La Résistance congolaise peut tirer profit de la Journée internationale du Génocide !

Conquête de la Reconnaissance du Génocide des Congolais s’inscrit dans une vision de rupture d'avec tout ce qui a été, qui est et qui serait préjudiciable aux intérêts du Peuple Congolais ou dont les effets à court, moyen ou long terme nuiraient les droits des ethnies constituant ce qui est devenu la Nation Congolaise ou présenteraient quelques menaces, que soient, à l'existence de cette Nation...

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Convention sur le génocide : l'ONU appelle à agir © Organisation des Nations Unies - ONU

Date stratégiquement importante pour le Congo et à exploiter absolument par la Résistance congolaise !

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Le lundi 9 décembre 2019, la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide fêtait ses 71 années d’âge. Depuis le 11 septembre 2015 et par la Résolution 69/323, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) instituait, au 9 décembre, la Journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide, d’affirmation de leur dignité et de prévention de ce crime. Les enjeux de cette institutionnalisation sont évidents. Lorsque l’Assemblée générale de l’ONU décrète une date donnée pour célébrer un événement ou un aspect majeur de la réalité commune, elle le fait pour informer et attirer l’attention du grand public sur des thèmes liés à des enjeux fondamentaux du monde ou de la vie humaine. D’autres célébrations sont destinées à conscientiser sur les dangers de plus en plus menaçants pour la société ou pour tirer les leçons des catastrophes du passé. L’occasion est ainsi donnée, aux pouvoirs publics, certes, mais aussi à la société civile d’organiser des activités d’information, de sensibilisation, de conscientisation et de mobilisation. Par les temps, qui courent, et au vu du contexte de l’heure, qui a le plus intérêt à mettre à profit la Journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide ? les lignes et pages, qui suivent, s’énoncent comme volonté, non seulement de rendre compte de la manière dont le « Groupe Rossy »i s’est évertué, dans la précipitation pour 2019, de marquer la célébration de cette grande Journée de commémoration, mais aussi et surtout de jeter, avec conviction et détermination, des plans sur l’avenir.

Un génocide avéré et en continu en république à démocratiser du Congo (RDC)

A quand remonte l’ambition de conquête du Congo dans la tête de Paul Kagamé ? La réponse, scientifiquement justifiée, à cette question, se conjugue aux méthodes et moyens mobilisés par le « Führer » de la Région des Grands-Lacs pour confirmer, à l’instar des thèses de génocide sur certains aspects de la colonisation, la volonté d’exterminer les habitants d’une contrée pour en prendre définitivement possession. L’ampleur terrifiante de la cruauté des crimes de Tingi-Tingi, avec notamment des bébés coupés en deux, des femmes éventrées, des appareils génitaux mutilés, voire disséqués … sont là pour illustrer, de la manière la plus éloquente, les relents forts du génocide ; conformes aux définitions scientifiques et juridiques modernes du terme. Quelle que soit l'origine de sa haine, lorsqu’on réalise que l’horreur de Tingi-Tingi et les ambitions expansionnistes de Kagamé s’inscrivent dans un plan global de d’implantation de l’empire Hima Tusti et son objectif d’ostraciser les Bantu de la Région des Grands-Lacs, il y a lieu de s’indigner très vivement que la tragédie congolaise, avec toute l’ampleur qu’elle a prise aujourd’hui au Kongo central, à Yumbi, au Kasaï, en Ituri, à Beni et j’en passe, ne soit toujours pas, jusqu’à ce jour, officiellement recensée parmi les génocides identifiés et reconnus par l’ONU.

Dès lors, aussi bien pour le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH), que pour les Congolais eux-mêmes, il y a là une injustice, d’une part, génératrice d’une vive et légitime exaspération et, d’autre part, mobilisatrice des synergies en vue d’une impérieuse et urgente réparation. C’est là que se situe également la gageure majeure, que le « Groupe Rossy » entend relever ; d’autant que toutes ces horreurs se poursuivent continûment avec la complicité objective, sinon incompréhensible de la communauté internationale…

De la pertinence de la Convention pour la prévention et la répression du crime du génocide !

Brandissant la mobilisation et le rassemblement autour d’alléchantes soirées récréatives ainsi que la conscientisation par conférence-débat sur des thèmes intentionnellement ciblés, le « Groupe Rossy » fait de l’arrêt définitif du Génocide, en cours sur le territoire de la république à démocratiser du Congo (RDC), et de sa reconnaissance aussi bien officielle qu’universelle, les raisons de son existence et les chevaux de bataille dans son engagement et dans son action de terrain. Plus concrètement, le Groupe compte mettre à profit toute la pertinence des effets, notamment juridiques, produits par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (CPRCG) pour emporter les défis qu’il s’est fixés.

