M Tessier
Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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Billet de blog 6 mars 2016

M Tessier
Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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Un costaud ( Vassili Choukchine )

Encore un petit récit de V. Choukchine, se situant sans doute sous Khrouchtchev, vers la fin des années cinquante, dans les profondeurs de la Russie soviétique.

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Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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Un costaud

( Vassili Choukchine )

La troisième équipe du kolkhoze «Le géant» venait de mettre en service un nouvel entrepôt. De l’ancien - une église - on avait extrait des barriques vides et puantes, des sacs de ciment, des sacs de coopérative remplis les uns de sel et d’autres, de sucre en poudre, des quantités de nattes, des harnais ( la brigade disposait en tout et pour tout de cinq chevaux, et il y avait une bonne quinzaine de harnais; pas grave, autant voir grand, avec ces maudites souris...On avait beau mettre de l’huile de goudron, saupoudrer les harnais de produits chimiques, elles les rongeaient quand même ), des balais, des pelles, des râteaux...Et voilà l’église qui restait vide, inutile. Bien que petite, elle ranimait le village ( un simple hameau, naguère ), elle en devenait le centre, elle s’étalait.

Le chef d'équipe Nikolaî Serguéïévitch  Chouryguine se tenait devant l’église, pensif...

Il s’approcha du mur, tritura les briques avec un crochet trouvé par terre, alluma une cigarette et rentra chez lui. Rencontrant, deux jours après, le président du kolkhoze, Chouryguine lui dit :

- L’église est vide, à présent...

- Mmmmh

- Qu’en fait-on ?

- Ferme-la, et qu’elle demeure. Quoi donc ?

- C’est de la bonne brique, je l’utiliserais bien pour la porcherie, plutôt que d’en faire venir de l’usine.

- Ça veut dire la détruire - de quoi occuper cinq hommes pendant deux semaines. Elles ne sont pas juste posées, ces briques, elles sont jointes. Va savoir comment !

- Je l’abattrai.

- Et comment ?

- C’est simple. J’y attache trois tracteurs, elle dégringolera sans faire d’histoires.

- Eh bien, essaye.

Le dimanche suivant, Chouryguine fit une tentative. Il fit approcher trois puissants tracteurs...

Il fit placer, à des hauteurs différentes de l’église, trois câbles épais, et par en-dessous neuf rondins - aux angles et au milieu du mur...

Tout d’abord, il donna ses directives de la façon habituelle, véhémente, avec force jurons. Mais lorsque les gens accoururent, qui se mirent à pousser les hauts cris et à regretter leur église, Chouryguine se sentit d’un coup dans la peau d’un personnage important, disposant des pleins pouvoirs.

Il cessa de pousser des jurons, et se mit à ignorer le public - comme s’il n’entendait rien ni ne voyait personne.

- Nikolaï, on t’a vraiment donné l’ordre de faire ça, ou quoi ? - lui demandait-on. - Ça ne serait pas une de tes trouvailles ?

- Elle t’a fait quelque chose, l’église ?

Un brin éméché, le magasinier Mikhaïlié Beliakov se glissa sous les câbles et vint trouver  Chouryguine.

- Kolka*, pourquoi fais-tu ça ?

Chouryguine se mit à trembler pour de bon, devint tout blanc :

- Fiche-moi le camp, gueule d’ivrogne !

Mikhaïlié, étonné, s’écarta à reculons du chef d’équipe. Et, autour d’eux, tous, aussi étonnés, restaient cois.Le même Chouryguine se défendait, comme buveur, et n’avait jamais traité quelqu’un de «gueule d’ivrogne». Que lui arrivait-il ?

Pendant ce temps-là, les rondins avaient été fixés et les câbles tendus de façon égale...

D’un instant à l’autre, les moteurs des tracteurs allaient vrombir, et se produirait cet événement sans précédent au village : la chute de l’église. Les gens un peu plus âgés y avaient tous été baptisés,on y avait célébré l’office des morts pour leurs grands-parents et leurs arrière-grands-parents, l’église était pour tous un spectacle aussi familier que le ciel, et voilà que...

De nouvelles voix s’élevèrent :

- Nikolaï, qui a ordonné ça ?

- C’est de son propre chef !...Regarde-le faire le dégoûté, le sacripant.

