Suite à son écrasante humiliation à l’UA, le Congo se doit de réagir…

Visionnaire et perspicace, Fayulu a mis opportunément son doigt sur les hypothèques qui menacent l’avenir du Congo. La nomination du nouveau 1er-Ministre illustre cette vision de la situation. Homme de paille de Kanambe depuis des lustres, Sama Lukonde Kyenge a été précisément préparé à assumer des responsabilités dans la prise en otage du Congo et dans la construction de l’Empire Hima-Tutsi…

avec-lukonde

Suite à son écrasante humiliation à l’UA, le Congo se doit de réagir…

Plus d’un Congolais, les vrais, se sont sentis profondément touchés dans leur amour-propre suite au scandaleux et dégradant traitement intentionnellement infligé, et de manière abasourdissante, à toute la délégation congolaise, le pseudo chef de l’Etat congolais compris, aux assises du 34ème sommet des chefs d'Etat de l'Union Africaine (UA), du samedi 6 au dimanche 7 février 2021, dans la Capitale éthiopienne. Et, il y a de quoi se sentir vexé ! Car, bien que les équipes d'avance des services protocolaires de la Présidence de la République congolaise aient pris la précaution de séjourner dans la Capitale éthiopienne pendant plus de cinq jours avant l'arrivée de la délégation présidentielle, aucun officiel éthiopien, ni la Présidente de la République, Madame Sahle-Work Zewde, ni le Premier-ministre, Monsieur Abiy Ahmed, ni le Ministre des Affaires étrangères, Monsieur Workneh Gebeyehu, n’a été vu nulle part, ni à l’Aéroport International Bole d'Addis-Abeba, ni dans les hôtels où devaient loger les membres de la délégation congolaise, ni au siège de l’UA pour orienter le pantin congolais et sa suite dans les arcades labyrinthiques du complexe immobilier du Palais de l'UA. Toutefois, la République Démocratique Fédérale d’Éthiopie n’a pas été la seule à snober la délégation présidentielle congolaise.

En effet, avec la déconsidération maximale leur administrée par les Ethiopiens, on aurait cru que la délégation présidentielle congolaise, et surtout le futur Président de l’UA, le dealeur Tshilombo lui-même, avaient essuyé la plus accablante des déconvenues ; mais, hélas, non ! Parce que le comble a été atteint au niveau du protocole de l’UA même et avec une résonnance continentale, sinon généralisée ; dans la mesure où, à part le Président de la Commission de l'UA lui-même, le Tchadien Moussa Faki, aucune autre représentation diplomatique, celle de l’Organisation des Nations Unies (ONU) notamment, habituellement présente à ce genre de cérémonie n’a daigné honorer de sa présence la prise de témoin de commandement, par l’usurpateur Tshilombo, à la tête de l’UA. Même son prédécesseur au poste et devant lui remettre ce témoin, n’a esquissé aucun geste d’élégance pour soutenir son compère en rehaussant, par son assistance à la cérémonie, l’événement et en en augmentant la voilure. Signes plus éloquents encore et confirmant un sabotage en règle, expressément planifié à dessein d’humiliation, plusieurs chefs d’Etat du continent avaient préféré organiser d’autres événements publics à la même date ou répondre à d’autres invitations.

 Ainsi, nombreux répondirent à celle du Président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, pour assister à l’inauguration de l’Université de Kintélé mise sous son patronage. Le du Président ougandais, Yoweri Museveni, à celle de son homologue tanzanien, John Magufuli ; qui l’a solennellement reçu le même jour pour lancer le projet de construction d'un chemin de fer à conteneurs devant relier leurs deux Pays respectifs. Alors que le Rwandais, Paul Kagamé, jouissait des hommages du chef de l’Etat centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, qui l’a accueilli au même moment à Gikongoro. Simple revers diplomatique incidentel ou véritable camouflet délibérément prémédité et comploté dans un réseau plus large qu’il n’apparaît ? L’ampleur de l’accroc laisse augurer d’autres affronts plus écœurants encore. Cependant, avidement enclins à l’hédonisme, attirés irrésistiblement par le luxe et motivé par l’appât du gain, ces jouisseurs impénitents ne sont nullement vexés par l’écrasant mépris essuyé et semblent résolument prêts à tout supporter et trahir davantage la Nation ; pourvu qu’ils conservent leurs prérogatives acquises.

