Par son discours du 30 décembre 2020, Fayulu ressuscite Lumumba en le réincarnant !

Par sa brillante adresse à la Nation du 30 décembre 2020, aux relents des passionnants discours de Lumumba, le Président élu a montré le chemin à suivre. Au nom et en communion avec nos vaillants martyrs, aujourd’hui magnifiés par la Journée du 4 janvier, l’heure est au rassemblement sous le leadership de Fayulu pour neutraliser les criminels et libérer le Congo du joug de l’affligeante Occupation

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Face à l’Union Satanique contre le Congo, la résurrection de Lumumba !

Rares sont les actes qui cristallisent les faits à un moment donné de l’Histoire. Ils sont alors illustratifs des mouvements particuliers qui marquent notre temps et sont souvent plus efficaces que mille mots pour expliquer des lames de fond sociétales, pour illuminer, voire incarner certains grands bouleversements en perspectives ou déjà historiquement actés comme insignes. Parfois, à leur simple évocation, ils peuvent rendre certaines notions, pourtant très complexes, instantanément plus intelligibles. Tel est le cas du discours de Patrice-Emery Lumumba, le 30 juin 1960, le jour de l'accession du Congo à la reconnaissance nationale et internationale de sa souveraineté. Aux côtés du discours paternaliste du colon libérateur et de celui encore plus plat et bêtement consensuel de Kasa-Vubu, confirmant les propos paternalistes du conquérant civilisateur, sinon les renforçant, le message illuminateur du tout premier Premier-Ministre congolais s’est distingué comme le sublime chef-d’œuvre de toutes les illustres allocutions solennelles caractéristiques de la décolonisation. Corrélativement, il n’est pas seulement considéré comme l'acte fondateur du Congo post-colonial, mais également comme tremplin de la libération de tout le continent africain. Par ces quelques minutes de vérité, Lumumba gagna sa place parmi les mythiques leaders africains et architectes d’une Afrique libre, égalitaire et, de manière volontariste, prospère. Héros national incontesté, sa réincarnation est toujours explicitement attendue. En mettant à profit quelques 25 minutes d’adresse à la Nation pour résumer toutes les frustrations d’un peuple et en lui traçant parallèlement des perspectives pour se réapproprier son destin, le Président élu, Martin Fayulu, ressuscite Lumumba en le réincarnant admirablement.

ADRESSE DE MARTIN FAYULU A LA NATION : L'UNION SACREE EST LA DEUXIEME GROSSESSE FCC - CACH © TELE TSHANGU

Une réincarnation brillamment démontrée et amplement confirmée !

Sa brillante campagne électorale à la présidentielle congolaise de décembre 2018, au cours de laquelle aucun autre candidat n’a été en mesure de lui arriver à la cheville, l’a encore suffisamment démontré : Martin Fayulu a toujours été intellectuellement éblouissant. Mais, avec son brillantissime discours du 30 décembre 2020, il vient là de s’illustrer avec aplomb, et plus de panache encore, qu’il est d’une classe à part sur l’échiquier politique congolais. En fait, après une telle démonstration de lucidité, de compétence et de vision prospective, il serait incongru de le mettre encore au même piédestal avec certains de ses rivaux de circonstances, à l’instar de Tshilombo ; que les Congolais considèrent comme semi-lettré. Ou de le confronter à Katumbi ; que la plupart des Congolais estiment comme carrément analphabète. Ou de le comparer au sous-traitant de Museveni ; dont la mobilisation politique ne semble pas aller au-delà de la quête des postes ou places conjoncturelles à la mangeoire et leurs aubaines prérogatives opportunes bassement matérielles et passagères. Car, le vaillant Soldat du peuple s’illustre, en effet, comme une précieuse exception. De là, une émergence quasi providentielle, qui renforce l’analogie entre le Commandant du peuple et le premier Héros national congolais.

Une urgence : Cabinet des patriotes pour accélérer la Libération de la Patrie !

