M Tessier
Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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Billet de blog 18 août 2016

M Tessier
Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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Anne au cou (Suite et fin)

Deuxième partie de cette nouvelle de 1895 d'Anton Tchékhov, dont on pourrait ainsi compléter le titre pour les lecteurs français : ou comment Anna devint Nana.

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Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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II      

     Et ce fut l’hiver. Bien avant Noël, il fut annoncé dans le journal local la « tenue » , à l’hôtel de la noblesse1, de l’annuel bal hivernal.  Chaque soir, après la partie de cartes, Modeste Alexiéïtch s’entretenait à voix basse et d’un air préoccupé avec les épouses des fonctionnaires en lorgnant Ania, ensuite il marchait de long en large en réfléchissant. Un soir enfin, tard, il se campa devant elle et lui dit :

     — Fais-toi faire une robe de bal. C’est compris ? Mais je te prie de prendre conseil auprès de Maria Grigorievna et de Natalia Kouzminichna.

     Et il lui donna cent roubles, qu’elle prit ; mais elle commanda sa robe de bal sans prendre conseil auprès de qui que ce soit, elle en discuta juste avec son père et tâcha de se figurer comment sa mère se serait habillée pour ce bal. Sa défunte mère s’habillait à la dernière mode, elle emmenait toujours Ania avec elle et l’habillait élégamment, comme une poupée, lui apprenant en outre à parler français et à danser à la perfection la mazurka – elle-même avait été gouvernante pendant cinq ans, avant de se marier. Tout comme sa mère, Ania savait faire d’une vieille robe une nouvelle, ravoir des gants en les frottant avec de la benzine, louer des bijoux2 et savait, aussi bien que sa mère, battre des cils, grasseyer, prendre de jolies poses, s’enthousiasmer à point nommé, prendre un air triste ou énigmatique. De son père, elle avait hérité sa chevelure sombre et ses yeux noirs, la nervosité et le goût de se faire belle. 

     Lorsque Modeste Alexiéïtch, une bonne demi-heure avant leur départ pour le bal, vint chez elle sans redingote se planter de vant le trumeau pour se passer au cou sa décoration, il s’arrêta et, démêlant d’un air suffisant ses favoris, enchanté de sa beauté ainsi que de l’éclat de sa toilette, légère comme un souffle, il lui dit :

     — Me voici avec une telle… que tu es belle ! Aniouta ! poursuivit-il, d’un ton solennel. J’ai fait ton bonheur, tu peux faire le mien aujourd’hui. Je te demande de te présenter à l’épouse de sa Grâce ! Fais-moi cette faveur ! Par son entremise, je puis espérer devenir rapporteur en chef !

