Priorité à l’action : par refondation de la Résistance, vers la Libération du Congo !

H. Ngbanda l’a martelé de la manière la plus explicite : Tshilombo a été choisi pour exécuter trois missions visant la liquidation du Congo. Fatalement, ce receleur s’approche dangereusement de l’épilogue du mandat lui imparti. Une réaction patriotique s’impose ; elle passe par l’urgence de la refondation de la Résistance en vue de la Libération du Congo ; avant qu’il n’en soit trop tard !

Après les obsèques de Honoré Ngbanda, la résistance doit se réorganiser et changer de paradigme © Kerwin Mayizo

République à démocratiser du Congo

RDC

Engagement des Congolais pour la Libération de la Patrie

(ECLP)

Appel à la tenue des Etats-généraux de la « Résistance » congolaise contre l’Occupation !

Fait à Genève, Mercredi, le 21 avril 2021

Préambule

Si, par la « Résistance » congolaise, on entend l'ensemble des déclarations, associations, mouvements, réseaux et actions initiés, ici et là, par des patriotes congolais en vue de s'opposer à l’agression, à l’infiltration, à l’Occupation, aux projets, aux desseins et autres volontés de ceux qui ont envahi le Congo depuis déjà plus de deux décennies et dont la main basse sur les institutions du pays ne cesse de s’étendre et de se consolider, alors force est d’observer que le bilan concret de cette « Résistance »-là, plus symbolique qu’agissante, n’est actuellement que bien largement négatif. En effet, dans la configuration actuelle de l’animation des institutions nationales régaliennes, l’avenir de la Patrie est plus hypothéqué qu’il ne l’a jamais été. Un constat présentement illustré par le profil stipendiaire du détenteur de la suprême signature de chef de l’Etat congolais ainsi que par la configuration du Parlement congolais, qui décide pourtant du destin de l’État congolais, mais où l’écrasante majorité est clairement détenue par diverses phalanges de funestes mercenaires à la solde de l’Occupant et prêts à tout pour en tirer le maximum de profits individuels. De là, une sorte de néo-colonisation agréée, qui renforce l’analogie entre l’Occupation du Congo et le proto-Etat palestinieni. Car, à l’instar de la Palestine devenant sournoisement Israël (1921-1948), le Congo, en tant qu’Etat, est désormais pareillement plus proche de franchir un palier de transmutation dangereusement irréversible. Il est donc impérieux et urgent d’examiner rigoureusement et en profondeur les conditions d’une indispensable refondation de la « Résistance » congolaise ; si on veut vraiment lutter et plus efficacement contre le joug de l'Occupation et ses relais collaborationnistes avec, en point de mir, la Libération totale de la Patrie dont Lumumba fut si fier.

D’où la nécessité de se concerter en une convention nationale visant, non seulement l’unification des forces et la mutualisation des synergies encore mobilisables aujourd’hui, mais aussi à repérer, à évaluer et à hiérarchiser les actions concrètes de « Résistance » à mener effectivement sur le terrain. Dans l’Europe sous l’Occupation allemande et avant le « Débarquement »ii, la « Résistance » contre les Nazis ne prit sa tournure décisive que lorsqu’elle passa par l'organisation d'une presse clandestine, lorsqu’elle créa ses propres réseaux de renseignements, lorsqu’elle constitua des groupes de guérilla pour saboter des lieux stratégiques, liquider des personnalités et désorganiser l’Occupant, lorsqu’elle forma et implanta des mouvements locaux de lutte armée. Comme l’affirme le Conseil National de la Résistance Française, c’est la « Résistance organisée » sous forme de la guérilla, qui encouragea et finit par convaincre les Etats-Unis à intervenir dans une guerre, qu’au départ ils considéraient comme un conflit inter-européen, et surtout, c’est sur les sites corrélativement ciblés de cette « Résistance organisée » que les « Alliés »iii prirent des appuis stratégiques pour anéantir l’Occupant.

A l’instar de la « Résistance organisée » en Europe sous la coupe nazie, il urge pareillement que la volonté de « Libération » du Congo se décline également en différents scenarii de véritables prouesses factuelles de terrain. Pour sortir la « Résistance » congolaise de ses imperfections et déficiences actuelles, un état des lieux s’impose avec autant d’intérêt qu’il y a un vide de leadership à combler et une coordination d’action à négocier. Si elles bénéficient d’une participation conséquente et si elles sont bien menées, ce sont ces négociations qui permettront de franchir ce cap vers la « Résistance organisée » susceptible de produire, enfin, ces opérations formellement déstabilisatrices de l’ennemi ; telles que : le sabotage des lieux stratégiques, liquidation d’acteurs encombrants, presse clandestine, quête d’alliés de circonstances, lobbying auprès des chancelleries tierces et des institutions internationales, infiltration des filières de l’Occupation et de leurs animateurs, etc...