Par son brillantissime discours du 30 décembre 2020, il incarne au niveau public national, à l’image de Lumumba le 30 juin 1960, les frustrations et les aspirations du peuple congolais face aux impératifs de l’heure. Une posture qui tranche d’avec l’opportunisme ambiant et le différencie nettement de ses indignes émules ! Car, alors que le pays ne cesse de s’enfoncer dans la régression, dans l’affligeante précarité et dans le sous-développement, c’est le pouvoir politique et ses prérogatives immédiates qui représentent plus que jamais, et passionnément, les enjeux irrésistibles pour les acteurs en lice. Aussi, le combat politique se polarise-t-il entre deux quêtes paradoxales de légitimité, selon une dialectique dualiste entre la mobilisation populaire pour libérer, le plus urgemment possible, le pays de l’humiliant joug de l’Occupation, d’une part ; et le statu quo par le rassemblement de l’infâme establishment comme pour renforcer l’anachronique ordre établi, d’autre part. C’est pourquoi, pour combattre plus efficacement l’Union satanique contre le Congo en cours de construction, nous sommes pour l’urgence de la restructuration de Lamuka ; afin de l’adapter et de le rapprocher des aspirations du peuple. Parallèlement, nous sommes impatients de voir se mettre en place un cabinet ad hoc pour accompagner et soutenir plus efficacement les efforts du Président élu dans son indispensable et exaltante quête de Libération totale du pays.

 

BANYAMULENGE-NYARWANDA DECIMÉ PAR UNE KONGOLAISE, POUR MINEBWE! © Combat Fédéré TV

Par illusion d’une révolution de palais, vers la noyade collective !

Nommé chef d’Etat dans des conditions rocambolesques, toujours sans le prestige que sous-entend la fonction à l’international et plus que jamais largement contesté en interne, Tshilombo est-il néanmoins capable d’une révolution de palais ? Dans sa riche émission « Analyse » du premier lundi de l’année 2021, incidemment le 4 janvier 2021, le brillant journaliste d’investigation et chercheur scientifique séduisant, Kerwin Mayizo s’est appliqué à exposer une autopsie quasi exhaustive de la classe et situation politiques congolaises depuis la chute du Maréchal Mobutu Sese Seko jusqu’à la transhumance en cours vers une requalification de la conjuration régnante. Paraphrasant le glouton analyste politique, nous serions tentés de reconnaître que nous sommes passés de l’infiltration des institutions du pays à une occupation en règle de celui-ci. A examiner de près les divers rapports d’experts sur la situation géopolitique de la Région des Grands-Lacs dans une optique de longues perspectives, force est de se rendre à l’évidence que l’infiltration du système et institutions politiques congolais remonte, selon un projet conçu de longue date, à la dictature du mégalomane Maréchal-Président, de triste mémoire. La place prépondérante occupée dans l’administration publique congolaise par le transfuge rwandais désormais mémorable, Barthélémy Bisengimana Rwema, en est une édifiante illustration.

A cette célèbre preuve, s’ajoutent bien d’autres plus fascinantes encore ; telles que les sinueux parcours institutionnels des mercenaires étrangers avérés que sont James Kabarebe, Laurent Nkunda, Moïse Nyarugabo, Bosco Ntaganda, Bizima Karaha, Azarias Ruberwa, Vital Kamerhe, Hippolyte Kanambe, Jeannetta Ndesamburo etc… dont les rôles et l’impact dans le Génocide des Congolais semblent de plus en plus occultés au profit des considérations politiques douteuses et ignominieuses. « Nous avons été infiltrés jusqu’au sommet de l’Etat ! », s’écriait alors hypocritement le chef local de la bande, Laurent-Désiré Kabila. Mais il ne se sentit contraint à reconnaître les évidences que lorsqu’il réalisa son incapacité à se sortir de l’engrainage, qu’il avait, par opportunisme béat, contracté quelques années avant.

Quant à l’Occupation proprement dite du Congo, M. Mayizo la rattache intimément aux différentes guerres d’invasion du Congo, camouflées sous couvert des rébellions, qui n’ont cessé de massacrer le souverain peuple congolais, d’endeuiller des millions de familles, de chasser et vider des contrées entières de leurs autochtones et, corrélativement, de jeter des dizaines de millions des Congolais en pâture ; contraints à l’incertitude et à l’instabilité de l’exil tant interne et qu’externe. De manière encore plus perfide, ce régime d’Occupation n’a jamais été officiellement institué. C’eût été le cas, il aurait alors été plus aisé de le combattre en recourant aux armes juridiques, politiques et diplomatiques préconisées par la Charte de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) ainsi que par le droit international. Mais, malicieusement et minutieusement déguisé par infiltration massive, le régime d’Occupation imposé au Congo et au peuple congolais a toujours su s’appuyer sur de pseudos Congolais et sur ceux, que Maître Gérard Kamanda wa Kamanda désignait non sans brin de mépris, comme Congolais de service, pour dissimuler sa conquête en profondeur du Congo. Parmi ces crapuleux larbins, aigrefins et coupables directs du Génocide des Congolais, dont la plupart sont nommément cités dans l’incandescent Rapport Mapping, citons à titre illustratif : Félix Tshilombo, Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Antipas Mbusa Nyamwisi, Roger Lumbala, Evariste Boshab, Kalev Mutond, John Numbi, Gabriel Amisi Kumba, Alexis Thambwe Mwamba et j’en passe…