     Ils partirent au bal3. Voici l’hôtel de la noblesse, avec son Suisse en haut du perron. Le vestibule avec plein de patères et de fourrures, les laquais courant en tout sens et les dames en grand décolleté, s’abritant des courants d’air derrière leurs éventails ; cela sent le gaz d’éclairage et le soldat. Lorsqu’Ania, montant l’escalier au bras de son mari, entendit la musique et se vit tout entière dans un immense miroir, éclairée de partout, la joie se fit jour en elle et revint le pressentiment de son bonheur à venir, déjà éprouvé sous la lune, dans la petite gare. Elle allait d’un pas fier et assuré, se sentant pour la première fois, non plus une petite fille, mais une dame imitant involontairement, par sa démarche et ses manières, sa mère partie dans l’autre monde. Pour la première fois de sa vie, elle se sentait riche et libre. Même la présence de son mari ne l’embarrassait pas, car elle avait compris d’instinct, en franchissant le seuil du bâtiment, que traîner avec elle un époux âgé ne serait pas source d’humiliation mais lui donnerait au contraire un cachet de mystère, ce je ne sais quoi de piquant qui plaît tellement aux hommes. La grande salle retentissait déjà des sons de l’orchestre et les danses avaient débuté. Sortant juste de l’appartement de fonction, toute saisie par les lumières, les couleurs, la musique et le bruit, Ania embrassa la salle du regard et se dit : « Comme c’est beau ! » , distinguant déjà dans la foule tous ceux qu’elle connaissait, tous ceux qu’elle avait rencontré auparavant lors de soirées ou de balades, tous ces officiers, ces professeurs, ces avocats, ces fonctionnaires, ces propriétaires, sa Grâce et Artynov, ainsi que les dames de la haute société, richement parées, au décolleté profond, les jolies comme les laides, qui occupaient déjà leur place dans les isbas en miniature et les petits pavillons  du marché de bienfaisance se tenant au bénéfice des pauvres. Surgi devant elle comme un champignon, un gigantesque officier à épaulettes dont elle avait fait la connaissance rue du Vieux-Kiev alors qu’elle était lycéenne, et avait oublié le nom, la pria de lui accorder cette valse, et elle s’envola hors de portée de son mari, elle avait l’impression de voguer par gros temps à bord d’un voilier, laissant loin derrière elle son mari resté sur le rivage… Elle dansait avec passion, s’abandonnant à la valse, à la polka et au quadrille, changeant de partenaire, enivrée par la musique et le bruit, mêlant le français au russe, grasseyant, riant et oubliant tout, à commencer par son mari. Elle avait beaucoup de succès auprès des hommes, cela se voyait, et comment aurait-il pu en être autrement, l’émotion lui coupait le souffle, elle serrait convulsivement son éventail et avait soif. Portant un habit froissé sentant la benzine, son père s’approcha d’elle et lui tendit de la glace aux fruits rouges sur une petite assiette.

     — Tu es délicieuse, aujourd’hui, dit Piotr Léontitch en la regardant avec enthousiasme, plus que jamais, je regrette que tu te sois mariée… Pourquoi, vraiment ? Je sais bien que tu l’as fait pour nous aider, mais… Il sortit de ses mains tremblantes une petite liasse de billets et ajouta :

     — Mes cours particuliers m’ont été payés aujourd’hui et je peux rembourser ton mari.

     Elle lui rendit la petite assiette et, emportée par un danseur, s’éloigna et eut, par-dessus l’épaule de son cavalier, la vision fugitive de son père glissant sur le parquet, enlaçant une dame et l’entraînant dans son sillage.

    « Comme il est bien, quand il n’a pas bu ! » pensa-t-elle.

     Elle retrouva l’officier gigantesque pour une mazurka ; il se déplaçait lourdement, l’air imposant, comme s’il étouffait dans son uniforme, bombant la poitrine et roulant les épaules, se contentant de battre du pied la mesure – il avait envie de danser, cela faisait peur, tandis qu’elle voletait autour de lui, sa beauté l’excitant et sa gorge découverte le provoquant ; ses yeux étaient remplis de fougue, ses mouvements, de passion et lui se faisait toujours plus apathique, lui tendant les bras avec bienveillance, comme un roi.

     — Bravo, bravo ! s’exclamait le public.

     Mais peu à peu, l’officier géant n’y tint plus, il s’anima, s’échauffa et, tombant sous son charme, s’emballa et se mit à se mouvoir avec légèreté, hardiment, et c’était elle qui remuait les épaules et, reine à son tour, coulait des regards malicieux à son esclave, il lui semblait que toute la salle n’avait d’yeux que pour eux, que tous ces gens se pâmaient d’admiration et les enviaient. Le gigantesque officier eut à peine le temps de la remercier que déjà le public s’écartait, les hommes se mettant étrangement au garde-à-vous… voici que sa Grâce approchait, dans son habit orné de deux étoiles. C’était bien vers elle qu’il se dirigeait, le regard braqué sur elle, un sourire mieilleux aux lèvres, avec ça remuant les lèvres comme s’il mâchonnait quelque chose, mimique dont il était coutumier en présence de jolies femmes.