- Chouryguine, arrête de n’en faire qu’à ta tête !

Chouryguine s’en fichait complètement. Son visage affichait toujours la même expression concentrée, son regard sévère était celui d’un militant incorruptible.

En la poussant du coude, on fit sortir de la foule la femme de Chouryguine, Klanka**...Celle-ci, hésitante - elle voyait bien que quelque chose ne tournait pas rond chez son bonhomme - s’approcha.

- Kol’*, pourquoi veux-tu la mettre à bas ?

- Fiche-moi le camp ! - lui ordonna Chouryguine. - Et ne te mêle pas de ça !

Les uns s’approchèrent des tractoristes, histoire de gagner un peu de temps, au moins. Les autres filèrent donner l’alarme dans le coin, on alla trouver l’instituteur chez lui. Mais Chouryguine avait promis aux tractoristes une bouteille par tête de pipe, avec une médaille du travail en prime.

Accourut l’instituteur, un gars encore jeune, qu’on respectait, dans le village.

- Arrêtez immédiatement ! Qui a donné l’ordre ? C’est un monument du dix-septième siècle !...

- Mêlez-vous de ce qui vous regarde, - répliqua Chouryguine.

- Cela me regarde ! Cela regarde le peuple !...Dans son émotion, l’instituteur n’arrivait pas à trouver des mots forts et convaincants, alors il devint tout rouge et s’écria : - Vous n’avez pas le droit ! Espèce de barbare ! Je vais en référer !...

Chouryguine fit signe de la main aux tractoristes...Les moteurs rugirent. Les câbles se tendirent. La foule, horrifiée, poussa un soupir.

Soudain, l'instituteur s’élança, courut à l’endroit où l’église devait s’abattre et se tint devant le mur.

- Vous devrez répondre d’un meurtre ! Imbécile...

Les conducteurs arrêtèrent leurs engins.

- Dégage ! - vociféra Chouryguine. On voyait de gros tendons faire saillie sur son cou.

- Pas question que tu touches à l’église ! Pas question !

Chouryguine accourut vers l’instituteur, s’en empara comme d’un gros sac et l’emporta loin de l’église. Le fluet maître d’école cherchait vainement à échapper à son étreinte, la poigne de Chouryguine était solide.

- Allez ! - cria-t-il aux tractoristes.

- Mettez-vous tous devant le mur ! - cria l’instituteur à la foule. Venez !...Ils n’oseront pas ! J’irai au comité régional, on lui interdira !...

- Allez, bordel ! - hurla Chouryguine aux tractoristes.

Ceux-ci se glissèrent dans leurs cabines, mirent la main sur le levier. de vitesse.

- Mettez-vous devant le mur ! Tous...

Mais pas un ne bougeait. La frénésie de Chouryguine les paralysait.

Tout le monde se taisait, dans l’attente.

Les câbles se tendirent, grincèrent, tremblèrent, tintèrent...

Un rondin fit entendre un craquement, un câble, fixé à un angle, se mit à chanter comme une corde de balalaïka. Etrangement, on distinguait très bien les sons - en dépit du rugissement des trois tracteurs, dans leur dur effort de métal. Le faîte de l’église eut un tressaillement...

Le mur opposé à celui qu’ils s’efforçaient d’abattre se déchira brusquement sur toute sa largeur...Une effrayante fissure, dont la noirceur tranchait sur le blanc du mur, s’ouvrit. La  coupole de l’église s’inclina, puis dégringola avec fracas.

Chouryguine lâcha le maître d’école, et celui-ci s’éloigna sans dire un mot. Deux tracteurs labouraient encore la terre de leurs chenilles. La deuxième câble, à mi-hauteur, traversait le coin et ne faisait qu’émietter inutilement les briques des deux murs qu’il entaillait toujours plus profondément.

Chouryguine fit arrêter les tracteurs. on refixa autrement les câbles. La foule commença à se disperser. Seuls restèrent les plus curieux, et les gamins. Trois heures plus tard, tout était terminé. De l’église ne restait qu’une charpente pleine d’aspérités. L’église n’était plus qu’un informe tas de briques et de poussière. Les tracteurs s’en allèrent.

En sueur, couvert de plâtre et de poussière, Chouryguine s’en fut téléphoner d’un magasin au président du kolkhoze.