A coup sûr et à l'instar de Lumumba, seront portés aux plus hautes dignités de la République et honorés au Panthéon de l'Histoire avec une majesté en tout digne de l’investiture dont ils auront été revêtus, ceux qui s’organiseront pour nettoyer le Congo de cette pègre, de ces vermines ! Y a-t-il encore, dans ce pays, quelques vaillants personnages à même d'être portés à de telles reconnaissances, à de telles respectabilités ? Quoiqu’il soit, l’Histoire nous apprend que dès qu'une portion d’un peuple, si minime soit-elle, comprend qu'il est contraire à sa dignité d'homme d'obéir à des lois injustes et de se laisser maltraiter, aucune tyrannie ne peut l'asservir[i]… La dignité, en effet, n’est pas un état que l’on subit ; mais, bien au contraire, une considération, une respectabilité et une reconnaissance qui se gagnent au prix d’initiatives et de mérites pour ainsi dire d’exception ! Qui seront les héros nationaux de demain et les immortels, à jamais, de l’histoire du Congo ? A ceux qui, à l’instar de Jerry Rawlings[ii], de Fidel Castro[iii], de Mao Tsé-toung[iv] ou de Mahatma Gandhi[v], s’en sentent des aptitudes ou la vocation, obéissent à leur destin, se pressent de s’illustrer ; avant que, enfin, il n’en soit trop tard ! Qu’il urge impérativement de piler cette pègre pour qu’elle débarrasse à jamais le plancher !

RDC - Martin Fayulu critique sévèrement l'Union sacrée, " stratagème pour se maintenir au pouvoir " © RFI

Des jouisseurs impénitents prêts à tout, juste pour frimer et épater !

Alors que le peuple congolais croupit dans la misère la plus totale, se meurt dans une précarité décrite comme infrahumaine, mais, toujours soucieux de frimer, de faire des largesses indues à son entourage et d'épater son fan-club au frais d’un trésor public déjà en pleine déconfiture, le célèbre receleur du rocambolesquissime hold-up électoral de 2018 et, donc ineffaçable de l’Histoire, n’a pas seulement imparti une semaine entière de villégiature à ses équipes rapprochées dans le plus prestigieux des berceaux de l'humanité ; il a par ailleurs mobilisé trois avions de ligne pour déverser sur Addis-Abeba sa fourmillante délégation. On raconte que dans ces circonstances, grâce à l’exubérante présence de Congolais, les hôtels de la capitale éthiopienne ont été remplis à plus de 70% de leurs capacités…

Entretemps, les simples fournitures de base, l’eau et l’électricité, sont plus que des luxes partout au Congo. Leur pénurie est totale ! Alors que, détériorés au paroxysme, les hôpitaux du pays et toutes leurs structures connexes sont plutôt des mouroirs. Le chômage touche plus de 95% de la population ! Les fonctionnaires congolais sont impayés. Certains accusant plusieurs années de retard de salaires impayés. Pratiquée ouvertement, notamment par les forces nationales de l’ordre ainsi qu’au sein même des institutions régaliennes les plus symboliques, telles que le Parlement et le Gouvernement lui-même, la corruption est endémique et à son comble. Toutes les infrastructures du pays sont en ruine si avancée qu’elles ne sont plus praticables. Alors que, chassés de leurs habitations et de leurs régions, des millions de Congolais sont en errance depuis des décennies. Et, face à l’insécurité généralisée, les agriculteurs ne peuvent plus pratiquer leur métier depuis des lustres. De quoi et comment les Congolais vivent-ils ?

