Le journaliste-citoyen, l’autre front de la liberté

Par Mourad HAMMAMIInternet est une prouesse technologique révolutionnaire. Nous sommes dans la mondialisation. Le monde devient un petit village dans lequel l’information, les supports, les produits se déplacent et s’échangent virtuellement à la vitesse de la lumière.Aux côtés d’Internet, l’on compte le monde de l’audiovisuel qui se démocratise. Désormais, la caméra, la vidéo ne sont plus le monopole d’une caste de la société.(source : pimentjoyeux.wordpress.com)Ce texte est tiré de L'œil de l'exilé :http://www.loeildelexile.org/le-journaliste-citoyen-lautre-front-de-la-liberte/ 

Par Mourad HAMMAMI

Internet est une prouesse technologique révolutionnaire. Nous sommes dans la mondialisation. Le monde devient un petit village dans lequel l’information, les supports, les produits se déplacent et s’échangent virtuellement à la vitesse de la lumière.Aux côtés d’Internet, l’on compte le monde de l’audiovisuel qui se démocratise. Désormais, la caméra, la vidéo ne sont plus le monopole d’une caste de la société.

(source : pimentjoyeux.wordpress.com)

(source : pimentjoyeux.wordpress.com)

Ce texte est tiré de L'œil de l'exilé :http://www.loeildelexile.org/le-journaliste-citoyen-lautre-front-de-la-liberte/

 

C’est dans ce giron que naît un autre front, une autre forme de journalisme. Tout le monde presque peut être journaliste, sans pour autant brader le vrai métier de journaliste. Bien avant, aux premières lignes de combat pour un monde libre, l’on retrouve une poignée de journalistes esseulés, sans moyens, mal entourés et toujours, dans la ligne de mire, des détracteurs de la liberté.
De nos jours, le front connait des métamorphoses extraordinaires et s’explose. On n’est plus dans une ligne de combat formée par une poignée d’hommes, mais dans un vaste champ de lutte, un mur de combat formé par des millions d’hommes et de femmes.


L’an 2011, les pays de l’Afrique du Nord, connus sous le nom des pays du monde arabe avaient vécu une série de soulèvements appelés le printemps arabe.
Dans ces événements, le journalisme citoyen avait joué un rôle clef pour briser l’embargo médiatique et faire tomber les dictatures.
Par contre, 13 ans en arrière, l’Algérie, à titre d’exemple, avait connu un soulèvement similaire, en octobre 1988, ayant provoqué la mort de plus de 400 personnes et ayant contraint le pouvoir à passer du système unique vers l’ouverture démocratique. Mais tous ces événements ce sont déroulés à huit clos, vu le manque de moyens.
Chaque jour apporte son lot de développement dans ce nouveau monde de communication. Même les télévisions, les journaux, les radios sont en train d’être dépassés.
Le nouveau monde de la Com se définit dans les réseaux sociaux, particulièrement sur facebook, twitter, gmail etc.
Cela ressemble à la ruée vers l’or. Les réseaux sociaux sont une esplanade planétaire d’information. Les tv, les journaux, les radios, les entreprises, les institutions, les partis, les personnalités politiques ont été contraints de se délocaliser en partie vers ce monde pour survivre, continuer d’exister et avoir de la visibilité.
N’importe quel citoyen peut, désormais, mettre en ligne une vidéo, une information, un texte, une photo, un dessin et s’exprimer librement, mais aussi dénoncer et lancer des campagnes sur un sujet dans l’intérêt commun, l’intérêt de la liberté, de l’humanité et de la démocratie.
Mais pour autant le rôle du journaliste se dresse tel un mirador, un repère, un guide qui indique l’orientation dans ce magma, ce monde trop libre, souvent sans foi ni loi où il existe de multitudes embûches.
Le journaliste, de par son savoir, son expérience est là pour éclairer, détecter les manipulations, les vraies-fausses informations etc…
Sur Internet, en plus du positif et de son efficacité, l’on retrouve un coté obscur, un monde parfois impitoyable.
Dans l’envers de la médaille, il existe de fausses vidéos ou des mises en scènes, de l’escroquerie, des images retouchées, des sites de propagande, des sites satiriques, de vrais-fausses identités ou d’usurpation d’identité et beaucoup d’autres choses très mauvaises.
Souvent, le journaliste est là tel un pédagogue, un guide, un professeur qu’on écoute, qu’on sollicite, qu’on croit lorsqu’il donne un avis, un éclairage sur une polémique ou une information quelconque.
Ce nouveau monde virtuel formé par le NTIC est dans l’ensemble positif pour ‘humanité. Il est une force, une lumière incroyable pour illuminer l’autre moitié de ce monde obscure, celui de l’injustice, du populisme, du confinement, de l’imposture et des dictatures.
Ces millions de citoyens qui atterrissent soudainement dans le monde du journalisme sont une force révolutionnaire qui vient épauler, stimuler et réconforter le journaliste dans son chemin de lutte pour un monde meilleur.

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