Le débat de Macron : Ô peuple, cause toujours, tu m'intéresses !

Macron s'écoute, joute autour de lui même et préfère le miroir, le sien à celui de la réalité de crise et de presque une guerre civile dans laquelle se trouve le pays. Et en cela, Jupiter se triermondise.. Ô peuple, cause toujours, tu m'intéresses !

Un débat pour se mettre d'accord quand le peuple souverain veut et exige de reprendre sa souveraineté originelle, source de tout pouvoir ?
La novlangue de l'échec et les éléments de langage de l'enterloupe !

Débattons de ce que je veux mais pas pourquoi nous y sommes !

Uu certain marchand de rêves à la solde des puissants évoquait l'éthique de la discussion de Karl Oto-Apel et de Habermas pour nous vanter les vertus de ce genre d'exercices que bien d'autres Présidents en faisaient recours (Balladur pour les territoires, Ferry pour l'éducation, Sarko pour l'identité nationale ou 2 fois Hollande), autant dire que l'écran de fumée a été plus consistant que la couche de camouflage de réalités qui s'en est suivie !

Un débat, notamment pour quelqu'un au fait de la consistance philosophique de ces exercices, ne débute pas par presque définir l'orientation mais par les sujets à débattre et la méthode à suivre.

Où en est t'on de L'ISF, de la fraude fiscale, de la redistribution et des dividendes, du SMIC, de la démocratie dans les territoires, du service public garanti, des migrants, du suivisme belliqueux de l'interventionnisme américain et occidental en Afrique, au moyen Orient,...?
Un débat dit il ?

Plutôt un monologue où tout est couru d'avance.

D'ailleurs Jürgen Habermas le fit lui même :

“Tout ce qui est techniquement faisable et économiquement exploitable doit être mis en oeuvre sans détour préalable par la discussion.”

Les interdits du débats ne relèvent d'aucune éthique et surtout pas de celle de la figure de proue de l'école de Francfort !

Macron s'écoute, joute autour de lui même et préfère le miroir, le sien à celui de la réalité de crise et de presque une guerre civile dans laquelle se trouve le pays.

Et en cela, Jupiter se triermondise..
Ô peuple, cause toujours, tu m'intéresses !

 

 

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