On le voit, indéniablement, il existe un gros malaise, toujours grandissant, au Congo de Lumumba. On a usé et, peut-être, jusqu’à l’abus de ce terme. On est forcé d’y recourir à nouveau ; parce qu’il est de ceux qui révèlent le mieux le sombre portrait actuel du Congo. Il reflète notamment ce ras-le-bol largement exprimé par ceux qui appellent au soulèvement populaire. Dans divers milieux du pays, en effet, nombreux sont ceux qui veulent voir une onde de choc balayer toutes les institutions du pays ainsi que leurs indignes et illégitimes animateurs pour faire table rase. Signe éloquent que la manière actuelle de faire la politique au Congo, ainsi que la super-structure technico-administrative qui la porte, sont largement considérées comme incongrues et rejetées en bloc. Car, malgré l'évidence des violences et des traumatismes de l’Occupation, traîtres, collabos et divers Congolais de service se sont construit un monde fermé. Un giron organisé selon un système aristocratique des droits acquis pour s’y réfugier et y vivre en vase clos. Ils éjectent donc le peuple à la périphérie ; sans ne se préoccuper ni de la précarité aiguë à laquelle il est confronté, ni de la dégradation incommensurable des infrastructures communes, ni de la détérioration de l'ensemble d'installations et d'équipements desservant la vie collective. Une prévarication généralisée, totale et à son comble qui, à l’instar de la Révolution française, appelle à tout balayer, tout rejeter, tout effacer pour repartir de zéro ou sur de nouvelles bases. Sinon, face à tant de frivolité et d’hypothèques pesant sur son avenir, le pays va forcément à la dérive.

M. FAYULU SUR LA PRESIDENCE UA DE FATSHI : LE POSTE EST POUR LE PAYS MAIS OCCUPE PAR UN USURPATEUR © TELE TSHANGU

Un révélateur qui tombe à pic !

Révélateur des questions de fond, qui préoccupent les Congolais portés sur le débat politique et des problèmes existentiels qui touchent à la survie de la Nation, l’énorme camouflet d’Addis-Abeba a eu l’avantage de ressusciter soudainement les questions fondamentales que l’on a cherché à noyer par une théâtralisation à l’outrance de la scène politique. Ainsi, même si la question du statut, toujours falsifié, de Minembwe et l’impunité des génocidaires ne sont pas directement revenues dans les débats ; elles sont néanmoins abordées de manière indirecte et percutante grâce aux répercussions du revers diplomatique d’Addis-Abeba ravivant le problème fondamental de l’Occupation. Ici, chapeau bas pour le Président élu, Martin Fayulu, d’avoir su saisir la belle opportunité pour cogner si fort qu’il a laissé tout le microcosme politique congolais en ébullition. Pour le Président gracieusement plébiscité, mais, malencontreusement, victime de l’affligeante escroquerie électorale du siècle, « c’est Paul Kagame qui dirige la République à démocratiser du Congo (RDC) via Félix Tshilombo » ! Et les faits, pour l’attester, sont évidents et légion. Ainsi, depuis la riche sortie médiatique de Fayulu, nombreux sont les Congolais, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, qui s’évertuent à en évoquer avec larges et persuasives démonstrations. Car, la plupart sont des entraves et des menaces ; qui hypothèquent très sérieusement l’avenir de la RDC.

Dans la perspicacité de sa lucidité et de son sens légendaire d’anticipation, Fayulu avait déjà ciblé quelques-unes de ces tragiques hypothèques. Avec son doigt sévèrement accusateur et sa finesse d’éloquence, il a cité celles qui touchent à notre avenir collectif, en tant que nation, notamment :

  • des stratagèmes visant à noyer définitivement le dossier et le débat sur le statut controversé de Minembwe ;
  • des fourberies et manœuvres dilatoires pour étouffer l’exhumation du Rapport Mapping et ses corrélats, l’impunité des génocidaires ;
  • l’habillage de la marionnette pour lui donner de l’épaisseur politique et, par diversion, dérouter les faibles d’esprit ;
  • la violation intempestive de la Constitution ainsi que des lois de la République, avec la cruelle perspective de voir des institutions illégitimes, par exemple l’usurpateur lui-même, le gouvernement de corrompus et le parlement fabriqué dont il est issu, les cours et tribunaux entièrement caporalisés, sous l’impulsion de leurs véreux titulaires d’apparat, obéissant à des injonctions venues d’ailleurs, brader la souveraineté du pays et les patrimoines communs ;
  • les pirouettes de la haute stratégie politique consistant à faire sauter des fusibles pour faire illusion ; pendant que la teneur et la vitalité du deal de Kingakati, parrainé par Kagamé, restent intactes ;
  • les émerveillements publics des Rwandais de tout bord, se délectant de disposer, au Congo, d’un guignol prêt à exécuter, au plus près de leurs machiavéliques consignes, toutes leurs impérialistes volontés ;
  • l’ombrage de l’Ambassadeur des États-Unis, parrains du Boss Kagamé, planant sur la Présidence de la République congolaise ; comme si la RDC était un protectorat ou sous le statut de colonie ;
  • le tout récent Rapport de l'Organisation des Nations-Unies (ONU) sur la présence de l’Armée rwandaise sur le territoire congolais et ses connexions avec de pseudos groupes armés semant massivement la mort et la désolation sur de larges étendues du pays ;
  • le Rapport de la Radio France Internationale (RFI), épinglant une corruption endémique, officielle et à des dimensions ahurissantes...