Certes, malgré plus de soixante-dix ans de mise en application, la CPRCG n’a pas réussi à endiguer la résurgence de l’odieux fléau du génocide. Mais, ce tragique revers ne prive pas pour autant ce levier du droit international de tout intérêt. A la lumière des condamnations relatives à l’holocauste nazi, aux drames de l’Ex-Yougoslavie ou du Génocide rwandais, l’obligation de répression, qu’établit la CPRCG, a permis la mise en cause et le châtiment d’individus ou d’États reconnus coupables des crimes. Encouragé par cette abondante jurisprudence, le « Groupe Rossy » entend faire feu de tout bois pour obtenir procès et sanctions pénales à l'encontre de ceux qui ont ourdi, attisé ou participé au génocide sur le sol congolais ; peu importe qu'ils aient agi à leur initiative personnelle ou en tant que représentants d'une quelconque autorité nationale ou étrangère. In fine, le Groupe vise surtout la Reconnaissance du Génocide des Congolais et son corrélat : la Libération définitive du pays de ses tortionnaires ; sous le joug desquels il croupit depuis une belle lurette.

La quête de la reconnaissance d’un Génocide, une bataille de longue haleine !

Actionnant la diplomatie secrète et de proximité, le « Groupe Rossy » se mobilise pour s’allier les faveurs d’un pays ou d’une puissante organisation internationale à même de faire, à l’instar de la Gambie dans les crimes présumés des autorités birmanes à l'encontre de la minorité musulmane des Rohingyas, un pas audacieux et historique vers la vérité et la justice sur la tragédie congolaise. Le Groupe est toutefois conscient de l’ampleur et de la complexité des démarches à entreprendre ainsi que de l’éventuelle durée du processus, sans la moindre garantie d’un hypothétique gain de cause. En effet, si le Génocide rwandais s’est illustré par la célérité dans sa reconnaissance internationale, force est de rappeler que celui des Arméniens, malgré près d’un million et demi de victimes, décimées pendant la Première Guerre mondiale par l'Empire ottoman, c’est encore moins de trente pays jusqu’à ce jour, qui reconnaissent sous une forme ou une autre ce forfait ; aujourd’hui imputé à la Turquie. C’est dire combien la quête de la reconnaissance d’un génocide reste une bataille de longue haleine. Pour l’avoir retenu parmi ses chevaux de bataille, le « Groupe Rossy » demeure résolu à en relever le challenge et a déjà lancé des initiatives dans ce sens. Il espère qu’un thème, aussi altruiste, puisse alerter, interpeller, rapprocher, rassembler, fédérer, harmoniser et liguer !

Comment le « Groupe Rossy » a-t-il déjà exploité le levier CPRCG ?

De constitution toute récente, le jeudi 29 août 2019, le « Groupe Rossy » a été coincé par la proximité de l’échéance de la Journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide pour pouvoir mettre à profit cette célébration. Spontanément, l’ambition allait dans le sens d’organiser une journée pleinement consacrée à rendre hommage aux victimes congolaises des viols et du génocide notamment par :

  • des conférences-débats privilégiant la réflexion et la méditation ;

  • une grande Soirée de gala, mettant en scène la culture congolaise.

Mais, trahi par l’imminence de l’échéance de la commémoration, le Groupe s’est vu contraint à réduire à sa plus simple expression le format des activités projetées. En fait, aucune des autorisations requises pour les différentes cérémonies n’a pu être acquise dans des délais si courts. C’est néanmoins pour marquer le coup que le Groupe s’est réfugié dans une démarche protocolaire. Il a notamment élaboré un Mémorandum d’interpellation du HCDH. Il l’a déposé en bonne et due forme le lundi 9 décembre 2019 à la chancellerie même de la prestigieuse organisation onusienne. Le Groupe a, en outre, saisi cette occasion pour annexer au Mémorandum la Déclaration de Nuremberg ci-jointe.

Quelle suite aux initiatives du 9 décembre 2019 ?

