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L’audience de ce jour - au tribunal de Donetsk, dans la région de Rostov, en Russie - s’est déroulée en présence des journalistes et cameramen de chaînes de télévision russe uniquement. Les autres ont pu assister, dans la salle de presse, à la retransmission sur écran de l’audience, y compris à la déclaration finale de N. Savtchenko.
Le tribunal annonce que le verdict sera rendu les 21 et 22 mars, alors que N. Savtchenko exige qu’il soit rendu plus tôt, sous peine de poursuivre sa grève de la faim - ce qui signifie qu’elle sera, d’ici là, alimentée de force, comme le prévoit la législation russe - ou qu’elle mourra.
« Le tribunal m’a volé une semaine de vie, et vous n’avez plus qu’une semaine pour énoncer votre verdict. Je survivrai sans doute d’ici là. Vous pouvez agir correctement et reconnaître votre erreur, mais, bien sûr, vous ne reconnaîtrez pas votre faute. Vous pouvez énoncer votre verdict aujourd’hui même, ou bien demain, ou encore dans un délai maximum d’une semaine. Si vous décidez d’annoncer que le verdict sera prononcé d’ici quinze jours, ou fin avril ou dans six mois...Vous voulez montrer votre force - faites donc. Mais souvenez-vous que les enjeux sont élevés, qu’il y va de cette vie, et qu’ici je n’ai rien à perdre. Je suis prête à faire la grève de la faim («séche», c’est-à-dire sans manger ni boire, c’est moi qui complète) si l’énoncé du verdict est reporté à plus d’une semaine. J’ai dit ce que j’avais à dire, je n’attendrai pas votre sentence».
Accompagné d’un bras - et d’un doigt - d’honneur.