- La voilà asphyxiée ! - cria-t-il joyeusement dans l’appareil.

Visiblement, le président ne voyait pas qui était asphyxié.  

- Hé bien, l’église, voyons ! Terminé, on peut dire qu’elle est asphyxiée ! Aha. Tout est comme il faut. L’instituteur a fait un peu de chambard...Hein ? Pire qu’une petite vieille, l’instituteur. Voilà, tout est réglé. On lui a bel et bien tordu le cou ! Bon, ça a fait pas mal de miettes. Je ne savais pas trop comment les attaquer... J’ai essayé avec un crochet - ça tenait, elles étaient bien jointes. Enfin ! Tout va bien ! Salut !

Chouryguine reposa le combiné. Il alla retrouver la vendeuse, qu’il lui était arrivé plus d’une fois de réveiller en pleine nuit - quelqu’un était arrivé du district dans l’intention de pêcher, il fallait, après la pêche, tenir compagnie au chef d’équipe jusqu’à minuit.

- Tu as vu comme nous avons convaincu l’église ? - Chouryguine souriait, tout content.

- Une belle idiotie, - fit la vendeuse, sans cacher sa colère.

- Comment ça ? - le sourire de Chouryguine s’effaça.

- Elle te dérangeait, là ?

- A quoi bon la laisser inutilement là ? On a obtenu des briques, au moins...

- Ah, le pauvre ! Comme si tu ne pouvais pas obtenir des briques autrement ! Imbécile !

- A l’oeil ! - Chouryguine commençait lui aussi à se fâcher. - Je vois que tu ne comprends rien, boucle-la !

- Réveille-moi encore une fois en pleine nuit, essaye, tu verras, je te réveillerai aussi ! A l’oeil...Un pain dans la gueule, ça aussi, on peut le recevoir à l’oeil. Je te lancerai à la tête un poids de balance, tu sauras que c’est à l’oeil.

Chouryguine aurait voulu traiter une fois encore d’andouille la vendeuse, mais s’amenèrent alors les sempiternelles commères.

- Donne-moi une bouteille.

- Va te rafraîchir le gosier, - entendit-il derrière lui. Il doit être desséché.

- Dame oui, la poussière !

- Le diable a les mains qui le démangent...

Chouryguine leur jeta un coup d’oeil sévère, mais les bonnes femmes étaient trop nombreuses, il n’aurait pas le dessus. En outre, leur fureur semblait un peu inhabituelle : elles le détestaient pour de bon. Il prit sa bouteille et sortit du magasin. Sur le seuil, il se retourna et leur lança : 

- Je vous rabattrai le caquet !

Et partit sans attendre.

En chemin, il enrageait : «Elles n’allaient même pas à l’église, ces parasites, et maintenant, ça fait du scandale. Elle ne servait à personne, cette église, et maintenant, les voilà qui rouspètent».

En passant devant ce qui restait de l’église, Chouryguine fit halte et regarda un long moment les bambins jouant dans les ruines. Il se rasséréna à leur vue. «Ils vont grandir, et ils se diront : nous avons vu démolir l’église.  Je me souviens bien, moi, que Vaska Doukhanine avait enlevé la croix de l’église***. La voici complètement effondrée. Bien sûr, qu’ils s’en souviendront.  Ils raconteront à leurs enfants : l’oncle Kolia Chouryguine y a fait accrocher des câbles et... - Il repensa malencontreusement à la vendeuse et se sentit furieux et inflexible. : - Et elle n’avait rien à faire ici, inutile et embêtante».

Chez lui, une véritable révolte l’attendait : sans avoir préparé le dîner, sa femme était partie chez des voisins, sa mère souffreteuse se mit, du haut du poêle, à l’invectiver :

- Kolka*, sacrée idole, quel péché tu as commis là !...Et tu n’as rien dit, tu es parti sans rien dire, comme un diable...Si seulement tu m’en avais soufflé mot - peut-être que de braves gens auraient pu te faire entendre raison. Oh, tu me causes un chagrin amer, je n’ai plus qu’à me cacher. Tout le monde te maudit, tu m’entends, te mau-dit ! Et désormais, le malheur peut fondre sur toi n’importe où : tu peux mourir subitement chez toi, ou te faire sauter dessus à l’improviste en forêt...

