Tops et flops des stratégies à longs couteaux vers un nouveau leadership congolais !

Le Deal des escrocs a vécu ! la guerre, désormais ouverte vers un nouveau leadership congolais, se fait par affrontement des stratégies à longs couteaux, où on enregistre déjà victimes, tops et flops. Gare à ceux qui se tromperaient de combat ou évalueraient mal les circonstances ! Ils risquent d’être définitivement déclassés…

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Lambert Mende face à André Mbata © TOP CONGO FM

Le Deal des escrocs a vécu, la guerre est désormais ouverte pour le nouveau leadership congolais !

« La coalition FCC-CACH, qui gouverne le pays à la suite des élections décriées de décembre 2018, a montré ses limites, ses incohérences et ses insuffisances à tel point que ses querelles internes ont plombé tous les indicateurs qui sont au rouge... »
Clin d’œil du Sénateur Professeur Modeste BAHATI LUKWEBO
Président National et Autorité Morale de l’AFDC-A,
(deuxième force dans l’actuelle configuration politique congolaise)

Volontairement soustrait des débats patriotiques et politiques congolais suite à des moments pénibles vécus dans ma vie privée, l’étrangéité du débati politique, sur Top Congo FM, le 23 juillet 2020, entre l’ancien vuvuzélateur national, Lambert Mende Omalanga, et son brillant substitut, « Professeur » André Mbata Mangu Betukumesu, sur lequel je suis incidemment tombé, m’a incité à sortir de ma retraite, de mon hibernation, pour ne fût-ce qu’une réaction de circonstances. En effet, dans un pays de prolifération à souhait d’opportunistes, s’il est devenu difficile de ne pas s’apercevoir que le blanchissement des criminels d’hier, amorcé par l’insondable escroquerie de Félix Tshisekedi, s’étend et s’amplifie à large échelle, force est de s’inquiéter encore plus sérieusement sur l’avenir d’un pays convoité et déjà sous occupation, mais dont les filles et les fils se bousculent aux portillons pour hypothéquer davantage l'existence ou la survie même de leur nation.

Mende, tout comme Mbata, sont comme le perroquet de persil qui, selon Jean Rostand, est friand des idées qui le tuent. Et, à voir de plus près, à lui tout seul, ce débat, entre Mende et Mbata, résume toute la scène politique congolaise du moment : la vive confrontation des stratégies à longs couteaux en vue du remodelage du paysage politique vers l’émergence d’un nouveau leadership congolais. Bien que tous les deux soient membres de la même coalition au pouvoir issue du deal aigrefin de décembre 2018, mais à une exception près, Mende et Mbata s'attaquaient avec les mêmes armes, poursuivaient, l'un contre l'autre, dans le contexte de ce débat du 23 juillet 2020, les mêmes objectifs et étaient pleinement dans la même stratégie politique de communication. Par prosélytisme, chacun s’efforçait à séduire les autres forces politiques du pays à rejoindre sa mouvance partisane ; Front Commun pour le Congo (FCC), au vu du discours de l’ancien vuvuzélateur des génocidaires des Congolais, et Cap pour le Changement (CASH), à la lumière des propos de l’ignoble substitut. La seule exception explicite a résidé dans la volonté, sciemment mise en exergue par Mende, pour se réclamer de la majorité présidentielle, de promouvoir celle-ci plutôt comme partie intégrante du FCC et d’emberlificoter les partisans de CASH pour les emmener à intégrer le FCC. Chez Mbata, le dessein d'extraire CASH de l’identité FCC, voire d’isoler carrément ce dernier, était patent…

C’est surtout dans cette même veine, celle des stratégies de remodelage de la scène politique congolaise, que se profilent diverses autres initiatives ; telles que celle de « ...mesures urgentes pour sortir la RDC de la crise »ii, que préconise Modeste Bahati Lukwebo. Il en est de même avec l'« Appel du 17 juillet 2020 »iii, lancé par 13 personnalités congolaises, avec un Plan pour un consensus sur les réformes électorales. On pourrait également y ajouter l’offensive de Jean-Pierre Lisanga Bonganga en faveur d’une table-ronde sous la médiation de la Communauté de développement d'Afrique Australe (Southern African Development Community, SADC) ou encore la recette de Valentin Mubake ; qui prône une concertation inter-congolaise, certes, mais sous l’égide de la communauté internationale, pour convenir d’une transition destinée à vider les préalables à des élections crédibles... Ainsi, si le microcosme politique congolais est de nouveau en vive ébullition, c’est que les équilibres apparents nés du Deal d’hier sont désormais rompus et d’aucuns se sentent sérieusement menacés dans leurs prérogatives acquises. D’où l’intempestive mobilisation en quête de nouvelles alliances, vers de nouveaux équilibres protecteurs. Aussi, malgré le ton conciliateur des discours, à l’instar de celui de l’ancien vuvuzélateur de la Kanambie, c’est une intransigeante guerre de tranchée, qui se met en place, ou une implacable veillée d'armes, qui fait frissonner plus d’un. A peine les premières batailles amorcées, elles ont déjà fait des victimes, généré des tops et des flops. Les lignes et pages, qui suivent, se veulent une volonté aussi bien de dresser un état des lieux que de tenter des conjectures pour donner un corps à l’issue finale en perspective.