Exposé des motifs !

Pour quoi les Etats généraux de la « Résistance » congolaise s’imposent-ils aujourd’hui et de manière urgente ? D’abord, avant de répondre à cette question fondamentale, une précision terminologique ! Dans son allégation moderne, que nous lui conférons aussi expressément ici, l’expression « Etats généraux » renvoie au dispositif de 1789 qui, bien qu’initié par Louis XVI lui-même, échappa néanmoins à la consolidation escomptée du pouvoir royal pour donner aux acteurs constitués le statut de constituant et déboucha sur cet événement majeur de l’Histoire qu’est la Révolution française ; qui, depuis lors, a inauguré un régime nouveau et bouleversé la structure et le fonctionnement politiques traditionnels des nations.

De même, face à la disparition subite, certains diront brutale, de son leader charismatique, la « Résistance » congolaise, déjà abondamment critiquée pour son inefficacité et son manque d’inspiration face aux événements, vague désormais vers un avenir de plus en plus incertain. Dès lors, et cela va de soi, l’obligeance échoit aux plus perspicaces des patriotes combattants de rassembler toutes les forces militantes pour rechercher, par concertation et à l’aune des débats contradictoires, la réitération d’un consensus autour d’une approche commune de cette notion de « Résistance ». Une fois le compromis trouvé, la structuration du mouvement et la mobilisation générale du peuple seraient plus aisées et favoriseraient la solidarité entre acteurs ainsi mobilisés sur le terrain ; leur permettant la maîtrise de leurs initiatives et de leur destin.

En tant qu’étape vers une réorganisation et une consolidation de l’action collective, les Etats généraux de la « Résistance » congolaise s’imposent comme une impérieuse urgence absolue ; car, malgré la présence si massive de la communauté internationale au Congo, nonobstant ses divers mandats statutaires, ses interventions sous diverses formes et ce, depuis des lustres, de pires crimes de l’Histoire de l’humanité, jamais connues nulle part ailleurs et commis avec une cruauté ahurissante, atteignent des ampleurs abyssales sur le territoire congolais depuis plusieurs décennies et sont toujours sempiternellement en cours. Ils reflètent les incongruités dont souffre l’Etat congolais et illustrent tous les périls auxquels est exposé son peuple :

  • récurrentes invasions du pays par ses voisins au mépris du principe de lintangibilité des frontières et en violation constante du droit international ;

  • tortures, dune horrible cruauté, et massacres à des échelles inouïes d’un peuple souverain sur ses propres terres par ses voisins ; plus de 14 millions de morts ;

  • déportations des rescapés, femmes, orphelins mineurs et vieillards, puisque chassés de leurs terres et contraints, depuis des lustres, à lerrance ;

  • destruction massives et volontaires des infrastructures du pays ;

  • désorganisation et abandon délibérés de l’éducation ;

  • détérioration jusqu’à labominable des conditions de vie et de la sécurité ;

  • silence et indifférence incompréhensibles de la communauté internationale ;

  • forfaitures électorales et usurpation rocambolesque du pouvoir au détriment des du chef d’Etat et des députés clairement plébiscités dans les urnes ;

  • détournements exorbitants des deniers publics par les détenteurs du pouvoir politique à la tête de lEtat, malgré le plus grand dénuement de la population ;

  • institutionnalisation de la corruption comme voie d’accès aux postes de responsabilité même dans les organes du pouvoir régalien ;

  • imposition des godiches stipendiaires à la tête de l’Etat congolais ;

  • propension et généralisation, désormais dans des proportions ahurissantes, de la trahison criminelle de la Patrie et de l’odieuse « collaboration » avec l’ennemi envahisseur et génocidaire…

