M Tessier
Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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Billet de blog 2 juil. 2015

M Tessier
Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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Album de famille (8) (Sergueï Dovlatov)

M Tessier
Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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        Chapitre 8

Mon père avait toujours aimé se pavaner. C’est ainsi qu’il devint acteur.

La vie lui apparaissait comme une grandiose représentation théâtrale. Staline se confondait avec les scélérats de Shakespeare. Le peuple restait silencieux, comme  dans « Boris Godounov ».

Ce n’était pour lui ni une comédie ni une tragédie, mais un drame. Avec, à la clé, la victoire du bien sur le mal. Les passions élevées équilibraient les mouvements vils. La joie et le chagrin formaient un unique attelage. Dominant le tout, le rôle-titre.

Le rôle-titre, c’était lui.

A mon avis, il avait des facilités. Sans oreille musicale, il arrivait à chanter des couplets. Même lorsqu’il n’était qu’un adolescent juif mal bâti, il arrivait à danser. Il pouvait imiter la bravoure. Ce que c’est qu’un talent de simulateur...

Vladivostok* était une ville portée sur le théâtre, rappelant en ceci Odessa. (* cf Chapitre 1 )

Les marins étrangers jouaient les voyous dans les restaurants du port. On entendait de la musique africaine dans les jardins municipaux. le long de la rue Svetlanka, l’artère principale, les dandys déambulaient dans des pantalons vert batracien. Dans les cafés, on  commentait le dernier suicide, quelque amour non partagé...

Mon grand-père Isaac était déjà une personnalité théâtrale. Ancien soldat de la garde, noceur athlétique, il éprouvait un léger mépris envers ses trois fils. L’un écrivait des vers, et le deuxième se produisait sur scène. Le plus jeune, Leopold, homme apparemment plus doté de sens pratique, s’enfuit de chez ses parents à l’âge de dix-huit ans.

Mon père aussi, écrivait des vers. Evoquant la mort. S’exprimait ainsi un manque de vitalité, je pense. Utiliser des vers comme élément scénique, voilà ce qui le séduisait.

Il aimait également le tennis. Les joueurs de tennis s’habillent de façon particulière, l’arbitrage se fait en anglais...

Comme c’est souvent le cas pour les jeunes provinciaux, mon père et ses frères étaient attirés par les capitales. Mikhaïl partit à Leningrad perfectionner son talent poétique, et  Donat le suivit. Quant au hardi Leopold, il se retrouva à Shanghai.

Mon père entra à l’école de théâtre. En tant que représentant de la nouvelle intelligentsia, il y acheva assez vite sa formation. Devint metteur en scène. Tout allait comme sur des roulettes.

Il put entrer au Théâtre académique.*    (* Institution étatique regroupant plusieurs grands théâtres, comme le Bolchoï ou le théâtre Marinsky )

Il travailla avec Vivien, Toloubeev, Tcherkassov et Adachevsky.**   ( ** Célèbres acteurs et mettteurs en scène. Par exemple, Tcherkassov joue le rôle du prince Alexandre Nevski, dans le film de S. Eisenstein )

J’ai lu de bonnes critiques de ses spectacles.

J’ai aussi lu, datant de la même époque, des critiques sévères de Meyerhold.**

Ensuite, vinrent les temps difficiles. Les uns après les autres, disparaissaient subitement les amis de mes parents. 

Ma mère maudissait Staline. Mon père voyait les choses autrement. C’étaient les gens les plus ordinaires qui disparaissaient. Et, dans chacun d’eux, à côté des mérites et des qualités, on pouvait discerner des défauts essentiels. Un je ne sais quoi de carrément négatif, qui rendait possible de s'accommoder de cette perte.

Lorsque, à l’étage en-dessous du nôtre, fut arrêté le chef de choeur Lialine, mon père mentionna le fait que Lialine était antisémite. Quand on coffra le philologue Roguinski, il apparut que celui-ci buvait. Le conférencier Zatsepine se montrait discourtois avec les femmes. Le maquilleur Sidielnikov, lui, préférait les hommes. Et le scénariste Chapiro, quoique juif, la ramenait un peu trop.

Bref, dans ce drame qui s'accomplissait, le vice se voyait puni.

Ce fut ensuite le tour de mon grand-père. Paf ! Ce coup-là, mon père ne s’y attendait pas. Dans la mesure où mon grand-père, tout le monde le savait, c’était quelqu’un de bien.