- Pourquoi se met-on à s’en prendre à moi et à me maudire ? Par ennui ?

-  Mon Dieu, quel péché !

- On a maudit Vaska Doukhanine - n’avait-il pas enlevé la croix ? Il est au contraire devenu un personnage illustre...

- C’était à une autre époque. Qui t’a poussé, aujourd’hui, à détruire l’église ? Qui ? Les mains du diable le démangeaient...Tu vas te faire passer un sacré savon. On dit que le maître d’école va écrire aux autorités - tu vas voir. Voyez un peu, elle avait tenu bon, la petite mère, jusqu’à ce qu’il s’en occupe. Espèce d’idole aux yeux de grenouille.

- Bon, je sais que tu as une mauvaise santé.

- A présent, on ne peut plus se montrer à personne...

- Si encore il y avait eu des gens pour aller y prier ! Mais elle restait là - personne n’y faisait attention...

- Tu parles ! On la voyait en revenant de n’importe où. Et, dès qu’on l’apercevait, on se sentait déjà quasiment chez soi. Ça vous redonnait de la force...

- De la force, hein...Avec ça qu’on va à pied, de nos jours ! Au siècle de l’atome, voilà qu’on se met à regretter une église. Il n’y a pas de club dans le village - ça ne dérange personne - mais là, on s’enflamme. Quel chagrin !

- Le chagrin va être pour toi ! De honte, tu vas rétrécir et te dessécher...

Pour ne plus l’entendre ronchonner, Chouryguine partit dans la chambre, s’assit devant la table, se versa d’emblée un plein verre de vodka, et le but. Il alluma une cigarette. «Personne ne touchera aux briques, bien sûr, - pensa-t-il. - Eh, qu’ils aillent se faire voir ! J’en ferai un gros tas au bulldozer, et les orties n’auront plus qu’à y pousser».

Son épouse revint tard. Chouryguine avait vidé la bouteille, il aurait voulu continuer, mais l’idée de revoir la vendeuse en furie lui coupait tous ses moyens. Il demanda à sa femme :

- Va me chercher une bouteille.

- Demande au diable ! Vous êtes copains, à présent.

- Je te le demande...

- Et toi, quand on t’a imploré, tu as écouté ? Ne demande plus rien. Imbécile.

- Ferme-la. Comme tous...

Comme toutes les bonnes personnes ! Qui ne te ressemblent pas, trogne inculte ! Le monde entier lui adresse une prière, mais non ! Lui, il roule des yeux...

- Boucle-la ! Autrement...

- Autrement ? Essaye un peu de me toucher, trogne impudente !...Essaye seulement !

« Zut, y en a pour toute la nuit. Ils sont devenus fous, tous».

Chouryguine sortit dans la cour, mit sa moto en marche...Jusqu’au centre de district, il y avait dix-huit kilomètres, il y trouverait un autre magasin, ainsi que le président du kolkhoze. On pourrait boire un coup et tailler une bavette.

Et lui raconter le scandale que ça faisait, ici...De quoi se marrer, tout de même.

Au tournant, à la sortie du passage, la lueur du phare fit émerger de l’obscurité l’informe tas de briques d’où émanait une odeur de renfermé, comme celle d’une cave tirée de son sommeil.

«Du dix-septième siècle, - se rappela Chouryguine.  - Le voilà, ton dix-septième siècle ! Il va écrire, voyez-vous ça. Vas-y, écris, écris donc !».

Il lança la moto en avant...et se mit à chanter à tue-tête, afin que nul n’ignore son excellente humeur, insensible aux malédictions qui lui pleuvaient dessus :

Toi, alors, toi alors, dis donc, toi, dis donc, toi !

Je suis un soldat de la neuvième compagnie,

Du trente-et-unième régiment...

Tra la la, tra la la !

La moto sortit du village, ficha dans la nuit sa lance de lumière et se rua, le long de la route bien aplanie, vers le centre de district. Chouryguine. appréciait la conduite sportive.

* Nikolaï

** Klavdia : l’épouse du héros porte le même prénom que celle de la nouvelle «Les bottes»... 

*** Personnage livresque, datant de l’époque révolutionnaire, où les bolchéviks démolissaient les églises (sans doute)

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