Parallèlement, les fonctionnaires accusant des années d’arriérés de salaires impayés et, surtout des chefs de famille se sentant humiliés devant leurs enfants, se suicident en cascade ; alors que les agents de sécurité, la police et les militaires du pays, frustrés de ne se contenter que de minables soldes, lorsqu’elles sont payées, se rabattent sur la population déjà clochardisée et chosifiée ; qu’ils rançonnent sans le moindre égard, brutalisent à la moindre résistance et tuent à la pelle et publiquement des paisibles citoyens… Les militants du parti présidentiel au pouvoir se comportent en milice politique et ne s’offusquent pas à imposer des brimades publiques aux partisans des mouvements politiques adverses. Que faire alors pour stopper un tel fiasco ? Voilà pourquoi il urge, pour tous les patriotes congolais avisés, de prendre conscience de toute la latitude de la gravité de la situation et des écueils plus tragiques encore, qui se dessinent à l’horizon, pour saisir la pertinence de se rassembler et de se réorganiser, avec le souci bien pensé de créer toutes les conditions, les plus réalistes et les plus efficaces possibles, en vue d’une action concrète et historique de « Libération ».

L’occasion fait le larron, dit le proverbe ! Il serait donc plus judicieux de chercher à surmonter la torpeur, engendrée par l’extinction brutale du leader de la « Résistance » congolaise, par une convention nationale à même de rapprocher les combattants, de recréer la cohésion et un nouveau front patriotique, de rassembler le mouvement pour le sortir de l’engourdissement actuel, le remettre en selle et le booster.

LES 3 MISSIONS DE FÉLIX TSHILOMBO AU CONGO © congoflash infos

Une interférence très opportune : testament et dernière volonté du Père de la « Résistance » !

A l’instar du guide Moïse, qui conduisit le peuple hébreu hors d'Égypte, où il vivait dans la servitude, mais le Prophète lui-même n’atteignit pas la Terre promise ; Honoré Ngbanda meurt sans avoir savouré les délices de la « Libération » du Congo. Cependant, par ses écrits, par son omniprésence médiatique et par son investissement dans la mobilisation associative, il a laissé un testament politique d’une criante clarté. Celui-ci se résume en une volonté très explicite : la « Libération » du Congo ! Soldat mort la main sur la gâchette de son arme, il nous invite, par le pittoresque de cette scène, à paraphraser cet aphorisme par une expression qui fasse redresser les cheveux même sur les têtes chauves des Occupants et de leurs collabos : « la meilleure manière d’honorer la mémoire d’un héros consiste à le venger en exécutant son testament ! ». Ainsi, pour quiconque se considérant toujours comme « Résistant », il est plus que temps de le démontrer par des actions concrètes en vue de la « Libération » du Congo.

Toutefois, la déduction post-mortem des directives du Père de la « Résistance » congolaise ne se limite pas qu’à son testament politique. Lorsqu’on réexamine ses ultimes sorties médiatiques, probablement la toute dernière, il s’y révèle au paroxysme de toutes ses inquiétudes sur la situation politique du Congo et indique sans ambages ce qui urge de faire pour éviter le pire à la Mère-patrie : stopper Tshilombo dans son infernale spirale de trahison !iv Mais comment s’y prendre ? Dans sa configuration actuelle, sans moyens adéquat, ni structure organique conséquente, la « Résistance » congolaise peut-elle simplement approcher celui à qui, pour diverses raisons, aussi bien des traîtres congolais que les Occupants, assurent passionnément la sécurité ? Lorsqu’on a compris l’impératif de l’opération et que l’on mesure corrélativement l’ampleur de la tâche, force est de s’en remettre à la rigueur de la concertation, de la confrontation des visions et d’approches pour espérer explorer au plus profond possible les perspectives de solution. Au choc des idées, dit l’adage, jaillit la lumière !

Une opportunité de créer enfin des conditions d’amorcer le processus de la « Libération » !

Pendant que certains se plaignent de l’inaction de la « Résistance » et en étaye un bilan cruellement négatif, les actions isolées sur le terrain ne manquent pas. Que l’on pense notamment aux divers groupes locaux d’auto-défense ; aux résistants « Mayi-Mayi », par exemple ! Pourquoi ne pas mettre en exergue ces manifestations publiques, initiées par de petites associations ici et là ! Celles, récurrentes du mouvement citoyen « LUCHA » entre autres, sont sans cesse sévèrement réprimées dans le sang, souvent avec de nombreuses pertes de vies humaines sans suite et rapidement oubliées… Certes, dans la diaspora, la dénonciation du Génocide au Congo prend diverses formes et s’amplifie de plus en plus ; mais, malheureusement, elle est souvent portée par des groupuscules dont la visibilité et l’aura restent sujettes à caution. A l’instar des protestations arméniennes, les contestations de la diaspora congolaises ne passeraient plus inaperçues ; si elles étaient exprimées par des rassemblements plus massifs et à une fréquence consécutive accélérée. Car, une « Résistance » restructurée et agissante de manière inclusive, avec une assise nationale avérée, peut permettre d’atteindre ces résultats escomptés. Aussi, à dessein, une convention de la « Résistance » en constitue-t-elle une opportunité à saisir, surtout dans ce contexte actuel de deuil et de paralysie !