Ainsi, si l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo, l’affligeante AFDL, s’est illustrée comme un conglomérat des faux Congolais, des traîtres à la Patrie et des collabos prêts à tout pour prêter le flanc au processus d’Occupation en profondeur du Congo et s’est rendue proprement odieuse aux yeux des tous, sa régénération en cours ou sa transhumance en Union « sacrée » pour la Nation, s’affichant comme panier à crabes, rassemblant les criminels de tout bord, ne saurait emprunter un autre chemin que celui qui le conduira vers le rejet le plus ferme par notre peuple désormais bien éveillé, constamment conscientisé aux enjeux de l’heure et rondement mobilisé pour mener la vie dure à ses bourreaux. Il est d’ailleurs devenu difficile de cacher certaines évidences à ce peuple, certes chosifié, mais mûri. Il se rend notamment compte par lui-même que le régime ne lui impose, comme gouvernants, que des opportunistes, des faibles d’esprit, à la moralité déliquescente, ou des scélérats affaiblis par l’épée de Damoclès planant déjà sur eux, pour mieux les soumettre à ses desiderata et accélérer en conséquence la balkanisation ou l’annexion du Congo et donner ainsi corps à ce projet ourdi de longue date et visant l’émergence de l’Empire Hima-Tutsi dans la région des Grands-Lacs. Mais, grâce à la mobilisation de la diaspora, à l’afflux des rapports circonstanciés des experts de divers horizons, à la diplomatie de couloirs, que mène notamment avec maestria l’une de nos fiertés nationales, notre prestigieux lauréat au Nobel de la Paix 2018, Docteur Denis Mukwege, la manœuvre du Tutsi-power devient de plus en plus étriquée et ses odieux crimes au Congo de plus en plus reconnus comme l’un des scandales publics les plus gênants de l’histoire. Bientôt, le peuple congolais ne comptera plus ses alliés prêts à lui prêter main forte pour y mettre fin. C’est pourquoi, l’idée d’un Cabinet exécutif pour soutenir le Président élu, Martin Fayulu, à agir en parallèle ne manque pas de pertinence. On voit là s’agglutiner des dispositifs multiples à même de stopper cette Union satanique contre le Congo par une noyade collective.

FELIX TSHISEKEDI ET L'UNION POUR SACRIFIER LA NATION CONGOLAISE. Peuple Congolais vigilance!!! © Zeblai Kongo Collectif

Un accélérateur : le paroxysme de l’inhumanité !

Alors que plus de six millions de Congolais sont chassés de leurs terres et errent dans une nature austère et insécure depuis des lustres, alors que des massacres d’échelles se perpétuent au quotidien dans l’Est du pays et que la misère et l’insécurité règnent sur l’ensemble du territoire national, les nantis et privilégiés du régime se prélassent dans de luxueuses salles d’hôtels pour sceller ou célébrer des alliances politiques. Les lugubres bilans dans des zones de guerre par des organisations non-gouvernementales (ONG), les reportages journalistiques sur l’état inquiétant de famine dans certaines régions ou de tristes rapports des experts de l’ONU sur la porosité des frontières congolaises ne semblent préoccuper, encore moins ébranler, personne dans l’establishment régnant. L’un des contrastes les plus aberrants au sommet de l’Etat s’est avéré, non seulement avec l’absence du moindre communiqué officiel pour déplorer toutes ces pertes humaines en cascade en fin d’année, malgré des discours solennels prononcés, mais aussi par l’ignorance absolue de la Journée nationale consacrée aux martyrs.

Un exutoire !

Il faut néanmoins reconnaître que, lucide, prévenant, empathique et doté d’un sens aigu de responsabilité, le Président élu a su faire la différence avec un discours qui fera date. Il s’agit là d’une voie à explorer, d’abord, pour ressouder la communauté nationale fissurée par des discours clientélistes et ethnicistes anachroniques. Il s’agit là d’une voie à exploiter également pour canaliser les élans de solidarité et les velléités de sursaut patriotique vers des synergies collectives ; en visant l’indispensable et urgente Libération du pays. Pour ce dernier objectif, les recettes pour l’atteindre ne sont plus légion. La plus logique et la plus facile à réaliser consisterait dans une révolution de masses populaires. Mais, hélas ! Voici des années qu’on l’évoque sans le moindre début ou perspective de concrétisation. D’ailleurs, la plupart de ceux qui la préconisent, sont à l’abri à l’étranger. Ils viennent de faire la démonstration de leur indifférence quant aux sacrifices des autres ; car, ils n’ont rien entrepris, le 4 janvier 2021, tout comme par le passé, pour rendre hommage à nos chers Martyrs. Dans un tel contexte, comment espérer encourager d’autres Congolais au dévouement, à la détermination et à l’héroïsme ? Et maintenant que des querelles de clocher et des guerres de clans ont surgi avec acuité, force est d’admettre que nous sommes plus proches de la guerre civile que d’un hypothétique soulèvement populaire.