L’angoissante guerre de tranchées !

Ce 31 juillet 2020, au moment où nous couchons ces lignes, nous sommes plus proches du coup d’Etat électoral de la nuit abracadabrantesque du 10 au 11 janvier 2019 que de l’échéance de l’élection présidentielle de 2023. Pourtant, le débat politique, les calculs ainsi que les attitudes des uns et des autres sont désormais dictés par l’idée que l’on se fait sur l’avenir de la coalition FCC-CASH au pouvoir. En effet, à part quelques naïfs et des dupes davantage aveuglées encore par le fanatisme ou le tribalisme primaire, personne, ayant un minimum de discernement, n’est plus prête à parier un sou sur la prospérité du Deal des escrocs. Pire, l’angoisse est plus grande encore dans le camp de Félix Tshilombo ; où la hantise de destitution n’a jamais été aussi nourrie ; d’autant que la conscience d’y avoir échappé sans gloire est fraîche et vivace. Sans Kabund comme paratonnerre au Bureau de l’Assemblée nationale et sans le fusible allié Kamerhéon au sommet du bureau de la Présidence, Tshilombo lui-même doit redouter, de manière traumatisante, les intempestifs assauts mortifiants de ses funestes alliés.

La position du receleur est d’autant plus intenable que chaque geste, qu’il esquisse dans la perspective de se garantir aussi un peu de protection, génère, illico, méfiance et levée des boucliers auprès de ses indélicats partenaires. Corrélativement, toute initiative, à même de lui permettre de séduire la population et les autres forces politiques de la Nation, lui est formellement ou indirectement interdite. Mais, Tshilombo détient aussi quelques armes ; dont l’usage impromptu et déloyal peut faire bien mal à ses déloyaux coalisés. Le seing présidentiel ainsi que la latitude de s’en servir pour nouer des alliances en interne et hors des frontières nationales, en sont les plus apparentes. En 1998, Mzee Laurent-Désiré Kabila y fit recours pour résister, un temps, à ses faux alliés de la Guerre de « libération ». Mais, en baissant la garde par la suite, il finit néanmoins par succomber à un attrape-nigaud. Journalistes et acteurs politiques congolais ont tous en mémoire ces péripéties de la scène congolaise ; et elles sont d’autant plus vivaces qu’elles sont récurrentes. Ainsi, d’ici au dénouement, la veillée d’armes et la fine vigilance sont-elles de rigueur !

L'affrontement des stratégies des longs couteaux !

En effet, avant le prochain dénouement, la « guerre de tranchées » ébauchée s’esquisse par de nombreuses tractations en coulisses, au Congo et à l’extérieur du pays, dans la perspective de consolider des alliances, de les retourner ou de surprendre avec des rapprochements inédits, voire insolites. Les ballets politiques auprès de certains détenus à la prison centrale de Makala relèvent de cette confrontation des stratégies des longs couteaux en vue du remodelage de la scène politique congolaise et dans la perspective d’émergence d’un nouveau leadership politique au Congo. Les hostilités sont désormais vivement et impitoyablement ouvertes. L'essentiel, finalement, c'est de savoir bien affiner ses armes, de ne pas se tromper de combat, de savoir saisir ses opportunités, lorsqu’elles se présentent, et, surtout, de ne pas se rendre compte de la pertinence et de l’âpreté des combats que trop tard. Parce qu’il sera alors trop tard pour mieux faire…

© Réaco news tv

Déjà des tops dans l'affrontement des stratégies des longs couteaux !

