Le monde connaît une crise épidémiologique très complexe en raison de la nouvelle épidémie de Coronavirus, l'une des plus grave crises sanitaires, apparue avec acuité en République populaire de Chine pour se propager dans le reste du monde comme une traînée de poudre. 

C'est l'une des plus dangereuses pandémies qui ont frappé l'humanité au cours des dernières décennies avec le SIDA, la grippe aviaire, la grippe porcine ou Ebola.

Ce virus, qui afflige le monde aujourd'hui, peut constituer un tournant important au cours de l'histoire, révélant l'incapacité structurelle des systèmes de santé capitalistes et leurs modes de fonctionnement basé sur toujours plus d'exploitation de ressources naturelles et humaines, à faire face aux crises et aux catastrophes naturelles et environnementales qui après un siècle de domination il s'est révélé avec son ordre mondial incapable d'apporter des solutions adéquates aux problèmes de sociétés mettant fin à son règne en portant en lui les causes de ces crises.

Enseignements de la pandémie du Coronavirus

  • La leçon la plus importante et cruciale de cette pandémie mondiale est qu’elle a pu mettre à nu l’iniquité du système capitaliste dans son intégralité, paralysé devant la crise et incapable de sauver des milliers de vies. A sa tête la méga puissance armée et gendarme du monde, les Etats-Unies d'Amérique en léthargie totale quand à la solidarité internationale et l'aggravation des sanctions contre le peuple iranien, sous embargo asphyxiant, l'exposant à une pénurie d'équipements médicaux vitaux à la lutte contre la pression de la propagation de la catastrophe.

  • La marchandisation des secteurs de santé et leur domaines connexes (industries pharmaceutiques et de sciences médicales) par les grands pays capitalistes, chapelles d'un ordre mondiale devenu mortifère, ont fait de la santé un business lucratif dont profitent avec avantages et marges colossales des investisseurs parfois obscures, puisant dans les finances publiques parfois et transformant les secteurs publics de santé en déserts médicaux comme c'est le cas en Italie par exemple. Et à contrario, le modèle populaire et préservant le secteur publique de santé de la Chine, par lequel le pays a été capable de confiner la pandémie par des mesures strictes et efficaces, la rendant ainsi et très rapidement non propageable, se transformant avec intelligence comme le premier soutien au monde dit libre (avec CUBA, VENEZUELA, bannis il y'a peu de temps de la doxa capitaliste). Dans ce modèle, la plupart des institutions de santé gouvernementales ont été capable de fournir des services publics et non engagés dans une course effrénée au gain, des services gouvernementaux toujours étendus et flexibles et qui peuvent répondre en cas d'extrême nécessité, car ils sont soumis à la gestion publique de l'État et aux décisions politiques centrales, et ce n'est pas non plus une coïncidence que nous relevons un pays comme Cuba, qui a résisté à un embargo depuis soixante ans et fait échouer toutes les tentatives impérialistes yankees pour renverser sa révolution, envoyer de l'aide technique médicale et des médecins aux pays et aux peuples touchés par cette pandémie. 

L'après COVID-19

Ce à quoi nous assistons aujourd'hui à travers cette crise sanitaire majeure, est un signe de la décadence du capitalisme, de l'effondrement des bourses mondiales et de l'interruption du commerce mondial interconnecté et de l'opportunisme entre les États capitalistes. Un cycle de domination se termine pour annoncer clairement la nécessité d'adopter un modèle solidaire comme une nécessité à la survie de l'humanité, le modèle socialiste et sa perspective le modèle communiste pour résoudre les problèmes des sociétés humaines et tordre le cou à l'approche mercantiliste du capitalisme menant à cette crise désastreuse majeure que nous avons vu jusqu'ici. les peuples du monde ne pourront pas se permettre de telles crises mortelles ;

« La crise est le moment où l'ancien ordre du monde s'estompe et où le nouveau doit s'imposer en dépit de toutes les résistances et de toutes les contradictions ». Écrivit Antonio Gramsci.

Nous y sommes !

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