Bien sûr, il avait ses petites faiblesses, mais à peine. Et strictement personnelles. Il mangeait beaucoup...

Du drame, on était passé à la tragédie. Mon père fut en plein désarroi. Il comprit que la mort rôdait pas très loin. Voilà le rôle-titre en danger. Exactement comme chez Shakespeare.

Après cela, mon père fut éjecté du théâtre. Ce que justifiaient fort bien ses propres théories : juif, père fusillé, un frère à l’étranger, etc.

Il se mit à écrire les textes les plus variés pour la scène, des feuilletons, des petites chansons, des sketches, des intermèdes. Cela devint son métier, il passait des journées entières à imaginer des blagues. Ce qui, c’est bien connu, ne fabrique pas des optimistes. Je me souviendrai jusqu’à la fin de ma vie de ce couplet :

J’ai eu l’occasion de voir notre chef tout neuf,

Notre chef de magasin est fort comme un élan,

Mais cela fait dix ans, ou peut-être bien neuf,

Dans notre magasin, plus de viande d’élan.

J’ai demandé à mon père ce que cela pouvait bien signifier. Quel sens on pouvait trouver à ce quatrain ridicule.

Il s’est fâché, et, sur un ton tragique et d’une voix haut perchée, a crié :

-Tu rates l’essentiel ! Tu n’as aucun humour !..

Il s’est mis à réfléchir, s’est isolé une bonne demi-heure. Puis a triomphalement dévoilé la nouvelle variante :

Notre chef de magasin est plein de fierté,

Fort et redressé comme un petit cornichon,

Mais voilà, cela fait bien une éternité

Qu’en rayon, on ne trouve plus de cornichon.

- Alors, qu’en pensez-vous ? - demanda-t-il.

- Les cornichons, on en trouve partout - dit ma mère.

- Et donc ?

- Et donc, c’est artificiel.

- Comment ça, artificiel ? Qu’est-ce qui est artificiel ?

- De dire qu’on ne trouve pas de cornichons dans les rayons. Tu ferais mieux de parler de cervelas.

- On s’en tamponne, du cervelas ! Je ne suis pas une ménagère ! Votre petite vie misérable ne m’intéresse pas du tout !..  " Artificiel ! " - répéta-t-il en s’enfermant dans son bureau...

Je savais qu’il écrivait en cachette de la poésie lyrique. J’ai pu lire ses vers, une vingtaine  d’années plus tard : sans grand intérêt, malheureusement.

Les saynètes qu’il écrivait étaient meilleures. Voici, par exemple, un conférencier qui s’avance, et déclare :

- Roubina Kalantarian va maintenant vous interpréter la chanson mexicaine « La petite fleur rouge » . Voici l’histoire. Juanito m’a fait cadeau d’une petite fleur rouge. Je suis pauvre, m’a dit Juanito, je ne peux pas t’offrir un collier de perles. Accepte néanmoins cette petite fleur !..Juanito, ai-je dit, tu m’as offert là bien plus qu’un collier de perles. Tu m’as fait cadeau de ton amour !..Et voici Roubina Kalantarian ! La chanson mexicaine « La petite fleur rouge ! » EN RUSSE !..

Je me souviens que, dans la salle, les gens riaient...

Mon père avait une un air romantique. Son visage reflétait une prestance excessive, un peu surjouée.  Il ne faisait pas son âge, était plutôt élégant. Et, en même temps, semblait  sortir d’un asile de nuit, tel un personnage de Gorki,. Il évoquait à la fois Pouchkine - et un chômeur américain. 

Il va sans dire qu’il aimait boire un coup. Pas plus que d’autres, sans doute, mais, chez lui, cela se remarquait davantage. Bref, on le prenait à tort pour un ivrogne. Même à jeun, il pouvait séduire le public par son sens artistique...

Mon père fabriquait en série blagues et calembours. Ma mère, elle, avait le sens de l’humour : entre les deux, la distance qu’il y a entre un affamé et un boulanger. Il est clair que des gens aussi différent ne peuvent pas coexister. 

Comme tous les hommes légers, mon père était débonnaire. Ma mère - excessive et tranchante. Sa droiture exceptionnelle n’acceptait pas le compromis. Elle se sacrifiait dans le moindre geste. La lumière impitoyable de sa pureté morale faisait ressortir mon père de façon désastreuse.

