été le premier à qualifier ce pacte d’arrangement tribal. Il a même été plus loin encore en évoquant un complot contre la nation et le peuple congolais. D’après lui, « LAMUKA ! » favoriserait l’ex-province du Bandundu. Comment ne pas susciter des remous passionnels dans l’opinion en prétendant qu’il y avait entente secrète entre les ressortissants de Bandundu pour s’arroger les principaux postes politiques du pays ; pour que Martin Fayulu devienne président de la République, qu’Adolphe Muzito prenne la présidence de l’Assemblée nationale et que le gouvernorat de la Banque centrale tombe dans l’escarcelle de Freddy Matungulu ? Comme son auteur l’avait sciemment prémédité, sa déclaration a eu l’effet escompté d’épouvantail et, depuis lors, déclenché fantasmes en tout genre, antagonismes, invectives, menaces, voire passages à l’acte... Plus que le tribalisme, qu’il a su attiser à son avantage, il faut se rendre à l’évidence que Vital Kamerhéon est une véritable gangrène maline pour Le Congo. Jusqu’à quand allons-nous le laisser causer encore ses irréversibles nocuités ?

Tshilombo en mission d’amplification !

Discours incendiaire du tricheur à sa conférence de presse aux USA © Afri CanadaTV

L’intrigue, machiavéliquement ourdie autour du tribalisme et contre l’Elu de la présidentielle du 30 décembre 2018, dont la popularité ne cesse de grimper, sert une nouvelle fois d’occasion pour mettre en évidence la personnalité complexe et ambiguë du dealiste et receleur avéré du hold-up électoral y afférent. Vous avez dit incompétent et roublard ! Mais il est aussi infiniment déloyal, intriguant, malicieux, perfide et outrageusement machiavélique. A maintes reprises, il en a sournoisement fait la démonstration. Depuis la campagne électorale, en effet, le président-étiquette saisit ses sorties médiatiques pour insinuer astucieusement sa condamnation de la haine ethnique et lancer d’anathèmes sur celui qui l’a étrillé aux urnes, à travers le suffrage de la population congolaise, et son désormais large dominateur dans l’opinion patriotique nationale. Ici, les illustrations sont légion. Que l’on se remémore notamment la teneur de ses causeries morales avec la diaspora au lendemain de sa nomination ! C’est surtout dans cette optique manipulatrice de l’opinion qu’il s’est appesanti sur la montée et les conséquences de la haine tribale dans son allocution d’investiture. « Nous ne célébrons pas la victoire d’un camp contre un autre, nous honorons la victoire d’un Congo réconcilié. La République démocratique du Congo que nous formons, ne sera pas un Congo de la division, de la haine ou du tribalisme. Nous voulons construire un Congo fort dans sa diversité culturelle et son attachement à la mère patrie, un Congo pour tous dans lequel chacun mérite sa place », avait-il déclaré.

La plainte contre de Martin FAYULU: P.NGUANDA akoti makambu yango. par Maman Antoinette KINKALA © diamant noir tv

Une manœuvre des désespérés !

Accuser faussement, nous dirions mieux malhonnêtement et machiavéliquement, Mafa de tribalisme traduit le désappointement et la maladresse des adversaires politiques bien en crise de légitimité et, corrélativement, en quête de pirouettes pernicieuses à même d’opposer des groupes et susciter le fanatisme à leur profit. Car, de toute évidence, aucun lien structurel n’apparaît entre le patriotisme et le nationalisme, qui font le succès quasiment passionnel du Soldat du Peuple, avec l’étroitesse du tribalisme ; dans lequel on tente niaisement de l’enfermer. Bien au contraire, champion de magouille, de tripotage et d’épuration ethnique, la kleptocratie kanambienne, dont Fatshi et l’UDPS font désormais partie, se sert allègrement de la manœuvre tribaliste comme manipulation idéologique visant l’hégémonie et la conservation malhonnête du pouvoir. Méprisés et rejetés par le peuple, les complices du deal secret et du coup d’Etat électoral n’ont plus qu’intoxication et stratagèmes pour espérer préserver leurs intérêts oligarchiques. La chose est d’autant plus amusante, qu’emportée par cette lutte de survie, cette coalition funeste, d’une manière inconsciente, fonctionne sur un mode de grenouillage à toute épreuve. L’UDPS se retrouve ainsi dans son élément et s’y illustre comme un modèle achevé en ce qu’elle est constituée d’un ensemble de clans. Chacun se reconnaissant autour d’un héros éponyme ; manie alors à loisir l’exclusive, l’exclusion, le mépris et la stigmatisation. Et, à un moment ou à un autre, celui qui n’a pas l’odeur de la meute, à l’instar du Fils Mukoko, est brutalement marginalisé, voire rejeté.