On se rappelle la controverse initiée par Terminator, l’inamovible patron de la très démocratique Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO), Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba, qui se précipita à jeter sans filtre, ni nuance, l’opprobre sur le Président élu Martin Fayulu Madidi, en l’accusant de postuler, auprès des hideux dealeurs de décembre 2018, une place à la mangeoire. Il fustigea alors la « Proposition de sortie de crise post-électorale au Congo » de Fayulu. Force est-elle de relever qu’incompris hier par certains, le Commandant du peuple s’adjuge une auréole supplémentaire aujourd’hui pour avoir su voir juste plus tôt que certains, pour avoir eu raison avant tout le monde. En effet, avec des initiatives qui, ici et là, se multiplient en recopiant sa proposition, tout le monde, à quelques minces nuances près, semble avoir rejoint dorénavant le lucide stratège politique et émet désormais sur la même longueur d’ondes. Mais, le dialogue politique dans un pays sous occupation, tout comme les élections elles-mêmes, comportent des pièges et invitent à la plus grande circonspection ; que les porte-étendards du « Lamuka populaire », Prince Epenge et Maître Nico Mayengele Kenge, contrairement à la foule d'inconstants, ont brillamment réussi à envelopper dans des discours politiques aussi bien rassurants que mobilisateurs. Vous l’aurez compris, le discernement, la pertinence, la mordance et la percutance qu’Epenge et Mayengele ont su imprimer à leurs propos pour éclairer l’opinion sur ce qui se trame en ce moment, classent incontestablement ces deux analystes politiques et stratèges patriotes combattants au top des tops dans ces deux exercices…

Affichant l’alléchant profil du patriote prêt au martyr, à défendre ses préceptes patriotiques jusqu’au bout, sans alignement inconditionnel sur quelqu’un d’autre, Prince Epenge déclare qu’il se mobilise pour des principes ; et que ces principes sont au-dessus des individus. Aujourd’hui, à ses yeux, la Vérité des urnes s’impose comme l’un de ces principes fondamentaux devant mobiliser tout Congolais normal. Bien qu’initialement décrété par le Président élu, ce principe va au-delà de son géniteur et engage toutes les générations des Congolais jusqu’à la réappropriation de leur souveraineté sur les terres de leurs ancêtres. Face à la tragédie congolaise, Epenge voit pertinemment bien les vertus de l’union pour faire front commun contre les ennemis. Mais une telle union n’est judicieuse que si elle est fondamentalement et clairement patriotique. Il rejette donc énergiquement toute perspective de rassemblement avec les traîtres et les collabos avérés, qui compromettrait le combat et conduirait à la destruction définitive de la patrie. Dans cette même optique, s’il évoque les vertus du dialogue politique, c’est pour y opposer le paradoxe de dialoguer avec les traîtres et les collabos confirmés de la Nation ; dont la finalité conduirait à promouvoir, pour longtemps encore, des anti-valeurs. Il évoque notamment l’escroquerie, la tricherie, le vol, la trahison la collaboration avec l’ennemi contre la patrie, la conjuration contre le peuple, l’inanition de la Nation etc...

Nico Mayengele abonde dans le même sens; mais avec un accent particulier sur sa ferme détermination à combattre, jusqu’à sa liquidation définitive, le Deal satanique de Tshilombo avec les tueurs des Congolais. Exprimant son mépris et sa vive répulsion à l’égard des personnes versatiles, incohérentes et inconstantes, il rejette toute perspective de dialoguer avec des occupants et des traîtres à la solde des premiers cités. Il considère ces derniers comme des scories méprisables ; parce qu’ils se laissent acheter à de vils prix et hypothèquent allègrement ce qu’aucune personne sensée ne peut vendre ; quelle que soit la hauteur de l’offre d’achat. A l’instar de son compagnon d’armes, le brillantissime courageux avocat résistant se dit déterminé à poursuivre, même tout seul, le combat patriotique qu’il s’est assigné. Il serait peut-être temps que le Lamuka de présidents auto-proclamés le cède au « LAMUKA POPULAIRE » ! Nous, et nous sommes nombreux, nous savons déjà qui nous suivrons.

© MA MISSIONTV OFFICIEL

Déjà des flops dans l'affrontement des stratégies des longs couteaux !

