Maison des Lanceurs d'Alerte
Créée en 2018, la Maison des Lanceurs d'Alerte défend et accompagne les lanceurs et lanceuses d'alerte dans leur démarche. Elle fait évoluer le droit et conseille les lanceurs et lanceuses d'alerte, notamment lorsqu'ils sont victimes de représailles.
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Billet de blog 3 déc. 2021

Maison des Lanceurs d'Alerte
Créée en 2018, la Maison des Lanceurs d'Alerte défend et accompagne les lanceurs et lanceuses d'alerte dans leur démarche. Elle fait évoluer le droit et conseille les lanceurs et lanceuses d'alerte, notamment lorsqu'ils sont victimes de représailles.
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L’appel à l’aide de Valérie Murat, lanceuse d’alerte sur les pesticides dans le vin

Le 25 février, Valérie Murat et l’association Alerte Aux Toxiques ont été condamnées à payer 125 000 € au CIVB (Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux) et à d’autres professionnels du vin après avoir signalé la présence de pesticides de synthèse dans les vins de plusieurs domaines bordelais labellisés HVE. Une condamnation exorbitante qui nécessite la mobilisation de toutes et de tous.

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Créée en 2018, la Maison des Lanceurs d'Alerte défend et accompagne les lanceurs et lanceuses d'alerte dans leur démarche. Elle fait évoluer le droit et conseille les lanceurs et lanceuses d'alerte, notamment lorsqu'ils sont victimes de représailles.
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Le laboratoire chargé de l’analyse avait détecté jusqu’à 15 agents chimiques par bouteille dans des vins de Bordeaux labellisés "Haute Valeur Environnementale". © Kym Ellis

Ces professionnels, dont le budget se compte en millions d’euros, avaient attaqué l’association et sa porte-parole en justice pour « dénigrement » suite à la publication des résultats d’analyse d’un laboratoire. Ces analyses pointaient la présence de résidus de pesticides (jusqu’à 15 agents chimiques) dans les vins de vingt domaines du Bordelais censés pourtant donner des garanties en matière environnementale. Le juge leur a donné raison, et ce, bien que les résultats n’aient jamais été contredits.

La condamnation dont Valérie Murat et son association ont fait l’objet est exorbitante – le budget d’Alerte Aux Toxiques ne dépassant pas les 5 000 €. En amont du procès, plusieurs dizaines d’associations dénonçaient des poursuites s’assimilant à des procédures-bâillons et visant à décourager les militants anti-pesticides ainsi que tous les lanceurs et lanceuses d’alerte.

D’autant que cette amende doit être intégralement payée avant de pouvoir faire appel, les plaignants ayant obtenu la radiation de l’appel jusque là. Un véritable acharnement qui met en danger la survie de l’association mais aussi celle de Valérie Murat elle-même et de toute sa famille.

Valérie Murat, Porte-parole d'AAT © Murat valerie

Valérie Murat et ses soutiens, parmi lesquels la Maison des Lanceurs d’Alerte, en appellent à la mobilisation des citoyens et des citoyennes pour collecter les 125 000 € nécessaires à l’appel : « Toutes les personnes et organisations engagées dans la préservation et l’amélioration de l’environnement ou de la santé publique, sont concernées par cette décision qui interdit de facto la critique et l’information sur la composition des vins en particulier mais de tous les produits en général » s'exclamait la lanceuse d'alerte dans un communiqué publié à l'annonce de la radiation de son appel.

Une cagnotte a été mise en place pour permettre à la lanceuse d’alerte de poursuivre son combat.


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