Par ailleurs, grâce à l’intelligence collective rationnellement exploitée à l’aune des débats contradictoires et contextuellement mobilisée, les opérations les plus appropriées de « Libération » peuvent être plus efficacement identifiées, anticipées, circonscrites en amont de la manière la plus proche possible des réalités pour les planifier et les concrétiser avec plus de chance de réussite. La convention est donc un procédé idéal pour tirer le maximum de profit des avantages que procurent les vertus de la confrontation des intelligences et de la saine émulation des compétences.

Sens, teneur et ampleur des assises !

Si le but n’est pas de faire table rase de ce qui existe déjà (l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO), la Convention des Congolais pour la Démocratie et la Paix (CCDP) ou autres Conseil National de la Résistance Congolaise (CNRC)), les « Etats généraux » de la « Résistance » congolaise n’ambitionnent pas moins la remise en question de l’état actuel de cohabitation dans ce mouvement patriotique et de son corrélat logique : la quête d’une refondation globale ; en visant une coordination faîtière plus à même de fédérer toutes les forces patriotiques se réclamant de la « Résistance ». Ce n’est que dans ces conditions que des opérations inédites, à impact mobilisateur sur le terrain, peuvent être valablement imaginées et initiées pour recréer la dynamique concrète de « Libération ». Certes, ce rôle est déjà imparti au CNRC ; mais celui-ci semble avoir besoin d’un coup de pouce de renouveau pour se réhabiliter, se consolider et se relancer pour pouvoir l’assumer efficacement. Ainsi, bien pilotées, des assises ad hoc, dans la situation actuelle de consternation et du vide structurel brusquement, voire brutalement, créé par la subite disparition de l’incarnation de l’autorité morale de la « Résistance » congolaise contribuerait à concevoir un nouveau départ, avec des visées mieux adaptées aux circonstances et dessein de franchir des paliers ; en visant, enfin avec plus d’expérience et de pragmatisme, la « Libération ».

C’est dans cette perspective, peut-être trop ambitieuse, certes, mais plus réaliste également que peuvent être posées les pertinentes questions relatives aux conditionnalités d’un soulèvement populaire, de son accompagnement, de la préparation mentale du peuple à la révolution, de l’indispensable rapprochement des forces combattantes pour mutualiser des synergies, créer de nouvelles complicités collectives et susciter l’indispensable mobilisation générale la seule susceptible de rendre le processus corrélatif de « Libération » irréversible. Plus concrètement, c’est dans ce cadre que devrait être examinée et éventuellement planifiée, en plus d’opérations d’une guerre asymétrique sur le terrain, la mise en place, à l’instar des références historiques en la matière, des « Comités Populaires de Résistance ». Mais alors, pour changer de paradigme, pour passer d’une énonciation passive en apparence à une articulation plus incitative à la mobilisation, plus à même d’imprimer une nouvelle impulsion psychologique au combat, ces foyers locaux de « Résistance » seraient subséquemment baptisés : « Comités Populaires de Libération ». Et pour donner l’exemple et faire sentir à tout le monde l’entrée concrète dans une nouvelle phase du combat de la « Résistance », la mise en place de ces « Comités Populaires de Libération » serait instantanément opérée et effective dans la diaspora.

Formes, procédure de mise en route, articulation thématique et ampleur projetées des assises !