L’engouement et la fièvre politiques suscités par les perspectives des nouvelles concertations au sein de l’Establishment congolais en vue d’une redistribution des cartes d’accès à la mangeoire a rapidement ôté des masques à ceux qui se faisaient encore passer pour ce qu’ils ne sont pas. Le cas le plus emblématique est celui de Mike Mukebayi Nkoso. Longtemps considéré comme analyste et acteur politique intelligent, lucide, constant et persévérant, l’ancien journaliste a surpris et laissé plus d’un médusés par ses brusques revirements de discours et de positionnement politiques. Invité de Bibi Kapinga, le 28 juillet 2020, sur le plateau de « Ma Mission TV », dans l’émission « Allo Congo », l’ancien activiste résistant très apprécié de Lamuka s'est brutalement reconverti en thuriféraire du dealeur receleur attitré, a laissé, à beaucoup, la dure sensation de douche froide par la transhumance de ses propos ; rejoignant ainsi Moïse Katumbi pour prêcher l’Opposition républicaine ou l’alliance tacite avec les auteurs du coup d’Etat électoral de 2018 ou les usurpateurs en lice du pouvoir politique au Congo. Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es ! En effet, en nous appuyant sur la sagesse populaire - qui s'assemble se ressemble – nous en déduisons que Mukebayi, à l’instar de Tshilombo, de Kamerhéon, de Katumbi et de Mbemba, ne constitue pas seulement une défection pour Lumuka, mais également une perfide trahison pour le peuple congolais. Parce que cette trahison s’extériorise au moment où on s’y attendait le moins, voire pas du tout. Et pour quel bénéfice politique recherché ? C’est à ce titre que le cas Mukebayi est un flop personnel très décevant et un revirement intellectuel incompréhensible. L’inconstance et la transhumance politiques semblent donc constituer la grave maladie et la plus grande faiblesse des Congolais ; elles sont peut-être les principales sources de tous les malheurs du Congo. Dorénavant, nous sommes envahis par l’angoisse de voir Fayulu lui emboîter le pas.

Dans une mesure sensiblement inférieure, le cas « Ngbanda », ci-dessus, s’apparente à un autre flop. Mal inspiré face au cumul des circonstances de crise, le boss intouchable de l’APARECO a été parmi les premiers à multiplier des appels du pied en direction du proxy de chef d’Etat, le détestable traître et collabo invétéré Félix Tshilombo, en profitant de la crise sanitaire due au Coronavirus. Égaré par un ego surdimensionné, il insistera jusqu’au ridicule ; sans que le vil receleur ne veille prêter la moindre attention à ses avances. On peut espérer que le « Père de la Résistance congolaise » s’avise de cette incongruité pour ne pas s’exposer davantage au burlesque ! Toutefois, si l’ancien agent de renseignement a été une précieuse source d’information pour la Résistance congolaise, force est aussi d’observer qu’il s’est souvent mépris au niveau stratégique. On rappelle qu’il a longtemps prôné la guerre de libération comme voie royale pour mettre un terme à l’occupation ; avant de se réfugier dans la recette du soulèvement populaire ; que beaucoup d'autres ont repris, sans discernement, en chœur. Même si ces leviers sont envisageables comme stratégies et armes de Libération, force est de réaliser qu'ils ne sont cependant pas adaptés au contexte actuel du Congo. C’est pourquoi, malgré l’afflux des sermons incisifs de Ngbanda, la situation ne cesse de se péjorer. Du reste, ceux qui se sont béatement laissés séduire par les élucubrations de Terminator, Général Faustin Munene, le Colonel frondeur John Tshibangu, l’intrépide Rossy Mukendi Tshimanga et ses alter ego Luc Nkulula et autres Thérèse Déchade Kapangala Mwanza ont fini par le payer cher et pour aucun résultat probant… Mais l’illustration la plus limpide des utopies et de la naïveté de Zambo consiste à appeler les Congolais à quitter les institutions d’accompagnement de l’Occupation ; alors que les collabos sont plutôt fiers, voire hautains, de leurs statuts et que d’autres aspirants congolais à la même besogne se bousculent aux portillons...

Eclairage,
Chronique de Lwakale Mubengay Bafwa


i « Y a-t-il crise entre le président de la république et le premier ministre ? », LE GRAND DÉBAT s’interroge avec les députés Lambert Mende (FCC) et André Mbata (CACH), Top Congo FM, jeudi 23 juillet 2020, sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=vPVrJp8HvIE&t=102s.

 

ii « Voie de sortie de crise : L’AFDC-A de Bahati appelle au rassemblement de toutes les forces pour un dialogue franc », Pitshou Mulumba, Le Potentiel, le 16 juillet 2020, sur ce lien : http://www.lepotentiel.cd/g?post=881.

 

iii « Nous voulons sauver le processus électoral », Initiative du groupe des 13 personnalités, par Reagan Ndota, Ouragan FM, le 29 juillet 2020, sur ce lien : https://ouraganfm.cd/2020/07/initiative-du-groupe-des-13-personnalites-nous-voulons-sauver-le-processus-electoral-juvenal-munubo/.

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