Ils divorcèrent lorsque j’avais huit ans...

Ainsi donc, successivement : le culte de la personnalité*, la guerre et l’évacuation, le divorce, les petits boulots, les femmes...Le restaurant du Palais des arts...

( * Euphémisme par lequel, dans son rapport secret au XXème congrès du PCUS, Khrouchtchev désigna la dictature stalinienne )

Il y avait tout le temps, dans son entourage immédiat, des gens peu fréquentables. Alors que lui-même l’était parfaitement, fréquentable. Très pointilleux, du reste, dans les questions d’argent.

Son indulgence envers les gens m’en imposait. Ma mère prit en haine, pour le restant de ses jours, l’individu qui avait renvoyé mon père du théâtre. Et lui, un mois après, il buvait tranquillement un verre avec ce gars-là...

Les années passèrent. Le fils grandit. Le Guide fut démasqué. Et mon grand-père, réhabilité. Comme il était écrit - « vu l’absence de preuve tangible du délit  ».

Mon père reprit courage. Il avait l’impression de voir surgir le troisième et dernier acte de ce  drame qu’était la vie. Et voici que le bien allait l’emporter, l’avait déjà emporté, même...

Il se remaria. Une jeune et sympathique technicienne s’était éprise de lui. Elle le voyait peut-être comme un génie excentrique. Cela peut arriver...

Bref, les choses s’arrangeaient. La représentation retrouvait le rythme perdu.Se voyaient restaurées les règles classiques du drame, naguère bafouées.

Et ensuite ? Rien de particulier. L’Etat avait désormais à sa tête des personnalités indécises, floues. En matière artistique, régnait une unanimité grise, un peu lugubre. Apparemment, on avait cessé de fusiller les gens. Et même de les jeter en prison. Enfin, si, cela arrivait, mais pas très souvent. Et, qui plus est, pour de vrais motifs. A tout le moins, pour d’imprudentes déclarations faites en public. Bref, pour quelque chose. Pas comme auparavant...

Tout de même, c’était mieux sous Staline. Sous Staline, on éditait les livres, ensuite on fusillait leurs auteurs. De nos jours, les écrivains ne sont plus fusillés, mais leurs livres ne sont plus édités. On ne ferme plus les théâtres juifs : il n’y en a tout simplement plus...

Les successeurs de Staline décevaient mon père. Ils manquaient de grandeur, d’éclat, de théâtralité. Il était prêt à s'accommoder d’une tyrannie, à condition que celle-ci soit de type asiatique, à la fois sauvage et pittoresque.

Il était convaincu que l’on avait vainement enterré Staline. Celui-là, impossible de l’enterrer comme un vulgaire quidam. Il n’était pas convenable, le concernant, de parler de maladie, d’hémorragie cérébrale, encore moins de publier les résultats de quelque malséante analyse d’urine.

Il aurait tout bonnement fallu déclarer que Staline s’était évaporé. Voire, qu’il avait disparu, point final. Tout un chacun y aurait cru, et la légende se serait poursuivie. Qu’est-ce qu’il avait de plus que lui, le petit jeune de Nazareth ? 

Alors que là, auprès du Mausolée, on ne voit que des petits tontons bien gras, en train de s’ennuyer. Avec un air de retraités endimanchés...

La vie devenait terne et monotone. La scélératesse était frappée de morosité, de mélancolie. Le Bien renaissait sous la forme de l’indifférence. De quelqu’un de bien, on disait - il ne casse pas des briques...

Je ne me rappelle pas avoir vu mon père prendre la vie au sérieux. Son truc, c’était le théâtre. Dans l’amoncèlement des pensées, des paroles et des actes de mon père, se devine avec peine une âme à la fois naïve et maladroite. 

Je me soutiens de l’une de ses conversations avec l’écrivain Mintchkovski. Un peu gris, celui-ci lui déclara :

- Donat, figure-toi que je suis un ancien informateur.* ( * du NKVD, ou du KGB...)

Mon père, avec indignation :

- Je ne serrerai plus la main !

Mintchkovski s’expliqua :

- Je ne donnais pas de renseignements sur les bonnes personnes. Seulement sur les mauvaises gens.

Mon père réfléchit un instant, puis rétorqua :

- Et qui t’a fait juge, Arkady ? Ça veut dire quoi - les bons, les mauvais ? Pourquoi est-ce à toi de décider ?