Aucune étroitesse d’esprit chez le Commandant du Peuple ; mais plutôt du patriotisme, du nationalisme, de l’intelligence, de la compétence et beaucoup de classe !

Si Mafa a parlé ou fait allusion au tribalisme, il l’a toujours et systématiquement fait pour le dénoncer et le condamner avec une rare énergie. A aucun moment, on a senti ce vaillant patriote et brillant intellectuel proche des doctrines malsaines ; jamais, on l’a pris à défaut. En fait, la campagne électorale n’a-t-elle pas démontré combien tout le territoire national était bien un terreau d'ensemencement incomparable pour celui qu’on a affectueusement baptisé Soldat du Peuple ? A moins d’être stupide ; sinon il est inconcevable qu’à un tel niveau de popularité nationale, l’on se livre à une contre-propagande par des considérations tribales. Alors qu’on sait qui a besoin d’actionner ces bas instincts comme leviers de lutte politique et de reconquête de l’opinion.

En effet, les adversaires politiques du Soldat du Peuple ne s’offusquent pas à s’appuyer sur cette gangrène pour corrompre les forces vives de la nation. Désespérément, ils escomptent ainsi les détourner du Commandant du Peuple. De Bukavu à Kisangani, sur instigation de son directeur de campagne, le candidat de Cash avait axé sa stratégie de propagande sur la dénonciation d’un complot tribal contre sa personne à Genève, lors de la naissance de « LAMUKA ! ». En y revenant à maintes reprises dans ses discours publics sous le statut, légitimement contesté, de chef d’Etat, il ne pouvait alors, et cela va de soi, qu’attiser les divisions, la haine et la montée du tribalisme. Il en sera ainsi tant que le contentieux post-électoral - puisqu’il y en a un et unique en son genre - ne sera pas vidé de sa substance. La plaie à vif du tribalisme, ainsi ouverte, risque de gangrener d’autant plus le débat politique congolais que le receleur du hold-up électoral ne cesse de s’entourer d’agitateurs tribalistes de renom. Au premier rang desquels le versatile génocidaire Kyungu wa Kumwanza, instigateur de l’épuration ethnique contre les Baluba du Kasaï au Katanga en 1993. Depuis le conclave de Genval, du 8 au 9 juin 2016, ce mariage scellé avec les Tshisekedi exaspère au-delà des survivants du cauchemar de 1993 et continue à déchaîner des passions.

Toutefois, dans sa résurgence actuelle, le tribalisme est une pirouette imaginée par CASH pour camoufler sa prévarication et son impotence fonctionnelle. Faut-il chercher dans l’incurie de son entourage ou dans l’impéritie du président-étiquette lui-même l’explication de son impuissance fonctionnelle ; ou l’attribuer aux mesquines et égoïstes conjectures auxquelles il a sacrifié nos martyrs et notre aspiration collective à la libération ? Face à la dénonciation de son deal avec le bourreau des Congolais, à la contestation graduelle de sa légitimité et, corrélativement, à son impopularité croissante, le président-protocolaire se voit contraint à faire feu de tout bois. Mais de là à vouloir décapiter le patriotisme révolutionnaire en véhémente ascension, c’est prendre le risque de déclencher un ouragan dont l’expansion pourrait tout emporter. Un révélateur ! Le rapprochement et la reconnaissance grandissante des patriotes résistants dans le combat du Soldat du Peuple font désormais de Mafa le trait d’union national de la résistance.


Eclairage,
Chronique de Lwakale Mubengay Bafwa

 

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