Le tollé généré par la resplendissante conférence de presse du Président élu a inauguré une spirale d’attaques-réactions donnant aux brillants communicateurs de Lamuka d’alléchantes opportunités d'enfoncer publiquement les clous en prétextant d’expliciter ou de mieux faire comprendre les propos du Commandant du Peuple. Ils ont réussi à les appuyer, à élargir le rayon du public cible et à persuader ceux qui ne l’étaient pas encore. Ainsi, certains, à l’image de Chantal Moboni, Chargée de Communication au parti du Président Fayulu, l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), ont studieusement allongé la liste d’hypothèques frappant le Congo en mettant notamment en exergue :

  • des agissements en gangsters et en petites prostituées touchant désormais toutes les institutions publiques et exposant la Mère-Patrie à toute sorte de marchandage pouvant hypothéquer sa survie ;
  • la hantise de monnayage des eaux du Congo par l’acceptation du projet « Transaqua », visant le transfert d'eau du fleuve Congo vers le Lac Tchad et le Nil, constituant ainsi de très dangereux risques pour la stabilité de la RDC et compromettant le plus grand projet du pays, le barrage hydro-électrique du « Grand Inga » ;
  • la violation constante et désormais généralisée de l’intangibilité des frontières congolaises ; démontrant, si besoin en était, le défaut total de l’autorité de l’Etat congolais sur son territoire national ;
  • les humiliations publiques, répétitives et sans riposte du peuple congolais par l’ex-piteux Congolais d’adoption, devenu, par vol et violation, l’arrogant Ambassadeur du Rwanda au Congo, prouvant la vassalité des institutions congolaises sous le joug du Tutsi-power ;
  • l’imposition d’un homme de paille de Kagame et d’origine rwando-burundaise au poste de Premier-ministre du Congo…

Ainsi, sciemment orchestré par une convergence d’intérêts parasites sur le Congo, le camouflet d’Addis-Abeba s’apparente plus à une accentuation des pressions sur un pouvoir d’opérette pour lui extorquer des concessions majeures et ruineuses qu’un simple mépris diplomatique de circonstances. Aussi, à l’instar de la concession faite à la compagnie aérienne rwandaise, « RwandAir », de l’autorisation accordée à l’Armée rwandaise de superviser la sécurité et le renseignement sur tout le territoire congolais, de l’abandon des dommages et intérêts imputés à l’Ouganda suite à la Guerre des six jours (Kisangani), on s’achemine aussi vers le monnayage, à vil prix, des eaux du fleuve Congo vers le Lac Tchad et le Nil… Certains, les potentiels bénéficiaires, en jubilent. D’autres, qui en redoutent les nocives conséquences sur les économies de leurs pays respectifs, tel qu’on peut aisément l’imaginer pour Sassou-Nguesso, Touadéra et Lourenço, ont toutes les raisons de s’en inquiéter et, conscients des limites d’action et intellectuelles de leur godiche voisin, ils ne peuvent se faire d’illusions sur la manière dont l’usurpateur Tshilombo va gérer le dossier. C’est donc pour des intérêts inverses que ces frontaliers du fleuve Congo se sont alliés aux convoiteurs des eaux du Congo pour mettre également la pression sur l'imposteur. Chez eux, plus que chez les autres, le mépris est dominant.

Entretien avec Martin Fayulu, "résistant" en colère © TV5MONDE Info

Un camouflet si énorme qu’il appelle à des réactions d’envergure !