Tu te prends pour le Christ ? ( Cette dernière phrase, j’en suis convaincu, sera un jour portée à son crédit. )

Mintchkovski s’expliqua derechef :

- Le mauvais, c’est celui qui ne régale pas les copains...Qui boit en Suisse...

- Ce n’est pas grave, alors - dit mon père.

Il était à ce moment-là chargé de cours dans je ne sais quel institut de musique. Il avait poussé à la roue pour qu’on y ouvre une classe d’initiation aux petits divertissements scéniques.

Il y enseignait. Il appelait les étudiants « mes élèves ». Tel un nouveau Pythagore...

Ses élèves l’aimaient pour ses penchants démocratiques.

Mais l’atmosphère de l’établissement était plutôt oppressante. L’un des enseignants avait rédigé une lettre de dénonciation. L’accusant de débaucher les étudiants. De les emmener au restaurant. De faire la cour à de toutes jeunes filles. Etc. La lettre n’était pas signée.

Mon père fut convoqué à la direction de l’établissement. On lui montra la lettre anonyme. Et mon père de sortir une loupe, et de demander :

- Vous permettez que j’y jette un coup d’oeil ?

On l’y autorisa.

Il se pencha sur le papier. Au bout d’un moment, on l’entendit marmonner :

- Hmm...Il met des jambages aux majuscules...Il est châtain...Il y a un espace entre le « d » et le signe dur**...Des petits yeux... (** signe inexistant dans l’alphabet latin )...L’ovale n’est pas terminé...Fume comme un pompier...Le « r » qui a tendance à devenir un « e »...Des bottines, pointure quarante-trois...Un paraphe au-dessus du « d »...Des moustaches...Une traverse...Une ligne non terminée...Chourka Bogouslavski...

Et mon père se releva, pour annoncer triomphalement :

- Ceci a été rédigé par Chourik***Bogouslavski !

( *** Chourka, Chourik, Choura sont des diminutifs du prénom « Alexandre » )

Le délateur anonyme fut démasqué. Brillant résultat de la recherche graphologique entreprise : Bogouslavski avoua.

Une réunion fut organisée, au cours de laquelle mon père dit :

- Choura ! Alexandre Guermanovitch ! Comment toi, membre du parti, peux-tu faire une chose pareille ?

Plus tard, j’ai dit plus d’une fois à mon père :

- Que Bogouslavski fût communiste était dans l’ordre des choses. Tout-à-fait logique et naturel.

Mais il continuait à se lamenter :

- Un communiste...membre du Parti...Une personne jouissant de la confiance...

Il y avait chez mon père une incompréhension profonde et têtue du monde...

Les événements, entretemps, avaient pris une tournure plutôt incertaine. J’avais été édité en Occident. La fille de mon père s’était éprise de Lénia, un jeune sioniste; Les jeunes mariés étaient sur le départ. Quant à moi, j’étais quelque part entre Paris et la prison...

Pour finir, mon père perdit son travail.

- Très bien, - déclarai-je - partons ensemble.

- Où donc ?

- N’importe où. Dans la jungle capitaliste.

- Et qu’est-ce que je vais y faire ?

- Rien. Vieillir...

Mon père faillit se fâcher. Et puis quoi encore ? Quitter la scène au troisième acte ? Trois minutes avant les applaudissements ?..

Que pouvais-je lui dire ? Que nous n’étions pas sur scène, mais plutôt au parterre ? Que c’était l’entracte ? Qu’il pouvait attendre jusqu’aux calendes grecques ?..

( Mais mon père, visiblement, ne savait même pas ce que c’était, les calendes grecques...)

Sont  parties en premier ma femme et ma fille. Ensuite, ma demi-soeur et Lénia. Après eux, ce fut notre tour à tous les trois, ma mère, le chien et moi.

Un an plus tard, mon père a débarqué en Amérique. Il s’est établi dans le New-Jersey. Il joue au bingo. Rien à signaler. Pas d’applaudissements en vue...

Une seule chose me chiffonne...Ou plutôt, m’étonne, quoi...De façon générale, ma femme ne rate pas une occasion...Un événement littéraire, une réunion...Bref, quoi que je fasse, ma femme me redit :

- Mon Dieu, ce que tu peux ressembler à ton père !..

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