Plus les difficultés sont complexes et plus les temps tragiques, autant les solutions à y apporter sont ardues à trouver. Mais, sous l’inspiration et l’impulsion de l’Hymne nation du Congo, la Congolaise, « Dressons nos fronts ! », et passionnément emportés par ces élans patriotiques exaltés dans les tonalités de ses couplets, ceux qui restent encore des patriotes congolais doivent se ressaisir, se rassembler au-delà des affinités sociologiques et des proximités idéologiques en vue d’ériger un nouveau front de « Résistance » à l’Occupation et mener la guerre ouverte de « Libération » aussi bien aux envahisseurs qu’à leurs supplétifs locaux. A l’instar de la Conférence nationale Souveraine (C.N.S.) des années « 1990 », les Etats généraux de la « Résistance » congolaise, destinés à générer ce front, devraient se concevoir de la manière la plus ouverte, la plus représentative et la plus participative possible afin de partir sur de solides bases de légitimité et impliquer le maximum d’acteurs. C’est dans ce souci de ratisser large qu’il faut préalablement s’assurer de la caution des principales têtes de proue du patriotisme et de la « Résistance » congolais authentiques. Plus largement, la priorité consisterait, dans une prospection préliminaire, à aller vers tous ceux auxquels s’identifient le plus aujourd’hui le patriotisme et la « Résistance » authentiques. Ce qui implique, et cela va de soi, de solliciter aussi l’implication des représentants de la « Résistance » au niveau politique : le Président élu Martin Fayulu Madidi, ses lieutenants Prince Epenge, Me Nico Mayengele, Alain Bolodwa etc...

Sursaut patriotique de dernière chance, dans la vive préoccupation de prévenir ou d’éviter la liquidation de la Patrie, ce projet des Etats généraux de la « Résistance » congolaise peut s’articuler autour des dix pôles d’actions focales suivants :

• Constitution du Groupe de conception du projet ;

• Définition des critères et modalités de cooptation des membres du Groupe de pilotage du projet ;

• Fixation de la structure, des dimensions et de la composition du Groupe de pilotage du projet ;

• Elaboration des cahiers des charges des membres du Groupe de pilotage du projet  et de ses éventuelles cellules annexes ;

• Lancement des campagnes de promotion et de marketing du projet auprès des Congolais pour solliciter leur adhésion et leur implication ;

• Elaboration d’un Appel général sur lequel appuyer la campagne de promotion du projet auprès des personnalités et organisations congolaises préalablement ciblées ;

• Elaboration d’une lettre de référence pour le lobbying auprès des potentiels Etats pressentis partenaires et des institutions internationales visées pour le parrainage ;

• Détermination et rédaction des documents de présentation et d’accompagnement de la sortie officielle du projet ;

• Recherche et détermination du lieu d’accueil des assises ;

• Chronogramme de mise en place et du déroulement des assises…

Suivant l’exemple de la C.N.S. et des ouvertures classiques des sessions parlementaires dans des Etats démocratiques, l’une des premières séances des assises, voire même plusieurs de la série, selon l’ampleur des matières retenues, peuvent être consacrées à l’élaboration et à l’adoption de leur feuille de route (des assises). Toutefois, à titre indicatif, quelques suggestions peuvent faciliter l’amorce des débats, notamment :

  • l’urgence et les voies et moyens de stopper les massacres et le génocide des Congolais ;

  • la pertinence de la longue et massive présence, aujourd’hui vivement contestée, de la communauté internationale sous diverses formes sur le sol congolais ;

  • la porosité des frontières congolaises et la prévention des complices et inopportunes interventions étrangères, notamment pour appuyer l’occupant à mater un éventuel soulèvement populaire ou notre « Guerre de Libération »  ;

  • le repérage et le catalogue des réelles opérations de « Résistance » à initier ;

  • l’exploration des procédés et recettes pouvant aider à réunir des voies et moyens de « Libération » du pays ;

  • la pertinence et les procédés de mise en place des « Comités Populaires de Libération » aussi bien au pays que dans la diaspora ;

  • la détermination de la structure fonctionnelle d’une Coordination des « Comités Populaires de Libération » ;

  • la prospection en vue du choix de lieu du siège social de la Coordination des « Comités Populaires de Libération » ;

  • l’élaboration du budget de fonctionnement des « Comités Populaires de Libération » ainsi que de leur Coordination ;

  • la justesse ou non, voire quand, former un Gouvernement de « Libération » ;

  • l’opportunité de désigner des représentants diplomatiques de la Coordination des « Comités Populaires de Libération » ou, éventuellement, du Gouvernement de « Libération » dans des pays tiers …

La finalité de la convention !

