M Tessier
Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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Billet de blog 15 juil. 2015

M Tessier
Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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Album de famille (10) (Sergueï Dovlatov)

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Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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Chapitre 10

D’année en année, elle ressemble toujours plus à un être humain. Ce qui n’est pas donné à tout le monde. Cela me gêne même, de me changer devant elle. 

Mon ami Sevostianov dit, en parlant d’elle :

- C’est le seul membre de votre famille à être normal...

Je l’ai ramenée à la maison en la tenant dans ma main. Il y a douze ans de cela. Une petite chienne fox-terrier âgée d’un mois, du nom de Glacha*. De la couleur d’une petite bille de bouleau. La truffe semblable à un minuscule gant de boxe...

Bref, irrésistible.                                                                                                                                                       (* Diminutif de Glafira )

Jusqu’à l’âge d’un an, environ, ce n’était qu’un chienne ordinaire, mordillant nos pantoufles et mendiant des friandises. 

Nous l’avions dressée de façon plutôt négligente. Nourrie un peu n’importe comment. Nous la sortions le matin et le soir une dizaine de minutes.

Jamais de « Couché ! » ni de « Attaque ! »

En revanche, nous avions de longues conversations avec elle. Que ce soit ma mère, ma femme ou moi. Ou notre fille, par la suite, quand elle commença à parler.

Glacha avait un peu plus d’un an, lorsqu’un certain Bobrov fit son apparition.

Nous étions tous les deux, auparavant, à la Faculté de philologie. On m’en chassa, ensuite, mais Liocha** y obtint son diplôme.                                                                                                                                                                      (** Diminutif du prénom Alexeï )

C’était un jeune homme d’une santé insolente. Il chassait la donzelle, faisait du tapage, s’enivrait.

Puis il se maria. Il appelait sa femme Filly ( en anglais : pouliche ).

Il travailla une année à l’Intourist***                                                                                                      (*** agence soviétique du tourisme )

Il y attrapa une bonne dose de pessimisme. Il avait été engagé comme chasseur dans le district de Podporojié.****                                                                                                                                                                                                                  ( **** Proche de Leningrad)

Il vivait dans les bois, comme Henry Thoreau. Il chassait, faisait mariner des champignons, et faisait grand usage d’un appareil à distiller de sa fabrication.

Il se montrait rarement à Leningrad. Un jour, cependant, il vint me voir. Ayant aperçu ma chienne, il déclara :

- Tu parles d’une chienne ! Tu es en train d’en faire une bichonne...Laisse-moi l’emmener dans mon domaine de chasse. Et, dans deux mois, je te la ramène.

Nous nous sommes dit - pourquoi pas ? Après tout, il faut laisser se développer l’instinct, chez un chien...

S’écoulent deux, puis trois, puis quatre mois...pas de Bobrov*****                                                               (***** = Ducastor...)

Je lui ai écrit, dans son domaine de chasse. Pas de réponse.

Ma mère répétait sans trêve :

- Je m’ennuie, sans Glacha.

Ma fille, de temps en temps, se mettait à pleurer.

Ma femme me dit alors :

- Vas-y et ramène-là.

Notre ami Valeri Groubine m’accompagna en voiture.

A sept heures, nous étions à Podporojié. Mais, de là au domaine de Rovskoïé, il y avait une trentaine de kilomètres. Et aucun moyen de transport. Pas de chemin, juste la rivière gelée, la Svir.

Comment faire ?

Un ivrogne nous a conseillé de louer un traîneau pour trois personnes. Nous avons suivi son conseil, et engagé deux petits gars pour nous transporter. Le voyage se fit en silence. La jument avançait avec lenteur et prudence sur la glace. Les gamins ne répondaient pas à nos tentatives pour engager la conversation.

Groubine demanda à l’un d’eux :

- Ton père et ta mère travaillent au kolkhoze ?

L’autre resta silencieux un long moment, puis prononça d’un air pénétré cette phrase obscure :

- Ah...Les couilles restent en eau profonde...

Lorsqu’il se produisait un cahot, l’autre gamin marmonnait sourdement :

- Tu vas voir, fichue poivrote...

Le cheval s’arrêta enfin.

- La petite montagne, là, c’est Rovskoïé...

Nous les avons payés, et nous nous sommes mis à grimper. De l’obscurité, par derrière, nous parvint :

- Dis donc, pouffiasse, je parle à qui ?

On n’y voyait goutte. Aucune lueur, aucun bruit. Nous avons suivi la rivière, au petit bonheur. 

D’un seul coup, voilà que Groubine disparaît. Je me mets à crier :

- T’es où ?

Une voix d’outre-tombe me répond :

- Pas loin...Je me suis vautré dans un ancien puits...