Pour ceux qui l’auraient oublié, force est de rappeler que l’ethnocide, une constante coloniale - spécialement en Amérique - est un des aspects du génocide. Aussi, dans un environnement politique bétonné par son allié, la marionnette Tshilombo, consciente ou pas, serait encline à poursuivre la stratégie de déstabilisation des Congolais dans leurs références historiques ; en négligeant, entre autres, les grandes dates de l’histoire patriotique congolaise. C’est pour contrecarrer cette politique d’humiliation en cours depuis quelques années que le Groupe envisage des cérémonies d’hommage à l’ensemble des victimes congolaises de la politique de domination aux dates symboliques du 4 janvier prochain, Journée des Martyrs de l'Indépendance, et du 17 janvier 2020, date de commémoration de l’Assassinat de Patrice-Emery Lumumba, Héros national du Congo libre. Ici aussi, compte tenu de l’imminence des échéances, les témoignages peuvent se limiter à quelques moments de réflexion et/ou de méditation ; sinon, plus simplement encore, à quelques publications de circonstances. Par contre, le 30 juin 2020, coïncidant avec le soixantième anniversaire de l'Indépendance, invite à un cachet spécial. En conséquence, le « Groupe Rossy » envisage d’approcher d’autres structures congolaises afin de conjuguer des synergies en vue des cérémonies d’envergure.

Plan global d’actions dans la requête de la Reconnaissance du Génocide des Congolais !

Quant à la conquête proprement dite de la Reconnaissance du Génocide des Congolais, le « Groupe Rossy » l’inscrit dans une vision globale de rupture d'avec tout ce qui a été, qui est et qui serait préjudiciable aux intérêts du Peuple Congolais ou dont les effets à court, moyen ou long terme pourraient porter atteinte aux droits des groupes ethniques constituant ce qui, aujourd’hui, est devenu la Nation Congolaise dans ses frontières internationalement reconnues ou présenteraient quelques menaces, que soient, à l'existence de cette Nation. Dans cette perspective, la teneur et l’ampleur de l’action du Groupe articuleront autour des points focaux suivants :

  • briser l'omerta, qui frappe la tragédie congolaise, soustrait les génocidaires de la justice et institue l’impunité, génératrice de la recrudescence des crimes ;

  • exiger, par tous les moyens, l’arrêt immédiat des massacres et des viols de masse sempiternellement en cours sur l’ensemble du territoire congolais ;

  • rappeler et mettre en exergue à dessein rapports et témoignages crédibles relatant les faits avérés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de crimes de génocide ;

  • à l’instar des Pères de l’Indépendance, rechercher le rassemblement de tous les patriotes Résistants et Combattants pour former ce Front patriotique commun, le seul susceptible de conjurer les diktats des étrangers et de conduire à la Libération totale et définitive du Congo ;

  • initier et multiplier des réunions et des débats publics à travers le monde pour dénoncer, informer, sensibiliser, conscientiser et démolir les murs de mensonges officiels construits par « Ubwenge » autour des risibles légendes de Tutsi et de Paul Kagamé ;

  • susciter l’émergence et la constitution des Comités locaux de résistance comme courroies de transmission des informations en vue de renforcer le rassemblement, la cohésion et l'harmonie que requiert le succès de la Cause commune poursuivie ;

  • interpeller, informer, sensibiliser, conscientiser et susciter concrètement l’indignation dans l’opinion publique internationale par des séances d’information, des colloques, des conférences publiques, des pétitions, des mémorandums, des lettres ouvertes etc…

  • par relations de proximité, par diplomatie secrète et par diplomatie tout court, requérir des colloques de portée officielle et internationale sur la crise congolaise, inciter à l’organisation d’une Conférence internationale sur le Congo ainsi qu’à la création d’un Tribunal Pénal International pour le Congo etc…

 

Annexes :

 

i Créé pour dénoncer viols et massacres perpétrés sur le territoire de la RDC et dans la perspective de les faire définitivement arrêter, le « Groupe Rossy » est aussi une ambition profondément résolue de requérir, par tous les moyens de droit, la Reconnaissance officielle et universelle du Génocide des Congolais.

ii Elaboré et déposé au siège du HCDH, à Genève, le lundi 9 décembre 2019, à l’occasion de la célébration de la soixante-onzième Journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide.

iii Faite à l’issue d’un symposium, d’experts de la question congolaise, tenu du 2 au 3 novembre 2019, à Nuremberg (Allemagne), la Déclaration de Nuremberg exige, d’une part, un tribunal pénal international pour juger les crimes perpétrés sur le territoire congolais et, d’autre part, la Reconnaissance officielle et universelle du Génocide congolais.

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