     — Très heureux, très heureux… commença-t-il. Mais je vais faire tâter à votre mari de la salle de police pour nous avoir dérobé jusqu’à présent un tel trésor, ajoua-t-il en lui donnant le bras. Vous devez nous aider… Moui… Il faudrait vous décerner un prix de beauté, comme en Amérique… Moui…Les Américains… Mon épouse vous attend avec impatience.

     Il la conduisit, dans une isba miniature, auprès d’une dame d’un certain âge chez qui le bas du visage était exagérément développé, ce qui lui donnait l’air d’avoir une grosse pierre dans la bouche.

     — Aidez-nous, nasilla-t-elle d’une voix chantante. Toutes les jolies femmes participent au marché de bienfaisance, à part vous. Pourquoi donc ?

     Elle sortit et Ania resta à sa place auprès d’un samovar4 en argent et de tasses. Un négoce intense démarra aussitôt. Ania exigeait au minimum un rouble pour une tasse de thé, et elle imposa de boire trois tasses à l’officier géant. Survint Artynov, le richard aux yeux à fleur de tête, respirant mal, portant non le costume qu’elle lui avait vu cet été, mais un frac, comme tout le monde. Sans détacher les yeux d’Ania, il but une coupe de champagne qu’il paya cent roubles, puis une autre, pour laquelle il redonna cent roubles, puis du thé qu’il paya le même prix, le tout en silence et en souffrant de l’astthme… Ania racolait les clients et leur soutirait de l’argent, déjà profondément convaincue que, par ses sourires et ses regards, elle faisait seulement très plaisir à tous ces gens. Elle comprenait à présent qu’elle était faite exclusivement pour cette vie brillante et bruyante, pleine de rires, de musique, de danses et d’admirateurs, et son ancien effroi devant une puissance se mouvant pour l’écraser lui paraissait maintenant comique ; elle ne redoutait plus personne et regrettait seulement que sa mère ne fût pas là pour se réjouir avec elle de ses succès.

     Piotr Léontitch, très pâle mais encore fermement campé sur ses jambes, s’approcha de l’isba miniature et demanda un eptit verre de cognac. Ania rougit, craignant quelque inconvenance de sa part – c’était déjà un motif de honte, que d’avoir un père aussi pauvre et aussi ordinaire – mais il but son verre, tira un billet de dix roubles de sa petite liasse et s’en alla d’un air grave, sans dire un mot. Elle le vit peu après participer, avec sa cavalière, au grand rond5 et, cette fois, chanceler et pousser un cri, à la grande confusion de sa partenaire, et Ania se souvint d’avoir vu la même scène trois ans plus tôt – à l’époque, un policier l’avait ramené à la maison et le lendemain, le directeur avait menacé de le renvoyer. Souvenir absolument déplacé !

     Lorsque les samovars s’éteignirent dans les maisonnettes et que les bienfaitrices éreintées confièrent leur recette à la dame ayant une pierre dans la bouche, Artynov proposa son bras à Ania et l’amena dans la salle où était servi un souper pour les activistes du marché de bienfaisance. Il y avait là une vingtaine de personnes, pas davantage, mais c’était très animé. Sa Grâce porta un toast : « À cette table luxueuse, il paraît opportun de boire à la prospérité de l’industrie des articles bon marché qui nous a fourni aujourd’hui pour notre vente de charité » . Le général de brigade proposa de boire « à la puissance à laquelle l’artillerie elle-même ne résiste pas » et tous trinquèrent avec les dames. C’était gai, gai !