Je me dirige vers la voix, et découvre une fosse noire, de forme carrée. Je me couche dans la neige, et approche la tête avec précaution.

Au fond, tremblote une lueur : Groubine vient d’allumer une cigarette.

- Fait humide, ici - râle-t-il.

Je me suis reculé. Ayant choisi un jeune arbre de quelque trois mètres, je l’ai ébranché une petite heure, avec ma hache. De quoi obtenir une perche. Et j’ai hissé mon ami au-dehors. 

Groubine m’a remercié, puis a déclaré :

- J’ai laissé mes allumettes en bas...

Nous sommes arrivés à Rovskoïé seulement au petit matin. En fait, les gamins avaient arrêté le cheval à quatre kilomètres de l’endroit...

Ô, enfants de la campagne, jadis célébrés par Nekrassov* !  Comme vous avez changé ! 

Je vous en veux, dorénavant et à jamais, enfants des kolkhozes !...             (* écrivain et éditeur russe  du XIXème siècle )

Avec un sourire timide, Liocha Bobrov se tenait sur le seuil. Hirsute et amaigrie, Glacha se jeta sur moi avec un gémissement. 

- Vous êtes gelés ? - demanda Bobrov - vous voulez boire quelque chose ?

Proposer de boire un coup à un Russe, même furieux, l’adoucit instantanément.

Une fois assis, Bobrov se mit à raconter :

- Je suis passé deux fois à Leningrad. Je voulais ramener la chienne, mais je n’ai pas pu : je m’y suis habitué...

Et de nous narrer les exploits de Glacha. Pour commencer, elle avait sauvé de la noyade un chiot, en le retirant d’une petite mare.Puis, la première, flairé la piste d’un ours ayant fini d’hiberner. Et, pour finir, étranglé un renard.

Que Glacha ait tué une créature vivante nous chagrina un peu. Mais quoi ? C’était l’instinct...

Cela m’a rappelé une ancienne histoire. Je déjeunais avec un ami au restaurant « La Baltique ». Nous discutions avec la serveuse. Nous lui avions proposé de boire un cognac avec nous. Amicalement, sans arrières-pensées. Etrangement, cela ne l’a pas empêchée, ensuite, de me refaire de six roubles.

Honnêtement, j’en fus interloqué. Pas pour l’argent, bien sûr, mais...c’était vexant, non ?

Mais mon ami :

- Qu’est-ce qui t’étonne ? Tu crois que le rossignol chante parce qu’il est gai ? Il ne peut tout simplement pas faire autrement...Le rossignol chante, et la serveuse carotte... C’est comme ça... La nature, l’instinct...

- Vends-moi la chienne - dit Bobrov.

- Tu n’as pas honte ?

- Eh bien, donne-la moi. Ici, c’est mieux pour elle.

- Voui. Et pour nous ?

Nous avons encore bu un peu, puis sommes allés dormir.

Nous nous sommes réveillés pour déjeuner. A table, il y avait quatre inconnus. 

Liocha me prit à part :

- Des types du KGB. Je les emmène demain chasser l’élan.

- De quel élan parles-tu ? Rien à voir avec mon cousin ?

- Mais non. Après le boulot, ce sont d’autres gars.

- En quoi ?

Ces types des services* respiraient la brutalité. Ils étaient assez typiques. Du même moule, le visage lisse, portant la raie, en chandails de laine.                                                                                                         (* Les fameux organes de surveillance . Voir Soljénitsyne, par exemple)

L’un d’eux vint s’asseoir à côté de moi...Il me dit, en parlant par saccades, mais clairement :

- C’est votre chienne ? Belle bête... Comment s’appelle-t-elle ? Glafira ? C’est de l’humour, non ? j’apprécie...La dernière chaleur, il y a longtemps ? Vous ne savez pas ? Alors, qui peut le savoir ?..Elle a les oreilles enflammées ? Non ?.. Parfait...

- Venez à table - nous invita Bobrov.

Nous avons mangé sans nous presser. Les types des services ont sorti de la vodka. La conversation prenait à tout moment un tour délicat.

- La liberté ? - a dit l’un d’entre eux - laisse un Russe en liberté, il ira tout de suite égorger sa belle-mère !..

J’ai demandé :

- Pourquoi Micha Heîfetz** a-t-il été arrêté ?  A l’étranger, les gens comme lui, on les édite, point final. Et Heîfetz n’avait même pas fait publier son travail.                                                                                                                         (** Ecrivain soviétique, puis israélien )

- Dommage pour lui, de ne pas l’avoir fait publier, - a dit le second - autrement, on ne l’aurait pas arrêté. Personne n’a plus besoin de lui, maintenant...