Alors que d’autres pays prospèrent et émergent sur l’échiquier mondial ; au Congo, l’extrême misère populaire se conjugue à l’opportunisme des dealers, usurpateurs et opportunistes de tout genre constituant la nocive classe politique pour accroître vilement les rangs des traîtres, collabos et accompagnateurs de l’Occupation. La « Résistance » patriotique est ainsi constamment brisée, souvent, à l’image du deal de Tshilombo, au moment où on s’y attend le moins, pour s’accrocher à l’opulence et aux honneurs de façade. Pendant que le Congo sombre, le monde progresse ! Le fait que le minuscule Rwanda, notre humiliant oppresseur, soit désormais, grâce aux richesses pillées au Congo, une puissance émergente courtisée par les grands de ce monde, a de quoi affoler le plus flegmatique des Congolais. L’urgence d’agir s’impose !

Concrètement, le pays est en déconfiture totale. Envahi, sous occupation étrangère depuis plus de deux décennies et détruit au paroxysme, le Congo s’affiche en état de ruine très avancé où toutes les infrastructures sont à l’abandon, les valeurs sociétales et morales de gestion ainsi que les principes élémentaires d’administration publique ont tous été inversés. La population a été clochardisée et chosifiée au summum de ces horribles expressions. Pourtant, frivole et véreuse, les acteurs politiques restent constamment en émulation pour des postes et ne s’offusquent pas à s’illustrer dans l’odieuse prévarication et à exhiber de manière ostentatoire et rebutante leurs scandaleux enrichissements. L’urgence d’agir ou de réagir s’impose ! Mais, face à un tableau aussi apocalyptique, face à la dégradation des mœurs d’une ampleur aussi énorme et si nocive, et devant le délitement inflexible de la cohésion nationale, frisant la guerre civile, quelle action serait la plus idoine pour éviter le krach intégral ? Simultanément, on ne se scandalise pas de continuer à se bousculer aux portillons de la mangeoire, avec des enchères à la baisse, pour trahir davantage la Mère-Patrie et collaborer ostensiblement avec les occupants et génocidaires du peuple congolais. Il est donc plus que temps que l’éveil patriotique congolais change également de paradigme. Abandonner le slogan à résonance moins active et contextuellement obsolète de « Résistance » au profit d’un aphorisme pro-actif, plus suggestif, plus expressif et plus mobilisateur de « Libération » ou, plus précisément, de « Guerre de Libération », voilà ce qui, dans le contexte actuel de menace de disparition de la Mère-Patrie, devrait se prescrire désormais inéluctablement, impérativement et urgemment.

En telles perspectives, l’issue et la finalité des assises devraient se conjuguer en termes de révolution. A l’instar de ce qui vient de se produire au Tchad, la liquidation ciblée de ces crapules, qui ne se scandalisent pas à tirer vilement les marrons du feu, rendrait peut-être inutile le « Guerre de Libération » et aiderait à faire l’économie en pertes humaines ! C’est pourquoi il faut vite et maintenant, avant qu’il ne soit trop tard. Ne dit-on pas avec solennité : « aux grands maux les grands remèdes ! ». Aussi, la « Guerre de « Libération » est-elle ce qui se pointe le plus logiquement en point de mire ! Cependant, comment en assurer la bonne initiative et le meilleur pilotage ? S’il réussit à réunir des femmes et hommes de poigne en son sein, un « Gouvernement de Libération », constitué en pleine conscience de la complexité du contexte et avec tout l’indispensable discernement requis à ce niveau de responsabilité, ferait meilleur effet. Mais, attention ! Se précipiter pour brandir une coquille vide peut hypothéquer, comme jadis, tout le processus et tuer définitivement tout espoir de « Libération ».

Au nom de l’Engagement des Congolais pour la Libération de la Patrie, ECLP en sigle,



                                                                                                       Paul KAHUMBU Ntumba
                                                                                                   Président national du Præsidium

Adresse e-mail : paul.kahumbu@gmail.com

Fax : +41.22.800.34.54

Téléphone : +41 79 412 16 81

ECLP
Case postale 1542
CH - 1211 Genève 26

i. Adrien Jaulmes, « Ramallah, capitale d'un proto-État » [archive], sur Le Figaro, 30 novembre 2012

ii. A dessein, nous évoquons ici, l’opération militaire amphibie et aéroportée des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale ; elle a été lancée dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, en Normandie.

iii. Ensemble des nations qui s'opposèrent à l'Allemagne nazie et à ses partisans, pendant chacune des deux guerres mondiales.

iv. Ngbanda Honoré, « Les 3 missions imparties à Félix Tshilombo au Congo », en vidéo sur YouTube, postée le 3 mars 2021 : https://www.youtube.com/watch?v=aRPk_YUMJrA&t=3s

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