Certains diront que c’est de la bonne guerre que les usurpateurs tentent de légitimer leur position en cherchant à s’imposer au pouvoir par des moyens inconstitutionnels, même par des violations excessives de la constitution, par des manœuvres politiques, par la tromperie ou par des fourberies. Tel est le cas de Tshilombo ; lorsqu’il tripatouille les lois de la République, achète des soutiens politiques et troque des adhésions populaires contre des avantages matériels et des postes. Ils finissent ainsi par être perçus négativement dans l’opinion ainsi que par leurs pairs. Solennellement essuyé par l’usurpateur Tshilombo ainsi que par sa pléthorique délégation, le camouflet d’Addis-Abeba se situe largement dans cette logique. Toutefois, ce véritable mépris ne touche pas que l’usurpateur et sa coterie. La représentation et le mandat à l’UA étant étatiques, c’est donc la RDC qui a été humiliée. A la lumière des constats, remarques, appréciations et autres considérations qui précèdent ci-dessus, au moins deux réactions logiques s’imposent au peuple congolais :

  • l’exigence de la démission de celui par qui est venu l'opprobre, non seulement de la Présidence de l’UA, mais également du poste de chef de l’Etat au Congo ou vice-versa ; car, étant donné que le second conditionne l’autre et qu’à un tel niveau de responsabilité, les compétences et l’excellence ne sauraient si inconsistantes ;
  • suspendre, voire envisager un retrait stratégique de la RDC de l’UA ; tant que notre pays n’aura pas recueilli les regrets et excuses d’usage.

Toutefois, et cela va de soi que le régime d’Occupation, sous le joug duquel croupit le peuple congolais, soit bien loin d’envisager la moindre démarche d’honorabilité ou d’intérêt en faveur de la RDC. Voilà pourquoi, au-delà des déclarations symboliques, la défense des intérêts du Congo ainsi que la réhabilitation de son humble droit à l'honorabilité ne peuvent qu’être conditionnées, tout le monde l’admettra volontiers, à la préalable Libération du pays et postdatées à l’effectivité tangiblement consolidée de celle-ci. D’où l’urgence et l’impératif de la Libération pour éviter le pire !

avec-kyenge

Imposé, le nouveau 1er-ministre certifie l’étreinte exercée sur le Congo !

On l’a déjà dit et on ne le dira jamais assez, le Congo de Lumumba est en voie de disparition imminente ; les profils des nouveaux animateurs des principales institutions régaliennes du pays, surtout celui du tout nouveau Premier-ministre, sont là pour l’illustrer. Homme de paille de Kanambe depuis des lustres, Sama Lukonde Kyenge a été minutieusement préparé à assumer de hautes responsabilités dans la prise en otage du Congo. Car, avec Tutsi-power, rien ne surgit fortuitement. Comme ce fut le cas avec Tshilombo lui-même, les pions devant jouer des rôles majeurs dans le plan de l’Empire Hima-Tutsi et, d’abord, dans le maintien et la consolidation de l’Occupation du Congo, sont détectés longtemps en avance en fonction :

  • de la certitude de leur adhésion à l’idéologie de l’impérialisme tutsi ;
  • de leurs carences intellectuelles à saisir la quintessence des enjeux ;
  • de leurs faiblesses morales à tenir le cap de la Résistance congolaise.

Dès que cet important choix préalable a été opéré, la place à la mangeoire et ses avantages socio-matériels font le reste pour motiver et mobiliser, surtout les intrus collabos, jusqu’à la totale et cocasse dépersonnalisation. Ainsi, a-t-on vu même des détenteurs des valeureux diplômes, à la manière de M’Bokolo, de Boshab, de Mbata et autres Bosembe, se perdre dans des incohérences mentales ahurissantes et des turpitudes les plus absurdes. Alors que pour ceux qui se retrouvent naturellement dans l’idéologie tutsi, à l'image de Ruberwa, Nyarugabo, Thambwe, Katumbi ou Kamerhéon, l’implication dans l’anéantissement du Congo au profit du Rwanda et le prosélytisme à la promouvoir ne peuvent que logiquement se quintupler.