- Sakharov raisonne comme un enfant naïf, - a émis le troisième - ses idées sont stériles. C’est sûr qu’il s’exprime bien, avec une grande correction. Seulement, ce que recommande Sakharov, ça marche à une seule condition - arrêter tout le Politburo. 

- Une paille - a dit Valeri Groubine.

- Il faut qu’on y aille, - ai-je dit - merci pour tout.

Nous avons rassemblé nos affaires. Bobrov a dit au revoir à Glacha. Son épouse, Filly - j’ai oublié son véritable prénom - en pleura un peu, sans bruit.

Nous sommes sortis sur le chemin. Les types des services étaient tous sur le perron.

- Passez nous voir, - dit l’un - nous avons un musée incomparable. Pour un public restreint, bien sûr. mais je vous montrerai. Vous avez nos coordonnées, notre numéro...

- Vous aussi, passez - ai-je répondu.

- Mais seulement avec un mandat d’arrêt - compléta Groubine.

Le tchékiste* le regarda attentivement, avant de dire :

- Le mandat d’arrêt n’a jamais été un problème...

(* Agent de la Tcheka, qui s’appela ensuite GPU, puis NKVD et enfin KGB. On parlait de « Guébistes », mais le terme de « Tchékiste » survivait...)

Ayant fait nos adieux, nous suivîmes à pied la rivière. Glacha courait à côté de nous, sans regarder aux alentours. 

- Curieux, - dis-je - qu’est-ce qu’ils peuvent bien conserver, dans leur musée ?

- Du diable si je le sais, - me répondit Groubine - les ongles de Boukharine, peut-être ?..

Deux ans plus tard, j’ai transporté mes pénates à Tallinn. Glacha m’accompagnait. Elle s’est dépêchée d’accomplir un nouvel exploit.

On m’envoya en mission sur les îles. Je laissai la chienne à des amis. Pour chauffer leur appartement, ils utilisaient un poêle. Un jour, ils allumèrent le poêle et refermèrent trop tôt le couvercle. Toute la famille s’endormit.

L’oxyde de carbone commença à se répandre dans l’appartement. 

Mais Glacha se réveilla, et agit avec intelligence. Elle s’approcha du lit du chef de famille, et tira la couverture. L’autre lui balança ses pantoufles et reprit la couverture. Que la chienne tira de nouveau, en se mettant à aboyer.A la fin, les bipèdes comprirent ce qui se passait. Toutes portes ouvertes, ils se précipitèrent dehors. Le maître de maison s’étala dans une congère. Glacha, quant à elle, chancelait, elle eut longtemps la nausée. Le lendemain, le comité central lui fit livrer quatre cents grammes de pure viande de collier de boeuf. Evénement inouï. C’était peut-être la première fois que les privilèges du Parti se voyaient attribués à un être digne de ces faveurs...

A Tallinn, j’ai commencé à me poser la question de marier Glacha. J’ai téléphoné à un cynologue que je connaissais. Il m’a donné des adresses et des numéros de téléphone.

Le pedigree aristocratique de ma chienne exigeait, de l’autre partie, des origines nettes. J’arrêtai mon choix sur un chien s’appelant Rézo. Ce nom géorgien laissait présager une grande force physique et un tempérament passionné. D’autant que la maîtresse de Rézo s’avérait être une journaliste estonienne - la charmante Anetchka Païou.

Les noces devaient s’accomplir sur un terrain vague proche du champ de courses. 

Rezo avait une excellente mine. C’était un petit mais robuste rouquin aux yeux insolents. Il vibra de tout son corps et gémit doucement. 

Ania était venue dans une veste en peau retournée et des bottines vernies. Elle admira ma chienne, s’écriant :

- Une vraie beauté !

Et d’ajouter :

- Bien maigre, cependant...

Comme doutant de ce qu’une telle fiancée réservait de bon.

- C’est la mode, aujourd’hui  - dis-je.

D’un air batailleur, elle jouait de ses hanches arrondies.

Nous avons échangé les certificats des deux chiens. Le pedigree de Glacha, je le répète, était bien plus certain que celui de mon ami Volodia Troubetski. Tout semblait aussi en règle du côté de Rezo. 

- Eh bien soit - soupira Ania en détachant la laisse de son chien. 

Je fis de même pour Glafira.

C’était une journée hivernale ensoleillée. La neige se couvrait d’ombres rosâtres. Se sentant libre, Rezo s’affola un peu. Il effectua trois grands tours en aboyant. Glacha l’observait avec un intérêt des plus vagues. 