Par contre, deux autres moyens, souvent critiqués à tort, restent toujours à notre portée : la Guerre de Libération et le recours aux mécanismes de sécurité collective conformément à la Charte de l’ONU. C’est surtout ce dernier qui est souvent le plus brutalement rejeté par les Congolais. Pourtant, c’est néanmoins la recette qui, dans le contexte actuel d’un Congo sous l’impitoyable joug de l’Occupation, réunit le plus d’ingrédients pour offrir une issue plus probable et moins coûteuse à la crise. Au Congo même, en effet, l’image actuelle d’inefficacité, voire de la complicité avec l’Occupant, donnée et entretenue par la mission onusienne de maintien de la paix, est trompeuse par rapport à la large gamme d’autres possibilités qu’offre la Charte onusienne au peuple congolais pour se défendre. Actuellement, la Mission de l'ONU pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (RDC), ou MONUSCO en sigle, intervient au titre du chapitre 6 de la Charte et son mandat est limité et forcément inadapté. Par une diplomatie de proximité et de couloirs, notamment avec un Cabinet du Président élu bien structuré et offensif, nous pouvons amener le Conseil de Sécurité de l’ONU à ouvrir également le chapitre 7 de la Charte. Celui-ci consiste dans l’imposition de la paix face à une situation de force majeure.

Pourtant, c’est effectivement le cas actuellement en RDC depuis une belle lurette ; mais certains Congolais ont bien tort de voir dans la communauté internationale un courant politique monolithique et sous la houlette d’une seule puissance dominante. Non ! Car, les intérêts sont multiples, divergents, voire contradictoires. En conséquence, la concurrence y est rude au niveau économique, politique et diplomatique. Même dans un seul et même pays, des rivalités ne manquent pas. Ainsi, y a-t-il un courant « Bush » dans la politique étrangère américaine ! A l’égard du Congo plus particulièrement, il y a la sensibilité « Clinton » ; aujourd’hui largement contestée par d’autres mouvements politiques concurrents et prêts à se substituer à elle dans le pays le plus convoité au monde.

REPONSE BATINDELI FATSHI BETON POUR LE VOEUX YA 2021 TALIBAN KOLANDA TE EZA MINENE © CONGO- ETATS UNIS TV

Enfin, la Guerre de Libération est une autre possibilité. Elle est même légitimée par la Charte onusienne en termes du principe issu du droit international, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, ou droit à l’autodétermination, selon lequel chaque peuple dispose ou devrait disposer du choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique ; indépendamment de toute influence étrangère. Une des jurisprudences en la matière est le cas du Sud-Ouest africain ou la Namibie actuelle qui, grâce à sa résistance patriotique sous l’égide du SWAPO (South West Africa People's Organization), avait réussi à faire échec à l’Occupation sud-africaine. Il mit alors à contribution l’implication de l’ONU jusqu’au recouvrement total de sa souveraineté. Mais, pour réussir ce brillant parcours, le SWAPO a d’abord su fédérer les autres forces de la résistance patriotique namibienne pour s'imposer progressivement comme chef de file du mouvement de libération. Tel est le mal que nous aimerions souhaiter également, avec beaucoup d’optimisme, au Cabinet en perspective du Président élu. Parce que nous sommes convaincus que la Libération du Congo de la convoitise de ceux qui l’étranglent actuellement, ne saurait se contenter d’un seul schéma d’approche ou levier stratégique. Qu’il soit militaire, politique, diplomatique ou révolutionnaire, chacune de ces recettes a sa particularité ; qu’il importe de prendre en compte dans une vision d’ensemble soigneusement prospectée. Dans les circonstances actuelles, à l’abri des menaces punitives, la diaspora congolaise serait la mieux indiquée pour jeter, par concertations de proximité, les bases d’une armée de Libération du Congo. Nous serions disposés à y contribuer…

 

Eclairage,
Chronique de Lwakale Mubengay Bafwa

Avis et considérations exprimés sous cette rubrique n’épousent pas nécessairement les positions officielles de la Convention des Congolais de l'Etranger (CCE) ; dont l’auteur ci-dessus n’est d’ailleurs plus membre.

 

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