     Quand on raccompagna Ania chez elle, il faisait déjà jour et les cuisinières se rendaient au marché. Ravie, ivre de vin et d’une pléthore d’impressions nouvelles, harassée, elle se déshabilla, s’écroula dans son lit et s’endormit aussitôt…

     La femme de chambre la réveilla à plus de une heure, la prévenant qu’elle avait la visite de monsieur Artynov. Elle s’habilla rapidement et alla au salon. Tout de suite après Artynov, sa Grâce vint la remercier d’avoir participé à l’œuvre de bienfaisance. Mielleux et mâchouillant, il lui baisa la main et demanda la permission de revenir, puis il s’en alla, la laissant au milieu de la pièce, ébahie et enchantée, n’en croyant pas ses yeux et ses oreilles : un aussi étonnant changement dans sa vie pouvait-il survenir aussi rapidement ? Ce fut le moment que choisit Modeste Alexiéïtch, son mari, pour faire irruption… Lui aussi venait chercher ses bonnes grâces et se tenait devant elle avec une expression doucereuse et pleine d’un respect servile, celle qu’elle avait l’habitude de lui voir au visage devant les puissants de sa connaissance ; dans un élan d’indignation et de mépris, forte de la conviction qu’elle ne risquait plus rien, elle lui décocha en articulant soigneusement les mots :

     — Dégage, abruti !

     Par la suite, Ania n’eut plus un seul jour de libre, les pique-nique et les promenades alternaient avec les spectacles. Elle rentrait chez elle chaque jour à l’aube et dormait par terre au salon, émouvant tout le monde en racontant qu’elle dormait sous les fleurs. Il lui fallait énormément d’argent, mais elle ne craignait plus Modeste Alexiéïtch et dépensait son argent comme si ce fût le sien ; sans rien demander ni exiger, elle se contentait de lui faire parvenir des factures ou des notes où il pouvait lire : « donner 2006 roubles au porteur » ou encore : « régler immédiatement les 100 roubles » .

     À Pâques, Modeste Alexiéïtch reçut la croix de Sainte Anne de deuxième classe. Lorsqu’il vint présenter ses remerciements, sa Grâce posa son journal et se carra plus profondément dans son fauteuil.

     — Vous voici donc avec trois Anne, fit-il en examinant ses mains blanches et ses ongles roses, une à la boutonnière et deux autres au cou.

     Modeste Alexiéïtch approcha deux doigts de ses lèvres afin d’éviter prudemment de rire trop fort, et répondit :

     — Il n’y a plus à présent qu’à espérer la venue au monde d’un petit Vladimir7. J’espère que votre Grâce acceptera d’en être le parrain.

     Il faisait ainsi allusion à l’ordre de Saint Vladimir de quatrième classe et se voyait déjà répandre à la ronde le calembour témoignant de sa présence d’esprit et de sa hardiesse, mais sa Grâce s’était replongé dans son journal, acquiesçant de la tête…

     Et Ania avait désormais sa troïka8, elle allait à la chasse avec Artynov, jouait dans de petites pièces et participait à des soupers, négligeant de plus en plus les siens. Ils avaient pris l’habitude de déjeuner sans elle. Piotr Léontitch buvait encore plus que par le passé, ils manquaient d’argent et l’harmonium avait depuis longtemps été vendu pour payer des dettes. Les garçons ne le laissaient plus sortir seul, à présent, et le surveillaient, s’attendant à le voir tomber ; lors d’une promenade rue du Vieux-Kiev, lorsqu’ils rencontrèrent Ania montant le bricolier tandis qu’Artynov jouait les cochers pour la paire de chevaux restante, Piotr Léontitch ôta son haut-de-forme et s’apprêtait à crier quelque chose, mais Piétia et Andrioucha le prirent chacun par un bras en l’implorant :

     — Non, papa, il ne faut pas…Ça suffit, papa…

(1) Où se réunit la noblesse, en particulier pour élire le bureau du zemstvo, depuis la réforme de 1860

(2) Le mot est en français dans le texte.

(3) Ce bal qui va tout changer peut -être rapproché de celui au cours duquel Anna 

     Karénine souffle Vronski à Kitty.

(4) Rappelons au passage que le samovar est une sorte de fontaine à thé, que l’on met à 

     chauffer, et qui est pourvue d’un robinet.

(5) En français dans le texte.

(6) En chiffres dans le texte.

(7) Un fils, ou… 

(8) Équipage de trois chevaux.

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