En courant, Rezo se roula dans la neige. Visiblement, il voulait calmer son ardeur. Ou montrer à quel point ça lui était difficile de ne pas complètement perdre la tête. Puis il s’ébroua et revint vers nous. Glacha se mit sur ses gardes et leva la queue. Jetant des regards d’oiseau de proie, le chien en fit plusieurs fois le tour. Il semblait avoir grandi. On aurait dit qu’il marmonnait quelque chose avec insistance. Il me semblait entendre :

- Hé bien, quelle fiancée ! Elancée comme un platane. Jeune comme l’aube...Allons au restaurant, manger des chachliks  et boire du khvantchkara...*                                                                                                                                                       (* Vin géorgien )

Comme une invite, Glacha remuait sa petite queue. Elle s’approcha de Rezo et le frôla de l’épaule.

La suite fut inattendue. Avec un jappement aigu, Rezo s’enfuit. Puis revint se serrer contre les bottines vernies de sa maîtresse.

D’un air dégoûté, Glacha se détourna de lui.

Rezo tremblait et continuait à japper. 

- Eh bien, qu'est-ce qui te prend ? Qu’est-ce que tu as ? - s’efforçait de le calmer Ania. - Allez, sois un homme !

Rezo jappait et tremblait. Complètement impuissant, aucun tempérament, ce Géorgien désinvolte. Ce qui est fréquent chez les Caucasiens d’un certain âge.

Le comportement de son pupille embarrassait Anetchka. On aurait dit qu’elle voulait me dédommager de cet insuccès. elle me chuchota :

- Kalju part à Minsk pour un séminaire. Je te téléphonerai à la fin de la semaine.

Ania téléphona, mais Tatiana l’invectiva grossièrement...

Lorsqu’on me congédia de ma rédaction, Ania me proposa d’écrire une rubrique dans un journal estonien. Elle en avait même concocté le titre : « A travers des verres fumés ». Puisque, bien sûr, je calomniais, je diffamais.

Sur instruction du Comité central, l’affaire capota bientôt.

Mais revenons à ma chienne. A trois reprises, j’ai tâché de la marier. En vain.

Le deuxième fiancé était d’une maigreur et d’une vigueur toute plébéienne. Comme un moniteur de culture physique provincial. Il ressemblait un peu à Arkadi Lvov.**  (** Ecrivain soviétique odessite, ayant émigré au USA. En français, on trouve le roman La cour, dont l’action se situe à Odessa pendant la guerre )

Celui-là n’avait pas de temps à perdre inutilement. en jeux et préliminaires. Il voulait entrer sans payer, pour ainsi dire.

Glacha le mordit cruellement.

Et il lui opposa une résistance, comme un rapiat perdant son os. S’en alla bredouille. Dépourvu de complexes et plutôt marrant...

Pourquoi diable Glacha l’avait-elle éconduit ?..

Elle réclamait visiblement sa minute de romantisme...

Le troisième fiancé n’arrêtait pas de se gratter. De plus, il montrait des faiblesses du côté de la vessie.  En outre, le pelage un peu sale et, par endroits, clairsemé. Et pourtant, un pedigree exceptionnel. Bref, un dégénéré. A l’instar de Volodia Troubetskoï.***

( *** Militaire et écrivain russe puis soviétique, de la famille princière - et intellectuelle - Troubetskoï, fusillé en 1937 )

Glacha se contenta de l’ignorer.

C’est ainsi qu’elle resta vierge. Plus tard, ce fut trop tard. Le cynologue que je connaissais me dit :

- Elle aurait du mal, à présent. Trop risqué. On a le droit de risquer sa propre vie. Pas celle des autres...

Glafira a maintenant douze ans.

Douze années de discordes et de cataclysmes ayant ébranlé notre famille.

Sans trêve, nous nous disputions et nous séparions. La famille partait à vau l’eau., comme on dit. Et naissaient des branches collatérales. Seule Glacha demeurait, proche et stable, pilier naturel. Qui nous aimait tous indistinctement.

Glacha dort souvent à mes pieds. En gémissant doucement, parfois. Elle rêve peut-être de notre patrie. D’un bout de poisson à la sauce tomate, par exemple. Ou bien du square où menait le passage Chtcherbakov...

Ne sois pas triste. Tout ira bien.

Et pardonne-moi de ne pas avoir, ici, de queue comme toi. ( En URSS, je me suis senti plus d’une fois comme un chien ) Pardonne-moi mes bottines, mes cigarettes et mes romans de Faulkner. 

Pour l’essentiel, nous sommes pareils, toi et moi. Des étrangers complexés, plus très jeunes et irritables...

C’est d’un commun accord que nous allons chercher le saucisson dans le réfrigérateur... 

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