Tel est le cas de Sama Lukonde Kyenge qui, depuis de longues années, a dû faire école auprès d’Hippolyte Kanambe Kazemberembe et bénéficie d’une claire et solide vision sur l’ensemble du contexte. Il a rencontré plusieurs fois le Boss Paul Kagamé ; et c’est surtout ce dernier, grâce à son expérience dans la détection des collabos, qui s’est pleinement rassuré de sa loyauté. Ainsi, malgré les apparences et le génie de sublime acteur qu’étale « Matamata » Tshilombo, le choix porté sur Lukonde Kyenge n’est rien d’autre qu’une imposition dictée par Paul Kagamé de manière quasi discrétionnaire. Avec l’appui des opportunistes irrécupérables de l’« Union sucrée, salée, sale ou satanique » contre la Nation congolaise, le plan de l’Empire Hima-Tutsi est bien en sa pleine phase de dénouement. Le Congo de Lumumba, on ne le dira jamais assez, est bien en voie de disparition. Diligemment, un sursaut patriotique s’impose ! Forcément, celui-ci passerait plutôt par une Guerre de Libération.

tetes-daffiche

Seule, la Guerre de Libération peut stopper la spirale vers le pire !

Voilà des décennies que des massacres à échelles abyssales, la corruption endémique, la détérioration des infrastructures et la précarité nettement infrahumaine se sont installés sur le territoire de la RDC et s’accentuent même. La nécessité et l’urgence de les combattre se font sentir et s’expriment même de plus en plus ouvertement dans divers milieux de la communauté nationale. Mais, le passage à l’acte fait cruellement défaut. D’où viendrait alors la difficulté ? Quels sont les obstacles ? En termes de moyens, d’aucuns ne cessent de préconiser le soulèvement populaire. Pourtant, de multiples et incessants appels à cette insurrection n’ont rien donné jusqu’à présent. Et la démarche apparaît encore plus improbable au fil du temps ; avec le fractionnement croissant de la communauté sous l’instigation de l’Occupant par l’appât à la mangeoire.

Si le deal de Kingakati, sous le parrainage avisé de Kagamé, a su casser l’élan de la Résistance et fait ressurgir à dessein les démons du tribalisme, sa version rénovée sous le label de l’« Union Sacrée de la Nation » (USN), que d’autres, à juste titre, ont rebaptisée « Union sucrée, salée, sale ou satanique », donne naissance à un régime complètement fermé sur des intérêts égoïstes et des prérogatives exorbitantes malhonnêtement acquis et que les malfaiteurs sont mobilisés à défendre par une solide solidarité. Ce qui confirme l’oligarchisation en cours de la politique congolaise. On peut se demander s’il ne s’agit pas là du problème encore plus crucial de notre pays depuis le succès du deal de Kingakati et le hold-up électoral de 2018. Parce que, avec la vitalité amplifiée de manière inédite de la corruption et le brocantage des postes politiques et administratifs, tout va désormais en vase clos au sein d’une coterie à même de brader tout le patrimoine national allègrement pour assouvir ses besoins de luxe. Dans une situation d’occupation, le scénario du pire est donc à redouter. C’est pourquoi, faute de soulèvement populaire, seule la Guerre de Libération, à l’instar de la Guerre d'indépendance des États-Unis (1775-1783), s’impose comme la voie royale pour stopper la spirale vers le pire et extraire le Congo du joug de l’Occupation ; qui n’a que trop duré.

Eclairage, chronique de
Lwakale Mubengay Bafwa

 

 

[i]. En paraphrasant Mahatma Gandhi - 1869-1948 - Hind Swarâj, 1909.

[ii]. Indigné par la forte expansion de la pauvreté dans un pays, le Ghana, gouverné par un régime militaire corrompu et répressif, Jerry John Rawlings est celui qui a écarté du pouvoir Fred Akuffo par coup d’Etat militaire, le 4 juin 1979, pour instaurer l’une des rares démocraties prospères sur le continent africain.

[iii]. Initiateur de la guérilla armée, depuis l’exil, contre le pouvoir établi, il devient le principal meneur de la Révolution cubaine (1953-1959) ; qui renversa le régime dictatorial de Fulgencio Batista en 1959.

[iv]. Qui, à la tête de l’Armée populaire de libération (1949), réussit à libérer la Chine de l'Occupation japonaise (1937-1945) et à sortir vainqueur de l’ultime phase de la guerre civile chinoise contre les nationalistes du Kuomintang dirigés par Tchang Kaï-chek.

[v]. Pionnier et théoricien de la résistance pacifique au joug de la colonisation par la désobéissance civile de masse. Fondée sur la « non-violence », sa stratégie conduisit néanmoins l'Inde à l'indépendance.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.